Les Mayas

La "découverte" du pays maya

Un aperçu de la conquête

Bartolomé de Las Casas

Les Mayas

Connaissances sur les Mayas

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Connaissances sur les Mayas

Gliphe Maya
Les mythes

Les mayas croyaient en plusieurs créations du monde, chacune achevée par une catastrophe. Selon eux, la terre est carrée et repose sur le dos d’un saurien. Les quatre angles correspondent aux quatre points cardinaux, à des couleurs, à des dieux, le centre est lié à l’arbre sacré : le Ceïba.

La Terre est considérée comme un être vivant, une tortue flottant sur une vaste mer.

Le ciel est divisé en treize niveaux. Il existe neuf mondes souterrains appelés Xiballa. Un divinité régit chaque niveau.

Les dieux créèrent l’homme en argile puis en bois, mais, ni l’une ni l’autre de ces créatures ne les adoraient. Finalement, c’est de maïs que fut créé le premier homme.


Les codex

Trois types d’ouvrages permettent de suivre de près la civilisation maya.

Les codex, manuscrits écrits en glyphes, datent d’avant l’arrivée des Espagnols. Les textes indigènes d’après la conquête écrits en langue maya et transcrits en caractères latins. Enfin, les chroniques espagnoles des conquistadores.

Sur les milliers de livres écrits par les Mayas trois codex seulement sont parvenus jusqu’à nous, les autres ont été brûlés par les Espagnols, ou victimes des ravages du temps.

Le Pop Vuh est un ouvrage du 16ème siècle où se trouve consigné l’histoire sacré et profane des Mayas. C’est sans doute le livre le plus ancien sur la civilisation préhispanique.


Les glyphes

Les premiers explorateurs de la civilisation maya avouent leur difficulté à distinguer et à comprendre les images qu’ils découvrent. Le système d’écriture des Mayas est considéré comme le plus complexe jamais élaboré en Méso-Amérique.

La découverte de la photographie, puis la puissance informatique, joueront un rôle décisif dans la compréhension de ces signes. Peu à peu, on parvient à distinguer les motifs, et parmi eux le serpent. Petit à petit grâce à l’étude parallèle de l’architecture, de la sculpture, de la céramique, on comprend les différentes périodes de cette civilisation, ses mythes, ses coutumes, ses personnages politiques ses symboles.


Le temps

Aucun peuple ne s’est autant intéressé au temps, et aucune autre culture n’a engendré autant de philosophie sur ce sujet. Pour les Mayas, le temps était sacré. Chaque stèle enregistrait son écoulement, l’âge de la lune et de la planète Venus. Les divisions du temps étaient des fardeaux. Leurs dieux cheminaient le long des voies de l’éternité en portant sur leurs épaules ces fardeaux qui représentaient les jours et les semaines, les mois et les années. Chacun se voyait aussitôt attribué un destin spécifique, tantôt faste, tantôt néfaste. Les Mayas désiraient connaître ceux des dieux qui marchaient ensemble à un moment donné car cela leur permettait de jauger les influences de chacun. Le sort de l’humanité dépendait d’une solution exacte à ce problème. Leur calendrier ne leur servait pas seulement à fixer le déroulement du temps présent, mais aussi à faire de lointaines projections dans l’avenir. Cette relation au temps jouera un tour dramatique aux Itzas, cette tribu qui afficha une résistance farouche à la conquête espagnole jusqu’au jour où un moine franciscain parvint à déchiffrer le calendrier maya et prédit une grande période de bouleversement politique. C’est ainsi qu’ils capitulèrent.

Les Mayas essayèrent obstinément de remonter à l’origine du temps, ils étaient parvenus à la conclusion que le temps n’avait pas de commencement.


Le jeu de balle

Introduit par les Olmèques ce jeu fut adopté plus tard par les Mayas, qui construisirent plus de quatre cents terrains dans leurs villes. On devait jouer à des moments prescris par le calendrier sacré. Plus qu'un jeu, il s'agit avant tout d'un rite sacrificiel. Chaque équipe était formée de sept joueurs qui faisaient rebondir sur leurs hanches, leurs épaules, leurs cuisses une balle en caoutchouc d’un coté à l’autre du terrain. Ils n’avaient pas le droit de toucher la balle avec les mains ou les jambes. On marquait un point lorsque l’on faisait passer la balle à travers un anneau, sur le coté du terrain ou lorsque la balle rebondissait dans le terrain adverse. Une fois la partie terminée, le capitaine de l’équipe perdante était mis à mort. Il devait ensuite renaître dans le monde céleste.


Le cacao

L’origine véritable de la fabrication du chocolat remonte à plus de trois mille ans et se situe au cœur de la civilisation olmèque. Il fut fortement consommé par les Mayas. L’ambiguïté du rôle joué par le cacao dans le Pop Vuh est mise en lumière par la lecture d’une source postérieure, selon laquelle Hunaphù aurait inventé la préparation du cacao.

Dans le codex de Dresde, des divinités sont représentées avec à la main des cabosses de cacao, ou des plats chargés de fèves de cacao. Les terres riches de cacao étaient enjeu de luttes entre populations ennemies.

Ils font du maïs et du cacao réduit en poudre, une sorte de boisson écumante fort savoureuse : c’est avec cela qu’ils célèbrent leurs fêtes.

Au mois de Muan, les propriétaires de plantation de cacao célébraient une fête en l’honneur des dieux Ek Chuah, Chac, et Hobnil, qui étaient leurs patrons : ils allaient à la métairie de l’un d’entre eux où ils sacrifiaient un chien portant une tache de couleur cacao.

Le cacao était également employé lors des cérémonies de mariage et de fiançailles, comme signe d’acceptation des époux. Il servait de monnaie. 

Ce sont les Mayas qui ont montré les premiers aux habitants du vieux continent comment boire le chocolat.