Archives d’un auteur

Rendez-vous 3.0 « Je suis ta rétine »

Autour de l’exposition « Pierre Joseph – Hyper-normandie »

“Hypernormandie” est une exposition de photographies de champs de blé. Pour produire ces images et de façon parfaite et illimitée, l’artiste Pierre Joseph utilise la haute technologie de la photographie numérique. L’hyper efficacité du numérique impose son rythme au paysage.

La photographie permet de prolonger son corps par un mécanisme puissant plus efficace, plus productif que ne le sont le bras, l’œil ou même le cerveau humain. Sans disposer de ce type de matériel, nous testons le prolongement du corps par une autre méthode. Par exemple, un outil très élaboré : le corps d’un autre. Par groupe de deux, l’un donne des ordres à l’autre. Les yeux bandés, il devient son outil. Tous deux élaborent une œuvre plastique commune inspirée des champs de blés de Pierre Joseph. Les rôles seront ensuite inversés.

 

Rendez-vous 3.0 « Vandalisme »

Autour de l’exposition « Problèmes de type grec »

Comment se placer, prendre la parole, exister, dans un groupe ou un environnement ? “Problèmes de type grec” réunit douze artistes avec des œuvres qui prennent la forme d’objets, de mots, de paroles ou encore de gestes. Ces œuvres doivent-elles être utiles? Les mots doivent-ils signifier quelque chose pour exister ? Dans le cadre préservé d’une exposition, les œuvres sont chez elles. Elles se présentent en groupe sous l’égide d’un titre.

Nous intervenons directement sur l’exposition par des actions précises : réalisation de nouveaux cartels faits à la main, une affiche propose un nouveau titre pour l’exposition, des commentaires et des poèmes énoncés à haute voix et des petites interventions sur les œuvres.

Pour remettre en question les œuvres dans ce que nous percevons d’elles, pour fragiliser leurs existences à La Galerie, nous inventons des réponses directes, poétiques, irréfléchies, absurdes ou sensibles aux œuvres. Prenant comme marche-pied la provocation, nous les vandalisons un peu pour oser les affronter. Masqués, nous jouons tout cela sous l’objectif de la caméra.

Le jeu de Neil

Nei Beloufa montre un film appelé « Vengeance ». Assieds-toi et regarde-le en entier. Neil a fait le film avec un groupe d’adolescents, au collège Jean Vilar de Villetaneuse. Les élèves ont utilisé les objets qu’ils avaient autour d’eux et de grandes images pour faire les décors.

Et toi, sais-tu faire des images et des histoires avec ce qui est autour de toi ? Retire ton manteau et ton sac, et vide tout ce qu’il y a dedans. Pose les objets devant toi et avec tout cela, construis un paysage miniature.

Le jeu de Julien

Julien Creuzet habite depuis quelques mois dans un atelier à Noisy-le-Sec. Cela lui permet de faire de nouvelles œuvres à partir de ses rencontres avec les Noiséens et d’autres personnes. Mets ton manteau à l’envers, la capuche sur la tête, remonte le col de ton pull ou mets sur la tête un des foulards que Julien a laissé à l’accueil. Cache ta tête et transforme toi en autre chose, comme si tu devenais un être magique. Chante une chanson que tu aimes bien et demande au médiateur de te filmer !

Le jeu de Julien: Issa et Mamadou, 14 mars 2015, La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec from La Galerie on Vimeo.

 

Rendez-vous 3.0 « Palmiers, cactus et ananas, un paysage exotique ».

Rendez-vous 3.0 « Palmiers, cactus et ananas » autour de l’exposition Scroll infini.

Atelier par Florence Mariacher.

Le Scroll infini est une forme de navigation internet où les images se chargent au fur et à mesure que l’on descend dans la page, dans un mouvement quasiment sans fin.

Les artistes de cette exposition travaillent à partir d’images existantes qu’ils se réapproprient, les faisant passer d’un médium à l’autre, leur donnant corps.

En visite, nous regardons le travail d’Eléonore False  qui extrait des images de livres, leur faire subir diverses manipulations, pour leur donner forme. Les images sorties de la planéité de la feuille deviennent des sculptures qui prennent place dans l’exposition.

Puis, accompagnés de Julien Creuzet, l’artiste en résidence pour sept mois à La Galerie, nous regardons son travail. Au sein de son installation Opéra-archipel, nous sommes confrontés à des images diverses. À Noisy-le-Sec, il cherche des manifestations de « l’exotisme », d’un regard sur l’autre fantasmé, tant dans l’architecture que dans certaines habitudes culinaires, vestimentaires ou gestuelles. Ces recherches prennent des formes artistiques variées et éclatées comprenant vidéo, son, poésie, danse, sculpture et objets divers.

Enfin, nous regardons la vidéo les allumeuses 1998-2010 de documentation céline duval où l’artiste nous fait voir sa collection d’images extraites dans des magazines féminins et classées par séries qu’elle fait défiler devant la caméra avant de les mettre au feu.

En atelier, à notre tour, par petits groupes, nous cherchons à nous réapproprier des images. Ainsi, nous découpons, nous superposons, nous manipulons des images exotiques – palmiers, cactus, fleurs, fruits, paysages désertiques– auxquelles nous donnons forme. Chaque groupe construit ainsi son paysage  rêvé sur une grande feuille tout en faisant déborder les images de l’espace de la feuille en leur donnant du volume.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition collective « Scroll infini », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

 

 

Rendez-vous 3.0 « Comment transformer une tasse de thé ? »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

La Tour Noire, Son Perdu, La Fille Chewing Gum, Gargantuesque… Les films de John Smith révèlent le mystère dans le quotidien : une tour poursuit l’artiste dans les rues de Londres, un petit lézard devient gigantesque lorsqu’on le regarde de près, des bandes magnétiques abandonnées dans la ville font à nouveau entendre leur son, mélangé à celui des voitures et des passants. John Smith utilise les techniques traditionnelles du cinéma (voix off, montage, zoom, cadrage…) pour orienter notre interprétation des images.

En atelier, nous partons de l’idée la plus simple possible d’un objet du quotidien puis nous en dessinons la silhouette. Nous découpons ensuite différents ajouts dans des papiers colorés pour les placer sur le dessin de l’objet et le transformer. Peu à peu, une tasse de thé se transforme en personnage, un disque en œuf, une banane en chien.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition personnelle de John Smith « Le Baiser », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Comment transformer une tasse de thé from Médiathèque Roger Gouhier on Vimeo.

Rendez-vous 3.0 « Conversations »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

Malgré son titre quelque peu technocratique, l’exposition « Disparité et Demande » traite de ce qui nous touche au plus près : les émotions que nous vivons au quotidien, le hasard des rencontres, ce qui construit l’intimité et le partage. À travers des pratiques très différentes allant de l’écriture jetée au pinceau directement sur le mur à la vidéo et à la sculpture, six artistes venus du monde entier confrontent leurs points de vue.

Le groupe est accueilli par Badi Badalov, pour une rencontre et une discussion autour de son travail. Dans ses Journaux intimes bureaucratiques (2010-2014), l’artiste présente dans une série de 13 portes vues, les nombreux documents officiels qui ont accompagné sa demande d’asile en France mais également les images, petites annonces ou emballages trouvés au hasard de ses cheminements à Paris. Babi a également recouvert l’une des salles de signes tracés à main levée, passant avec aisance et humour d’une langue à l’autre et du dessin à l’écriture.

Dans l’atelier, plusieurs grandes feuilles blanches sont accrochées sur les murs. Sur chacune d’elles, les participants s’expriment les uns après les autres sur les sujets qui leur tiennent à cœur ; ils se répondent, traversent la salle pour rebondir sur une question, donner leur avis, leurs conseils… Au fur et à mesure, ils notent leurs déplacements sur un plan posé au milieu de la salle, qui se couvre de lignes colorées entrelacées.

 

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition « Disparité et Demande », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Rendez-vous 3.0 « Concordances »

Présentation par Céline Laneres, chargée du jeune public et de la médiation à La Galerie :

« Adieu tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir » est la troisième exposition de la saison « Les formes des affects ». En présence de l’artiste Nicolas Momein, on y découvre des œuvres collectives au sein desquelles les échanges produisent un terrain d’expérimentation original. Les artistes prennent le risque d’étendre leur travail au-delà d’eux-mêmes, d’inclure l’autre.

En atelier les 16 participants sont invités à s’exprimer ensemble. Pour ce faire, chacun définit son espace individuel, qu’il confronte ensuite à celui des autres. Des feuilles carrées, marquées de repères au milieu de chaque côté et aux quatre coins, sont distribuées. À la peinture, au feutre ou au pastel chacun crée un ensemble 2 à 4 dessins reliés par ces repères, points de passage obligatoires des lignes et des motifs. Les carrés sont ensuite dissociés puis accolés à ceux des autres pour former une mosaïque ou les identités visuelles se mêlent les unes aux autres. La composition, remaniée par chaque participant, pourra également l’être par les visiteurs, lorsqu’elle sera exposée.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition « Adieu tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir», avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Rendez-vous 3.0 « Transparences »

Présentation par Céline Laneres, chargée du jeune public et de la médiation à La Galerie :

Pour son exposition personnelle « Noyau dur et double foyer », Laura Lamiel fait jouer les contrastes de transparence et d’opacité. La lumière entre et sort, se faufile, se reflète sur les parois lisses de l’acier émaillé, sur les miroirs, se roule dans les peaux de mouton et glisse sur les nombreux objets qui composent ses œuvres. Artificielle ou naturelle, tamisée, jaune ou blanche, la lumière est un matériau essentiel, presque structurant, dans le travail de Laura Lamiel. La perception visuelle et le trouble qui s’y attache sont au cœur du propos de l’artiste.

En atelier chaque participant choisit parmi différents objets du quotidien (vases, livres, gants, couvercle de casserole, cendrier, tasses, pots…) celui qu’il désire expérimenter. En trois étapes, il devra faire entrer cet objet dans un papier cartonné gris, mat, absorbant.

Il s’agit tout d’abord d’en capter la silhouette, la trace ou l’impression d’ensemble, reportée sur la feuille à la sanguine. L’ombre est ensuite marquée au fusain puis les reflets, amplifiés à volonté à l’aide de lampes de poche, se superposent à l’ensemble avec la craie grasse blanche.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition personnelle de Laura Lamiel « Noyau dur et double foyer », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Rendez-vous 3.0 « Du bout des doigts »

Présentation par Céline Laneres, chargée du jeune public et de la médiation à La Galerie :

Nous traversons « Bonjour tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir », la première exposition d’Emilie Renard, directrice de La Galerie et commissaire de l’exposition, dans le cadre de la saison 2013 – 2014 s’intitulant « Les formes des affects ». Vidéos, photographies, performances en devenir, documents, installations, peintures, objets détournés… Les œuvres parlent différents langages, mais toutes contiennent ou provoquent des émotions.

Des cinq sens dont nous disposons pour appréhender la réalité, nous retiendrons, pour notre atelier, le tactile. Il s’agit d’expérimenter ce sens pour en découvrir toute l’ampleur émotionnelle. Tous les autres sens sont annihilés : le contact au monde ne se faisant que du bout des doigts.

Une grande quantité de matériaux est mise à disposition des participants : soie, plastiques, laine, cuir, aluminium, coton, velours, feutre… Chacun doit composer un tableau tactile en prenant en compte la douceur ou la rugosité, la chaleur, la rigidité et le grain de chaque matériau. La composition peut être narrative ou totalement abstraite, elle se construit selon le souvenir d’une émotion vécue ou le rêve d’une autre.

 

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition « Bonjour tristesse, désir, ennui, appétit, plaisir», avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Rendez-vous 3.0 « Quels genres ? »

Présentation par Céline Laneres, chargée du jeune public et de la médiation à La Galerie :

L’exposition « Le Deuxième Sexe – une note visuelle » offre une lecture plastique des problématiques développées par Simone de Beauvoir dans son plus célèbre ouvrage. Trois artistes proposent un regard intime et concret sur la condition féminine et la question du genre, des années 60 à aujourd’hui.

Comment parler du féminisme aujourd’hui ? En atelier, nous commençons par un exercice de détente pour assumer nos préjugés avec humour. Des images d’animaux, d’objets, de légumes et autres machines et insectes de toutes sortes sont montrées l’une après l’autre et chacun doit sans réfléchir lui attribuer un genre, masculin ou féminin. Nous avouons ainsi les classements implicites des rôles attribués culturellement à chacun.

La deuxième étape de cet atelier consiste à interroger et à déconstruire ces préjugés en morcelant toutes ces images pour les reconstruire en les hybridant. Chaque participant choisit une image (provenant de magazines, du web ou de reproductions d’œuvres d’histoire de l’art)  de corps féminin ou masculin, naturel ou artificiel et le fusionne à des objets ou animaux. Ces collages donnent lieu à une redistribution virtuelle des rôles et à un questionnement sur la notion de genre.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition “Le Deuxième Sexe – une note visuelle », proposée par Tobi Maier, curateur en résidence, avec le Centre médico-psychologique de Noisy-le-Sec.

Rendez-vous 3.0 « Sous les mains »

Présentation par Céline Laneres, chargée du jeune public et de la médiation à La Galerie :

Pendant neuf mois, Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize ont invité 15 artistes et plus de 30 amateurs à créer des objets en faïence dans leur atelier, leur fournissant la matière première : les outils, un four et quelques conseils. Aucun d’entre eux ne maîtrisait cette pratique et ce fut pour chacun l’occasion de l’expérimenter.

Après avoir parcouru l’exposition « Andrew ? » avec Florentine Lamarche-Ovize, nous tentons à partir de feuilles de papier blanc de grand format d’élever de nouvelles formes dans l’espace. Sans aucune consigne de forme ou de thématique, les sculptures peuvent être pensées à l’avance ou naître sous les mains.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition d’Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize « Andrew ? », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Rendez-vous 3.0 « Objets volants »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

Des objets futuristes aux fonctions indécises illuminent une forêt sombre et sauvage tandis qu’un édifice en forme d’oiseau semble attendre, le bec posé contre une colonne, le moment de reprendre son vol. L’univers de Virginie Yassef nous plonge dans une foule d’histoires qui s’entrechoquent et imprègnent d’onirisme la réalité la plus triviale. L’artiste se joue des lois physiques régissant notre rapport au monde, telles que la pesanteur ou le déroulement logique du temps.

Les basculements, les mouvements qui animent les œuvres de Virginie Yassef seront notre point de départ pour construire des objets en suspension.

Matériaux naturels et artificiels sont mis à disposition pour permettre à chacun d’imaginer un mobile aux couleurs de ce qu’il a ressenti lors de sa visite de l’exposition. La pesanteur est la seule contrainte à la création de ces objets. À chaque ajout d’un petit élément suspendu, il faut retrouver le point d’équilibre.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre médico-psychologique  et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec autour de l’exposition  de Virginie Yassef « Un mur de sable vient de tomber ».

Rendez-vous 3.0 « Dévoilements »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

De l’abstraction à la figuration, les œuvres d’Emmanuelle Castellan laissent au spectateur le loisir d’imaginer des formes, des paysages ou des personnages à partir de signes qu’elle dépose sur le fond nuageux de la toile.

Par un processus de création proche du rituel, l’artiste réunit des images populaires (affiches de film, photographies de mode…) puis elle les recopie, les mémorise, les absorbe pour finalement les détruire en partie ou les réinventer. Un constant retour rythme l’évolution de la toile qui se construit par l’émotion et s’offre par strates successives.

En atelier nous commençons par composer un collage à partir d’images ou de mots découpés dans des magazines. Nous le recouvrons ensuite d’un voile de papier de soie. Le collage reste visible en transparence mais les détails sont brouillés. Morceaux par morceaux, nous déchirons le papier pour dévoiler certains détails. Nous choisissons ensuite de refaire ce travail plusieurs fois pour faire disparaître ou réapparaître, au fur et à mesure, des signes isolés, devenus abstraits, de la composition.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre médico-psychologique  et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec autour de l’exposition personnelle d’Emmanuelle Castellan.

Rendez-vous 3.0 « Micronations»

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

Le monument est un symbole exprimant l’unification d’un territoire derrière son histoire et ses valeurs. Interrogé par les artistes de l’exposition, la solidité de ce symbole est remise en question quand l’homogénéité de l’Histoire officielle qu’il porte se scinde.

Adopté par toutes les nations du monde, le drapeau est la représentation symbolique la plus forte du territoire. À partir d’un fonds d’images extraites d’emblèmes territoriaux de toutes les époques, du blason médiéval au drapeau moderne, les participants sont invités à créer le drapeau d’une nouvelle micronation à leur image. La personnalité de chacun les poussera à piocher dans le bestiaire ou la flore de l’héraldique médiéval, à choisir une chimère ou des formes abstraites pour composer l’identité de leur propre territoire imaginaire.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre Médico-psychologique de Noisy-le-Sec autour de l’exposition « Les monuments invisibles ».

Rendez-vous 3.0 « Hybridations d’objets »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

« Les objets qui nous entourent, ceux que l’on nomme « du quotidien », n’attirent pas l’attention. Pourtant dans l’exposition « Cœur de silex », les objets tiennent une place centrale. Si les objets étaient vivants, que feraient-ils, à quoi penseraient-ils, vivraient-ils ensemble ?

Ces questions bien légitimes, nous nous les posons ensemble, en atelier, en donnant à une série de petits objets toute l’apparence d’être vivants.

À partir du quotidien, il s’agit de créer des hybrides mi-êtres / mi-choses en utilisant des matériaux divers tels que de la laine, du fil métallique, des morceaux de tissu, de polystyrène ou de scotch. Ils sont nommés pour former un ensemble situé entre le cabinet de curiosité et une troupe de personnages de cirque ou de légende. »

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre Médico-psychologique de Noisy-le-Sec autour de l’exposition « Cœur de silex ».

Rendez-vous 3.0 « Formes du paysage »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

« Une forme, choisie à travers les lignes naturelles d’un paysage photographié, est décalquée au crayon. Découpée puis appliquée sur une feuille à la manière d’un pochoir, cette forme se révélera en creux, quand le reste de la feuille sera uniformément recouvert de peinture.

Ce travail permet de comprendre la démarche de Georges Tony Stoll qui s’approprie les formes des paysages ruraux et urbains. Il nomme la réalité qui l’entoure son « territoire de l’abstraction » car il y puise sans restriction les formes abstraites, mouvantes, naturelles ou construites que l’on retrouve dans chacune de ses oeuvres. »

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre Médico-psychologique de Noisy-le-Sec autour de l’exposition personnelle de Georges Tony Stoll.

Rendez-vous 3.0 « Jeux d’ombres »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

« Cet atelier commence par la découpe de formes abstraites spontanées dans du papier noir. Ces formes, tenues au bout de baguettes, sont déplacées derrière un drap blanc laissant filtrer la lumière, à la manière des théâtres d’ombres.

Les mouvements sont d’abord abstraits, dansants, puis ils s’organisent au fur et à mesure, jusqu’à donner naissance à une histoire. Chaque forme noire, finalement identifiée et nommée, tiendra un rôle précis dans une narration créée collectivement.

Après avoir tracé oralement les grandes lignes de ce récit, des groupes se forment pour créer un film. Un narrateur, un bruiteur, des marionnettistes, un éclairagiste travaillent ensemble autour de leur premier court métrage, qu’ils nommeront « L’homme au chapeau » en hommage à leur personnage principal. »

 

 

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre Médico-psychologique de Noisy-le-Sec autour de l’exposition personnelle de Meris Angioletti.