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Le moulin de Pologne

Classé dans: France, Lison Futé 2017.

giono-moulin

Jean Giono

Gallimard, 1953
[GIO]

« C’est pas possible, c’est une obsession, un pari… tu vas mettre un Giono dans chaque Lison Futé, c’est du harcèlement !…
Bah, des auteurs, quand t’en tiens un bon, tu le lâches pas trop. On a dit que Giono était à l’origine du roman de terroir, c’est pas faux, mais c’est un peu réducteur et, du coup, tous ceux qui ont une aversion prononcée pour Les Grives ne mangeront plus les merles dans les champs de l’année du Certif’ se disent « Ah, Giono, c’est pas pour moi, c’est un écrivain du terroir. » Mais c’est juste pas vrai. C’est comme si on disait que Faulkner était un écrivain régionaliste parce que ses romans se passent tous dans le même coin du Sud des Etats-Unis…
Si tu le dis ! Et il se passe où son Moulin de Pologne, à Cracovie ?
Bah non, dans une sous-préfecture pas identifiée qui ressemble farouchement à Manosque.
On n’en sort pas…
Bah si, justement. C’est pas parce que ça se passe dans son bled que le Jeannot est le Jean-Pierre Pernod (à consommer avec modération) de la littérature. Bon là, le fait est que, pour raconter son histoire, il prend sa voix de paysan matois et chafouin, tout en circonlocutions. Le moulin de Pologne va nous raconter un mariage (je te dis pas entre qui, je spoile pas) une famille, en prenant bien des bons détours pour bien, à la fois, nous expliquer et nous embrouiller. Et pour ça, c’est un colosse le Jeannot ! Il te raconte le truc et tout le temps qu’il te le raconte, tu te dis, « Ah, mais qu’est-ce qu’il m’embrouille là ? Où ça va son bidule ? » et à la fin quand tous les fils se rejoignent dans sa pelote, tu te dis, « Ah madré (ah bah oui, parce que tu chopes des habitudes de langage que t’avais pas avant avec ce type là) c’est une brute ce garçon ». C’est pire qu’un thriller.
A ce point là ?
Oui, même encore plus fort, il arrive à te faire des révélations dans les trois dernières lignes et là tu te dis, « Mais il abuse, il aurait quand même pu nous en parler plus tôt, c’est un coquin », mais tu pardonnes, tellement il est fort…
Eh ben, ça m’a l’air d’être quelque chose. Vivement le Giono de l’an prochain. »

Emmanuel

dispo


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