Terre indienne

La terre, culture indienne

Haciendas, grands propriétaires terriens, colonisation de la jungle, drogue

Emiliano Zapata

Modification de l'article 27

La révolution indienne

La théologie de la libération

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Haciendas, grands propriétaires terriens, colonisation de la jungle, drogue

On dit que la terre de Coloma est bonne. Dommage qu’elle se trouve entre les mains d’un seul homme."

Juan Rulfo in Pedro Paramo

Essentiellement agricole, le Chiapas  est sous le joug d’une minorité de grands propriétaires terriens. Six familles de l’Etat du Chiapas possèdent la terre, les entreprises et les commerces. Ces grands domaines d’exploitation agricole sont les vestiges de l’époque coloniale. La majorité des péones qui y vivaient et qui y vivent encore sont des indigènes laissés délibérément dans l’analphabétisme, l’alcoolisme et l’endettement . En 1950, des indiens quittent ces grands domaines et s’approprient des terres dans la forêt Lacandone en vertu de la loi agraire. Dans toutes les régions en conflit les éleveurs et les planteurs se sont enrichis en asservissant leurs ouvriers agricoles. Plus tard, d’autres Indiens quittent ces grandes exploitations pour intégrer les grands chantiers du boom pétrolier. A cette époque, les sources traditionnelles de travail en milieu rural diminuent de manière drastique, créant de graves problèmes aux péones des grandes propriétés.

Les grands propriétaires de la drogue se convertirent alors en néo-propriétaires terriens et actuellement le macro-commerce de la drogue se dissimule derrière un réseau de micro-exploitations de marijuana et de pavot implantées directement dans les edjidos (domaines agricoles).

Dans leur combat pour la terre, les zapatistes nettoient les petites exploitations de la drogue. Pour savoir si l’on se promène dans un village base d’appui de l’EZLN, il suffit de chercher la présence d’un écriteau interdisant l’entrée de drogue. Plus largement, le mouvement zapatiste engage une lutte d’occupation des terres, ce qui suscite de nombreux affrontements avec les propriétaires terriens et leurs milices.

Ces domaines subsistent donc encore malgré la révolution de 1917, et la réforme agraire. Ils risquent de se multiplier à cause de la dernière réforme de l’article 27 de la constitution.