Lison Futé 2017 est arrivé !

Ma mère, musicienne est morte de maladie maligne à minuit, mardi à mercredi, au milieu du mois de mai mille977 au mouroir Memorial de Manhattan

Classé dans: France, Lison Futé 2013.

wolfson

Louis Wolfson

Attila, 2012
[WOL]

Né au début des années 30 aux Etats-Unis, Louis Wolfson est diagnostiqué schizophrène dès l’adolescence. Interné, traité par électrochocs, il conçoit une haine farouche de sa langue maternelle. Il fabrique alors un baladeur pour se couper des bruits et de la langue de ses compatriotes et apprend plusieurs langues étrangères (français, allemand, russe et hébreu). Il invente alors une nouvelle langue qui imite l’anglais à partir de mots étrangers de son et de sens approchants. Au milieu des années 70, il publie un livre chez Gallimard, Le Schizo et les langues, qui expose les procédés de cette langue et son usage. L’ouvrage devient culte et Wolfson est adulé par Queneau, Deleuze ou Foucault.
Ma mère, musicienne… est le second texte de Louis Wolfson. Pas théorique mais autobiographique cette fois, on suit Louis Wolfson dans les 16 mois qui précèdent la mort annoncée de sa mère. On découvre ses déambulations dans New-York, sa passion pour les paris hippiques, on retrouve aussi au quotidien les conséquences de sa maladie, ses paranoïas, son rapport à la langue.
On l’aura compris tout est ici hors du commun : l’auteur, le texte, l’histoire de ce livre. Et on sort de cette lecture dérouté et fasciné.

Marion

dispo


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