Lison Futé 2017 est arrivé !

La voie martienne et autres nouvelles

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Isaac Asimov

J’ai Lu, 1978
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Lawa Tate
[RSF ASI]

Hilder, populiste terrien qui aspire au pouvoir, n’en finit pas de stigmatiser les « parasites » de Mars et des autres colonies spatiales qui vivraient au crochet de la Terre. Son crédo pour arriver au pouvoir : stopper les fournitures d’eau aux planètes sœurs qui pillent la précieuse ressource ! (l’eau étant le moyen de propulsion des vaisseaux). Les Martiens devront se soumettre au joug de la Terre ou mourir. Refusant… Lire la suite

La nuit, le jour, et toutes les autres nuits

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Michel Audiard

Denoël, 1978
[AUD]

Il fut un temps, pas si lointain mais semblant une autre époque, où on pouvait entendre tel un lancinant refrain, évident et intemporel, là de toute éternité : ” …avec des dialogues de Michel Audiard “. Je l’entends encore par la voix de Pierre Tchernia, nécessairement lui et pas un autre. On pense aux Tontons flingueurs, Barbouzes et autres Singe en hiver, ainsi qu’à Blier, Ventura, Gabin, Blanche etc., tous impeccables dans le maniement du dialogue signé Audiard… Lire la suite

Enfance berlinoise

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Walter Benjamin

Maurice Nadeau, 1978
Traduit de l’allemand par Jean Lacoste
[BEN]

« O colonne de la Victoire, gâteau doré parfumé aux épices de mon enfance »
A Berlin, tout visiteur passant sous l’arche de la Porte de Brandenburg voit, au bout de la perspective triomphante de la rue du 17 Juin, la Colonne de la Victoire, piquant sur la place de la « grande étoile », au coeur du « jardin des animaux » (Tiergarten). A l’époque de Walter… Lire la suite

Stratégie pour deux jambons

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Raymond Cousse

Serpent à plumes (Motifs), 1978
[COU]

Vivre et penser comme des porcs titre un récent pamphlet. Quoi de plus naturel pour un cochon qui a si bien intériorisé sa condition (citoyen ordinaire) et son destin (la charcuterie) qu’il les revendique, pourfendant avec opiniâtreté les atteintes - et jusqu’aux moindres objections - à l’ordre légitime des choses et des idées. Mieux qu’une longue analyse, cette fable édifiante et pleine d’humour révèle l’aliénation derrière l’expression du bon sens, la résignation derrière les certitudes… Lire la suite

Des mules et des hommes : une enfance, un lieu

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Harry Crews

Gallimard (Noir), 1978
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Philippe Garnier
[CRE]

Harry Crews a grandi dans un bled du fin fond de la Georgie, état misérable et outrageusement raciste du sud des Etats-Unis, en plein cœur de la Grande Dépression. A cette époque, à cet endroit, survivre est une gageure, surtout quand on a autant de chance que le petit Harry, qui a les articulations qui se bloquent ou qui tombe dans une gigantesque marmite d’eau bouillante. Mais il

Le dernier baiser

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James Crumley

Bourgeois (10/18), 1978
Traduit de l’anglais (États-Unis)
[RP CRU]

C.W. Sughrue est détective privé, et il doit retrouver, escorter et surveiller Abraham Trahearne, écrivain alcoolique et lunatique, flanqué d’un bouledogue biturin et pétomane. Tout ça pour ramener le vieux Trahearne à la maison où l’attendent sa femme, son ex et tout un sac d’embrouilles.
James Crumley sait indéniablement écrire un roman noir, avec ce qu’il faut de désillusion, de morgue et de “gai désespoir”, de personnages cassés (”fêlés” aurait… Lire la suite

Substance mort

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Philip K. Dick

Denoël, 1978
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Robert Louit
[RSF DIC]

Dans une Amérique post-hippie, Fred est un agent de la brigade des stupéfiants,
incognito derrière son « complet brouillé » qui préserve son identité même à ses employeurs, il est chargé de faire plonger Bob Actor en infiltrant son entourage, tous accrocs à la substance M. La substance Mort, puissante drogue qui pourrait faire oublier à Fred que dans le civil il se nomme Bob Actor.
Ce coup ci… Lire la suite

La Position du tireur couché

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Jean-Patrick Manchette

Gallimard, 1978
[RP MAN]

Martin Terrier est un tueur à gages froid, sec et précis. Après un dernier contrat, il décide de raccrocher et, fortune faite, de retourner au pays retrouver l’amour de ses vingt ans. Mais rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu.

Jean-Patrick Manchette use d’un style froid, sec et précis, délesté de toute graisse inutile. Des phrases courtes, un refus de la psychologie, un style fait de faits ( justement) — grandement inspiré par… Lire la suite

Je me souviens

Brainard perecbrasseur

Joe Brainard

I remember (je me souviens)

Actes Sud, 2002
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Chaix
[E BRA]

Georges Perec

Je me souviens
Les choses communes I

Hachette, 1978
[E PER]

Roland Brasseur

Je me souviens encore mieux de Je me souviens
Notes