Lison Futé 2017 est arrivé !

Little Big Bang

barbash

Benny Barbash

Zulma, 2011
Traduit de l’hébreu (Israël) par Dominique Rotermund
[BAR]

Le héros de cette fable désopilante, un brave père de famille israélien, se trouve trop gros. Il décide de faire un régime. Après plusieurs tentatives infructueuses, il semble enfin avoir trouvé le régime qui lui redonnera un corps de jeune homme : le régime tout olive. Malheureusement, à force d’ingurgiter des olives, il avale un noyau. Quelques jours après cet incident, des feuilles sortent de son oreille : un olivier très joli a pris racine… Lire la suite

Quelqu’un avec qui courir

grossman

David Grossman

Seuil, 2003
Traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech
[GRO]

Cet été-là, Assaf, seize ans, travaille à la mairie de Jérusalem ; sa mission consiste à retrouver le propriétaire d’un chien errant. Cette quête l’entraîne dans un périple inattendu, à la recherche de Tamar, une jeune fille mystérieusement disparue. Le chien facilite les rencontres qui s’enchaînent. D’abord un moment délicieux, hors du temps, en compagnie d’une vieille nonne isolée depuis cinquante ans dans un monastère. Ses yeux s’éclairent à l’évocation… Lire la suite

Une femme fuyant l’annonce

grossman-une-femme

David Grossman

Seuil, 2011
Traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen
[GRO]

Avec son fils Ofer, soldat âgé de 20 ans, Ora a prévu de faire une randonnée en Galilée. Mais une opération militaire d’envergure se prépare et Ofer se porte volontaire. C’en est trop. Ora fuit Jérusalem, la guerre, la peur du lendemain en compagnie d’Avram, l’ami intime qu’elle arrache de la torpeur. Ora marche et laisse jaillir sa souffrance. Elle parle particulièrement d’Ofer, de son frère Adam et d’Ilan, son mari, qu’Avram… Lire la suite

Un cheval entre dans un bar

grossman-cheval

David Grossman

Seuil, 2015
Traduit de l’hébreu par Nicolas Weil
[GRO]

On imagine la scène : le café aménagé pour accueillir un stand-up, le public assis à table consommant à sa guise est venu pour rire, s’amuser. Dovale, seul au milieu de la salle, enchaîne les blagues, les prouesses, les histoires personnelles qu’il tourne en dérision. Applaudissements. Parfois, il s’interrompt, se crispe, semble souffrir mais le public s’en aperçoit à peine ou l’invective. Dovale poursuit, il se met en quatre pour… Lire la suite

Les gens indispensables ne meurent jamais

amir-gutfreund-les-gens-indispensables-ne-meurent-jamais

Amir Gutfreund

Gallimard, 2007
Traduit de l’hébreu  par Katherine Werchowski
[GUT]

N’en déplaise à un article paru récemment dans Le Monde des Livres, ce roman foisonnant et humaniste n’est pas un « livre consolateur » et ne propose pas une « vision enjolivée » de la Shoah même s’il y a une mise à distance, un décalage entre le langage officiel sur la Shoah et les personnages du roman. L’auteur nous démontre l’amour qu’il porte à ses personnages, ces gens qu’il côtoyait au quotidien.
Ici ce sont les grands-pères (issus… Lire la suite

Retour à Haïfa et autres nouvelles

kanafani

Ghassan Kanafani

Sindbad, 1997
Traduit de l’arabe par Jocelyne et Abdellatif Laâbi
[KAN]

Ce recueil de nouvelles de Ghassan Kanafani est très agréablement traduit par Jocelyne et Abdellatif Laâbi. Toutes écrites dans les années 60, elles furent éditées en France en 1997. Elles esquissent des images très variées : quatre personnes partagent le compartiment dans un train vers Téhéran, un des passagers se souvient de son amie Leïla ; un professeur de musique traverse régulièrement la

La deuxième personne

kashua-deuxieme-personne

Sayed Kashua

L’Olivier, 2011
Traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche
[KAS]

La deuxième personne est un récit passionnant qui raconte deux mondes, deux histoires parallèles intimement liées.
D’un côté un riche avocat arabe vivant dans le quartier juif de Jérusalem tombe sur un mot d’amour que sa femme aurait adressé à un certain Yonatan. Fou de jalousie et persuadé qu’elle le trompe, il entreprend une enquête pour retrouver cet homme, investigation qui va se muer en véritable obsession.
De l’autre côté un travailleur… Lire la suite

Suzanne la pleureuse

kimhi

Alona Kimhi

Gallimard, 2001
Traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech
[KIM]

L’héroïne - et narratrice - trentenaire, vit seule avec sa mère, en vase clos, menant une vie routinière sans voir grand monde, traumatisée depuis la mort de son père qu’elle aimait tant. Passionnée de poésie et de sculpture, elle vit dans une espèce d’enfermement rempli de l’amour de sa mère - mère qui seule comprend pourquoi sa fille a un jour rejeté son âme et son corps au point de… Lire la suite

Une disparition inquiétante / La violence en embuscade / Les doutes d’Avraham

mishani-disparition1mishani-violence2mishani-doutes3

Dror Mishani

Tome 1 : Une disparition inquiétante
Tome 2 : La violence en embuscade
Tome 3 : Les doutes d’Avraham

Seuil, 2014, 2015, 2016
Traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz
[RP MIS]

Les trois premières… Lire la suite

Ailleurs peut-être

oz

Amos Oz

Gallimard, 2006
Traduit de l’hébreu par Judith Kauffman
[OZ]

Dans les années soixante-dix, une communauté d’immigrés polonais et allemands vit dans un kibboutz près de la frontière jordanienne. Amos Oz peint un tableau tendre et critique emmenant le lecteur tel un visiteur-observateur dans le kibboutz où il fera la connaissance des différents acteurs.
Les plus importants du roman sont Reouven Harich et sa fille Noga, belle adolescente de seize ans ainsi que la famille Berger, la mère Bronka et… Lire la suite

Douleur

shalev-douleur

Zeruya Shalev

Gallimard, 2017
Traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz
[SHA]

Iris a été gravement blessée dans un attentat il y a dix ans. Alors qu’elle vaque à ses occupations, une remarque de son mari lui rappelant le jour anniversaire la fait basculer dix ans en arrière : l’explosion, la douleur, les opérations qu’elle a dû subir et tous les « si » qui auraient pu lui éviter le drame. Et puis au cours d’une visite dans un centre anti-douleur, elle… Lire la suite

La meilleure façon de grandir

shalev

Meir Shalev

2 terres, 2004
Traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen
[SHA]

Raphaël  le narrateur s’adresse à sa soeur pour évoquer ses souvenirs, les anecdotes de sa vie, étonné d’être encore vivant alors que tous les hommes de sa famille sont morts dans des circonstances tragi-comiques. Il est toujours élevé - à cinquante-deux ans - par la « Grande Femme », surnom qu’il a donné à sa sœur, sa mère, grand-mère et ses deux tantes de Jérusalem, qui se demandent bien… Lire la suite