| Annie
François
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Bouquiner :
Autobiobibliographie, Seuil, 2000
Essai
Dans Lison Futé, nous vous
proposons des romans. Voici une petite exception à la règle : un 028.
Vous voilà perplexe. Mais, il faut vous préciser qu'avant de classer Bouquiner
en 028 (c'est à dire avec les documentaires sur la lecture), nous avons
longuement hésité. Car enfin, cet ouvrage aurait pu tout autant trouver
sa place parmi les romans, les biographies ou même les essais. Sans
doute, il serait même mieux sorti, car soyons francs, vous allez plus
facilement vous promener dans les rayons de romans que vers la petite
étagère des 000. En réalité, il ne s'agit là ni vraiment d'un roman,
ni vraiment d'un documentaire, mais d'une autobiobibliographie. Alors,
que faire ? Les bibliothécaires se trouvent parfois dans des situations
inextricables ! Heureusement, nous avons Lison Futé pour donner
plus de chances à ce livre, et il le mérite.
Mais, venons-en au vif du sujet. Justement, nous sommes en plein dedans,
car Bouquiner n'est pas un livre sur le contenu des livres mais sur
toutes les petites manies qui s'y rattachent. Comment les classer ? Dans
quelle position lire ? Utiliser un marque-page ou corner les pages ? Noter
ses impressions de lecture dans la marge ou s'interdire cette pratique
barbare ? A toutes ces questions, et d'autres encore, Annie François
consacre des petits chapitres savoureux dans lesquels vous vous
reconnaîtrez forcément si vous entretenez avec les livres un rapport
passionnel (et, avouons-le, légèrement névrotique).
Et finalement, une fois votre lecture terminée, vous aurez des tas
d'idées de nouvelles lectures, celles qui ont compté dans la vie d'Annie
François.
Marie-Christine
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| Michelle
Grangaud
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État
Civil : Inventaires, P.O.L, 1998
Poésie
Michelle Grangaud établit là un long
inventaire. Un inventaire de la vie. Elle décrit, elle raconte, elle
imagine, elle définit, elle se souvient, elle doute évidemment,
l'inventaire n'est jamais exhaustif.
Le texte, autant intime que généraliste donne l'impression de se
dérouler au fur et à mesure de la lecture comme s'il se développait à
nos yeux, p. 255 : " Cette nuit, j'ai rêvé du
développement du monde ". Les phrases sont en cascade, le flux
peut être déroutant, surtout ne pas essayer de faire du sens, ne pas
essayer d'extraire des fragments pour s'approprier plus facilement ce
texte abondant, débordant mais plutôt, comme lorsque l'on tombe à
l'eau, ne pas lutter, ne pas résister, se laisser porter par le courant.
Isabelle G.
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