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Long John Silver

Classé dans: Lison Futé 2003, Romans d'ailleurs.

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Björn Larsson

Livre de poche, 2001
Traduit du suédois par Philippe Bouquet
[LAR]

1742, Madagascar. Long John Silver, au crépuscule de sa vie, avant de s’embarquer pour son dernier grand voyage, entreprend de rédiger pour l’édification des masses : La relation véridique et mouvementée de sa vie et de ses aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité (c’est le sous-titre du livre, à la mode du dix-huitième siècle). On y apprendra comment l’homme a perdu sa jambe, pourquoi il est surnommé Barbecue, comment il devint un homme sans attaches, comment, clandestin à Londres, il rencontra Daniel Defoe, auteur de Robinson Crusoë, qui écrira sous le pseudonyme du capitaine Johnson, L’histoire générale des plus fameux Pirates (sic). Au début, ces mémoires sont écrits pour servir de matériel à Defoe, mais au cours de leur rédaction, le vieux forban à la retraite reçoit par bateau un exemplaire d’un livre d’un de ses anciens compagnons d’aventure, un certain… Jim Hawkins. Il entreprend de lui répondre.
Bjorn Larsson est malin. Plutôt que de confronter une version Silver à la version Hawkins de l’Ile au trésor, et ce faisant produire un texte qui risquait d’être bien pâle face au mythe qu’est devenu le livre de Stevenson, il occulte ce passage. Selon Silver, l’aventure est assez bien contée par Hawkins, mais ce dernier n’a pas saisi la personnalité de l’unijambiste.
Il y a un vrai bonheur chez Larsson à écrire un texte comme on les écrivait au siècle des Lumières, avec force de détails, avec les formules et les expressions certifiées d’époque. Pour son plus grand plaisir, le lecteur partage durant cinq cents pages la vie des proscrits de la mer, de ces hommes véritablement libres (et la liberté, c’est pas facile tous les jours !) à une époque où ils n’étaient pas légion (ils ne le sont d’ailleurs toujours pas). Le vieux Silver mélancolique et fier, mais aussi drôle et rusé, nous parle du loup indomptable, et indompté, qu’il a été. C’est un conteur né. C’est ce qui a fait sa force.
On sent déjà le vent du large et les embruns qui nous fouettent le visage. Appareillons pour les mers du sud, pour la chasse et la ripaille, pour le feu et la foudre du canon ! Accompagnons Flint, Silver et tous les autres pour un dernier baroud d’honneur !..

Emmanuel

dispo

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