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Lune l’envers

Classé dans: Bandes dessinées, France, Lison Futé 2015.

blutch-lune

Blutch

Dargaud, 2014
[BD BLU]

A la sortie du livre, Blutch écrivait : « il s’agit d’une bande dessinée d’anticipation, ou alors de SF, mais comme on dirait « science fantasmatique ». Nous sommes ici dans la situation paradoxale et coutumière d’un ouvrage qui décrit une autre époque que la sienne, et qui pourtant finit par être le reflet de son temps. J’ai traversé deux années et demie avec mes personnages, et peu avant la rédaction de ces lignes, je les ai quittés. Mon opinion à leur sujet est confuse. Ce que je sais, c’est qu’ils vivent et meurent dans un monde où l’on ne sait pas pourquoi on travaille, ni même ce qu’il advient du produit de ce travail. Ce monde est celui des animaux humains. »
Ces quelques lignes résument bien le sentiment de confusion, qui loin de rebuter, nous saisit à la lecture de Lune L’envers. Si l’histoire se déroule certes dans le futur, c’est un futur où l’aspect d’anticipation n’a rien de scientifique, mais appartient tout entier au fantasme, la logique narrative à l’œuvre est une logique de rêve où la manifestation même des personnages paraît fluctuante (on pense par exemple au film de Resnais Je t’aime, je t’aime).
Nous suivons Lantz (sorte de double de Blutch, qui a ses traits), célébrissime auteur de la bande dessinée Le Nouveau Nouveau Testament, un best-seller absolu sur lequel toute l’économie paraît reposer. Seulement, nous le trouvons au beau milieu d’une crise existentielle et d’inspiration, en prise avec la multinationale tyrannique qui l’emploie. Mais ce début aux teintes autobiographiques finit par vite déraper et se télescoper avec l’apparition du même personnage, mais plus jeune, différent, comme en rêve. Et comme en rêve, l’intrigue évolue par sauts, télescopages et coq-à-l’âne en distillant une logique interne qui paraît nous échapper tout en nous laissant l’impression d’une étrange familiarité.

Félix

dispo


1 Réponse à Lune l’envers

  1. Roberto I. Petzer

    Moi, je préférais quand Blutch faisait de la bédé…

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