Archive pour la catégorie ‘Disparité et Demande’

Atelier L’art en blog « Dérivons ensemble » / parole aux enfants

Quelques ballades des enfants :

 

Aquaboulevard City avec Naim

Le trajet était agréable, je n’ai croisé personne sur mon chemin dans Paris. J’ai aimé plonger dans les bassins, prendre les toboggans et me détendre sur la pelouse après ma baignade.

 

Fête au Stade de France avec Mohamed

La balade a été longue, j’ai vu Karim Benzema, j’ai fait des tours près du canal de Saint Denis. J’ai été le premier dans les coulisses du stade de France, cela m’a plu et je voudrais refaire un tour dans Paris.

 

Le Jardin Arabe avec Emma

J’ai pu découvrir des beaux paysages et j’ai visité des choses extraordinaires, comme l’institut du Monde Arabe et la Seine qui coule dans Paris. En découvrant l’exposition de l’Institut je suis montée dans l’Orient Express et j’y ai découvert un train magnifique. Puis en montant dans le lieu j’ai dégusté un couscous-merguez.

 

Balade sur les Champs avec Idrissa

J’ai vu une très grande colonne, puis des bateaux près d’un endroit qui ressemblait à la Foire du Trône. Le trajet que j’ai emprunté m’a mené à l’Elysée, tout près du Président de la République. J’ai aimé sentir l’ambiance de la ville de Paris et découvrir ses grandes avenues en dérivant sur la plus belle avenue du Monde.

 

Belleville avec  Christine

J’ai aimé me perdre dans les rues de Belleville, passer devant les restaurants chinois et sentir l’odeur des plats. Ensuite j’ai pris une petite rue vitrée en découvrant des magasins qui vendent du maquillage, j’ai choisi celui qui avait la couleur la plus belle. Et j’ai aperçu Océane qui descendait vers République.

 

Découverte du Marais avec  Océane

Je suis allée boire un café, il sentait bon. Je suis passée devant une église, les vitraux étaient très colorés et j’ai senti l’odeur des gateaux en passant devant une boutique sur la Place de la République. J’ai essayé des chaussures en allant vers la rue du Temple, attirée par la fraicheur du square du Temple. Je me suis allongée sur la pelouse pour sentir l’herbe puis je me suis reposée.

 

Châtelet-les-Halles avec  Léa

J’aime les lieux vivants avec pleins de gens; j’ai choisi d’aller me perdre dans le ventre de Paris, de passer dans les grandes rues où les gens se poussent pour marcher. J’ai entendu toutes sortes de cris de voix. Çà sentait bon et on fait des crêpes au bout de la rue.

 

Atelier L’art en blog « Dérivons ensemble »

Présentation par Hélène Garcia, artiste intervenante à La Galerie :

À La Galerie, la proposition d’exposition du curateur invité en résidence Pedro de Llano « Disparité et Demande » nous amène à nous questionner sur le rapport que nous entretenons avec notre environnement quotidien et les rencontres qu’on peut y faire.

Nous axons notre atelier sur le fac-similé d’un plan issu du Guide psychogéographique de Paris de Guy Debord, rendant compte d’expériences de dérives menées dans la ville de Paris. Des flèches présentent les déplacements des passants. Leur affectivité les guide, ils font des expériences personnelles et intimes de l’espace public, en le réinventant.

Installés confortablement dans l’espace d’exposition, les enfants se mettent en condition d’écoute. Je leur lis des descriptions romancées de la ville de Paris, des extraits de textes comme La fée Carabine de Daniel Pennac ou Paris est une fête d’Ernest Hemingway. Puis c’est à eux d’expérimenter mentalement leur dérive dans les rues de Paris : à l’aide d’un plan, ils choisissent leur point de départ puis chacun leur tour, ils commencent leur marche virtuelle. Au fur et à mesure leur crayon se déplace sur la carte, mémorisant leur chemin. Je suis née à Paris et connais chacun de ses quartiers ; avec mon aide, les enfants s’orientent vers les endroits qui les attirent, écoutant mes descriptions des lieux qu’ils traversent et me posant autant de questions qu’ils le désirent. Pendant qu’un enfant se déplace mentalement dans Paris, un autre note pour lui les descriptions de paysage, les sensations, les mots clés de l’expérience. Ces mots serviront de base de recherche dans la seconde partie de l’atelier à la Médiathèque.

Lorsque chacun a fini son parcours, les enfants prennent chacun une feuille de calque A3 sur laquelle ils reprennent leur dérive dans Paris à partir de leur plan. Les feuilles sont superposées et nous regardons les parcours de chacun en cherchant leurs points de rencontre. Il s’agit alors de comparer les points de vue des enfants sur les lieux de croisement, dont chacun aura gardé un souvenir plus ou moins clair et qu’il faudra peut-être réinventer ensemble.

Les enfants se rendent ensuite à la Médiathèque. Ils enrichissent leurs dérives personnelles en recherchant des images liés aux mots clefs qu’ils ont énuméré lors de leur visite imaginaire de Paris. À l’aide de logiciels de recherches d’images, comme foter, chaque enfant sélectionne et imprime une dizaine de photographies représentatives de son parcours et les colle sur sa feuille de calque. Ils peuvent également ajouter les noms des rues qui les ont marqué (pour leur sonorité, la sensation de leur traversée ou les paysages qui y sont nés).

 

Ce projet s’est déroulé dans le cadre d’un atelier « L’art en blog », en partenariat entre La Galerie et la Médiathèque Roger-Gouhier les samedi 28 juin et mercredi 2 juillet 2014 avec des enfants de 8 à 12 ans, autour de l’exposition « Disparité et Demande » de Pedro de Llano, curateur en résidence à La Galerie.

Babi Badalov

« Je suis Babi Badalov. »  Il vient d’ un autre pays se raconter à travers son langage international.

Exposition Disparité et Demande

émotions et originalité

Je ne sais ce que j’ai retenu le plus des expositions de La Galerie de Noisy-le-Sec. Certainement les œuvres d’art que j’ai trouvé les plus impressionnantes, touchantes, émotionnelles et originales.

Ce que j’ai aimé c’est les dessins coloré avec les papiers gris collés au mur, ce qui était dessiné par terre et ce que Babi Badalov, un artiste franco-arabe, a écrit aux murs. J’ai aussi aimé les autres expositions.

la limite de l’art

J ‘ai aimé le talent de l ‘artiste Badi Badalov. Sa façon de dessiner les mots malgré les difficultés qu’il a pu rencontrer en tant que réfugié politique azerbaïdjanais. Étranger, l’artiste a su inventer son langage et l’expliquer au public, malgré ses difficultés à s’exprimer en Français.

Ce qui prouve que l’art n’a pas de frontière.

 

 

le monde extérieur

L’extérieur nous met en rapport les uns avec les autres et nous stimule. C’est ce que veut nous montrer l’artiste Babi Badalov quand il expose ses documents qui nous parle de la vie sociale par exemple. Il observe tout ce qui se passe autour de lui et nous rapporte ses impressions par l’écriture, pas une écriture simple mais un ornement.

Exposition Disparité et Demande

Les phrases et les dessins

On a regroupé les phrases par sujets. J’ai ressenti que les sujets, les phrases et les dessins étaient biens touchants, fantastiques, passionnants. C’est comme des histoires de la nature. La nature est gaie. Ça m’a plu énormément.

Perdu

J’ai eu le plaisir de pouvoir échanger avec l’artiste Babi Badalov. Son sentiment d’être perdu dans un pays qu’il connait pas et où on ne parle pas la même langue, je l’ai connu aussi. Être obligé sans arrêt faire appel aux autres pour tout papier administratif ainsi que pour les courriers. J’aime la France comme lui. C’est ce qui nous a donné envie d’apprendre la langue et les coutumes de se pays. Il a trouvé un truc super bien : ramasser tout se qu’il a trouvé et le rassembler avec ses papiers administratifs. Voir ses écrits sur les murs, le positif et le négatif, fut super intéressant, jamais je n’aurais pensé à faire un truc pareil :-) . L’atelier fut intéressant à faire : écrire et répondre aux autres sans réfléchir et sans savoir qui a écrit quoi, en zigzag. Par contre il m’a été difficile de tracer à chaque fois mon chemin sur la feuille.

Exposition Disparité et Demande

 

 

 

Rencontre avec un artiste globe trotter le 3 juin 2014

Babi Badalov est un artiste originaire d Azerbaïdjan. Selon lui la grande différence entre son pays et la France réside dans le fonctionnement administratif et social. La paperasserie française d’une part et d’autre part un Azerbaïdjanais presque sans droit.

Malgré les difficultés de la langue on voit à travers son œuvre, d’une manière très présente, très ressentie, quelqu’un qui a du cœur.

Son œuvre est une empreinte de ses voyages. Une série de petits books où il récupère toutes sortes de petits papiers souvenirs tels que des papiers journaux, des publicités mais aussi ses relevés de comptes et ses ordonnances médicales. Il écrit également sur des surfaces très grandes, des murs entiers, ce qui ressemble à des émotions de passage, à une langue chantée.

Beaucoup d’émotion, beaucoup de chaleur humaine.

Exposition Disparité et Demande Exposition Disparité et Demande

Didier et Ghislaine

Comment un artiste traite le présent en gardant son passé en mémoire

Babi Badalov est un artiste azerbaïdjanais qui se sert de ses documents administratifs et publicitaires français pour exprimer son ressenti de la culture française, très éloignée de sa culture d’origine. Il mélange également des phrases françaises avec des formes musulmanes (religion de l’ Azerbaïdjan).  Cette œuvre m’apporte une vision différente de la mienne qui a émergé de ce pays!

Exposition Disparité et Demande

L’atelier qui a suivi était plus en lien avec une autre œuvre de l’exposition. Des chemins tracés de couleurs différentes sur des feuilles de papier ont donné des lignes qui s’entrecroisent. Ces chemins ont été créés grâce aux parcours nécessités pour répondre aux différentes questions posées par différentes personnes. Celles-ci ne traitant pas du même sujet.

Exposition Disparité et Demande Atelier autour de l'exposition

Affectés

Dépasser ses limites du cœur et de la raison, communiquer les uns avec les autres, partager l’art,  s’ ouvrir à la culture universelle, c’ est ce que veulent nous faire passer comme message Pedro de Llano,  Loreto Martinez,  Juan Louis Moraza, et bien d’ autres artistes encore dans cette exposition consacrée aux affects.

Babi Badalov, artiste vivant en France depuis six ans, s’ exprime à sa manière, dans son langage d’ humilité, d’ humanité, de tolérance et de patience face à un pays, terre d’asile bureaucrate et règlementaire. La France a ses convictions, bienveillantes mais pas toujours claires face aux étrangers qui veulent vivre dans ce pays en toute liberté, qui se battent tous les jours  pour trouver leur place, qui ont du mal à se faire entendre par les autres, interlocuteurs qui freinent la communication avec des discours conventionnels.

Comment fait-il pour lâcher ce qu’ il a en lui, pour que ressortent ses pensées ? Son œuvre parle sur les murs où il mélange tout ce qu’ il connaît, aussi bien en dessinant qu’ en écrivant dans plusieurs langues et cultures.

En atelier chacun peut s’ évader librement en faisant ressortir ce qu’il cache dans son fort intérieur. Les liens se tissent comme un réseau informatique. Le résultat est un tout commun, même avec nos différences.

Merci encore pour ce beau moment de convivialité entre cosmopolites.

L’art est un mediARTeur

Cette année La Galerie nous invite à des expositions qui traitent des affects.

Cette fois-ci elle m’a semblé assez vide, mais quand en m’approchant j’ai vu sur une table des cahiers où étaient collées des affiches, des petits mots, des papiers administratifs. Il y avait également des vidéos et sur les murs des photos petits formats,  des dépliants,  des mots.  Sur le sol, des signes avec des mots écrits en noir.

Puis l’artiste Babi Badalov est venu nous parler de son parcours, quand il est venu en France, pour sa demande d’asile. Il nous a raconté ses difficultés. Pour lui qui ne connaissait pas la langue, les démarches administratives étaient assez fastidieuses.  Dans une salle à part,  sur les murs peints en noir, il a écrit tout ce qui le touche au plus profond de son être, avec des mots dessinés, se rapprochant de la calligraphie. Il me semble qu’il en a même parlé au cours de son exposé. Il a su exprimé tout cela par son art et il s’en sort très bien.

Exposition Disparité et Demande

Puis après nous sommes allés en atelier pour exprimer à notre tour notre ressenti. Cette fois-ci il était question de mettre sur les murs des questions, des amorces de conversation; par exemple : « Aimez-vous faire du shopping ? ». Les réponses pouvaient passer par des mots, des dessins, de chaque participant qui désirait répondre et ainsi de suite. À la fin les murs donnaient l’impression que l’on venait de coller des affiches pour une expo.

Exposition Disparité et Demande

 

Rendez-vous 3.0 « Conversations »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

Malgré son titre quelque peu technocratique, l’exposition « Disparité et Demande » traite de ce qui nous touche au plus près : les émotions que nous vivons au quotidien, le hasard des rencontres, ce qui construit l’intimité et le partage. À travers des pratiques très différentes allant de l’écriture jetée au pinceau directement sur le mur à la vidéo et à la sculpture, six artistes venus du monde entier confrontent leurs points de vue.

Le groupe est accueilli par Badi Badalov, pour une rencontre et une discussion autour de son travail. Dans ses Journaux intimes bureaucratiques (2010-2014), l’artiste présente dans une série de 13 portes vues, les nombreux documents officiels qui ont accompagné sa demande d’asile en France mais également les images, petites annonces ou emballages trouvés au hasard de ses cheminements à Paris. Babi a également recouvert l’une des salles de signes tracés à main levée, passant avec aisance et humour d’une langue à l’autre et du dessin à l’écriture.

Dans l’atelier, plusieurs grandes feuilles blanches sont accrochées sur les murs. Sur chacune d’elles, les participants s’expriment les uns après les autres sur les sujets qui leur tiennent à cœur ; ils se répondent, traversent la salle pour rebondir sur une question, donner leur avis, leurs conseils… Au fur et à mesure, ils notent leurs déplacements sur un plan posé au milieu de la salle, qui se couvre de lignes colorées entrelacées.

 

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat entre La Galerie et la Médiathèque autour de l’exposition « Disparité et Demande », avec le Centre médico-psychologique et le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel de Noisy-le-Sec.