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Littérature française |
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Simone
de Beauvoir Une mort très douce : récit |
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Une mort très douce : récit Gallimard (Blanche), 1964 A la suite d’une chute, la mère de Simone de Beauvoir se retrouve à l’hôpital pour une opération du col du fémur. Les médecins décèlent un cancer très avancé. La convalescence se transforme en agonie. Quelques semaines hors du temps pendant lesquelles Simone et sa sœur se relaient au chevet de leur mère. L’importance des derniers moments, quand chaque parole même banale prend sens, quand chaque geste a valeur de symbole. Simone sait que la mort de sa mère est inéluctable, elle la souhaite pour que cessent les souffrances, mais cependant la redoute, prise de vertige devant cette " violence indue ". Marie-Christine |
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Berg et Beck P.O.L., 1999 Berg est éducateur dans une maison d’enfants de déportés en région parisienne. Dix ans plus tôt, en 1942, son copain Beck était arrêté avec ses parents... Marie |
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L’adversaire P.O.L., 2000 Auteur de plusieurs romans très réussis, déclinaisons du quotidien qui dérape, Emmanuel Carrère réussit avec ce livre un pari extrêmement scabreux. Marie-Christine |
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Meuse l'oubli Balland, 1999 A Fiel , petite bourgade du nord de la France, le narrateur trouve une chambre chez une veuve et s’installe des journées durant dans un bistro sur la place de l’église. On est bien sûr un peu étonné, à Fiel, de voir ce jeune homme inactif, les gens se posent des questions mais n’osent l’interroger, notamment sur ses fréquentes promenades au cimetière du
village Marie |
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Balade en tête Lo Païs (D’enfance), 1999 La poésie transmission, la poésie chanson, la poésie croquis, la poésie souvenir, celle qui se balade, pleine de douceur et de plénitude. Cette poésie que l’on offre, tant qu’il en est encore temps, aux autres, à soi, au monde pour mieux l’habiller, à moins que ce ne soit l’inverse… Poésie des rencontres et des disparitions, poésie des sens et des sentiments… Mais aussi poésie contre… Fabrice |
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Les trois mousquetaires Omnibus, paru en 1844 L’an dernier, dans la précédente sélection de Lison Futé un de mes collègues avait, parmi ses différentes notices à l’éclectisme brillant, fait le choix de citer et conseiller ardemment Vingt ans après en y vantant tous les mérites de ce grand écrivain devant l’éternel, son style brillant, son sens inné de la narration, du rebondissement, l’amusement, que dis-je la jouissance à nous raconter des histoires que jamais rien ne lasse. Et bien…je confirme, persiste (à la place de mon collègue qui ne m’en voudra pas bien entendu ) et signe ( à la mienne). Mais il faut bien commencer par le commencement, et celui-ci en l’occurrence s’intitule Les Trois mousquetaires. Je ne reviendrai pas sur les qualités de l’œuvre puisqu’elles sont innombrables (au moins autant que les péripéties qui la jalonnent). Je préfère insister sur le plaisir procuré par cette lecture au caractère jubilatoire incomparable. Fabrice |
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Eaux Le Serpent à plumes, 1999 Des nouvelles brutes, minimalistes, dans des univers quotidiens pas très gais où l’eau est omniprésente. On entre dans la vie de personnages jeunes ou vieux que la vie aurait plutôt tendance à abandonner. La seule nouvelle qui ne se finit pas directement par la mort se passe dans une bibliothèque - histoire d’amour entre la bibliothécaire et une lectrice. Fabienne |
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Je m’en vais Minuit, 1999 Je m’en vais, dit Ferrer à Suzanne. Histoire banale, me direz-vous, pas de quoi avoir le Goncourt. Et pourtant. Marie-Christine |
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Dans le miroir Gallimard (Frontières), 2000 Livre souvenir, souvenirs épars mais d’une précision implacable. Deux personnages, Louise et Jeanne, liées par l’enfance, deux destins, et leurs souvenirs, uniquement ceux dont on se " souvient ", ceux qui vous suivent, et non pas ceux qui sont entre, trop vagues, pas importants ou peut-être trop gênants, ceux avec lesquels on se réinvente une vie. C’est ce qui donne cet aspect fragmenté au récit, et qui fait sa difficulté à l’appréhender. Fabrice |
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Grâce et Dénuement Actes Sud,1997 Si vous avez envie de pénétrer dans l’univers très codé du monde des gitans, c’est exactement le livre qu’il vous faut ouvrir de toute urgence. Vous y croiserez la vieille Angeline, la mère, veuve, qui tient de mains de maître sa nombreuse progéniture. Marie |
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Un rocker de trop Balland (L'Instant romanesque), 1983 De la rock'n roll attitude, Fred " Fast Eddie " Jones a écumé tous les sentiers, sauf ceux de la gloire. Estimé, admiré même par les plus grands, il a toujours manqué le coche, desservi par un attachement fétichiste à la tradition. Car toute la musique qu'il aime, elle vient de là, elle vient du mood des sixties, l'âge d'or d'avant les sophistications électroniques, le déluge disco et le heavy rock. Has been depuis des lustres (comme on disait jadis des chevaux de retour, avant que l'expression elle-même tombât en désuétude), désormais chauve et bedonnant, dans un sursaut d'orgueil il a décidé d'en finir. En beauté de préférence. Quinze ans après les derniers échos (déjà passablement surannés) de Blue Suede Shoes, il donnera, le temps d'un ultime concert, le meilleur de lui-même. Mais le propre du loser, c'est de tout rater, même sa sortie. Bruno |
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Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part Le Dilettante, 1999 Un titre bien trouvé pour ce recueil de nouvelles à la cohérence irréprochable : on y parle que d'amour amour amour… sur un ton badin, enjoué, moqueur. Les histoires sont d'une simplicité déconcertante. Description insolente d'un vécu tellement connu, qu'on en est agacé parfois. Pourtant malgré la légèreté dont s'entoure ce recueil, Anne Gavalda vise juste, elle nous ébranle, nous interpelle. Tranches de vies déclinées au masculin, au féminin, on pense à notre frère, notre amie, notre voisin. Moins superficiel qu'il n'y paraît, ce premier livre fait rimer amour avec solitude. Et l'épilogue, véritable coup de théâtre, où l'écrivaine pour la seule fois se met en scène, ne fait que le confirmer. Marie-Jo Tous les textes de ce recueil ont le quotidien pour cadre : qu’il s’agisse d’un représentant en charcuterie stressé, d’une vendeuse en confection passionnée de lecture, d’un amoureux rivé à son portable ou d’un adolescent toujours prêt à faire la fête… ce sont toujours des personnages entièrement centrés sur eux-mêmes. L’auteur, pour nous les décrire en situation se rit souvent de leurs petits travers et prend le lecteur à partie en l’apostrophant ce qui surprend de prime abord, mais on se laisse vite convaincre par le rythme tonique et ce style acide et drôle tout à la fois. Un jeune écrivain à découvrir et à suivre… Marie |
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Coup de sabre Éditions du Rouergue, 2000
Imaginez le tableau : sur une plage balayée par le vent, un vieil homme, les jambes plantées dans le sable, un sabre à la main, découpe les vagues qui déferlent au-dessus de sa tête… Il ne dit rien, et pour cause, on lui a coupé la langue pendant la guerre d’Indochine. Depuis, Chiun-Faï (c’est son nom) s’est installé en France, il a eu une fille qui elle-même a eu deux enfants mais ce n’est pas ce qui l’a amené ici. Il recherche l’homme qui lui a enlevé la parole, il s’en souvient bien, il lui a tranché le bras droit d’un coup de sabre pendant la guerre. Seulement, il ne l’a pas trouvé. Sa petite fille Joey accompagnée de Tom son meilleur ami vont alors lui servir de guide pour assouvir sa vengeance, plus de quarante ans après… Guillaume Guéraud s’attaque coup sur coup dans ce livre aux deux guerres coloniales que livra la France aux lendemains de la seconde Guerre Mondiale : la guerre d’Indochine à travers le personnage de Chiun-Faï, et la guerre d’Algérie à travers l’oncle de Tom. Mais ce qui a intéressé l’écrivain ce ne sont pas tant les problèmes politiques et/ou philosophiques, moraux… soulevés par ces conflits mais plutôt les conséquences et le cheminement d’individus confrontés à des événements qu’ils n’ont pas contrôlés et dont les cicatrices n’ont pas disparu. L’un, Chiun-Faï, parce qu’on lui a promis que justice serait faite, n’a eu de cesse de courir après elle, sombrant dans une folie contrôlée que son " mutisme " n’a fait qu’accentuer. L’autre, l’oncle de Tom, habité par des visions cauchemardesques dont lui seul connaît la vraie nature, rongé par la culpabilité de ceux qui ont moralement perdu. Quant à Chloé et Tom, ils sont à la fois accoucheurs, rédempteurs, garants du souvenir, ce souvenir de choses qu’ils n’ont pas vécues, de choses traumatisantes, violentes, peuplées de cadavres… Que peut-on faire d’un héritage pareil lorsqu’il n’y a pas eu, comme en Allemagne après l’horreur nazie, de travail de mémoire ? Fabrice |
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Fritna Plon, 1999 " Ma mère, ne m’aimait pas. Ne m’avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire, dont je frôlais les mains, le visage, pour qu’elle me touche, m’embrasse, enfin, elle, ma mère, ne m’aimait pas " Marie |
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Catfish blues Seuil (Fictions et compagnie), 1997 Jeune Noir né sur une exploitation de coton dans le Mississipi des années 20, Théodore Roosevelt n'a qu'une seule passion : le blues. C'est d'ailleurs le titre de sa première improvisation qui lui vaudra le surnom de
Catfish. La musique raisonne durant tout le livre, son principal charme. Mais il en a d'autres, tel que l'espoir qui se dégage de bout en bout et ce malgré, la ségrégation sociale, le racisme et l'humiliation en toile de fonds. Le désir du jeune héros de connaître une autre vie au service de sa passion est porté par un enthousiasme et un acharnement communicatifs. Marie-Jo |
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La belle jardinière Le Dilettante, 1994 Sept récits, sept observations attentives de ses contemporains. Florence |
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Mademoiselle Chambon Flammarion, 1996 Mademoiselle Chambon est une jeune institutrice célibataire. Elle vient de s'installer à Montmirail, une bourgade de province. Antonio, maçon d'origine portugaise, mène une vie tranquille en compagnie de sa femme et de son fils Kevin jusqu'à ce jour de début février où il va chercher Kevin à l'école et rencontre mademoiselle Chambon. Florence |
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Les marins perdus Flammarion (Gulliver), 1997 Peut-être ce titre vous évoque-t-il une épopée marine sur des mers lointaines ? Eh bien, pas du tout ! … Les marins sont d'autant plus perdus lorsqu'ils sont sur la terre ferme. Isabelle |
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Le chameau sauvage Julliard, 1997 Halvard Sanz est un gentil garçon un peu naïf. Signe particulier : doué pour les catastrophes en série. Cependant il se rassure toujours en tirant de grandes conclusions sur ses propres expériences de la vie. Ainsi nous donne-t-il quelques " conseils pour paraître à l'aise dans un ascenseur " ou encore des dictons de son cru comme " toujours fuir à la première alerte. " Florence |
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La passion des femmes Denoël, 1986 Voilà un titre plein de promesses, derrière lequel se cache l’un des meilleurs romans de
Japrisot, qui reste, faut-il le rappeler, un des auteurs français contemporains les plus lus à l’étranger -- et dont pratiquement tous les livres ont été portés à l’écran (L’Été meurtrier, Le Passager de la pluie, Compartiment tueurs, Adieu l’ami…). Yann |
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Le baiser du dragon La fille du ciel [LAC] La très belle et très médiatique Ysabelle nous raconte ici l'épopée de la très belle Shu-Meï, fille du seigneur
Tsao, au cœur de la Chine du Xe siècle. Intrigues politiques, cavalcades échevelées, passions impossibles, orgies délirantes, violences sauvages ou perversions " raffinées ", sont au programme, pour nous conter les mœurs complexes d'une des plus vieilles civilisations que la terre ait portées. Yann |
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Archéologie du zéro Denoël (L'Infini), 1984 On sait que l'invention du zéro fut une révolution dans l'ordre des mathématiques. On connaît sans doute moins les turpitudes de sa découverte. Un archéologue exhume d'une nécropole souterraine les archives de la secte antique des Adorateurs du Zéro, ayant (sur)vécu clandestinement des siècles durant à Alexandrie. De l'intuition du nombre vide, qui soustrait l'être à lui-même et en qui tout s'annule, au culte du " Grand Corrodeur " et à son érection en " principe explicatif de toute chose ", le parcours philosophique et l'existence mouvementée de cette communauté ésotérique, démontrant par les mathématiques la destruction nécessaire de la société, pratiquant la débauche comme ascèse, et pour qui la conscience du néant équivalait au néant de la conscience, sont scrupuleusement reconstitués par un auteur-chercheur partagé entre l'empathie, l'horreur et la fascination. Tout à la fois chronique érudite, journal de recherche et " roman d'aventures métaphysiques ", l'histoire se clôt sur le récit de l'extermination de ceux qui, parce qu'ils affirmaient le néant de toute chose furent eux-mêmes anéantis, puis effacés de la mémoire des peuples. Drame historique ou fantaisie d'écrivain ? Bruno |
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Le Bal Grasset (Les Cahiers rouges), paru en 1930 Antoinette est la fille d'un couple devenu riche après un coup en bourse judicieux. Lorsque l'on est une jeune adolescente perturbée par un sang nouveau qui vous travaille le corps et l’esprit... en but à une mère qui veut enfin vivre la grande vie sans s'encombrer d'une gamine de 14 ans dans les pattes… les relations sont tendues voir cruelles - souvent - . Muriel |
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La Vie mode d’emploi : romans P.O.L., 1979 Cinq tentatives d’invitation à la lecture de La Vie mode d’emploi :
Marie-Christine |
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Terrasse à Rome Gallimard (Blanche), 2000 Comme le titre ne l'indique pas, Terrasse à Rome nous raconte la vie d'un homme graveur,
Meamus, au XVIIe siècle. Le récit fourmille de détails historiques et en ce sens, pourra satisfaire les amateurs du genre. Mais il reste l'écriture de Pascal Quignard en clair-obscur, à la fois lumineuse et ténébreuse, en symbiose parfaite avec le travail de ce graveur, dont on ne sait presque rien, si ce n'est un amour charnel qui lui vaut d'être défiguré à l'eau-forte. Cette infirmité lui ôte celle qu'il désire sans éteindre le feu qui le dévore. Marie-Jo |
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Qu’as-tu fait de ta sœur ? Grasset, 2000 Qu’as-tu fait de ta sœur ? se lit comme un thriller. C’est une journée particulière que nous raconte
Zon, une fillette ; journée où survient un événement inavouable, mais pourtant inévitable, tente de nous prouver
Zon. Les fantasmes de la fillette et la réalité se mêlent, créant ainsi une atmosphère oppressante dans des lieux sans lumière. Marie-Jo |
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Fiasco Phébus (D'aujourd'hui), 1997 Ce n'est pas tout d'échouer. Encore faut-il l'avoir voulu. Seul mérite et peut prétendre triompher en ce domaine celui qui a œuvré consciencieusement à sa perte, avec la persévérance et l'opiniâtreté d'un élève appliqué, et mis son ambition à ne pas en avoir, pour transformer l'échec en destin, le goût de la défaite en vocation. S'exercer au " métier de perdre " n'est en effet pas une mince affaire. Cela suppose autant d'obstination, de persévérance, de courage et - pourquoi pas - de talent que la poursuite de la réussite sociale. Avec à l'esprit la conscience du but qui ne le quitte jamais, le héros de Fiasco va ainsi s'acharner à " prendre le contre-pied de ce que tout un chacun valorise " : consterner son prochain, cultiver les " inimitiés sélectives ", flétrir sa réputation, ruiner sa respectabilité, attirer la réprobation générale… En un mot, " être au-dessous de tout. " La performance impose toutefois vigilance et rigueur, car il faut se garder de l'écueil qui menace les esthètes du ratage, de l'hypocrisie qui consiste à se ménager une manière d'accomplissement dans la catastrophe : " un échec, pour être total, doit être gâté par une petite victoire. " Bruno |
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Les égarés Balland, 1983 Vous partez cet été quelques jours au calme dans la grande maison retirée d'une vieille tante ? Alors n'oubliez surtout pas cette histoire romanesque et calez-vous dans un bon fauteuil près de la Comtoise. Vous vous retrouverez immédiatement projeté en Angleterre à la veille de la Seconde Guerre mondiale, dans cette atmosphère tourmentée quand seules quelques personnes se rendent compte que l'Europe se dirige vers l'effroyable. Florence |
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Maître Zacharius et autres récits José Corti (Merveilleux), 1999 Les six récits regroupés ici par J.P Picot sont une occasion, inestimable pour ma part, de redécouvrir un auteur peut-être encore sous-estimé, cantonné à un genre dont il serait un des fondateurs : la SF pour résumer
caricaturalement, genre il est vrai peu reconnu dans ce pays de littérature ! Les textes qui nous sont donnés à lire sont tous des originaux, c’est à dire que ce sont les versions non retouchées par l’éditeur de l’écrivain, à savoir Hetzel ou bien encore par son propre fils Michel qui se crut un devoir de le faire après sa mort. Une seule exception, Edom dernier récit du recueil, dont la paternité vernienne a longtemps été mise en doute mais semble avérée aujourd’hui. Je ne m’attarderai pas sur chacun de ces textes, mais sur trois d’entre eux : Fritt-Flacc, sur le thème du dédoublement, univers sombre et morbide. Les Aventures de la famille Raton, conte sur la métempsycose au sous-entendu plus ou moins graveleux. Edom, anticipation peu commune chez Jules Verne qui situait la plupart de ses textes dans un temps proche, nouvelle d’un pessimisme lourd dans laquelle l’homme est condamné à refaire sans cesse les mêmes choses d’une civilisation à l’autre jusqu’à l’ultime catastrophe. Fabrice |
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Cinéma Minuit, 1999 Dans Cinéma le personnage principal est hanté par un seul film : Sleuth titre original du Limier de Joseph Mankiewicz. Marie |
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Les Exagérés Seuil, 1989 Le 3 septembre 1986, on vole la tête de cire de la princesse
de Lamballe dans la salle de la révolution française du musée Grévin. Or,
cent quatre-vingt-quatorze ans plus tôt, jour pour jour, heure pour heure, la
tête de la suivante de Marie-Antoinette était promenée au bout d'une pique à
travers Paris. Emmanuel |