Ma mère était une très belle femme

Classé dans: Bande dessinées, Lison Futé 2010.

villiers

Karlien de Villiers

Çà et Là, 2007
Traduit de l’allemand par Florence Quillet
[BD VIL]

A nouveau l’Afrique du Sud va être le centre du monde cet été.
A nouveau des yeux, des millions d’yeux, seront braqués sur ce grand pays africain.
Cet été nous sommes tous les invités de Mandela, sur cette terre chargée d’Histoire, à l’occasion de la coupe du monde de foot.
Mais avant le coup d’envoi de ce festival de la balle ronde, je souhaiterais vous parler de cette BD, Ma mère était une très belle femme. Une BD autobiographique de la jeune illustratrice sud africaine, Karlien de Villiers. L’occasion de se remémorer les affres de l’Apartheid à travers les yeux d’un enfant. Karlien de Villiers revient sur son enfance en tant que jeune fille dans une famille raciste d’Afrikaners dans les années soixante-dix, quatre-vingt.
Une passionnante BD où sont mêlées avec finesse l’histoire individuelle et collective. Elle revient sur cette Afrique du Sud où le racisme et la ségrégation raciale faisaient force de loi. Elle, la petite fille blanche qui ne connaît de son pays que sa banlieue blanche chic du Cap où elle grandit et ce que la TV diffuse à longueur de journée.
Avec cette BD, elle revisite l’histoire de sa famille, une famille de la classe moyenne, un père universitaire, une mère, ancienne top-modèle, au foyer. Les parents se séparent, la famille se déchire. Son départ pour Londres afin de fuir l’atmosphère familiale de plus en plus pesante.
La longue maladie de sa mère puis sa mort. Son retour au Cap pour renouer avec sa famille puis son éloignement final.
Un récit authentique où son histoire personnelle et familiale se fondent dans l’histoire de son pays. Un regard intéressant à découvrir au moment où l’Afrique du Sud s’apprête à être terre du monde et de toutes les couleurs alors qu’il n’y a pas si longtemps un régime haineux et ségrégationniste y régnait en maître absolu.
La lecture de Ma mère était une très belle femme est agréable et enrichissante. Karlien de Villiers nous porte loin, très loin, avant de nous déposer, ravis, sur la dernière case. La balle, pardon, le livre est entre vos mains.

Mohamed

dispo

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