Métiers d’hommes, métiers de femmes ?


 

Femmes au travail, 3 pas en avant, 2 pas en arrière

L’éventail des professions occupées par des femmes est beaucoup plus réduit que l’éventail des professions exercées par des hommes.

Du coup certaines professions sont extrêmement féminisées ce qui réduit encore les possibilités de voir la mixité des emplois s'instaurer.

 

Si l’on regarde en arrière dans l’Histoire, le travail féminin salarié a d’abord été envisagé comme la professionnalisation de tâches liées aux fonctions maternelles : métiers de l’enfance, de la santé…. Ce n’est donc pas un hasard si l’on constate aujourd’hui que les emplois qu’elles occupent sont beaucoup moins diversifiés que les emplois occupés par des hommes. Les femmes restent souvent cantonnées dans des emplois d’exécution, notamment dans les emplois de services aux particuliers qui rejoignent souvent l’ancienne conception du travail féminin.

Par ailleurs une analyse fine des données montre que l'emploi féminin qualifié reste très concentré dans les mêmes métiers.

 

 

Plus de 9 femmes sur 10 sont salariées

En 1998, une femme active sur deux occupe une profession d'employée

83,3% de la population active féminine occupent un emploi dans le secteur tertiaire ce qui est le cas pour seulement 60,7% de la population active masculine

Plus d'une femme " cadre supérieur " sur trois exerce un emploi de professeur, d'enseignant ou de chercheur alors que seulement 1 homme sur 6 cadres supérieur occupe ces professions

Les femmes représentent 77% des enseignants du premier degré, 56% des enseignants du secondaire où elles ne représentent que 25% des professeurs de lycées, et ne sont plus 31% des enseignants du supérieur, plus souvent maîtres de conférence que professeurs

Plus d'une femme " profession intermédiaire " sur deux est une institutrice, une infirmière ou une intervenante de service social ce qui est le cas pour seulement 1 homme sur 6 " profession intermédiaire "