Lison Futé 2019 est arrivé !

  • À propos
  • Archives web
  • Conseils de lecture sur le Web
  • Ecrivez-nous
  • Mon Lison futé préféré
  • Téléchargements

Les évangiles du lac

Classé dans: France, Lison Futé 2009.

maulin

Olivier Maulin

L’Esprit des péninsules, 2008
[MAU]

Il y a deux ans, Olivier Maulin publiait un premier roman déjanté (En attendant le roi du monde) où il racontait le périple d’un couple franco-portugais, qui décidait de quitter la banlieue parisienne pour s’installer à Lisbonne, « le » nouvel Eldorado. La migration devenait un périple en pays chaman et le roman complètement loufoque. Ce second livre est dans la droite ligne du premier.
Cette fois, c’est un publicitaire parisien qui part s’installer au fin fond des Vosges, région minée par la reconversion industrielle. Le « héros » (si l’on peut dire) s’appelle Pierre Martineau. Il incarne tout ce qu’on peut imaginer du Parisien trentenaire, râleur et désœuvré. Mais voilà qu’à l’occasion de ce week-end dans les Vosges, il entre plus ou moins de plein gré dans un ordre destiné à sauver les esprits de la nature…
Autour de lui, les personnages secondaires sont hauts en couleur avec une serveuse qui dirige une armée de lutins, un curé en lutte contre le paganisme, un troll qui cite Aristote, un vieux contrôleur SNCF adepte du socialisme mystique parce que « le socialisme, sans la mystique, c’est comme une bière sans bretzel, c’est vulgaire et désolant ».
Au final, Olivier Maulin nous offre une nouvelle fois une fable hilarante et caustique. On attend avec impatience son troisième roman, puisque En attendant le roi du monde et Les Evangiles du Lac font partie d’un triptyque.

Marion

dispo

2 Réponses à Les évangiles du lac

  1. Aline

    De deux choses l’une, soit le style et l’histoire d’Olivier Maulin vous insupporteront dès les premières lignes soit je vous rirez du début à la fin et vous passerez votre temps à revenir en arrière pour retrouver une formule, l’apprendre par coeur, vous la tatouer.
    Ca vaut le coup d’essayer non?

  2. waroch

    C’est dans le pas sérieux en apparence que se niche le très sérieux, parait-il… Olivier Maulin sait très bien ce que veut dire “métapolitique”. Fondamentalement, ce livre peut se résumer comme un cri de haine contre la modernité, en surface comme chez Houellebecq, en profondeur comme chez Guénon, et surtout une déclaration d’amour au paganisme éternel. Le but de Maulin, dont on devine à peu près qu’il lui est arrivé de lire quelques essayistes des plus incorrects, est bien évidemment de “réenchanter le monde”, de sabrer huit ou neuf siècles de progressisme chrétien devenu fou. Dialoguiste hors pair, formidable de dérision, Olivier Maulin décrit la lente descente aux paradis d’un pauvre con de parisien qui partage son temps entre pétasses flippées et petites tafioles qui roulent du cul dans une boite de pub à la con, et qui décide de tout larguer, et de s’enfoncer dans le lac qui mène à l’autre monde…

    Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire sur ce livre, notamment sur l’ébauche d’une possible réconciliation entre catholicisme réactionnaire et paganisme des bois, sur le dos de la modernité…

    Pour conclure, je dirais : un très très grand roman.

Laisser une Réponse