Le travail, à quel prix ?


Femmes au travail, 3 pas en avant, 2 pas en arrière

Les femmes sont sur représentées au bas de la hiérarchie des salaires, elles sont également pénalisées dans leurs carrières. L’accumulation d’expériences professionnelles leur est nettement moins favorable en terme de salaires.

Les très bas salaires se concentrent principalement sur les familles mono parentales (dont l’adulte unique est en général une femme).

Bien que le chômage n’ait pas fait rentrer les femmes dans leurs foyers, il touche particulièrement les femmes, et les jeunes femmes. De surcroît, les femmes sont majoritaires parmi la population " aux marges de l’activité " : chômeuses non inscrites, découragées ou non disponibles pour des raisons familiales.

 

Les hommes à la tête d’une famille d’un ou deux enfants sont plutôt moins victimes du chômage que les hommes célibataires et sans enfants, au contraire les femmes avec enfants sont plus victimes du chômage. La tolérance sociale au chômage est plus grande pour les femmes que pour les hommes. À cela s’ajoute une autre discrimination, quand elles sont au chômage, les femmes sont nettement moins bien indemnisées que les hommes.

 

   3,2 millions de salariés touchent moins de 5000 francs par mois, 80% sont des femmes

Il y a deux fois et demie plus de smicardes que de smicards

  En moyenne, les hommes gagnent 25% de plus que les femmes à qualification égale

 Les femmes représentent 33% des bas salaires alors que les hommes ne représentent que 20%

 Parmi les 30 à 45 ans, les hommes ont un salaire supérieur de 13% en moyenne à celui des femmes à diplômes, expérience professionnelle et qualification identique

 La moyenne d’ancienneté dans le chômage est plus élevée pour les femmes (15,3 mois) que pour les hommes (14,7 mois)

Chez les jeunes de moins de 25 ans, le chômage touche 26,4% des hommes contre 31,9% de femmes

   Le chômage féminin global est de 13,5% contre 9,8% pour les hommes en 1998