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Une mort qui en vaut la peine

Classé dans: Lison Futé 2018, Romans d'ailleurs.

pollock-mort

Donald Ray Pollock

Albin Michel, 2016
Traduit de l’anglais (États Unis) par Bruno Boudard
[POL]

1917. Quelque part entre la Géorgie et l’Alabama. Les frères Jewett profitent de la mort de leur père - qui leur promettait le paradis et une place au banquet céleste (The Heavenly Table, titre original du livre) en échange de leur labeur quotidien et gracieux - pour se lancer dans la lucrative carrière de hors-la-loi. À quelques centaines de miles de là, dans l’Ohio, Ellsworth et Eula Fiddler s’inquiètent de l’alcoolisme précoce de leur fils Eddy. Pendant ce temps, les États-Unis s’apprêtent à entrer en guerre. Tout ce petit monde, et bien d’autres encore (un inspecteur des latrines publiques, un tueur psychopathe, un tenancier de boxon ambulant, j’en passe et des meilleurs), va se retrouver autour de Meade, Ohio et du centre d’entraînement de Camp Pritchard, et ça va faire un sacré bazar.
La vision de l’humanité d’une noirceur absolue de Donald Ray Pollock n’empêche pas l’humour. Ni la péripétie. Ni même une certaine tendresse. La rencontre de ces destins pitoyables dans une Amérique de fin de western donne une sorte de version comique de La horde sauvage (The Wild Bunch, Sam Peckinpah, 1969) qui croiserait la route d’Elmore Leonard et d’un vieux nanar avec Steve McQueen inspiré d’un roman de Faulkner qui ne l’était pas beaucoup au moment de l’écrire - inspiré - (The Reivers, Mark Rydell, 1969). Si on a tous quelque chose en nous de Tennessee (comme disait feu Joni), Donald Ray Pollock, lui, pourrait être un avatar du vieux William (Faulkner, je précise, non pas que je doutasse de ton attention, ami.e lecteur.rice, mais c’est un chouia le bazar à ce stade de ma notice, il faut bien l’avouer - du coup, avoue toi-même, ami.e lecteur.rice, que t’avais pas bien connecté le vieux William et Faulkner deux lignes au-dessus et qu’au mieux, tu te demandais ce que Shakespeare (ou Lemeyrgie) venait faire ici, hein, sois honnête un peu) sur un versant comique, assez peu exploité par le Nobel d’Oxford, Mississippi* (qui, il faut bien le dire, n’était pas le king de la déconne).

*= oui, il s’agit une nouvelle fois de William Faulkner. Rassure-toi, ami.e lecteur.rice, Une mort qui en vaut la peine est bien plus facile à lire que ma notule, même s’il est approximativement 700 fois plus long.

Emmanuel

dispo


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