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Les Carnets du sous-sol

Classé dans: Classiques, Lison Futé 2011, Romans d'ailleurs.

dostoievski

Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski

Actes Sud, 1992
Traduit du russe par André Markowicz
[DOS]

Il faudrait attendre un jour d’automne, plutôt vers la fin, lorsque les jours commencent à se faire petits. Il faudrait attendre ce jour d’automne, puis encore cette heure précise où la lumière n’est plus qu’une rémanence, un souvenir sur la surface de la pupille. Enfin, pour que cela soit parfait, un petit crachin qui viendrait frapper aux carreaux. Voilà, nous y serions, d’un pas léger et souriant il serait temps d’ouvrir Les Carnets du sous-sol.
« Je suis un homme malade… Je suis un homme méchant. » Par ces mots s’ouvre le monologue d’un narrateur sans nom qui porte les plaies de son siècle. Dostoïevski le laisse parler, le laisse déverser sa bile et sa haine sur ce 19ème siècle russe dans lequel les puissances ancestrales et religieuses sont grignotées au niveau des chevilles. Siècle qui voit émerger la puissance de la raison et des sciences. Et le narrateur de se lamenter. Que deviennent « le  beau et le sublime » auxquels il est tant attaché ? Que devient le libre arbitre et la volonté si l’homme n’a plus qu’à se soumettre au pouvoir de la raison et des sciences ? La morale, le bien et le mal, déchiquetée par l’homme rationnel.
Il ne faut pas se méprendre, Dostoïevski ne s’est pas lancé dans un essai sur la métaphysique de son temps. Il y a plus, beaucoup plus dans le sous-sol ; un homme pris au piège dès son plus jeune âge d’une société qui le rejette, une société dont les moteurs se nomment honneurs, carrière et salaire. Sa lucidité qui porte à la folie, son auto-analyse sarcastique, son regard cynique constituent le mur inébranlable qui le sépare des autres, de l’Autre. Il gémit, hurle, menace d’agir mais il se trouve à chaque fois reconduit à ses ruminations. Toute tentative d’aller vers l’autre est un acte d’impuissance et de frustration.
Mais pourquoi est-il aussi méchant ? Parce que !!!

Stéphane

dispo

4 Réponses à Les Carnets du sous-sol

  1. Bernard Bonne

    J’ai moi-même commis il n’y a guère un cahier du garage où je recensais toutes les interventions mécaniques sur mes différentes deuchevo de 1989 à nos jours. Edité à compte d’auteur, il m’en reste 728 exemplaires–je n’ai pas une bien grande famille–que je tiens à votre disposition!

  2. oui oui

    Bonjour Bernard, vous n’avez rien sur les belles autos rouge et jaune ?

  3. Nikolaï Gavrilovitch Tchernychevski

    Fedodor Mikhaïlovitch mon p’tit frère…

  4. badi

    on vit tous chacun dans son propre sous sol.

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