Archive pour la catégorie ‘Emmanuelle Castellan’

Plastimédia – « Émotions en bande pixelisée » – Parole aux enfants

Histoires rédigées à partir de l’association des 3 images réalisées au cours des différents ateliers plastiques et numériques.

Adam

C’est l’histoire de deux perroquets qui se racontent des histoires en ricanant. Mais les deux perroquets trouvent une histoire qui leur fait peur. Une histoire où un couple se fait capturer par des monstres, ils avaient voulu s’évader de la prison de leur roi qui est sur une île perdue dans le Pacifique. Le juge leur donne la peine de mort dans une deuxième dimension. Quand ils arrivent dans la deuxième dimension, l’homme se fait couper la tête par le coupeur de têtes et c’est au tour de sa fiancée.

Adam
Punition de riche
Ahmed

Un jour un garçon de 9 ans s’est fait adopté par une méchante dame de 68 ans, qui était riche ; elle n’avait pas d’enfants. Dès le premier jour, le petit garçon lui a désobéi. Pour le punir elle organisa un combat de lutte contre le champion du monde. Bien sûr elle paya fort bien pour qu’il vienne. Il affronta le petit et le réduisit en un tas d’os.

Ahmed
La famille fantôme
Alexandre

Un jour un criminel entra dans une maison très bizarre. Une famille y habitait, le criminel les tua et toute la famille devint fantôme. La maison était pleine de sang et toute cassée. L’homme se sentit observé, et plein de crânes apparaissaient. L’homme inquiet commença à comprendre mais il ne quitta pas la maison. Un jour il s’assit sur une chaise pour se reposer et il entendit des voix : c’était la famille. Et quelques heures après, l’homme mourut, tué par la famille fantôme et plus personne ne rentra dans la maison car tous ceux qui y rentraient mouraient.

Alexandre
Alryck

Un jour il y avait un crocodile qui faisait ravage. Ce crocodile-là dévorait tous les vacanciers. Même les animaux sont partis de cette forêt qu’on appelait Croco Island. Mais des habitants en ville avaient un épouvantail qui faisait fuir tous les animaux. Un jour cet épouvantail fut possédé, d’un coup il commença à parler et il se décida à aller à Croco Island pour aller désosser le crocodile. Il arriva dans la forêt, le crocodile sentit sa présence, il sortit de l’eau et il attendit l’épouvantail. Quand l’épouvantail arriva, il découpa la tête du crocodile, broya ses os et il arracha ses yeux, il ouvrit son ventre, prit ses œufs et il n’en resta que quelques gouttes de sang.

Alrick
La rencontre
Cassandre

Une fille dans un petit berceau dormait paisiblement. La mère était inquiète de savoir que son autre petite fille était sous la surveillance d’un homme soûl et dangereux (un magicien très dangereux). La mère voulut attendre un peu, le temps que sa fille ait l’âge de comprendre ce qu’est le divorce, puis le temps passait et la fille grandit. Un beau jour la fille demande à sa mère : « Maman, un jour j’aurais une sœur ? » La mère en eut assez d’attendre et lui raconta toute la terrible histoire du divorce. La fille se mit à chercher partout où pouvait se trouver sa sœur. Puis elle aperçut une jeune fille qui lui ressemblait énormément, un homme s’apprêtait à lui jeter un sort en disant : « J’en ai marre de toi, dégage ! » Elle surgit sur l’homme, le frappa si fort qu’il n’eut plus aucun pouvoir. Les sœurs rentrèrent, et aussitôt firent une photo. Une des filles se fit un tatouage en cœur.

Cassandre
L’homme en fleur
Catherine

Il était une fois une femme déguisée en fleur qui a dit à un homme que s’il se coupait la tête, il pourra être tout ce qu’il veut. Alors l’homme s’est coupé la tête et en même temps il pensa qu’il voulait être une fleur pour représenter le bien-être. Mais la fille déguisée en fleur a oublié de lui dire qu’il pouvait avoir quatre fleurs, et l’homme se dit dans sa tête : « Pourquoi il y a quatre fleurs ? Je ne voulais qu’une seule fleur. » Alors l’homme est parti chez la fille en fleur et lui dit : « Pourquoi j’ai quatre fleurs ? » La fille avec le déguisement lui demande : « Vous ne voulez qu’une fleur ? » L’homme répond : « Oui ! » La fille en fleur enlève les quatre fleurs et les met sur son déguisement, et l’homme resta une fleur pour toujours. Et la fille en fleur partit très loin.

Catherine
L’horreur du cauchemar
Clara

Il était une fois une fille qui s’appelait Miriam, elle était en train de dormir. Elle s’imagina qu’elle avait juste un œil et elle pleurait tous les jours. Un jour, quand elle était en train de dormir, elle a fait un cauchemar. Elle était morte sur la table car une personne l’avait tuée avec une mitraillette. Elle était aussi au téléphone. Quand la personne a tiré sur elle, le sang s’est mis partout. Une autre fois, elle a imaginé qu’elle avait explosé et elle avait déclenché les volcans, le tonnerre, et elle avait tout inondé. Les volcans crachaient tellement de feu que les villes devaient être évacuées. La police, les pompiers, la gendarmerie sont venus. La moitié de la ville est morte. Quand elle s’est réveillée elle avait eu peur.

Clara
Histoire de la Terre
Eric

Il était une fois une personne qui porta la Terre et la transforma en ballon, puis il la mit sous la forme d’un arc. Elle était très contente.

Eric
L’aventure du camping
Guillaume

Il était une fois une personne qui faisait pour sa première fois du camping à la montagne. Il a bien aimé le camping, il en fit une deuxième fois mais cette fois-ci autre part. Enfin, il repartit chez lui en passant par la mer, en barque sous une nuit étoilée.

Guillaume
Les amis pour la vie !
Hafsa

Un jour, il y avait un carnaval, quatre filles sont allées au carnaval et elles ont dansé jusqu’au coucher du soleil. Ensuite elles sont parties acheter des ballons et les ont donné à un homme pauvre et l’homme pauvre était heureux. En échange, l’homme donna aux quatre filles un bracelet qu’il a fabriqué lui-même ! L’homme et les quatre filles devinrent des amis. Et les filles lui donnèrent un toit à côté de chez elles. Et l’homme se maria avec une femme et eut deux enfants.

Hafsa
La fée de l’espace
Hakima

Il était une fois une fée de l’espace qui avait une baguette magique. Elle avait transformé l’espace en violet avec des points blancs. La fée avait une baguette magique pas comme les autres, elle pouvait transformer sa baguette en feu d’artifice. La fée reprend sa baguette magique et fait apparaître un arbre bizarre qui avait des fleurs sur les branches. Ces fleurs étaient magiques. La fée prend une fleur, elle souffle et elle avait une couronne sur la tête.

Hakima
Le bébé vient !
Helin

Un jour une petite fille dormait avec sa poupée préférée qui s’appelait Cerise. La mère monta dans sa chambre et dit : « Ma fille, réveille-toi c’est le matin, il fait beau, ta tante a eu un garçon et il s’appelle David. » Et sa fille entendit et se leva et dit : « Un garçon ! Allons voir le bébé à l’hôpital. » Elle acheta un bouquet de fleurs et enfin elle partit voir le bébé avec sa mère. Deux mois plus tard ils partirent tous ensemble avec le bébé dans la campagne.

Hélin
Le démon terrifiant
Jason

Un monsieur raconte une histoire d’épouvante. Un démon fait régner la terreur. Le jour, c’est un démon avec une barbe verte et des traces de sang presque partout sur la figure. La nuit, c’est un démon qui a un crâne de squelette mais il est plus terrifiant. Le monsieur avait vécu deux ans de malheur. Mais le démon est encore parmi nous, il a tué cinq millions de personnes.

Jason
Le démon
Jordan

Il était une fois un crâne malheureux qui voulait être un prince. Soudain, une sorcière vint le voir et lui dit :

─ Qu’est-ce qu’il a le crâne ?
─ Je veux être un prince, dit le crâne.
─ Un prince, tu dis.
─ Oui, un prince.
─ Un prince, d’accord, j’ai un sort pour ça.

La sorcière lui jeta un sort, le crâne devint un démon et saccagea la ville et régna dessus. Le démon voulut être le roi du monde. A ce moment-là, une fée arriva à toute vitesse à la ville. Elle vit le démon et lui parla. La fée lui jeta un sort et le démon se transforma en prince. Il rencontra une princesse et se maria avec elle avec des fleurs roses.

Jordan
L’Île Fantastique
Lea

Il était une fois un homme qui s’était perdu sur une île. Il a trouvé un bateau abandonné, il l’a pris et s’en est allé sur une autre île. Il voyait la vie en rose, il y avait des palmiers, du sable, de l’eau bleu clair. Et tout à coup il y eut un arc-en-ciel avec des papillons de toutes sortes, sauf des papillons de nuit. Le ciel était bleu sans nuage, le paradis. Il chanta avec un sourire magnifique mais il se sentait seul. Il avait des enfants. Et un soir de décembre, le jour de Noël, il y a eu un brouillard vert, on ne voyait qu’une trace d’eau, le paradis se transforma en cauchemar. Deux ans après il repartit.

Léa
Le trou, Lily et la Mort
Lila

Il était une fois, un trou. Un trou dont tout le monde avait peur. Tout le monde sauf Lily. Cette petite était extraordinaire, mais très bizarre. Elle avait un pouvoir : si elle se concentrait, fermait les yeux, quand elle les rouvrait ils devenaient tout blancs. Puis elle imaginait des choses et elles apparaissaient dans ses cheveux. Un jour, elle alla se promener et trouva LE trou. Elle se baissa et le trou l’aspira. Elle se rendit compte qu’elle avait perdu ses pouvoirs parce qu’elle avait perdu trop de sang. Dans le trou, bizarre, immonde, noir, à l’odeur de poubelle, il y avait quelqu’un tout au fond. Alors elle décida d’aller à sa rencontre. Et elle n’aurait pas dû parce que c’était la Mort. Et la Mort, ce personnage sombre et sinistre la tua.

Lila
Le voyage de Paul
Neila

Un beau jour, un homme qui s’appelait Paul travaillait dans un cirque, il était clown. Il avait prévu pour les vacances de faire un voyage au Brésil. Paul a réservé son billet pour le 12 juillet 2012 et le retour le 28 août. Pour préparer sa valise, il a pris deux jours de congé. Le 12 juillet, il part avec sa valise à l’aéroport pour prendre le vol de 13h45. Il alla à l’accueil où il demande à quelle heure il doit prendre l’avion. Mais soudain, la dame de l’accueil lui répond qu’ils ont annulé le vol à cause de travaux. Paul rentra chez lui en larmes. Il était tellement content et vraiment sûr de lui, mais le malheur arriva pour Paul. Il dit : « Tant pis ! Ce sera la prochaine fois. » Soudain il se rend compte qu’il faut lui rendre son argent. On doit lui rendre la somme de 850 € et 20 centimes. On le remboursa et il continua sa vie en paix et tranquillité.

Neila
La légende
Oceane

C’est l’histoire d’un monsieur qui avait un rêve et son rêve c’était de voler. Quand il se réveilla, il raconta son rêve à ses enfants. « Vous savez de quoi j’ai rêvé ? » dit-il. « Non », dirent les deux filles. « J’ai rêvé que je volais. L’histoire se passe à côté d’une falaise. J’étais tout en haut et une étoile filante est passée et j’ai fait un vœu, celui de voler, et mon rêve s’est réalisé. J’ai voulu le tester et j’ai volé, sur ma route j’ai rencontré un oiseau mais pas un oiseau ordinaire, c’était un oiseau qui parlait. Et comme on allait faire un long trajet, il m’a raconté une légende, et c’est à mon tour de vous la raconter. Ecoutez bien : il était une fois un homme qui rêvait de voler, il ferma les yeux, quand il les a rouverts, il était en train de voler. Il ne s’est pas arrêté de voler et une heure plus tard le fond bleu devint rose, jaune, vert… et plein d’autres couleurs, et le monsieur se noya dans le décor. » Les filles disent : « Non mais n’importe quoi, papa. » Les deux filles partent au parc avec leurs amies et leur racontent l’histoire en se moquant de leur père.

Océane
La solitude
Oumou

Un jour une fille, Hillarie, se rend compte que sa solitude grandit de plus en plus, elle joue toute seule. Tous les soirs elle est dans son lit en train de lire, mais elle ne veut plus lire et a envie de s’amuser un peu. Personne ne la croit, elle pleure tous les jours, elle fait tout pour que sa mère soit fière d’elle mais ce n’est pas le cas. Quand son frère fait des bêtises, c’est elle qui prend. La pauvre Hillarie se renferme dans son cocon, peu à peu elle ne peut compter que sur une seule personne, sa meilleure amie Shanna et bien sûr sa famille, mais Shanna ce n’est pas seulement sa meilleure amie c’est sa sœur de cœur, elle peut tout lui dire. Mais elle garde toujours sa solitude la pauvre Hillarie, elle compte sur sa famille, elle verra le lendemain. Le soir même, la mère d’Hillarie est rentrée dans la chambre de sa fille et fouille son carnet intime et voit qu’elle fait souffrir sa fille. Le matin Hillarie se lève, va dans la salle à manger et sa mère était à son attention, elle était toute contente.

Oumou
Le clown qui mangeait les gens
Penda

Il était une fois un clown qui faisait très peur, vous savez pourquoi ? Parce qu’il mangeait des bébés, des parents, des enfants d’âge de 6 ans…

Penda
Le jardin de plantes
Raja

Il était une fois une fille qui s’appelait Séléna qui alla dans un jardin de plantes. Elle voit une superbe plante qu’elle voulut prendre. Une dame avec un appareil photo crie : « Non, non ! Ne prenez pas la plante, je fais des photos pour la mettre sur mon album ! » Séléna répondit : « D’accord, il n’y a pas de problème madame, je ne la prendrai pas, ne vous inquiétez pas. » « Je croyais que vous alliez la prendre… »

Raja

La disparition et le meurtre

Salif

Il était une fois un homme qui s’appelait Paga qui s’en alla dans la forêt. Soudain, il tomba sur un autre homme appelé Thibault et lui tira dessus, puis lui croqua la main parce que Thibault avait assassiné sa famille. Depuis, la forêt fut nommée la forêt hantée parce que personne n’en sortait. Paga disparut et Thibault fut tué par Paga. Ils furent retrouvés mille ans après et la famille de Paga quatre mille ans après. Les arbres moururent de vieillesse et la route fut bloquée par les arbres et la forêt, plus personne ne s’est aventuré par peur de disparaître.

Salif

La réconciliation

Sidra

Un jour, une fille âgée de vingt ans alla au parc pour prendre de l’air car elle n’allait pas bien. Elle sort de chez elle et va regarder les enfants jouer, s’amuser entre eux… Elle s’assit sur un banc à côté d’une autre fille âgée de dix-huit ans :

─ Bonjour, je m’appelle Céline, dit-elle.
─ Bonjour, je m’appelle Julia, je suis ravie de te rencontrer, répond poliment Julia.
─ Je viens de temps en temps ici pour prendre de l’air quand je n’ai rien à faire, mais aujourd’hui je me sens mal car je me suis disputée avec ma meilleure amie.
─ Ce n’est pas grave, vous allez vous réconcilier, j’en suis sûre.

Céline est apaisée, elle n’est plus inquiète. Elle remercie Julia, grâce à elle, elle va mieux. Céline est rentrée chez elle, elle pense aux vacances qu’elle va prendre bientôt, elle a décidé d’aller sur une île tranquille… Elle retrouve un dessin qu’elle avait fait lorsqu’elle était petite. Elle se dit qu’elle ne va pas le jeter, elle va le mettre dans son album de photos et de souvenirs. Puis peu de temps après, grâce aux conseils de Julia, elle se réconcilia avec sa meilleure amie.

Sidra
La fleur qui n’avait pas de cœur
Victor

Il était une fois une fleur qui n’avait pas de cœur parce qu’il n’était pas encore né. Un mois plus tard, il est né et elle avait un beau cœur joyeux. Elle mangea beaucoup de choses salées et son cœur se brisa.

Victor
Billel

Histoire sans parole.

Billel

Plastimédia – « Émotions en bande pixelisée »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

Les ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque  cherchent à jeter des ponts entre les disciplines, plastiques et numériques. Au fil de 4 séances, les élèves se réapproprient les notions qui fondent la pratique de deux artistes exposées à La Galerie, Emmanuelle Castellan et Virginie Yassef.  Leur travail prend comme point de départ la recherche documentaire, qui leur donne matière à invention. L’une comme l’autre font ensuite basculer la réalité du document dans la fiction, accordant aux mots une importance particulière et s’intéressant toutes deux aux effets produits par des apparitions fantomatiques.

Séance 1 à La Galerie : Recouvrements picturaux

Parmi les émotions diverses que leur inspirent les tableaux peints par Emmanuelle Castellan, les élèves en choisissent une qui sera le fil conducteur de toutes leurs productions. Ils sont invités à recouvrir à la peinture une image issue de pages de magazines, de manière à rendre l’émotion choisie évidente : ils veillent à un choix de couleurs approprié et ne laissent apparaître que les éléments les plus signifiants.

Séance 2 à la Médiathèque : Recherche d’images sur Internet

Chaque enfant reprend son thème de départ (émotion) pour effectuer une recherche par mots-clés et trouver une image qui lui correspond parmi les millions de données accessibles. La réalisation à la peinture sert quant à elle de référent pour une recherche de correspondance visuelle grâce à un moteur de recherche qui opère par reconnaissance de formes et de couleurs. À la fin de la séance, les élèves ont sélectionné deux images : l’une obtenue par le verbal, l’autre par le visuel.

Séance 3 à la Médiathèque : Retouche numérique

L’outil informatique offre la possibilité de retravailler les images afin d’obtenir un rendu plastique. À l’aide d’un logiciel de retouche d’image, les enfants apprennent à utiliser une palette graphique. Le processus de retouche numérique suit le même fil conducteur que la première réalisation plastique à la peinture : l’image est recouverte en partie par un filtre coloré et les éléments les plus évocateurs sont dégagés.

Séance 4 à La Galerie : Écriture de scénario

Le cycle se clôt par la découverte à La Galerie de l’exposition de Virginie Yassef. L’artiste recueille dans la réalité quotidienne des morceaux de phrases et des images à partir desquels elle fabrique des récits fictionnels. Les enfants retrouvent leurs différentes productions, en tout trois images obtenues à chacune des séances précédentes. Assemblées dans un certain ordre, elles leur inspirent alors un petit scénario qu’ils rédigent en vue d’une publication sur le blog de La Galerie.

 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque Roger-Gouhier du 26 octobre au 6 décembre 2012 avec la classe de CM2 de M Noël de l’école Brossolette de Noisy-le-Sec, autour de l’exposition personnelle d’Emmanuelle Castellan et de l’exposition de Virginie Yassef  « Un mur de sable vient de tomber » à La Galerie.

 

all will vanish

Je vous présente la toile « all will vanish » (tout va disparaître) représentant un magicien .

Voici cette toile :

Exposition Emmanuelle Castellan

Cette toile représente un magicien tenant sa baguette magique bleu devant son micro.

Venez découvrir quel tour de magie est imaginé par l’artiste de cette toile.

Impressions…

« L’ensemble des toiles montrent une grande variété de sujets, elles nous invitent à une grande réflexion suscitant différentes idées subjectives. La visite commentée nous a aidée à appréhender l’exposition. »

« La lumière des tableaux nous fait apercevoir des silhouettes, des personnages, des arbres, le ciel, … J’ai appréciée la vision du ciel orageux et en même temps assez illuminé. »

« Il y a dans l’exposition quelque chose de triste et quelque chose de gai. On peut éclater de joie, comme on peut sombrer dans la tristesse. Le tableau alors que je me baladais m’évoque une promenade conviviale de 2-3 personnes en pleine nature. »

Alors que je me baladais…

Cette toile as i was going along évoque le déplacement. Avec une certaine économie de moyens. Le personnage marche, la sensation de mouvement est donné par les différentes couleurs. La superposition des jambes accentuent ce mouvement, la casquette évoque la promenade. Notre imagination complète les zones de flou. Les déchirures dans la toile sont intégrées dans la composition. Nous avons choisis de parler de cette toile parmi les autres.

Samedis créatifs parents/enfants « Casting de silhouettes pour un film en noir et blanc »

Présentation par Cécile Rho, artiste intervenante à La Galerie :

Au cours de la visite, nous repérons des personnages dans les tableaux d’Emmanuelle Castellan en vue de la réalisation d’un court-métrage. Le casting est imprévu car les silhouettes inachevées amènent à imaginer des êtres imaginaires : l’enfant marchant dans le tableau As I was going along, avec ses bottes et sa casquette, devient un jockey ; les restes de la momie dans le tableau éponyme se changent en cyclope muni de dents vampiriques ; le mannequin habillé de fourrure de Figure anthracite évoque aux enfants une fille à poils de chien…

Et voici le film :

 

 

 

 

 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre de l’atelier parents-enfants des « Samedis créatifs », le samedi 17 novembre 2012 autour de l’exposition personnelle d’Emmanuelle Castellan à La Galerie.

Lazily

Exposition Emmanuelle Castellan

Cet œuvre est un autoportrait dont le titre en anglais signifie la « paresse ». On constate d’ailleurs que les yeux de cette femme on l’air fermés, ce qui correspond bien au titre. Je pense qu’il s’agit d’une femme, car j’ai l’impression qu’elle a des cheveux longs qui ondulent : on passe d’une chevelure châtain clair à du jaune de haut en bas du portrait. Elle semble aussi porter un chapeau en forme de losange, vestige d’un dessin précédent. C’est d’ailleurs une des marques de fabrique d’ Emmanuelle Castellan, car elle veut atteindre une certaine perfection. C’est pourquoi elle ne se satisfait pas de ses productions artistiques, et réinvente autre-chose sur une même toile à travers des couches successives de peintures ou de dessins. Les couleurs sont peu prononcées et apaisantes, ce qui a facilité mon choix. L’exposition en elle même était intéressante. On a retenu notamment le fait que certaines des œuvres de l’artiste sortaient du cadre, et qu’elles continuaient de s’étendre aux murs de La Galerie. Les dégradés et les jeux de contrastes étaient aussi utilisés par l’artiste. Les productions que nous avons vues étaient pour la plupart abstraites. Enfin, l’expression de la perfection est je pense, commun à une partie des artistes; quand aux autres, probablement qu’ils recherchent une voie plus abstraite à travers l’expression de l’inconscient. Dans ce cas-ci, j’ai l’impression que les deux notions sont réunies…

peintures-écrans et toiles

Cette exposition se tient à La Galerie de Noisy-le-Sec. L’artiste, Emmanuelle Castellan, nous propose de découvrir de multiples œuvres abstraites avec différentes thématiques abordées.

Elle met en valeur des tableaux, des portraits qui contrastent au niveau du jeu de couleur  avec la peinture de fond des murs de La Galerie. Chaque représentation porte un nom qui la caractérise (exemple : monstre invisible ).

Elle est influencée, concernant la création de ses tableaux, aussi bien par des sujets d’histoire comme l’Égypte antique que par la magie ou le cinéma d’horreur…

Les tableaux font appel à la réflexion, l’imagination, la sensibilité « artistique »…Tantôt il se dégage un effet de surprise, tantôt on ressent la peur.

Ainsi, pour compléter le sujet, je me permets de décrire une œuvre qui m’a marqué :  » figure 2  »

Exposition Emmanuelle Castellan © Cédrick Eymenier, 2012

La couleur dominante est le rose. On distingue des palmiers, ce qui fait penser à la célèbre  « promenade des anglais » à Nice. On peut voir aussi « des traits » qui rappellent le vol des oiseaux.

Patience-passion/Mr No

What a surprise…. Patience-Passion…a work of art laying side by side with Mr No.

Patience-passion  which I suppose for the artist (Emmanuelle Catellan) is the card game, colourful, indecisive, tempting, even tempered and restraint.

What a a surprise to see Mr No, which is a mirror reaction to the card game patience.

Exposition Emmanuelle Castellan

Peintures-écrans Années 2012-2013 sous toiles ailées

Ami(e)s de La Galerie, BIENVENUE à vous chers visiteurs et visiteuses à La Galerie de Noisy-le-Sec, vous qui venez voir l’exposition de la célèbre peintre Emmanuelle Castellan, voici quelques photos et quelques exemple d’analyse de ses tableaux :

Exposition Emmanuelle Castellan

Cette toile s’intitule « Tout va disparaître » travaillée sur de l’huile sur toile et voici, pour moi, ce qu’elle représente : ça se passe dans un champ, il y a un épouvantail en tenue de smoking et des oiseaux en l’air montrent la lettre « R » .

Exposition Emmanuelle Castellan © Cédrick Eymenier, 2012

Cette toile s’intitule « Griffes » est une huile sur toile et voici, pour moi, à quoi cela correspond : c’est dans le brouillard au coucher du soleil et sur votre gauche se trouve un doigt, et quand les ongles s’allongent sur un doigt, sa forme des griffes(par ex. tel un chat!), puis en bas se trouve des empreintes(dont en bas du doigt, une empreinte d’oiseau…)

Exposition Emmanuelle Castellan © Cédrick Eymenier, 2012

Cette toile s’intitule « Figure 2″ est une huile sur toile et voici, pour moi, ce dont il s’agit :  ça se passe dans l’espace et on y retrouve un peu sur la gauche un boomerang qui peut faire aussi d’office d’hélice, trois palmiers et deux rochers qui flottent dans les airs, un peu en bas sous un ciel bleu une épée et pour finir, l’empreinte qu’à laissée l’artiste :  sa signature (je vous rappelle que sur les  deux toiles dont je vous ai parlé précédemment, elle ne l’a pas mise!).

Il y a d’autres toiles à citer mais, malheureusement, je n’avais que très peu de temps pour vous dire de ce que j’en pensais.

Et c’est avec un immense regret que je vous quitte… mais si vous voulez voir l’exposition de cette artiste, n’hésitez pas à aller à La Galerie de Noisy-le-Sec ! L’exposition se tient du 22 septembre au 17 novembre 2012.

 

Rendez-vous 3.0 « Dévoilements »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

De l’abstraction à la figuration, les œuvres d’Emmanuelle Castellan laissent au spectateur le loisir d’imaginer des formes, des paysages ou des personnages à partir de signes qu’elle dépose sur le fond nuageux de la toile.

Par un processus de création proche du rituel, l’artiste réunit des images populaires (affiches de film, photographies de mode…) puis elle les recopie, les mémorise, les absorbe pour finalement les détruire en partie ou les réinventer. Un constant retour rythme l’évolution de la toile qui se construit par l’émotion et s’offre par strates successives.

En atelier nous commençons par composer un collage à partir d’images ou de mots découpés dans des magazines. Nous le recouvrons ensuite d’un voile de papier de soie. Le collage reste visible en transparence mais les détails sont brouillés. Morceaux par morceaux, nous déchirons le papier pour dévoiler certains détails. Nous choisissons ensuite de refaire ce travail plusieurs fois pour faire disparaître ou réapparaître, au fur et à mesure, des signes isolés, devenus abstraits, de la composition.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre médico-psychologique  et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec autour de l’exposition personnelle d’Emmanuelle Castellan.

Emmanuelle Castellan (22 septembre – 17 novembre 2012)

La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec consacre à Emmanuelle Castellan sa première exposition personnelle dans une institution d’Île-de-France.

Née à Aurillac en 1976 et actuellement basée à Berlin, l’artiste présente une série de nouvelles toiles, souvent mises en situation dans l’espace, aux côtés de peintures murales.

La peinture d’Emmanuelle Castellan est empreinte d’une évanescente présence « à retardement ». De l’atelier à l’espace d’exposition, ses gestes cumulés à la surface de ses toiles sont à peine perceptibles, comme enterrés sous des couches successives. À l’échelle de l’exposition, ils semblent passer d’un support à un autre dans un total décloisonnement : toiles, planches, murs, colonnes, encadrements de fenêtres. Ses gestes, en apparence sans gravité, investissent ici l’espace d’une manière toute subjective, mi-éthérée, mi-organique. Le regard semble presque glisser sur ce qu’elle appelle ses « peintures-écrans », quasi monochromes d’où toute figure semble s’être évanouie, qui scandent la déambulation et envahissent l’architecture du lieu. Écouter l’écho d¹un espace en flottement pourrait être un jeu que nous propose le travail d’Emmanuelle Castellan.

Marjolaine Calipel, chargée de la communication, de la presse et des éditions