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Capitaine Sylvia 18 ans |
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Dans ma communauté il y avait une école, comme ça : tout en bois et en paille. Les profs venaient de temps en temps, ils comptaient les élèves et ils repartaient, ils ne faisaient pas classe. Ma communauté est très pauvre. J’aidais ma mère. Ma famille vit dans la misère, sans argent, sans rien. Si les enfants tombent malades, il n’y a nulle part où aller, il n’y a pas de route ni de médecins. Les femmes n’ont rien, elles portent le bois, elles font les tortillas, elles font à manger, elles aident leur mari à nettoyer les champs et elles s’occupent des enfants. J’ai commencé à penser aux onze points pour lesquels lutte l’EZLN, et c’est pour cela que je me suis sentie orgueilleuse de m’intégrer ici. Je n’ai pas beaucoup hésité. Je suis venue comme ça très vite. Dans la montagne, nous apprenions plein de choses différentes, l’histoire, etc. La première chose que les compagnons t’apprennent c’est le règlement, la discipline, à lire et à écrire, à bien parler espagnol, et la pratique : l’entraînement militaire.
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