Archives d’un auteur

Pierre, feuilles, Ciseaux

Voici ici une exposition intéressante qui allie la création artistique avec les artistes et le public.

Cette année encore, La Galerie repart sur un nouveau thème.

De ses salles d’exposition vidées et peu éclairées va renaître tout au long de l’année, comme les expositions « Tes mains dans mes chaussures », « Les limbes », « La langue dans ma bouche » etc…. un partage collaboratif amenant jeux, dessins et volumes aux endroits que les artistes auront préparés au préalable, invitant le public à suivre le chemin de l’inventivité avec toujours un soin et entretien des œuvres suivis par le personnel de La Galerie.

Exposition

Une œuvre premièrement exposée invitant le public au premier partage à travers une dégustation de café, sa fabrication, sa préparation multiple et son histoire, son meuble créatif recouvert d’œuvres d’art ( peintures, objets) représentant les artistes et leurs intentions à les découvrir.

Ainsi donc, d’autres artistes rejoignent le cercle de la découverte collective.

A suivre…

 

 

Hedwig Houben et Jean-Charles de Quillacq

Voici deux artistes qui ont fait parti de l’exposition « La langue de ma bouche » à La Galerie, centre d’ art contemporain de Noisy-le-Sec, qui ont eu un intérêt  pour moi lors de la visite que j’ ai pu voir.

Je vous parlerai de leur point commun dans leurs arts mis en commun ici qui m’ a plu particulièrement.

Leurs performances devant des publics pour faire ressentir aux gens des interrogations sur le soi- même, l’ être intérieur de l’ humain, ses sens développés par démonstration manuelle artistiques et orales.

Exemple d’une œuvre « Borborygmus »  d’Hedwig Houben

Exposition La langue de ma bouche

L’artiste par sa création  recherche verbalement et tactilement avec de la pâte à modeler à faire comprendre les sensations de l’intérieur de son corps, et d’y mettre des mots.

Autre œuvre de Jean- Charles de Quillacq « Mégots »

Exposition La langue de ma bouche

Il fait la démonstration par sa performance de montrer une forme de dépendance en modelant une baguette de pain ou en demandant à d’autres personnes d’ entretenir une pièce d’art avec de la nicotine pendant plusieurs jours.

Pour moi effectivement ces deux personnes se retrouvent dans leurs  idées artistiques de recherches sensorielles humaines. La découverte corporelle de l’être. Et faire parler leur publique, libérer la parole.

Impressions tes mains dans mes chaussures

Du début de la visite l’ exposition au mois de septembre

Un chemin se trace en ces quelques mois passés, entre les artistes qui exposent et proposent un partage avec le personnel de La Galerie et le public. Des œuvres se créent , s’installent ou disparaissent selon le temps et l’ action de chacun.

Quand je reviens là en février, je ressens le mouvement de la création, absente pourtant pendant une longue période, des vies ont bougé, déplacé, transformé l’endroit, j’ y vois leur allée et venue, la rencontre de plusieurs personnalités et l’ envie de créer librement.

Le soin de chaque œuvre est apporté quotidiennement, et de nouvelles idées naissent selon les besoins de l’ exposition.

La création d’ un artiste me touche particulièrement , toujours l’ idée de Jean-Charles de Quillacq qui laisse un message sur une de ses œuvres, une affiche avec son numéro de téléphone et le nom de la personne à qui il s’ adresse, dans l’ espoir que son message passe dans la continuité de son partage artistique ici en ce lieu, mais aussi en dehors.

Une autre création encore, les placebos de Béatrice Balcou, quand je les vois ils me donnent envie de les faire revivre, de leur redonner de la matière, j’y ressens un grand respect des sculptures ou tableaux, de l’ art en général.

J’ aime l’idée de performances sur place et de découvrir des sensations inconnues, oser et libérer son imaginaire pour créer, transformer et encore une fois partager.

Moi_même pratiquant des performances dans mon art photographique, un univers qui me correspond.

Atelier autour de l'exposition

Jean-Charles de Quillacq

Dans l’ exposition la main sur tes chaussures,

L’ Artiste Jean-Charles de Quillacq m’ interpelle dans sa façon de préserver ses œuvres  notamment dans ses œuvres Charles, Charles, Charles, il invite les artistes, personnel du centre d’art et le public à entretenir avec respect et attention celles-ci, comme Sister Circle Foot on Radiator, epoxy laqué, et not the reproduction of something tubes métalliques et pvc comme si elles étaient encore en atelier, comme si nous prenions soin de nos propres affaires, c’est presque un rapport intime car elles inspirent presque le corps humain dont il faut prendre soin.

Une œuvre me tient à cœur particulièrement: I experience of myself, Celle d’un contrat posé sur un miroir qui s’adresse à un commissaire d’exposition dans lequel il explique qu’il est prêt pendant quatre jours à être reçu chez lui ou elle , et que celui-ci ou celle- ci prenne soin de lui dans tous ses actes journaliers, car il serait attaché et ne pourrait plus être libre de ses gestes, il est une personne et une œuvre à la fois dont il faut faire attention, faire manger, faire boire, laver, habiller etc…..

Cet artiste veut nous faire comprendre la valeur des trésors artistiques qu’il a créé et la valeur de l’être humain.

Exposition Tes mains dans mes chaussures 1/3

Affectés

Dépasser ses limites du cœur et de la raison, communiquer les uns avec les autres, partager l’art,  s’ ouvrir à la culture universelle, c’ est ce que veulent nous faire passer comme message Pedro de Llano,  Loreto Martinez,  Juan Louis Moraza, et bien d’ autres artistes encore dans cette exposition consacrée aux affects.

Babi Badalov, artiste vivant en France depuis six ans, s’ exprime à sa manière, dans son langage d’ humilité, d’ humanité, de tolérance et de patience face à un pays, terre d’asile bureaucrate et règlementaire. La France a ses convictions, bienveillantes mais pas toujours claires face aux étrangers qui veulent vivre dans ce pays en toute liberté, qui se battent tous les jours  pour trouver leur place, qui ont du mal à se faire entendre par les autres, interlocuteurs qui freinent la communication avec des discours conventionnels.

Comment fait-il pour lâcher ce qu’ il a en lui, pour que ressortent ses pensées ? Son œuvre parle sur les murs où il mélange tout ce qu’ il connaît, aussi bien en dessinant qu’ en écrivant dans plusieurs langues et cultures.

En atelier chacun peut s’ évader librement en faisant ressortir ce qu’il cache dans son fort intérieur. Les liens se tissent comme un réseau informatique. Le résultat est un tout commun, même avec nos différences.

Merci encore pour ce beau moment de convivialité entre cosmopolites.