Lison Futé 2019 est arrivé !

  • À propos
  • Archives web
  • Conseils de lecture sur le Web
  • Ecrivez-nous
  • Mon Lison futé préféré
  • Téléchargements

Mémoires de Géronimo

Classé dans: Documentaires, Lison Futé 2009.

geronimo

Géronimo

La Découverte, 1994
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Martine Wiznitzer
[973.1 GER]

« Ca y est, John Wayne, t’as remis tes boots ! Ca sent l’cramé à l’ouest du Pécos ?!
- Ah, la moquerie, tout de suite… sache, vil béotien, que Géronimo est un grand chef de guerre, et un homme médecine respecté.
- Hugh !
- Pauvre type !
- Bon allez, fait ton pitch, comme on dit dans les cercles parisiano-parisiens.
- C’est un sacré numéro Géronimo, une sorte d’ennemi public numéro un, chef de guerre, responsable de raids des deux cotés du Rio Grande, avec une prédilection pour le Mexique, dont il hait les habitants. C’qui est fascinant dans ses Mémoires, c’est la réalité du raid apache : on part à quatre ou cinq, à pied, des fois on revient avec un troupeau de boeufs, des chevaux, des vivres et des couvertures, mais trois fois sur quatre, Géronimo revient tout seul et la tribu l’a plutôt mauvaise… Et puis il y a l’homme blanc, l’Américain est fourbe, il massacre, on peut pas lui faire confiance. Le pire, c’est le Mexicain, le vieux dit d’ailleurs que s’il était plus jeune, il irait encore en tuer avec sa bande.
- Pourquoi, il aime pas le chili con carne ?
- Nan, ils ont juste massacré sa femme, ses enfants et sa mère.
- C’est sûr, ça crée des inimitiés !
- En même temps, Géronimo tue aussi des gars (mais pas leur famille) pour leur piquer des vivres ou juste leurs chevaux. Des fois il les scalpe, mais uniquement quand ce sont des guerriers. D’autres fois, des régiments de cavaleries entiers attaquent son camp, et lui et ses braves se défendent avec des flèches, des lances puis des cailloux quand ils n’ont plus de lances ni de flèches.
- C’est pas les vacances Jet Tour sur la Costa Brava !
- Et Géronimo nous raconte tout ça d’un ton égal. Malgré les traductions (de son dialecte en anglais, puis de l’anglais en français) on entend sa voix, une voix de vieux qu’en a vu des vertes et des pas mûres, et qui au soir de sa vie remet tout à plat. Et puis y’a les notes et ça c’est pas mal non plus. Barret fait plein d’erreurs dans ses notes, ce que Turner lui reproche dans les siennes, ce qui produit quelques bas de pages assez comiques…
- Ah, quand même, c’est vrai quoi, c’est quand même chouette de bien s’marrer ! »

Emmanuel T.

dispo

Laisser une Réponse