|
Elles travaillent avec la coopérative J’pas
Joloviletik, qui regroupe plus de 800 femmes indiennes de communautés
des Altos de Chiapas. La coopérative se charge de vendre l’artisanat
qu’elle achète aux associées dans les communautés : huipils,
nappes et coussins que les indiennes tissent et brodent avec leurs métiers
à la ceinture. Les femmes s’épargnent
l’angoisse de
vendre à la sauvette
et pour des prix dérisoires.
Avec la coopérative, elles fixent elles-mêmes les prix, elles sont sûres
d’avoir un débouché et sont payées d’avance. De plus, chacune vend
pour une valeur égale de travail. Autre avantage : elles organisent
des formations de couture et elles font venir quelques machines à coudre,
pour réaliser certaines pièces plus conformes aux attentes occidentales
(tailles, formes, styles).
Le plus intéressant, même
si l'aspect économique est en lui-même vital, c'est que la coopérative
permet aux femmes de débattre. La coopérative a
organisé en juin un atelier de 2 jours sur l'article 4 de la Constitution,
qui protège en théorie les droits culturels indiens.
Les 200 femmes présentes analysaient les écarts entre la loi et leur réalité,
en même temps qu'elles mettaient en question, comme femmes, les coutumes
indiennes qui leur déplaisaient.
|
Récit
précédent

|

|
Récit
suivant

|
|
|