| Peter
S. Beagle
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La dernière chanson de Sirit Byar,
Denoël (Présence du futur /Fantasy), 2000
Traduit de l’anglais (États-Unis)
La dernière chanson de Sirit Byar est la
première partie du recueil de nouvelles initialement publié aux U.S.A
sous le titre de Giant Bones, la seconde s’intitulant Le
magicien de Karakosk. Ce premier volume comporte trois récits,
indépendants les uns des autres. Le récit de Choushi-Wai, qui
ouvre le présent ouvrage, emprunte plus à l’univers du conte
merveilleux qu’à la fantasy proprement dite, mais avec bonheur. Dans
le second, L’histoire tragique des comédiens du Jiril, nous
suivons les démêlés d’une troupe de théâtre dont la future
représentation sera l’objet de toutes les ambitions, le final étant
particulièrement " théâtral ". Quant au dernier,
qui donne son nom à ce premier volume, le personnage principal est
librement inspiré par " une affection de longue date, du grand
chanteur et poète français Georges Brassens " (dixit l’auteur).
Et si les quelques extraits de chansons qui émaillent l’histoire
n’en atteignent pas le niveau, tout cela brille par sa simplicité
dans cet éloge de l’art de la chanson.
Nous voici bien loin de la fantasy traditionnelle, point de magicien aux
pouvoirs démesurés, de héros en quête de je ne sais quoi, de monde
en péril, de créature fantastique… et pourtant tout en est
auréolé, à l’exception de L’histoire tragique des comédiens
du Jiril, " pièce " tragi-comique, parfait
équilibre de bouffonnerie et de second degré. Les adeptes, les purs et
durs n’y trouveront peut-être pas leur compte, mais les autres, n’y
regardez pas à deux fois ! C’est une œuvre dont l’humour et
la tendresse feront mouche, et où les personnages vous seront
particulièrement attachants.
Fabrice
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Fredric Brown
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Martiens go home,
Denoël
(Présence du futur), 1957
Traduit de l’anglais (États-Unis)
En panne d’inspiration, Luke Devereaux, auteur de
science-fiction sans histoires, fait une rencontre totalement
bouleversante en la personne d’un petit Martien à la peau verte en
visite sur la Terre. Seul et apparemment inoffensif, c’est par un
" Salut, Toto ! " que cet être pas plus haut qu’un
enfant de trois ans entame une conversation très vite surréaliste. Car
les apparences sont trompeuses : premièrement, un milliard de ces
petits bonshommes ont investi la planète ; deuxièmement, ils sont
immatériels donc indestructibles et peuvent ainsi se glisser
partout ; troisièmement, ils sont…comment dire…ils sont
exaspérants, grossiers, impudents, moqueurs, malhonnêtes, pervers,
perfides, sadiques, ubiquistes, wisigothiques, xénophobes, j’en passe
et des meilleures ! Un vent de folie s’empare alors de la planète.
Rien ne peut se faire, se dire, sans la présence d'un de ces monstres
parasitaires.
L’univers débridé et satirique de Fredric Brown explose ici en de
joyeuses gerbes étincelantes. Fantasme voyeuriste aux accents libertaires
certains, Martiens go home ou la mise en abîme des hominidés,
ravira les lecteurs d’ordinaire hermétiques à la S.F traditionnelle.
Fabrice
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| James
Herbert
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Dis-moi qui tu hantes,
Pocket
(Terreur), 1996.
Traduit de l’anglais
Médium à l’Institut de Recherches Métapsychiques,
David Ash est renommé pour expliquer de manière rationnelle les
phénomènes dits paranormaux. Chargé par la famille Mariell d’enquêter
sur les faits étranges du manoir d’Edbrook, il se heurte pourtant à un
véritable mystère. Ceci va réveiller en lui un conflit plus intense qui
va l’obliger à faire face aux fantômes de son propre passé.
James Herbert donne ici un souffle nouveau à la hantise qui est pourtant
un thème souvent décliné. Il est considéré comme l’actuel
représentant de la terreur en Angleterre.
Céline
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| Daniel
Keyes
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Des fleurs pour Algernon,
J’ai
lu, 1972
Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
Algernon est une souris. Blanche. De
laboratoire. Sujet d’expérience. Elle n’a pas choisi. Charlie Gordon
est un jeune homme. Blanc. Apprenti boulanger. Sujet d’expérimentation.
C’est son seul point commun avec Algernon, mais lui pense qu’il a de
la chance.
Explications : C. Gordon est avant tout un simple d’esprit, sa vie
est à son image, c’est-à-dire que l’on profite bien de lui sous
couvert de lui rendre service. Sans en avoir conscience il représente un
potentiel intéressant pour des scientifiques qui viennent de mettre au
point un procédé révolutionnaire capable de décupler l’intelligence.
Cela a marché sur Algernon, cela marchera sur Charlie dont l’esprit va
alors s’éveiller au monde, bouleversant une vie alors tracée.
Pourtant, un beau jour, le comportement d’Algernon devient désordonné,
chaotique… elle décline. L’expérience a-t-elle échoué ? Ce
sursaut n’était-il que temporaire ?
Sur le thème du mythe de la caverne, Daniel Keyes décline un roman au
goût amer, une sorte de vie en accéléré. Après avoir atteint des
sommets que seuls quelques génies ont effleurés, C.Gordon replongera
dans les ténèbres, conscient de ce qu’il perd chaque jour un peu plus,
entre colère et fatalisme.
Fabrice
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| Kim
Stanley Robinson

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Mars la rouge ; Mars la verte ;
Mars
la bleue, Presses de la Cité, 1994, 1995, 1996
Traduit de l’anglais (États-Unis)
Ceux qui cherchent des petits hommes verts sur Mars
seront déçus, tout comme ceux qui pensent trouver un nouvel épisode d’Alien
ou de La guerre des étoiles. Il s’agit d’une trilogie
sur l’installation des hommes sur Mars, certes, mais pour apprécier ces
trois livres il faut aimer les longues sagas, les histoires où de
nombreux personnages aux longues destinées s’entrecroisent et… les
romans de science-fiction ! Mais la science-fiction qui s’interroge
sur l’avenir de notre civilisation, l’écologie et l’évolution
technologique, le progrès scientifique et le bonheur humain. Doit-on
transformer Mars et la rendre la plus proche possible de l’Univers
terrien, comment est-on amoureux quand on vit environ 300 ans, se
souvient-on même de ses amours de jeunesse (quand on avait 120
ans) ?… Lieu du Paradis, de tous les conflits, d’un nouveau
départ, de tous les possibles, que deviendra Mars après la colonisation
humaine ? Vous le saurez en vous attaquant à ces trois gros livres.
Amateurs de littérature minimaliste, passez votre chemin, amoureux des
livres délassants pas bêtes et qui vous tiennent un bon moment,
précipitez-vous…
Dominique
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