Lison Futé 2018 est arrivé !

  • À propos
  • Archives web
  • Conseils de lecture sur le Web
  • Ecrivez-nous
  • Mon Lison futé préféré
  • Téléchargements

Une fille, qui danse

Classé dans: Lison Futé 2015, Romans d'ailleurs.

barnes-fille

Julian Barnes

Mercure de France, 2013
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Aoustin
[BAR]

« Ce qui reste finalement en mémoire n’est pas toujours ce dont on a été témoin », voilà comment Julian Barnes, connu sous le pseudonyme de Dan Kavanagh pour ses romans policiers, amorce son quinzième roman.
Julian Barnes s’interroge sur nos petits arrangements avec la réalité.
Dans la première partie du livre, le narrateur, Tony, relate son amitié avec Alex et Colin et puis Adrian, Adrian Finn, ce jeune homme réservé, brillant, forçant l’admiration par son intelligence et son sens de la discipline. A l’heure de choisir une faculté, ils promettent de s’écrire et de se voir durant les vacances lorsqu’ils reviennent à Londres. Les années passent bien sûr, les courriers se font plus rares.
Tony rencontre des filles, pas faciles à séduire dans l’Angleterre des années 60 (le vent de la libération sexuelle n’étant pas encore parvenu jusqu’à eux), les demoiselles avaient donc des « zones d’exclusions », zones interdites à toute tentative de rapprochement.
Enfin il fera la connaissance de Véronica, étudiante en espagnol, amatrice de poésie, « zones d’exclusion » « zones d’exclusion ». Après plusieurs semaines, il est invité à rencontrer ses parents. Serait-ce la levée des barrages ? Pas sûr…
Dans la seconde partie, nous retrouvons Tony, la soixantaine, retraité paisible, divorcé et grand-père d’un petit-fils. Puis un jour, la lettre d’un notaire, le suicide d’un ami.
Les souvenirs refont surface. Avons-nous réellement vécu ce que nous avons cru vivre ?
Entre remords et culpabilité, Tony fera l’inventaire de sa vie, ce qui l’amènera à se questionner sur sa responsabilité et les répercussions de ses actions : « Combien de fois racontons-nous notre propre histoire ?
Combien de fois ajustons-nous, embellissons-nous, coupons-nous en douce ici ou là ? Et plus on avance en âge, plus rares sont ceux qui peuvent contester notre version, nous rappeler que cette vie n’est pas notre vie, mais l’histoire que nous avons racontée au sujet de notre vie. Racontée aux autres, mais surtout à nous-même. »

Fleur

dispo


Laisser une Réponse