Archives d’un auteur

Projet « Retro-futurisme »

Présentation par Thibault Brébant, artiste intervenant à La Galerie :

Publiées dans Stildomus en 1953, les lunettes pare-lumière du designer italien Bruno Munari furent ensuite utilisées, à l’insu de leur auteur, par Ike Eisenhower comme outil de communication lors des élections présidentielles. Un logo I LIKE IKE apparaissait alors sur les lunettes gracieusement distribuées.

Nous fabriquons à notre tour des copies de ces lunettes rétro-futuristes en papier cartonné. À l’aide de formes simples et géométriques, nous personnalisons les ouvertures.

Ces lunettes découpent le monde en cercle, en triangle, en rond, tout en protégeant du soleil. Chaque modèle est donc unique, plus ou moins pratique. Elles ne sont pas sans rappeler l’œuvre Airedificio de Virgine Yassef.

À la Médiathèque Roger-Gouhier, nous nous mettons en scène dans des images d’anticipation produites par les artistes du siècle dernier. Vêtus de toges et portant nos lunettes, nous apparaissons pas la magie du collage auprès de Dark Vador et consorts.

Nous terminons l’atelier en isolant différentes parties d’une même image à l’aide d’un cache. La forme de ce cache correspond au découpage géométrique que nos lunettes produisent sur notre vision du monde.

 

Ce projet s’est déroulé avec un groupe du Foyer de jour Orhan’Ger de Noisy-le-Sec dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque Roger-Gouhier le jeudi 14 février autour de l’exposition de Virginie Yassef  « Un mur de sable vient de tomber » à La Galerie.

Projet « Tourné-monté »

Présentation par Thibault Brébant, artiste intervenant à La Galerie :

« Après une brève séance de relaxation, nous débutons cette séance d’atelier par une approche corporelle de l’œuvre de Faycal Baghriche Enveloppement. En expérimentant des postures de repli sur soi et d’ouverture au monde, nous entamons un dialogue avec le geste de l’artiste, consistant à présenter au cœur de La Galerie un drapeau national enroulé sur lui-même.

Ce geste fort nous invite à réfléchir sur l’idée que nous nous faisons d’une nation et notamment de ses forces et faiblesses à représenter l’ensemble des personnes vivant sur un territoire commun.

Puis nous jouons collectivement à alterner postures corporelles de repli et d’ouverture pour transformer ces gestes quotidiens en une sorte de danse dans l’espace d’exposition.

Placés devant les projecteurs dans l’installation Sad Disco Stone Men de Tomaso De Luca, nous improvisons, telles des ombres chinoises, des postures et mouvements à partir de ses images.

Chaque nouvelle image nous permet de réaliser de nouvelles inventions : formes géométriques, rapports d’échelles, mimes, postures figées etc…

Nous réalisons une trace vidéo en tourné-monté de cette expérience. Le tourné-monté est une technique de réalisation cinématographique qui consiste à tourner tous les plans d’un film en continuité, dans l’ordre chronologique, c’est-à-dire dans le même ordre que celui qui sera présenté au spectateur et en ne réalisant qu’une seule prise par plan. De sorte que le film n’ait pas besoin d’être monté ultérieurement.

Le petit film est ensuite visionné à la médiathèque ou nous rédigeons individuellement un petit compte rendu d’atelier pour ce blog. »



 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque les mercredi 4 juillet et samedi 7 juillet 2012 autour de l’exposition « Les monuments invisibles ».

 

Projet « Rituels partagés »

Présentation par Thibault Brébant, artiste intervenant à La Galerie :
« À l’école du Bauhaus, une fête marquait le début de chaque saison nouvelle : au printemps, on allumait des lampions, l’été était la fête du solstice, à l’automne, la fête des cerfs-volants et à Noël la fête des cadeaux. Chaque fois dans les ateliers, on travaillait ensemble à la préparation du grand événement. On développait des idées, même les plus extravagantes. Décors, masques, costumes, tout était improvisation, jeu et expérimentation dans ces rituels rythmant le fil des saisons.
Après avoir découvert l’exposition  »Cœur de silex » avec l’artiste Pauline Curnier Jardin à La Galerie, nous concevons et expérimentons nos propres rituels. Nous nous sommes réunis au parc de la Bergère à Noisy-le-Sec pour une initiation à la danse contact, une partie de football rocambolesque et un pique-nique. Lors de cette situation d’invention collective, nous testons les vêtements siamois que nous avons conçus lors d’ateliers en classe.

Si ces vêtements contraignent nos déplacements, ils produisent dans le même temps de nouvelles façons de se déplacer et nous ont permis d’être d’autant plus attentifs aux gestes de l’autre. »

Ce projet initié par La Galerie s’est déroulé en mai 2012 avec la classe de Seconde bac pro métiers de la mode et du vêtement du lycée d’enseignement professionnel Théodore Monod et la classe de CM2 de Stéphanie Razafinirina de l’école élémentaire Boissière.

Photos au hasard
Exposition Emmanuelle Castellan Atelier autour de l'exposition Atelier autour de l'exposition Atelier autour de l'exposition Atelier autour de l’exposition Vue de l'exposition “Ruum minu ihu jaoks Une pièce pour mon corps Space for my body” © Pierre Antoine 2019
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