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Mon traître

Classé dans: France, Lison Futé 2010.

chalandon

Sorj Chalandon

Grasset, 2008
[CHA]

Antoine, jeune luthier parisien, découvre l’Irlande du Nord en 1974. Il tombe aussitôt amoureux de ce pays. Bientôt, il rencontre des militants de l’IRA et épouse leur lutte. Il se lie plus particulièrement à Tyrone Meehan, figure charismatique de la lutte. Le coup de foudre pour l’homme renforce celui qu’Antoine éprouve déjà pour ce pays et son combat.
Antoine raconte alors les bières partagées, la fraternité, la lutte, les allers-retours Paris-Belfast, la tristesse et la colère de ce pays, ses livres et sa musique, son amitié avec Tyrone Meehan.
Sauf… Sauf qu’au détour de ces récits, on découvre les interrogatoires de Tyrone Meehan. Tyron le leader est un traître, « retourné » par l’armée britannique à qui il livre des informations.
C’est souligné dans le titre : Mon traître est bien un « roman ». Mais ô combien nourri de la réalité historique puisque Sorj Chalandon, journaliste, se lia lui-même d’amitié avec Denis Donaldson, leader dont on apprit en 2005 qu’il avait vingt ans durant été une taupe pour le compte des Britanniques.
Plus encore que l’histoire de l’IRA ou d’un traître, l’intérêt du roman tient à sa manière de faire vivre le mystère d’un homme, de questionner la vérité, le mensonge, de tenter de trouver la juste mesure du pire. La réussite toute particulière de Mon traître tient dans sa capacité à montrer et questionner un homme en évitant tout jugement moralisateur.

Marion

dispo

1 Réponse à Mon traître

  1. Maïa Kovski

    J’ai moi aussi été happée par ce roman. Il décrit très bien l’exaltation qu’on peut ressentir pour une cause, tout comme l’admiration sans borne pour ceux qui l’incarnent, et la déception aiguë lorsque l’un d’eux vient à nous décevoir.
    On commence la lecture de mon traitre avec une vision un peu naïve et pittoresque de l’Irlande : les collines verdoyantes parsemées de moutons et de petits murets blancs, la musique qui fait vibrer les salles sombres des pubs, l’émotion suscitée par les grandes dates de l’histoire de l’indépendance, et peu à peu cette vision enchantée s’efface : la misère de Belfast devient de plus en plus gluante, le soupçon de trahison ternit l’image des héros, et la cause, en perdant de sa pureté, devient moins évidente : si même les héros trichent, faut-il encore prendre le risque de verser son sang ?

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