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L’apprentissage

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Raphaël Majan

POL, 2004
[RP MAJ]

L’écrivain utilise un pseudonyme pour écrire ses romans. Les seules informations transmises par l’éditeur sont les suivantes : il est né en 1963 à Saint-Sébastien et il aurait travaillé au ministère de l’Intérieur. En tous les cas, L’apprentissage est le premier roman d’une série policière qu’il écrit à partir de 2004. Une série similaire aux autres séries dans le sens où à chaque roman nous retrouvons la même équipe de police avec le même personnage principal. Ce dernier se nomme le commissaire Liberty Wallance, en référence au film culte L’homme qui tua Liberty Wallance. Il n’a rien du commissaire lambda. D’abord il affiche un excellent taux de réussite dans la résolution de ses affaires, ensuite il est complètement psychorigide voire carrément psychopathe lorsqu’on prend connaissance des méthodes très particulières qu’il utilise pour résoudre ses enquêtes. Ce premier tome est à lire avant les suivants qui pourront être découverts dans le désordre. Il raconte la découverte de Wallance pour cette nouvelle technique de travail. Mais je ne vous en dirai pas plus, non. Ce que je peux vous signaler en revanche c’est qu’il y a de l’humour noir et du bien pimenté ! Ce livre provoque des réactions qui vont du dégoût au rire et du ricanement à l’aversion. En somme, c’est une horreur mais c’est rigolo. Méfiez-vous cependant de ne pas rencontrer une personne aussi à cheval sur la politesse et les conventions que le commissaire si vous êtes du genre impertinent et mal élevé. Cela pourrait vous coûter les yeux de la tête…

Chloé

dispo





Ma reine

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Jean-Baptiste Andréa

L’iconoclaste, 2017
[AND]

C’est l’été 1965 dans la vallée de l’Asse en Provence. Shell, un gamin de 12 ans, vit ici avec ses vieux parents. Shell est différent des autres gamins, l’école ne veut plus de lui. Alors, tout fier, il travaille à la station service de ses parents, très heureux de savoir faire le plein aux rares voitures qui s’arrêtent, habillé du blouson publicitaire que son père lui a donné. Il se trouve cossu avec… Son père lui a expliqué qu’il était comme une Alpha Roméo avec un moteur de 2 chevaux.
De coups en beignes il apprend la vie, une vie en dehors de la réalité, il est heureux à sa façon.
Mais en écoutant aux portes, il comprend que ses parents vont le placer en institut. Alors il décide de devenir un homme et fuit pour aller faire la guerre.
La guerre, il l’a vue à la télé. Il part petit soldat en oubliant son fusil, celui de son père. Dans cette errance il n’ira pas loin, mais il connaîtra le bonheur de la liberté, le vent qui lui parle, la pluie, les senteurs qui remontent, une autre vie, et Viviane, sa reine. Une gamine comme lui, une cabossée qui se réfugie dans ses rêves et ne manque pas d’imagination.
Nous ne saurons pas son prénom, à ce doux rêveur, mais nous vivrons son osmose avec la nature, son dévouement total à l’amitié pour Viviane.
Un conte lumineux, un premier roman récompensé, et c’est mérité.
Un moment de lecture légère et poétique.

Arlette

dispo





Le fantôme arménien

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Laure Marchand, Guillaume Perrier et Thomas Azuélos

Futuropolis, 2015
[BD AZU]

BD documentaire d’une grande force dans laquelle Christian Varoujan Artin, Français d’origine arménienne, entreprend son premier voyage sur la terre de ses ancêtres.
Administrateur du centre Aram (Centre pour la préservation de la mémoire et de la culture arménienne situé à Marseille) il est invité à Diyarbakır, dans le sud-est de la Turquie, pour participer à une exposition de photographies à l’occasion du 99ème anniversaire du génocide arménien.
Le voyage qu’il effectue avec sa femme Brigitte sur les traces de sa famille décimée est ponctué de rencontres avec des Arméniens qui leur racontent leur histoire.
Certains ont découvert seulement à l’âge adulte leurs racines arméniennes : sauvés enfants par des familles turques, ils ont été élevés dans la religion musulmane. D’autres familles ont dû renier leurs origines chrétiennes et arméniennes pour échapper à la mort.
Ce récit poignant est animé par le trait de pinceau très expressif de Thomas Azuélos et les couleurs à dominante verte, rouge et noire sont entrelacées de photos d’époque apportant du réalisme à la narration.
Ce trio de couleurs retranscrit la noirceur des événements qui ont pris place dans la première moitié du XXe siècle en Turquie, un retour 100 ans en arrière bouleversant.
À lire également, l’essai qui a inspiré cette BD : La Turquie et le fantôme arménien : sur les traces du génocide, de Laure Marchand et Guillaume Perrier, Actes Sud, 2013.
Ainsi que Le peuple invisible : sur la piste des Arméniens de Turquie, Milène Silem Karatas,
Thaddée, 2016.

Caroline

dispo