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La trilogie de béton

Classé dans: Lison Futé 2015, Romans d'ailleurs, Science fiction.

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James Graham Ballard

Tome 1 : L’île de Béton

Gallimard, 2014
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Robert Louit
[RSF BAL]

Robert Maitland, jeune architecte partagé entre sa femme, sa maîtresse et son boulot, rentre chez lui après une semaine de travail. Alors qu’il a largement dépassé la limite autorisée à quelques mètres de l’échangeur, un pneu de sa Jaguar éclate. Dérapant sur le bas côté, il traverse la barrière de sécurité pour se retrouver en bas du remblai, dans un immense terrain vague, surplombé par l’autoroute.
En état de choc, contusionné, il peine à sortir de son automobile pour mesurer l’ampleur des dégâts. Si sa voiture est hors d’usage, il peut entendre les autres filer à pleine allure au-dessus de lui.
En remontant le remblai pour atteindre ce qui lui semble être le retour à la vie, il va comprendre très vite que dans ce cortège de voitures qui filent comme des fusées vers leur propre destination, aucune d’entre elles ne s’arrêtera pour lui. C’est à peine si les gens remarquent ses appels au secours. Fantôme énigmatique ou un clochard de plus.
Blessé dans le chaos et le bruit de la mécanique, il se retrouve prisonnier dans cette vaste île entourée de toute part par une autoroute plus inamicale que jamais.
Après maints efforts plus désespérés et pathétiques les uns que les autres afin d’attirer l’attention sur son sort, blessé et incapable de rejoindre l’autoroute, Maitland va se résoudre à visiter sa prison afin d’y trouver de quoi se nourrir, en attendant les secours, persuadé que sa femme ou sa maîtresse vont rapidement s’inquiéter de sa disparition.
Dans son périple, il va découvrir qu’il n’est pas le seul habitant sur ce qui est devenu son île.
L’île de béton paru en 1973, deuxième tome de La Trilogie de béton (chaque livre pouvant se lire séparément puisque seule la thématique reste la même) est sans doute le plus cruel car Ballard va transformer ce vaste terrain désolé en un monde dérisoire où les protagonistes sont rejetés et ignorés du reste du monde tels des lépreux. En y dénonçant les excès de l’urbanisation comme une maladie et ses effets sur l’homme jusqu’à une fin des plus étonnantes. Déshumanisation, isolement, désolidarisation nous rejettent sans cesse vers un nihilisme des plus noirs quant à la société actuelle et ses humains qui ne cessent de la pousser vers le vide.

François

dispo


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