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Vodka, pirojki et caviar

Classé dans: Lison Futé 2015, Romans d'ailleurs, Romans policiers.

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Monica Kristensen

Gaïa, 2014
Traduit du norvégien par Loup-Maëlle Besançon
[RP KRI]

L’Archipel de Svalbard se situe à la limite de l’Océan Arctique et de l’Océan Atlantique au large de la Scandinavie. Sous souveraineté norvégienne depuis un traité de 1920, les citoyens de divers pays y ont le droit d’exploiter les ressources naturelles sur un pied d’égalité. Une sorte de colonie autonome russe s’est donc installée sur l’île principale. Toute l’activité et l’administration de cette colonie reposent sur l’activité minière. Dernière précision : la température moyenne annuelle est de -5,7 °C
Ces données géographiques (recueillies dans Wikipédia car je n’avais aucune connaissance de l’existence de cet archipel et de sa spécificité administrative avant la lecture du livre) ne sont pas seulement exposées pour expliquer pourquoi il est souvent question de consommation abusive de vodka dans ce polar mais surtout parce qu’elles façonnent la psychologie des personnages.
L’inspecteur Knut a du mal à se remettre de sa cuite de la veille, quand il est appelé à se rendre dans l’établissement minier russe suite au décès d’un des responsables du syndicat des mineurs. Isolé par la tempête dans la colonie minière (on ne peut s’y rendre que par hélicoptère), il doit enquêter sur un meurtre malgré toute la mauvaise volonté de l’administration qui a gardé de l’époque soviétique son bureaucratisme et son culte du secret.
On assiste à un véritable « huis clos » au grand air dans une colonie qui se délabre à vue d’œil (l’exploitation du charbon n’est pas au mieux de sa forme et une partie de la ville est laissée à l’abandon). L’enclavement dicté par les conditions météorologiques renforce le sentiment d’enfermement. L’ambiance est vraiment très pesante, le froid semble figer la vie de la ville et de ses habitants. Le lecteur, à l’image du policier Knut, se laisse vite imprégner par cette atmosphère lourde et anxiogène.
Glaciologue et expéditrice, Monica Kristensen nous offre un polar psychologique de haute volée. Sa connaissance de l’Arctique contribue beaucoup à apporter l’anxiété nécessaire à l’ambiance de ce genre de roman.

Bruno

dispo


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