La Princesse Printemps
Classé dans: Lison Futé 2011, Romans étrangers.
César Aira
Actes Sud, 2010
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Michel Lafon
[AIR]
La première partie de ce roman est comme un essai sur le métier de traducteur (César Aira a lui-même traduit de la littérature populaire comme classique en passant par la bande dessinée Maus d’Art Spiegelman) qu’exerce ici la Princesse Printemps, rentière menant une vie austère, et traduisant uniquement de la sous-littérature, des romans fabriqués, prévisibles, pas de ceux dont parler fait briller en société.
« Traduire bien lui était plus facile que traduire mal : pour traduire mal, elle aurait dû se mettre à penser, alors que pour traduire bien, elle n’avait qu’à laisser courir sa plume. »
Mais trêve de réalité quand la Princesse Printemps se retrouve séquestrée par le Général Hiver et son bras droit, Arbre de Noël, venus envahir et annexer son île, Monsieur Picnic qui, lui aussi a passé sa vie à chercher la princesse, parviendra-t-il à la sauver ?
Conte de fées surréaliste ou roman d’aventures, imaginaire sans limite, en tout cas pour les amateurs de non-sens.

