Les clochards célestes

Classé dans: Lison Futé 2007, Romans étrangers.

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Jack Kerouac

Gallimard, 2003 (première édition 1957)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Saporta
[KER]

« Dharma est le mot sanscrit pour Vérité. Il peut aussi être traduit par le Devoir, ou la Loi. The Dharma Bums/clochards célestes, est l’histoire surprenante de deux jeunes américains qui font de bon cœur l’effort pour connaître la Vérité avec de gros sacs sur le dos, vagabonds de la côte Ouest se baladant et escaladant les montagnes pour aller méditer et prier et cuisiner leurs aliments simples, et plus loin vivre dans des cabanes et dormir sous les étoiles de la Californie. Bien que profondément religieux, ce sont aussi des êtres humains pleins de fougue qui font l’amour aux femmes, qui se délectent de poésie, de vin, de bonne cuisine, de joyeux feux de camp, de la nature, de voyage, et de l’amitié. Le héros est le jeune Japhy Ryder, poète, montagnard, bûcheron, savant orientaliste et boudhiste zen convaincu, qui enseigne à son ami Ray Smith, passager clandestin des trains de marchandise, la voie du Dharma et l’emmène au sommet d’une montagne où les erreurs communes de ce monde sont laissées loin derrière et où un sens nouveau d’une parenté purement matérielle est établi avec la terre et le ciel. Japhy et Ray s’aventurent dans les montagnes et sur les sentiers et puis ils descendent alertes vers la ville de San Francisco pour enseigner ce qu’ils ont appris, mais la ville ne les entendra pas. Il en résulte des orgies, un suicide, du jazz, des fêtes dingues, de l’auto-stop, des histoires d’amour, de la fureur et de l’ignorance mais les Vagabonds de la Vérité retournent toujours à la solitude et à la paisible leçon du désert. Dans ce nouveau roman, Jack Kerouac se sépare du mouvement « bohême » de la Beat Generation et conduit ses lecteurs vers une conception « de la compassion consciente et continue » et vers une trêve paisible dans la compréhension du paradoxe de l’existence. Le Dharma en soi ne peut jamais être vu, mais il est senti dans ce livre. C’est le plus étrange des contes et cependant un récit honnête, vigoureux, décrivant un excitant mode de vie au sein du désespoir moderne. Les pages que déroule le roman sont remplies de descriptions originales des High Sierras, des High Cascades, du Nord-Ouest, du Sud, du désert et de la route américaine. A travers ces pages passent des clochards, des blondes, des chauffeurs de camion, des poètes, des chasseurs, des prédicateurs noirs, des Mexicains, des bibliothécaires, des chiens de chasse, des enfants, des concierges, des gardes forestiers, des bûcherons, des cow-boys et des penseurs zens d’une variété déroutante et délicieuse pendant que l’histoire fonce pareille à la vie vers la conclusion. Lisez lentement et voyez. » Jack Kerouac
Lisant ce projet de quatrième de couverture que Kerouac écrivit lui-même, je ne pouvais imaginer dire mieux et pensais aussi qu’en avant goût du livre, on aurait déjà le plaisir de savourer la limpidité et l’essentielle simplicité de son écriture lumineuse.

Isabelle G.

dispo

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