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Karitas, l’esquisse d’un rêve

Classé dans: Lison Futé 2015, Romans d'ailleurs.

baldursdottir-esquisse

Kristin Marja Baldursdottir

Gaïa, 2008
Traduit de l’islandais par Henry Kiljan Albansson
[BAL]

L’Islande nous fait à nouveau cadeau d’une romancière au nom imprononçable, qu’il faut absolument retenir sous peine de passer à côté d’une saga passionnante. Allez, une petite astuce mnémotechnique : « dottir » signifie « fille de ». Il ne vous reste plus qu’à vous souvenir du début du nom… Si vous n’y parvenez vraiment pas, vous pouvez toujours demander à votre bibliothécaire préféré le roman Karitas. Il s’agit du prénom de l’héroïne, une fillette à la personnalité bien trempée qui n’a pas la langue dans sa poche. Depuis que son père lui a offert un carnet à dessin et des crayons, Karitas rêve de devenir artiste. Pareille ambition semble pourtant tout à fait saugrenue dans son village, proche du cercle polaire, où les hommes sont pêcheurs et les femmes saleuses de harengs. Mais en ce début de XXe siècle, de nouvelles aspirations naissent qui secouent les traditions. Le droit de vote a été accordé sur l’île aux femmes de plus de 40 ans, la scolarité n’est plus réservée aux garçons.
Entre deux lessives, Karitas fait des croquis qui ne tardent pas à émouvoir une riche voisine qui la prend sous son aile. Après de prestigieuses études aux Beaux-Arts de Copenhague, Karitas revient en Islande où le travail, les servitudes de la maternité et de la vie domestique l’arrachent sans cesse à sa vocation initiale. Au fil des saisons, au cœur d’une nature superbe et hostile, faite de glaciers et de fjords étincelants, s’ébauche ce beau portrait de femme, singulier et universel.

Katia

dispo


1 Réponse à Karitas, l’esquisse d’un rêve

  1. Roberto I. Petzer

    « dottir » signifie « fille de » : c’est la fille de Balladur???

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