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Littérature étrangère |
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Dorothy Allison
Retour à
Cayro |
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Retour à Cayro Belfond, 1999 Les cris, les coups. Delia a sauvé sa peau en quittant, dix ans plus tôt, Clint, un mari brutal, monstrueux. Avec Randall, guitariste rock dont elle est tombée amoureuse, elle a fui en Californie. Cissy est née. Marie-Christine |
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Léviathan Actes Sud, 1992 " Il y a six jours, un homme a été tué par une explosion au bord d'une route, dans le nord du Wisconsin. Il n'y a pas eu de témoin, mais on pense qu'il était assis à côté de sa voiture garée sur l'herbe quand la bombe qu'il était en train d'assembler a sauté par accident. " Emmanuel |
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Tombouctou Actes sud, 1999 Traduit de l'anglais (États-Unis) Tout un roman écrit par un chien ? Absurde, puéril, impossible, me direz-vous… C'est oublier le talent de Paul Auster qui évite ces écueils et relève le défi avec brio dans son incroyable roman Tombouctou où un chien raconte la vie décalée, étonnante et drôle de son maître Willy. Isabelle |
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Cœur de chien Champ Libre, paru en 1971 URSS 1925. Sous l'égide du parti bolchevik, la Russie accouche au forceps d'une société inédite. Le docteur Preobrajenski, éminent généticien moscovite, participe à sa manière à l'édification de l'humanité nouvelle. A la recherche de sujets pour ses expériences saugrenues, ses collaborateurs lui dégottent un clébard galeux et moribond, bête immonde à laquelle il greffe l'hypophyse et les glandes génitales d'un prolétaire décédé. L'opération réussit, mais l'enthousiasme est de courte durée. Car la créature se révèle vite incontrôlable et échappe bientôt aux démiurges. Passe encore que l'atavisme de ses origines canines provoque des comportements peu civils et incompatibles avec la vie en société. Au terme du processus d'humanisation, c'est à l'inverse ses exigences humaines, trop humaines, qui causent soucis et moult tracas aux apprentis sorciers. Le constat est cruel mais sans appel : il n'y a aucune mesure entre l'être de perfection rêvé et son incarnation monstrueuse. Dilemme : peut-on raisonnablement espérer rééduquer la chose ou doit-on se résoudre à la détruire ? Bruno |
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Jack Frusciante a largué le groupe Seuil, 1997 " Le tout est de doser sentiment et style, le tout est de réunir la rage impromptue du punk et l'enregistrement jazz le plus rigoureux, pour commencer la plus grande révolte de tous les temps. " C'est ainsi que s'expriment le refus du compromis avec le monde des adultes et le désir de rupture du " mec Alex ", un adolescent de l'Italie du début des années 90 en quête de relations authentiques au sein d'une société qui s'acharne à les rendre impossibles. Le récit de ses amours, de ses frasques et de ses révoltes épouse le tempo d'un rock aussi versatile que ses états d'âme. Bruno |
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Bestiaire magique Laffont (Pavillons), 1994 D'où vient cette force étrange qui nous envoûte ligne après ligne, nous enfonçant dans un univers dense limpide et poétique, le tout en quelques pages ? Ce recueil de nouvelles ne nous donne pas la réponse. Chaque texte déstabilise, nous faisant basculer dans une autre réalité pourtant bien familière. Dino Buzzati sait nous prendre et longtemps après le point final, ses mots nous habitent dans un ultime souffle. Marie-Jo |
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Le dernier mousse Phébus, 1996 A l'âge de 15 ans Alejandro s'embarque clandestinement sur le " Baquedano " - une corvette à voile de la marine de guerre chilienne. Il veut devenir marin comme son père disparu en mer et retrouver son frère embarqué il y a longtemps et dont sa mère n'a plus de nouvelles. Pas un mot de trop dans ce roman fulgurant où Coloane dépeint la vie abrupte des marins dans les eaux fracassantes de l'extrême sud du Chili. Pas un mot qui ne cingle comme des déferlantes lorsque survient la tempête. Coloane nous dit la vie solidaire de l'équipage et par la voix d'Escobedo, le charpentier de bord, conte l'étrange récit de la " Léonora " - bateau maudit - relaté devant les mousses tenus en haleine. Un livre qui nous happe l'esprit et le corps, nous transporte à l'extrême pour nous larguer pantois et heureux au point final. Muriel |
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Les heures Belfond, 1999 Trois unités de lieu : New-York, Londres, Los Angeles ; trois unités de temps : fin du XXe siècle, 1923, 1949 ; trois femmes : l’une est éditrice, l’autre écrivain, la troisième est mère au foyer. Ce roman est composé de trois histoires entremêlées et reliées par un jeu de correspondance dont la cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages. Marie |
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Sarah et le Lieutenant français Seuil, 1969 1867, Lyme Regis dans les Cornouailles. Charles Smithson, rentier et collectionneur de fossiles marins, est un bon bourgeois victorien, rentier et conservateur, malgré un penchant pour les thèses de M. Darwin -- qui, à l'époque, sont loin de faire l'unanimité -- fiancé à Ernestina Freeman, " délicate Aphrodite de sucre filé ". Sarah Woodruff est une jeune préceptrice, mais c'est avant tout une fille perdue, une paria soupçonnée d'avoir eu des relations plus qu'amicales avec un lieutenant français, ce qui fait d'elle une outcast -- qualificatif qui revient souvent à son égard dans la version originale du roman, qui est proprement intraduisible (mais traduit parfaitement son statut), on peut tout de même préciser que " out " veut dire " hors de " et que " cast " est assez parlant. Emmanuel |
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Légendes d'Automne Laffont (Pavillons), 1979 Trois courts romans constituent le recueil Légendes d'Automne. Emmanuel |
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Le soleil se lève aussi Gallimard (Folio), paru en 1926 Jake Barnes est un Américain à Paris. Journaliste expatrié, il va de bar en bar, du petit blanc du matin aux calvas du soir. Autour de lui gravite toute une faune d'expatriés qui ont tous leur blessure, et qui la noient dans la fête -- l'autre titre du livre est Fiesta -- et l'alcool. Emmanuel |
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Confession du pécheur justifié Gallimard (L'Imaginaire), 1981 Si tous nos actes, les bons et les mauvais, ne peuvent infléchir les décrets éternels de Dieu, le rachat comme la perte sont impossibles, et un homme dont la rédemption est inscrite de toute éternité dans le Livre ne saurait pécher. Robert Cowan a été choisi par Dieu. Il le sait depuis toujours et vit dans la certitude hautaine de son élection. Lorsqu'il fait la connaissance d'un étrange personnage aux dons surnaturels, l'état de grâce se fait volonté messianique : le parfait devient le " pécheur transcendant ", celui que ne refrène plus aucun interdit et qui, justifié par avance, sous l'empire de l'Écriture et l'emprise de son mentor, ne recule devant aucune vilenie - mensonges, calomnies, zizanies, meurtres - dans l'accomplissement de sa " grande œuvre de purification ". Mais un doute s'insinue qui le plonge dans la confusion et l'effroi : annonce de sa déchéance et de sa perte… ou de son salut, c'est selon. Bruno |
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Mèmed le mince Gallimard, 1976 Il n'y a pas si longtemps en Turquie, à travers les plaines et montagnes de l'Anatolie, les hommes des villages cultivaient la terre les pieds nus dans les chardons. Les deux tiers des récoltes étaient prélevées par l'agha (chef du village) quand cela n'était pas plus. L'oppression et la misère étaient grandes. Mèmed le mince - un jeune garçon qui vit seul avec sa mère - s'élève peu à peu contre l'injustice et la terreur que fait régner Abdi Agha. Obligé de fuir son village après avoir attenté à la vie de l'agha et tuer le neveu de celui-ci, il deviendra bandit, mais un bandit d'honneur, célèbre dans toute la contrée, craint par les riches, aimé des pauvres. Muriel |
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L’Homme qui voulait vivre sa vie Belfond, 1998 Un coup de folie et tout bascule : Ben, jeune avocat brillant, marié et père de deux petits garçons, se retrouve meurtrier de l’amant de sa femme. Pour sauver sa peau, il plaque tout. Après avoir lui-même organisé sa mort accidentelle, il endosse l’identité de sa victime et part dans le Montana " vivre sa vie ". Mais, peut-on faire table rase du passé ? Et à quel prix ? Marie-Christine |
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Kim Gallimard, paru en 1902 " Kim était Anglais. Quoique le teint brûlé comme celui de n'importe quel indigène, quoiqu'il employât de préférence l'idiome du pays et parlât sa langue natale avec une sorte de chantonnement hésitant et cassé, … Kim était un blanc, un blanc pauvre parmi les plus pauvres… sa mère, d'abord bonne d'enfants dans la famille d'un colonel, avait épousé plus tard Kimball O'Hara, jeune sergent [d'un] régiment irlandais… " Emmanuel |
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La montagne magique Fayard, 1985 Parti rendre une visite de courtoisie à son cousin soigné dans un sanatorium suisse (le Berghof), Hans Castorp, un jeune ingénieur hambourgeois, subit " l'atmosphère envoûtante " et irréelle du lieu. Il y séjournera sept ans, au cours desquels il évolue au sein d'un monde bigarré où les protagonistes sont autant d'archétypes d'un monde finissant, dont la culture et les valeurs vont sombrer dans la catastrophe de la Grande Guerre. Bruno |
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Douce compagnie Rivages (Bibliothèque étrangère), 1998 Croyez-vous aux anges ? Pourtant la narratrice en a rencontré un, et bien que très sceptique au départ, aidée en cela par sa profession de journaliste, dans un magazine people de Bogotá, elle en tombera follement amoureuse. Dominique |
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Push Seuil (Points), 1997 Precious Jones, 16 ans, a déjà un enfant, Mongo, une fillette trisomique. C’est son père le père. Il la viole régulièrement, ça dure depuis des années. Precious est noire, pauvre, grosse, sans amis. Elle sait à peine lire et, quand le livre commence, elle est virée de l’école parce qu’elle est à nouveau enceinte. Marie-Christine |
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Histoire de Milad qui partit pour manger à sa faim pendant vingt et un jours Actes Sud (Cactus), 1998 Roman, récit ou conte des Mille et une nuits, sans doute un peu des trois à la fois, l’histoire de Milad refusée en 1968 par les éditeurs syriens, est enfin publiée trente ans après. Fabienne |
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Le liseur Gallimard, 1997 " Aurais-je dû chercher plus loin, chercher le papier, chercher la cause de la fureur d'Hanna, la cause de mon désarroi ? " Lis-moi quelque chose, garçon ! " Elle se serra contre moi, et je saisis Le propre à rien d'Eichendorff et repris ma lecture là où je l'avais laissée la dernière fois. " Dominique |
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Le Voyage de Felicia Phébus (D’aujourd’hui / étranger), 1996 Felicia vomit sur le ferry qui l’emmène en Angleterre. Amoureuse de Johnny qui l’a mise enceinte, elle a quitté la veille son village irlandais en cachette avec un seul objectif : retrouver Johnny. Hélas, c’est bien connu, Johnny n’est pas un ange, il a menti à Felicia qui le croit ouvrier dans une usine de tondeuses à gazon alors qu’il s’est engagé dans l’armée anglaise. Très vite, Felicia se retrouve seule, sans argent, dans un pays étranger. Proie facile pour les mauvaises rencontres, elle est prise au piège par l’apparente gentillesse de Hilditch, personnage inquiétant et malsain. Le Voyage de Felicia est une descente aux enfers au ralenti qui n’épargne au lecteur aucune accalmie. Roman d’apprentissage, roman social, c’est aussi un roman à suspense, noir comme les villes industrielles frappées par la crise et le chômage Marie-Christine |
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Sinouhé l’Égyptien Gallimard (Folio), 1977 " Moi, Sinouhé, fils de Senmout et de sa femme Kipa, j’ai écrit ce livre. Non pas pour louer les dieux du pays de Kemi, car je suis las des dieux. Non pas pour louer les pharaons, car je suis las de leurs actes. C’est pour moi seul que j’écris. […] Car tout ce qui a été écrit jusqu’ici l’a été soit pour les dieux, soit pour les hommes. […] Et ce qui a été écrit l’a été sur l’ordre des rois ou pour flatter les dieux et pour induire frauduleusement les hommes à croire ce qui n’est pas arrivé. Ou bien à penser que tout s’est passé différemment de la réalité. Que de la part de tel ou tel dans les événements est plus grande ou plus petite qu’en vérité. […] Tout recommence et il n’y a rien de nouveau sous le soleil, l’homme ne change pas, quand bien même ses habits changent et aussi les mots de sa langue. En effet, les hommes tourbillonnent autour du mensonge comme les mouches sur un gâteau de miel, et les paroles du conteur embaument comme l’encens, tandis qu’il est accroupi dans le fumier au coin de la rue ; mais les hommes fuient la vérité. " Yann |
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Le temps de l'innocence Flammarion, paru en 1920 Newland Archer est fiancé à May Welland. Tous deux font partie de la bonne société new-yorkaise de la fin du dix-neuvième siècle. Un soir, alors qu'ils assistent à un opéra français dont " le texte allemand…, chanté par des artistes suédois, [a été] traduit en italien afin d'être plus facilement compris par un public de langue anglaise ", il retrouve une cousine qui, partie faire un mariage en Europe avec un noble polonais, en est revenue et -- malheur à elle -- envisage de divorcer. Scandale chez les heureux du monde. D'abord pour la protéger, Newland va se rapprocher d'elle et découvrir une personne qui se moque des conventions qui ont régi sa vie à lui. Bien sûr il va tomber amoureux d'elle.
Évidemment leur amour est impossible… parce qu'il n'est pas convenable. Emmanuel |