Le Crieur de nuit
Classé dans: Français, Lison Futé 2011.
Nelly Alard
Gallimard, 2010
[ALA]
« Tu es mort. Enfin. » Première réaction de Sophie qui vient d’apprendre le décès de son père, quatre mots qui en disent long. Ce roman se passe sur une semaine, celle des obsèques. C’est un huis-clos familial brutal où les souvenirs remontent de si loin, avec en surface cette terreur constante, la peur, le doute et la haine. Et ce silence absolu, exigé à tous les repas pour la télévision qui trône sur la table… les blessures indélébiles.
La narratrice fait doucement son deuil, moins celui de ce père honni, que de cette enfance gâchée à cause de lui. Ce roman est une ode à l’amour : celui d’une mère dévouée à ses enfants.
On ressort de ce livre la gorge serrée, étranglée d’émotions. Poignant, juste, dur comme la vie au fin fond de cette Bretagne, où se déroule le récit.

