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Exposition « Andrew ? »

Belle réflexion sur la créativité de chacun, un partage de l’art sur un thème commun, la céramique, matière intéressante par sa transformation et par le résultat des pièces formées par chaque personne. Naissent et ressurgissent les envies et la vision de l’âme, par des objets abstraits ou des dessins venant d’un travail différent de ce que le créateur attend, du fait que le travail manuel lui apporte en finalité une œuvre différente et attirante, ressentie par l’observateur comme mystérieuse. Il faut réfléchir et entrer dans l’histoire de cet art. Merci pour ce moment d’évasion, d’observation et de concentration enrichissante.

Exposition Andrew ? © Cédrick Eymenier, 2013

le cavalier vert-jaune d’échiquier de jardin

BIENVENUE dans cette nouvelle exposition « ANDREW? » de 2013 à La Galerie de Noisy-le-Sec !

Voici quelques photos dont j’aimerais vous dire ce que je pense :

Photo n°1 :

Exposition Andrew ? © Cédrick Eymenier, 2013

Cette fameuse sculpture (parmi tant d’autres!), de l’exposition « ANDREW? » mise en place par Alexandre et Florentine LAMARCHE-OVIZE, représente un grand cavalier d’échiquier en 3D dont on pourrait se servir pour décorer le jardin…  Il y ferait bon effet, dans les coins ou près de la terrasse, dehors, entouré de verdure !

A suivre…

 

La céramique : évocation de la main

Dans cette exposition, plusieurs œuvres sont présentées avec comme point commun le travail de la céramique. On constate aussi la présence de dessins. Selon le texte d’introduction de la brochure, il s’agit d’un ensemble « d’installations hétéroclites ».

Quelques céramiques m’ont marqué, comme la représentation d’un château-fort avec ses créneaux, placé à l’intérieur de ce qui ressemble à une arborescence. Le château, d’une couleur blanche, trône tout en haut. Une autre œuvre évoque un attroupement de personnes formant un cercle autour d’un objet intrigant. L’art de susciter l’ interrogation! D’un seul bloc, la céramique repose sur une caisse en bois marquée d’une série d’indications qui ajoutent à l’intrigue : « Fragile », « Ne pas ouvrir », « Tenir à sec ». Qu’est-ce que ça peut bien être ? Par ailleurs, des mots ont également été  inscrits un peu partout dans l’exposition, notamment sur la tranche de certains tableaux…

Exposition Andrew ?

Un dessin ainsi qu’une céramique qui représentent une main m’ont particulièrement intéressé. En effet, représenter une main n’est pas chose facile car avant tout c’est l’outil qui matérialise notre imaginaire, quelque-chose d’usuel dont on ne soupçonne presque pas l’existence tant il est évident… D’une manière générale, représenter le corps humain nous renvoie à notre propre image : c’est comme si on se dessinait soi-même. On a ici un aperçu de la difficulté de cette tache.

Le dessin de la main est accompagné d’autres éléments, plus abstraits, placardés au mur qui comporte un nombre important d’œuvres et ressemble à une frise…

Nous avons fait une photo truquée de la main en céramique rouge avec la vraie manche d’un des participants pour donner vie à l’objet. Cette association imprévue n’est-elle pas intéressante et bienvenue ?

Rendez-vous 3.0 « Sous les mains »

Présentation par Céline Laneres, chargée du jeune public et de la médiation à La Galerie :

Pendant neuf mois, Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize ont invité 15 artistes et plus de 30 amateurs à créer des objets en faïence dans leur atelier, leur fournissant la matière première : les outils, un four et quelques conseils. Aucun d’entre eux ne maîtrisait cette pratique et ce fut pour chacun l’occasion de l’expérimenter.

Après avoir parcouru l’exposition « Andrew ? » avec Florentine Lamarche-Ovize, nous tentons à partir de feuilles de papier blanc de grand format d’élever de nouvelles formes dans l’espace. Sans aucune consigne de forme ou de thématique, les sculptures peuvent être pensées à l’avance ou naître sous les mains.

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition d’Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize « Andrew ? », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.

Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize / « Andrew ? » (16 mars – 11 mai 2013)

« Andrew ? » est à lui seul un projet collaboratif initié par le duo Lamarche-Ovize à l’occasion de sa résidence de neuf mois à La Galerie. L’exposition réunit une cinquantaine de céramiques réalisées lors d’ateliers menés avec des invités de champs différents : des artistes (plasticiens, danseurs, musiciens, écrivains), et des groupes constitués autour d’intérêts communs : à Noisy-le-Sec, ce furent des membres du Conservatoire municipal de musique et de danse, des employés du Service des espaces verts, des femmes des ateliers socio-linguistiques du Centre social du Londeau et à Noisy-le-Grand, des membres de l’association Fortuna, création de spectacles d’évocations historiques. N’ayant que très peu ou même jamais utilisé cette technique, tous se retrouvent au même stade d’amateurisme lors des séances de travail à l’atelier.

La terre devient alors un unique moyen d’expression, abolissant les frontières entre des pratiques très élaborées chacune dans leur propre domaine.

Depuis le mois de septembre 2012, ce projet s’est développé sous la forme d’une succession de micro résidences accompagnées par les deux artistes dans toutes les étapes de production des céramiques – fabrication, séchage, cuisson et émaillage. Dès le début, l’accord passé avec les participants fut très clair : chacun réalise une pièce, dont la seule contrainte imposée serait celle de la taille, limitée par la capacité du four (40 x 40 x 40 cm.), qu’il prête le temps de l’exposition et dont il laisse à Lamarche- Ovize le soin de la présentation, après leur avoir livré toutes recommandations utiles à sa monstration. Une fois les pièces en céramique réalisées, le duo en propose une lecture qui lui est propre sous la forme d’une exposition, avec tous ses attributs : socles, cartels, pictogrammes, plan, journal… Lamarche-Ovize agissent ainsi précisément à la jonction des éléments hétéroclites qui composent l’exposition, reliant les contributions de chacun sur la base d’associations d’idées, de formes, d’auteurs, de couleurs, de récits ou d’ambiances, traitant des oeuvres au cas par cas, dans toute leur singularité, sans jamais faire système, sans pensée globale.

Andrew, qui prête son nom à l’exposition, est un modèle pour dessins de nus que Laetitia Paviani a introduit dans cette histoire en intitulant sa pièce en céramique ainsi, mais c’est aussi un miroir de la position du duo durant ces derniers mois dans l’atelier : témoin fidèle de chaque expérience, présent quotidiennement, il accompagne, révèle et ne cesse d’être interpellé par ce point d’interrogation qui lui colle à la peau et l’empêche de ne jamais conclure vraiment.

Émilie Renard, directrice, pour le dossier de presse.