Vu par un homme


Sur la demande d'Anna María, le commandant Javier détaille avec émotion : "Quand j'étais petit, nous avions une "coutume", que j'ai apprise depuis mes grands-parents et les grands-parents de mon père, celle de mal traiter les femmes. Comme dans la société indienne la vie des femmes est très lamentable, comme nous en avons déjà parlé, eh bien personne ne tenait compte de toutes ces souffrances. C'est vrai! Beaucoup comme nous, hommes, nous ne sentions pas comment était la société, la situation. Ce n'est pas comme maintenant, maintenant nous prenons conscience de la lutte. Avant, la participation des femmes n'était pas prise en compte. Beaucoup de femmes se lèvent à deux heures ou à trois heures du matin pour préparer la nourriture, et quand pointe l'aube, elles partent avec leur mari, les hommes vont à cheval et les femmes vont derrière, en courant et en portant les enfants."

 

"Quand elles vont au travail, une partie va travailler comme les hommes, que ce soit à la récolte du café ou à la parcelle, mais quand elles rentrent à la maison, elles ont encore du travail à faire : préparer la nourriture. (...) Les femmes, les pauvres, vraiment!, le bébé pleure sur leur dos, et elles meulent le maïs, elles balaient la maison et même si c'est déjà la nuit, elles vont encore laver les vêtements parce qu'elle n'ont pas eu le temps de le faire dans la journée..."

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