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Le destin miraculeux d’Edgar Mint

Classé dans: Lison Futé 2002, Romans d'ailleurs.

udall-destin-miraculeux-dedgar-mintBrady Udall

Albin Michel (Terres d’Amérique), 2001
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michel Lederer
[UDA]

Tiens, ce titre me rappelle vaguement quelque chose. Décidément, l’année 2001 en aura connu des destins dont les qualificatifs se terminent par -eux ! Et puis, sans aller jusqu’à dire “ mélie, Edgar, même combat ”, je remarque que ces deux personnages sont animés d’un même dessein (à défaut de connaître le même destin) : Amélie veut faire le bonheur des autres, c’est fabuleux. Quant à Edgar, il cherche à soulager la conscience du facteur qui lui a roulé sur la tête avec sa jeep quand il avait sept ans et s’est enfui, désespéré, le croyant mort. Sauvé, Edgar l’a été. C’est miraculeux.
Hélas, le miracle s’arrête là car l’enfance d’Edgar est un cauchemar : après son accident, il est abandonné à l’hôpital par sa mère, une jeune Indienne tombée dans l’alcoolisme par désespoir.
Edgar passe ensuite quatre ans dans un pensionnat qui “ récupérait les rebuts du système scolaire du Bureau des Affaires indiennes et faisait office de dépotoir pour fauteurs de troubles, laissés pour compte, délinquants, enfants abandonnés, malades mentaux et orphelins comme moi. (…) Hormis nos cheveux noirs et notre peau présentant toute une palette de bruns, nous n’avions en commun que d’être là parce que personne d’autre ne voulait de nous.”
Ce passage laisse présager l’horreur et la solitude vécues par Edgar tout au long de ces quatre années. Les scènes de sévices orchestrés par une bande de durs sont à la limite de l’insoutenable. D’ailleurs, Edgar se suicide. Mais, pour la deuxième fois de sa jeune existence, il est miraculé. Il quitte le pensionnat, adopté par une famille de Mormons, dans l’Utah. Nous venons de dépasser la page 300 de ce livre foisonnant et nous respirons enfin, car nous croyons que le destin d’Edgar va basculer, devenir … fabuleux, pourquoi pas ?
Et bien, non. Pour cela, il faudra attendre la page 510 (le roman en comporte 545). La fin est un véritable rebondissement, là on pense à John Irving et on se dit qu’Edgar l’orphelin pourrait bien être le petit frère spirituel d’Amélie et de Garp !

Marie-Christine

dispo


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