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Insoupçonnable

Classé dans: France, Lison Futé 2009.

viel

Tanguy Viel

Minuit, 2006
[VIE]

Le roman s’ouvre sur un banquet nuptial. Henry Delamare, commissaire priseur de son état, porte un toast à Lise, sa jeune épouse. Les convives rient et portent leur coupe de champagne à leurs lèvres. Ces noces ressemblent à tant d’autres. Pourtant, on a d’emblée l’impression que quelque chose boîte dans cette famille bourgeoise provinciale à la Chabrol. Peut-être est-ce l’absence mystérieuse d’Edouard, le frère d’Henry, qui met la puce à l’oreille, ou encore le regard un peu trop incestueux de Sam pour la mariée, sa sœur, en principe. De fraternité et de loyauté, il est beaucoup question dans ce drame intimiste à suspense dont le lecteur ressort étourdi. Il faut dire que l’écriture singulière de Tanguy Viel, belle, rythmée et quasi cinématographique,  sert cette mascarade avec virtuosité.

Katia

dispo

10 Réponses à Insoupçonnable

  1. Ariane D.

    C’est étonnant un livre de Tanguy Viel : on ne sait jamais s’il s’agit d’une badinerie sans conséquence, ou si le drame va vous tomber dessus. Alors on sourit et on grince un peu des dents en même temps. La lecture est rafraîchissante et met mal à l’aise à la fois…
    Et c’est vrai, Tanguy Viel a un sens incroyable du rythme.
    Bref, il faut lire Tanguy Viel.

  2. Robert

    Je m’inscris en faux. Tanguy Viel, c’est trop pas bien : on sent le type qui se regarde écrire et qui trouve ça super. Ca sent l’ripolin et les plans au cordeaux. La littérature, pour moi, ça doit quand même un peu sentir le dessous de bras et la bière éventée, voire la chèvre éventrée. Trop propret le Tanguy Viel, aucun risque de risquer quoique ce soit chez ce type là. Enfin, c’que j’en dit, hein!

  3. Odile Croc

    Cher Robert, je vous soupçonne de n’avoir jamais lu de romans de Tanguy Viel de votre vie ! Mais bon, votre petite phrase sur les effluves de la littérature est marrante, pourrez-vous venir la répéter cet hiver quand Tanguy Viel viendra rencontre le public noiséeen à la médiathèque ?

  4. Robert

    Oh, là, mademoiselle, j’ai lu son premier roman, le Black Note, et ce fut bien dur de parvenir à la fin de sa (malheureusement pas assez) courte pagination! Quant à lui avouer de visu que sa prose m’ennuie, je ne vois pas bien l’intérêt : je ne pense pas luifaire changer de style!!!

  5. Robert

    ah, ça vous la coupe hein! Ca bronche plus!

  6. Ariane D.

    Moi je veux bien causer sauf que j’ai pas lu “Black Note” et que tu n’as pas lu “Insoupçonnable” alors je sais pas si on parle vraiment de la même chose.
    Évidemment que Tanguy Viel ce n’est pas de la littérature qui “sent sous les bras”… Ce n’est pas du côté du questionnement métaphysique, ou de l’ironie, mais je dirais que c’est du côté de la malice. Et ma foi, il me semble que c’est parfois plus difficile d’être malicieux qu’ironique. Ce n’est pas “boulerversant”, mais c’est sur le fil entre la lecture agréable et quelque chose qui gratouille. Et ma foi, c’est déjà pas mal.
    Et ce que certains nomment propret, c’est ce que j’appellerais bien écrit…

  7. Robert

    Ah, oui, bien écrit, comme les rédactions collègiennes! C’est une idée de la littérature! Permettez moi de ne pas la partager!

  8. Jérôme

    Robert, il est un brin chafouin on dirait. Il préférerait pas Cherokee de Jean Echenoz, par hasard ?
    Enfin moi, je ne connais pas les livres de Tanguy Viel.
    Par contre j’aimais bien Tanguy et Laverdure.

  9. Robert

    bah si, évidemment, un bouquin où au terme d’une poursuite impitoyable un type se retrouve à jouer de la contrebasse en slip dans la cour ensoleillé d’une ferme en ruine aura toujours ma préférance. Je suis resté vieille France…

  10. Odile Croc

    En réponse à Robert, il me semble que quand on est “vieille France” on accorde au féminin l’adjectif “ensoleillé” et on écrit plutôt “préférence” que “préférance”.

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