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Atelier L’art en blog « C’est mon genre ! »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

À La Galerie, les œuvres des artistes de l’exposition « Le Deuxième Sexe – une note visuelle » nous poussent à prendre conscience de nos gestes et postures du quotidien. Les photographies issues de la série initiée par Marianne Wex sur le Langage « féminin » et « masculin » du corps – reflet de l’ordre patriarcal, faisant clairement apparaître des spécificités selon les genres, retiennent particulièrement notre attention. Les enfants sont invités à imiter les positions qui y sont répertoriées ou à en inventer d’autres, puis à mettre des mots dessus pour caractériser ce langage gestuel. Ces expérimentations donnent lieu à des prises de vue photographiques en cadrage serré.

À cette visite active fait suite un atelier d’écriture collaborative sur le blog, à la Médiathèque Roger-Gouhier. Une galerie de photographies est créée et les enfants sont invités à décrire leurs images, entremêlant leurs divers ressentis grâce au jeu d’écriture collective. Un nom loufoque est donné à chaque pose à l’aide d’un logiciel Internet, le « Protagotron », qui génère des archétypes masculins et féminins à partir de listes combinant un substantif et un qualificatif issus d’archétypes littéraires existants.

 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’un atelier « L’art en blog », en partenariat entre La Galerie et la Médiathèque Roger-Gouhier les mercredi 3 et samedi 7 juillet 2013 avec des enfants de 8 à 12 ans, autour de l’exposition « Le Deuxième Sexe – une note visuelle » de Tobi Maier, curateur en résidence de 3 mois à La Galerie.

Plastimédia – « Émotions en bande pixelisée »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

Les ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque  cherchent à jeter des ponts entre les disciplines, plastiques et numériques. Au fil de 4 séances, les élèves se réapproprient les notions qui fondent la pratique de deux artistes exposées à La Galerie, Emmanuelle Castellan et Virginie Yassef.  Leur travail prend comme point de départ la recherche documentaire, qui leur donne matière à invention. L’une comme l’autre font ensuite basculer la réalité du document dans la fiction, accordant aux mots une importance particulière et s’intéressant toutes deux aux effets produits par des apparitions fantomatiques.

Séance 1 à La Galerie : Recouvrements picturaux

Parmi les émotions diverses que leur inspirent les tableaux peints par Emmanuelle Castellan, les élèves en choisissent une qui sera le fil conducteur de toutes leurs productions. Ils sont invités à recouvrir à la peinture une image issue de pages de magazines, de manière à rendre l’émotion choisie évidente : ils veillent à un choix de couleurs approprié et ne laissent apparaître que les éléments les plus signifiants.

Séance 2 à la Médiathèque : Recherche d’images sur Internet

Chaque enfant reprend son thème de départ (émotion) pour effectuer une recherche par mots-clés et trouver une image qui lui correspond parmi les millions de données accessibles. La réalisation à la peinture sert quant à elle de référent pour une recherche de correspondance visuelle grâce à un moteur de recherche qui opère par reconnaissance de formes et de couleurs. À la fin de la séance, les élèves ont sélectionné deux images : l’une obtenue par le verbal, l’autre par le visuel.

Séance 3 à la Médiathèque : Retouche numérique

L’outil informatique offre la possibilité de retravailler les images afin d’obtenir un rendu plastique. À l’aide d’un logiciel de retouche d’image, les enfants apprennent à utiliser une palette graphique. Le processus de retouche numérique suit le même fil conducteur que la première réalisation plastique à la peinture : l’image est recouverte en partie par un filtre coloré et les éléments les plus évocateurs sont dégagés.

Séance 4 à La Galerie : Écriture de scénario

Le cycle se clôt par la découverte à La Galerie de l’exposition de Virginie Yassef. L’artiste recueille dans la réalité quotidienne des morceaux de phrases et des images à partir desquels elle fabrique des récits fictionnels. Les enfants retrouvent leurs différentes productions, en tout trois images obtenues à chacune des séances précédentes. Assemblées dans un certain ordre, elles leur inspirent alors un petit scénario qu’ils rédigent en vue d’une publication sur le blog de La Galerie.

 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque Roger-Gouhier du 26 octobre au 6 décembre 2012 avec la classe de CM2 de M Noël de l’école Brossolette de Noisy-le-Sec, autour de l’exposition personnelle d’Emmanuelle Castellan et de l’exposition de Virginie Yassef  « Un mur de sable vient de tomber » à La Galerie.

 

Projet « Quand le quotidien tourne à l’absurde : les mots et les images en décalage »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

Cette deuxième visite-atelier à l’Annexe de la Médiathèque prend appui sur le travail des deux autres artistes exposés à la ludothèque du Londeau : Glen Baxter et Pascal Colrat. Partant de situations de la vie quotidienne (la perte d’un ours en peluche, le traitement des pellicules) et associant le visuel au textuel, ils transforment notre appréhension de ces petits événements de la vie avec humour. Dans leurs œuvres, les images se heurtent aux mots qui en constituent la légende, et de ce léger décalage naît un sentiment d’incongruité propre à susciter l’amusement.
En atelier, les enfants cherchent parmi des coupures de journaux et de magazines des images amusantes, où figurent des personnages et des objets dans des situations au fort potentiel narratif. Lorsqu’ils ont trouvé plusieurs images intéressantes, ils les associent en une petite bande dessinée pour figurer un fil narratif. Les représentations n’ayant aucun rapport les unes avec les autres, le déroulé de la narration doit être explicité : les enfants rédigent alors de courtes légendes sous chacune des images. Le texte construit une histoire qui tente de les rattacher les unes aux autres alors que l’écart reste flagrant.

Retrouvé mon ours, Pascal Colrat

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et l’Annexe de la Médiathèque, la ludothèque du Londeau le jeudi 27 décembre 2012 autour de l’exposition « Ricochets, ballade noiséenne d’œuvre en œuvre » avec les œuvres de la Collection départementale d’art contemporain de Seine Saint Denis,  en écho à l’exposition de Virginie Yassef  « Un mur de sable vient de tomber » à La Galerie.

Projet « Quand le quotidien tourne à l’absurde : objets en extension »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :
Pour cette première visite-atelier autour de l’exposition « Ricochets » à la Ludothèque, nous nous attardons sur deux oeuvres qui, bien que réalisées par deux artistes différents, se rejoignent dans leur principe. Kim Adams et Alain Bublex sont des artistes qui travaillent à transformer notre environnement quotidien en totales élucubrations proches de la science-fiction. En imaginant des greffes, des extensions, voire des hybridations à notre architecture et nos objets usuels, ils font basculer la réalité existante dans un univers fictionnel absurde.
L’atelier propose aux enfants de fabriquer un objet hybride, entre présent et futur. Suivant le même processus que les deux artistes que nous venons de découvrir, ils font subir à un objet quotidien (une brosse à dent, une balle de tennis, par exemple) une série d’ajouts, de transplantations. La fonction initiale de l’objet se trouve enrichie d’autres possibilités et le nouvel outil prend alors l’allure d’une formidable invention qui pourrait avoir son utilité dans un futur plus ou moins proche. Pour donner forme à cette projection dans le futur, les enfants dessinent aux crayons de couleur leur objet en situation de fonctionnement.

Allain Bubex, Plug in City 2000 (Les Orgues III), 2001

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et l’Annexe de la Médiathèque, la ludothèque du Londeau le mercredi 19 décembre 2012 autour de l’exposition « Ricochets, ballade noiséenne d’œuvre en œuvre » avec les œuvres de la Collection départementale d’art contemporain de Seine Saint Denis,  en écho à l’exposition de Virginie Yassef  « Un mur de sable vient de tomber » à La Galerie.

Samedis créatifs parents/enfants « Casting de silhouettes pour un film en noir et blanc »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

Au cours de la visite, nous repérons des personnages dans les tableaux d’Emmanuelle Castellan en vue de la réalisation d’un court-métrage. Le casting est imprévu car les silhouettes inachevées amènent à imaginer des êtres imaginaires : l’enfant marchant dans le tableau As I was going along, avec ses bottes et sa casquette, devient un jockey ; les restes de la momie dans le tableau éponyme se changent en cyclope muni de dents vampiriques ; le mannequin habillé de fourrure de Figure anthracite évoque aux enfants une fille à poils de chien…

Et voici le film :

 

 

 

 

 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre de l’atelier parents-enfants des « Samedis créatifs », le samedi 17 novembre 2012 autour de l’exposition personnelle d’Emmanuelle Castellan à La Galerie.

Projet « Construction de souvenirs »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

« Ce projet portant sur la construction de la mémoire collective à partir de souvenirs individuels est l’occasion d’un échange autour de l’histoire d’un territoire, commun à tous les participants : la ville de Noisy-le-Sec. Au fil des séances, des personnes issues de générations différentes partagent leur vécu et réalisent ensemble un monument à la ville.

La première séance d’atelier consiste à fabriquer une petite boîte à souvenirs dans laquelle chacun est invité à glisser un objet personnel. Cette boîte est ensuite intégrée à la construction collective.

La deuxième séance donne lieu à un moment de réflexion sur l’origine de certains noms de rues et d’endroits habituellement fréquentés, sur l’origine du nom « Noisy-le-Sec » et sur la composition du blason de la ville.

La dernière séance est consacrée à une rencontre avec les membres de l’association « Noisy-le-Sec histoire(s) », qui partagent leurs connaissances et expériences de la ville avec les différents groupes à travers la découverte d’anciennes cartes postales et des parcours dans la ville à la recherche des traces du passé. »

Ce projet initié par La Galerie dans le cadre d’un dispositif Service du Développement et de l’Action Territoriale de la DRAC Ile-de-France s’est déroulé en mai 2012 avec deux groupes d’enfants des centres de loisirs élémentaires des quartiers Langevin et Quatremaire et un groupe de femmes des ateliers sociolinguistiques du Centre social du Londeau autour de l’exposition « Les monuments invisibles ».

Retour dans le passé à la place Jeanne d’Arc
Centre de loisirs Langevin
Avec Anne-Marie Wincopp, Marie-Andrée Coppin-Roginsky et Roger Lefert

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Jeu de piste dans la ville
Centre de loisirs Quatremaire
Avec Anne-Marie Wincopp, Marie-Andrée Roginsky et Marie-Christine Marella

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Projet « Monument en construction »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

« Les visiteurs de l’exposition  « Les monuments invisibles » sont invités à laisser une trace de leur passage en prenant part à l’édification d’un monument collectif intergénérationnel. Chacun apporte sa pierre à l’édifice à travers la fabrication d’une boîte où il a glissé des objets et des souvenirs personnels en lien avec la ville de Noisy-le-Sec. Ces boîtes à souvenirs sont comme archivées au sous-sol de La Galerie, mais aussi empilées en un monument de papier qui évolue au fil du temps, au gré des différentes interventions. Ainsi, l’addition des souvenirs personnels donne forme à une mémoire collective commune aux visiteurs du centre d’art.»

Ce projet fut initié par Costanza Paissan (Italie) dans le cadre de sa résidence de commissaire d’exposition étranger à La Galerie.