|
Histoire, Actualités |
Le Mexique : |
|
|
En 1521 Hernan Cortés avait entièrement conquis l’empire Aztèque. Mais il fallut un longue série de guerres contre les Indiens pour que le territoire du Mexique soit entièrement conquis. Les conflits et les guerres continuèrent longtemps encore contre les violences des puissances coloniales. |
||
|
Pendant ce temps, la vie économique du Mexique colonial trouvaient ses voies et se développait. Dès le début, il y avait eu une répartition des terres et de la main d’œuvre indienne entre les conquistadores. Et les haciendas se développèrent. Le Mexique colonial dût une grande partie de sa prospérité à ses mines d’argent. Au dix huitième siècle le Mexique se développe, s’enrichit, agrandit son territoire. Les inégalités se développent au même rythme. Les Indiens, toujours exclus de la richesse n’ont aucune influence sur les décisions du pays. Le début du dix neuvième siècle marque les premiers conflits pour l’indépendance qui sera proclamée en 1821. Mais le Mexique reste une monarchie. De 1822 à 1867 le Mexique vit une période d’instabilités, de coups d’états militaires, de guerres internes et externes. Au cours de l’une de ces guerres, en 1848 le Mexique cède aux USA la moitié de son territoire. En 1877, le général Portifio Diaz s’empare du pouvoir pour une dictature qui ne prendra fin qu’en mai 1911 avec la révolution Mexicaine. Au moment où la révolution éclate, 8000 grands propriétaires possédent les neuf dixièmes du Mexique. Les grands propriétaires avaient mis sur pied un système d’asservissement complet de la population indienne par le principe de l’endettement à vie. Pour Emiliano Zapata cette révolution doit apporter la justice, la liberté, la terre. En 1917, la constitution inscrira la réforme agraire dans les textes mexicains fondamentaux. Après 1920, le Mexique entre dans une période de stabilité politique, pourtant secouée de moment de violences, dont la guerre des " Cristeros " en 1920. Le dernier demi siècle fut celui de l’accession au rang des premières puissances économiques, notamment grâce au pétrole. Pétrole qui entraîne le Mexique dans la spirale de l’endettement. Après de longues négociations, le Mexique entre dans le traité d’échange Nord- américain ( ALENA), ce qui l’engage à la mise en place de mesures ultra-libérales. Du point de vue économique, le pays s’enfonce dans une crise d’ampleur. L’insolvabilité du pays le fragilise sur la scène internationale. Cette économie au bord du chaos fait du Mexique une proie facile pour les USA, qui cherchent à faire main basse sur la treizième économie mondiale et le sixième des réserves de pétrole de la planète. La pauvreté qui s’accroît engendre une montée de l’insécurité qui devient le cœur de l’actualité politique. Le gouvernement du président Zedillo qui est de plus en plus contesté poursuit et amplifie sa politique ultra libérale. Un programme de développement régional durable est projeté dans le sud-est du Mexique, avec l’objectif de mettre à disposition des grandes sociétés multinationales des terres indigènes riches en dignité et en histoire, mais aussi en pétrole et en uranium. Ces projets, s’ils aboutissent reviendraient à fragmenter le Mexique, en séparant le Sud-est du reste du pays. Ils ont aussi pour but de prendre en tenaille la rébellion indigène de l’Armée zapatiste. Pour "développer" le Chiapas, le gouvernement vient de signer avec des entreprises canadiennes l'ouverture de deux usines d’assemblage, en pleine zone de conflit. De telles usines menacent de s’implanter à l’échelle du pays. Ces unités sont réputées pour être des lieux d'exploitation particulièrement iniques, friandes de main d'œuvre docile et bon marché, donc féminines. Face à cet avenir, les femmes ont encore beaucoup de luttes devant elles... La crise économique entraîne une crise politique et des institutions. Les exigences de participations démocratiques donnent de la voix. En 1999, plusieurs états du Mexique traversent une forte période de tension sociale. Depuis le printemps 99, le monde universitaire connaît des grèves très importantes pour la défense de la gratuité de l'enseignement. Ce mouvement s'ajoute à la lutte des électriciens contre la privatisation et à la rébellion paysanne et indigène au Chiapas qui est entrée dans sa septième année. La grève des étudiants est réprimée avec vigueur. Le 6 février 2000 à l'aube, la police fédérale occupe l'Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM) et arrête quelques 700 étudiants grévistes, qui ont été emprisonnés avec les lycéens, étudiants et chômeurs détenus depuis le 1er février. On arrive à un millier de prisonniers à Mexico dont beaucoup de mineurs. En juillet 2000, mettant fin à 70 ans de règne sans partage du PRI sur le pays, Vincente Fox, ancien président de Coca-Cola au Mexique, membre du Pan, parti « néo-libéral », est élu président de la république. Pendant sa campagne électorale, Vincente Fox avait déclaré qu’il règlerait le problème du Chipas en un quart d’heure. Le 21 Août 2000, Pablo Salazar, à la tête d’une coalition de 8 partis d’opposition au PRI allant du PRD au PAN, est élu gouverneur de l’état du Chiapas, mettant fin au Chiapas comme dans le reste du Mexique à la main mise du PRI. Le 24 février 2001, une délégation zapatiste quittent La Realidad entament leur marche sur Mexico, tenant rencontres et meeting tous les jours, pour parvenir à Mexico le 11 mars, suivant symboliquement le même itinéraire qu’avait emprunté Zapata lui-même en 1914. Le 28 mars 2001 , la commandante Esther monte à la tribune du Congrès mexicain, annonce la reprise des négociations de paix et demande aux députés d’approuver la « loi indigène ». Elle souligne que c’est la première fois depuis 500 ans que les Indiens peuvent s’exprimer devant une autorité institutionnelle.
|
||