Archive pour la catégorie ‘Georges Tony Stoll’

Des gestes qui miment

Dans le cadre de l’insertion mise en place par le CMP de Noisy-le-Sec, nous sommes conviés a participer à des visites qui se déroulent à La Galerie. Ce centre d’art contemporain se situe près de la médiathèque. Nous avons déjà résumé la première visite. Voici le résumé de la seconde visite.

Dans l’exposition de Georges Tony Stoll, les photos étaient très présentes. Les premières séries de photos montraient différentes  situations dans des contextes différents. Par exemple la façade d’un bâtiment, ou encore un homme qui avait l’air de se reposer sur un mur. Une autre photo montrait un homme qui montrait avec sa main l’objectif de l’appareil photo et il avait une guirlande sur le visage. Sur une photo différente on pouvait apercevoir le ciel sur lequel, en avant plan, un nuage cachait le soleil. Nous en venons au titre de l’article : un homme sous différentes postures qui mimait des gestes de la vie quotidienne. Pour finir, les dernières photos montraient un homme qui était assis et mimait un jeu comme un clown. À noter les photos qui montraient une sorte de départ de chantier laissé à l’ abandon. À la fin de la visite nous devions participer à un atelier où nous étions conviés à réaliser des collages avec des photos accompagnées  d’un dessin calqué.

 

Vivre dans l’espace

Voila, dans l’espace on ne peut pas savoir ce qui se passe parce que ça se passe sur notre tête, mais il y a des nuages qui prennent forme, comme dans cette photo où les nuages prennent une forme  d’animal (cheval).

Le territoire de l’abstraction de Georges Tony Stoll

Le président merveilleux - 2011

Autant l’avouer d’emblée : je n’ai pas été très emballé par cette exposition; l’originalité de l’œuvre de M. Stoll est cependant indéniable.

J’en retiens notamment cette étrange série de photos intitulée Archéologie hasardeuse qui tient à la fois du chantier abandonné et du champ de fouilles. Si vous vous demandez qui a fait cela et pourquoi, sachez que l’artiste se pose la même question : il a demandé partout sans jamais obtenir de réponse. L’aura de mystère et de désolation en fait une œuvre mémorable.

Mémorables également – et très signifiantes – la photo du Président merveilleux et la vidéo Mon chef d’œuvre qui aurait pu s’appeler « Les chiens de garde » m’ont paru illustrer une approche plus politique, la seconde surtout.

J’ai été moins impressionné par la série Le couloir qui montre ce qu’il faut bien appeler l’expédition de l’artiste dans le couloir de son appartement, et celle du Jeu avec deux balles bleues que le titre résume fort bien.

L’atelier qui a suivi était très intéressant; nous avons essayé de prolonger le travail de M. Stoll sur les formes issues du quotidien, en utilisant pour matériau des photos de nuages que nous avons décalquées puis découpées.

Les chiens de garde

Cette œuvre, (Le chef d’œuvre, de Georges Tony Stoll) selon ma première impression, souligne un fait de société souvent utilisé par une certaine classe politique. Cette dernière se sert de ce sujet pour asseoir son emprise sur les consciences, et fait ainsi régner la peur. Le climat d’insécurité qui en résulte rend la population plus docile. On peut trouver aujourd’hui, dans l’actualité, un sens à cette œuvre, notamment en ce qui concerne ce qui c’est passé avec une personnalité en particulier. Cette personne a vu sa protection rapprochée se renforcer, pour un fait pas si grave que cela. Ce qui veut dire que les faits d’insécurité sont souvent rarissimes et je pense, sans gravité majeure pour la plupart d’entre-eux. Seule une minorité de ces faits est gravissime et accentuée par les médias notamment. On constate, concernant l’œuvre, que les personnes qui tournent autour de l’objet jaune, eux aussi ont une attitude agressive, par soucis de protection. Finalement, on peut dire que la violence engendre la violence. Concernant l’objet, il semble inanimé, ce qui peut vouloir dire que même un simple objet peut attiser les convoitises et engendrer des attitudes extrêmes. On peut parler là de matérialisme. On distingue donc la violence faite aux personnes, et celle qui consiste à obtenir quelque chose de matériel. C’est peut-être là le message que l’artiste Georges Tony Stoll voulait nous transmettre.

Oeuvre en série

Archéologie hasardeuse - 2007 (extrait)

Cette œuvre de Georges Tony Stoll appelée Archéologie hasardeuse montre bien un évènement figé dans le temps. L’artiste a photographié différentes prises de vue de ce chantier. On peut observer plusieurs matériaux propres à la construction. C’est vraiment intéressant comme un espace qui est à l’abandon et non considéré par les passants, peut prendre une importance en tant qu’œuvre d’art.

Un atelier peinture autour de l’oeuvre de Georges Tony Stoll

© Artaïs art contemporain -déc 2011

L’atelier peinture m’a beaucoup plu. J’étais à l’aise avec toutes les personnes autour de moi. Au début, on a choisi une photo de nuages. On a décalqué la forme du nuage. On a découpé la forme. On a tout remis en place sur le papier blanc. J’ai choisi un petit pinceau et une belle couleur bleue (petit mélange), j’ai reproduit la forme avec la peinture. Avec d’autres couleurs, j’ai colorié l’intérieur en taches blanches et bleues (la terre était rose !). On a séché la peinture et on a collé le tout sur un papier gris, ma peinture en bas et la photo originale en haut. Ça m’a beaucoup plu de travailler et de dessiner, ça m’a fait plaisir. Personne ne m’a dérangé, tout était calme.

Rendez-vous 3.0 « Formes du paysage »

Présentation par Céline Laneres, chargée de la médiation et des jeunes publics à La Galerie :

« Une forme, choisie à travers les lignes naturelles d’un paysage photographié, est décalquée au crayon. Découpée puis appliquée sur une feuille à la manière d’un pochoir, cette forme se révélera en creux, quand le reste de la feuille sera uniformément recouvert de peinture.

Ce travail permet de comprendre la démarche de Georges Tony Stoll qui s’approprie les formes des paysages ruraux et urbains. Il nomme la réalité qui l’entoure son « territoire de l’abstraction » car il y puise sans restriction les formes abstraites, mouvantes, naturelles ou construites que l’on retrouve dans chacune de ses oeuvres. »

Cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’ateliers croisés entre La Galerie et la Médiathèque avec le Centre Médico-psychologique de Noisy-le-Sec autour de l’exposition personnelle de Georges Tony Stoll.

Georges Tony Stoll (3 décembre 2011 – 11 février 2012)

« L’exposition de Georges Tony Stoll à La Galerie de Noisy-le-Sec propose une relecture du travail de l’artiste. Longtemps considéré comme une œuvre de l’intime, son travail photographique n’est qu’une des facettes d’un travail et d’une pensée qui se construisent depuis plus de vingt ans. Ses formes et ses supports reflètent ses questionnements sur l’expérience de l’art, sa fabrication même et la notion d’abstraction dans une société où le réel tend à s’imposer jusqu’à l’imaginaire. La photographie, la vidéo, la peinture, les constructions de bois, les tableaux de laines sont autant de domaines d’interrogation sur l’acte de création. Ils mettent en scène l’expérience de l’art, interrogeant l’écart entre le réel et « la fabrication du réel ».

Extrait du communiqué de presse de l’exposition (texte par Jean-Marc Avrilla, commissaire associé sur l’exposition, historien de l’art, commissaire et critique indépendant.)