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Exploitées, dites-vous ? |
Femmes au travail, 3 pas en avant, 2 pas en arrière |
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Contrairement à l’idée reçue, le temps partiel est plus répandu chez les très jeunes femmes et les femmes ayant plus de 50 ans. L’argument des enfants en bas âge ne correspond donc pas à une réalité objective. Le temps partiel est donc plus souvent imposé et subi que recherché par les femmes. Qui dit temps partiel dit évidemment salaire partiel, et de nombreuses femmes voient comme un inaccessible eldorado l’obtention d’un temps plein. On pourrait penser qu’une véritable avancée pour les femmes aurait consisté à profiter des négociations sur la Réduction du Temps de Travail pour que les femmes qui le souhaitaient puissent accéder à des emplois à plein temps.
Une nouvelle forme d’organisation du travail voit le jour : les salariés doivent rester à disposition de l’employeur, à leur domicile, en attente d’un appel pour répondre à tous moments aux besoins de l’entreprise (les " coups de feu ") ou se voient imposées des coupures de plusieurs heures entre le travail du matin et celui de l’après-midi. Ces périodes d’attente ne donnent lieu à aucun salaires, ni gratification horaire. Cette nouvelle forme d’exploitation se retrouve dans des professions essentiellement féminines : caissières, vente par correspondance, restauration, etc.… Il semblerait que là encore la Réduction du Temps de Travail ait, dans certains cas, renforcé la flexibilité, les longues coupures, faute d’avoir été pensée en tenant compte des réalités de l’emploi féminin et des discriminations existant déjà.
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32% des femmes travaillent à temps partiel contre 6% des hommes
Dans le secteur privé, les rémunérations des temps partiels par rapport aux temps pleins sont inférieures de 26% en terme de taux horaires
4 millions de personnes travaillent à temps partiel, dont 85% de femmes
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