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Les yeux dans les arbres

Classé dans: Lison Futé 2001, Romans d'ailleurs.

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Barbara Kingsolver

Rivages, 1999
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillemette Belleteste
[KIN]

Amis lecteurs, ne fuyez pas devant ce ” pavé ” de 600 pages, vous risqueriez de passez à côté d’un excellent livre ! Les yeux dans les arbres raconte l’histoire mouvementée du Congo des années 60 à la fin des années 80 à travers l’épopée d’une famille d’un pasteur baptiste américain envoyé comme missionnaire dans ce pays. L’originalité de ce roman tient au fait qu’il se présente sous la forme d’un journal (intime) à cinq voix articulé autour de citations bibliques. Ces voix, féminines en l’occurrence , sont celles de la ” tribu ” Price ; seule restera muette la voix du père, Nathan, trop occupé sans doute à prêcher la bonne parole de Dieu auprès d’indigènes païens et indisciplinés… Ces personnages nous font découvrir le Congo de l’intérieur dans toute son africanité mais à travers le filtre de la personnalité de chacun.
Je vous présente donc Ruth May, la petite dernière mais non la moindre, précoce et débrouillarde au destin tragique.
Leah, pleine d’une sagesse quasi philosophique et qui sera celle qui comprendra le mieux l’Afrique.
Sa jumelle Adah, infirme mais qui possède en même temps des facultés intellectuelles étonnantes comme celle de lire les mots à l’envers ( srevne ‘l à stom sel eril ).
Rachel, l’aînée, préoccupée avant tout par sa petite personne…
Orleanna, la mère, courageuse, qui se débat dans les pires difficultés pour maintenir sa famille à flot au milieu d’un pays dévasté.
Le père, enfin, comme déconnecté de la réalité et uniquement obsédé par son désir de rallier les populations africaines à Dieu Tout Puissant…
Au fil des pages, on suit l’histoire du Congo devenu Zaïre mais aussi celle de la famille Price et on finit par éprouver de la sympathie pour certains de ses membres. Ma tendresse va donc particulièrement à Adah qui semble être aussi la préférée de l’auteur qui achève son roman par son récit…
Barbara Kingsolver possède ce talent de nous faire aussi aimer un pays le plus souvent misérable car écrasé sous le poids de dictatures violentes. Mais les pires atrocités sont décrites ici dans une langue si belle avec de purs moments de poésie qu’on en oublie la dure réalité d’un régime totalitaire. Les yeux dans les arbres fait partie de ces romans que l’on dévore mais, sitôt la dernière page lue, on regrette déjà de l’avoir si vite terminé …
En conclusion , si vous ne deviez prendre qu’un seul livre dans vos bagages, prenez donc celui-là !

Isabelle B-C

dispo

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