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Comme les univers de Vargas et de
Baudoin s’harmonisent bien ! Baudoin réussit même
l’exploit de rendre toute l’ambiguïté du physique
du commissaire Adamsberg, personnage récurrent, séducteur
chiffonné.
On n’est pas ici dans le politiquement correct, le héros
est un petit braqueur qui se trouve confronté à bien plus
fort que lui. Mais on s’attache vite à ce jeune teigneux,
à son père (enfin, l’est-il vraiment ?), à
ses frères disparates, tous liés entre eux par une loyauté
viscérale.
On regrette de s’arracher trop vite à cette famille hors-norme,
et visiblement, Adamsberg aussi, qui continue à roder autour d’eux
bien après que tout soit dit.
Muriel R.
Liens Internet :
Clair
de Bulle
Bulle
d'air |
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Enquêter sur le passé militant
de ses parents, pour un auteur, n'est pas chose aisée.
Lorsque Etienne Davodeau décide de plonger dans l'histoire militante
de ses parents, il en ressort quelques temps et pages après avec,
tenez-vous bien, une belle BD, comme on en lit si peu.
Grâce à son grand talent et à travers ses dessins
et son texte, Davodeau nous immerge dans cette région des Mauges,
au sud de la Loire, là où sont nés ses parents.
Dans ce coin de la France rurale, dominé par l'Eglise et le patronat,
Marie-Jo et Maurice, les parents de l'auteur, apprennent à résister
et mènent les luttes pour améliorer la vie des leurs. Un
parcours militant qui les mènera des premières luttes syndicales
dans les années 1950, à l'adhésion à la jeunesse
ouvrière chrétienne, de l'apprentissage de la religion à
l'église, aux premières grèves à l'usine de
chaussure, du combat de tous les jours pour l'épanouissement à
travers la troupe de théâtre, le club de foot, le centre
de loisirs, la mobilisation pour la construction d'un lycée public
dans les Mauges, à Mai 1968 et qui finit, en 1981, devant la télé,
le soir de l'élection de François Mitterrand, nouveau Président
de la République Française.
Ce soir-là ses parents se disent : "le plus dur est derrière
nous ». Davodeau nous apprend aussi que sa première BD publiée
l'a été sous forme de tracts illustrés du «
comité pour un lycée public dans les Mauges rurales".
Les mauvaises gens, ce sont Marie-Jo et Maurice, ses parents, ainsi que
tous les autres militants dans cette région catholique et ouvrière,
qui ont mené le combat pour une vie meilleure.
Quand on tourne la dernière page et que l'on ferme cette bande
dessinée, on est ravi de cette plongée dans cette époque
racontée en noir et blanc mais qui nous emplit le coeur de couleur.
De l'histoire militante de ses parents Davodeau fils a fait une belle
fresque.
Les Mauvaises gens, une belle BD à lire. Un très bon moment
de lecture qui nous réconcilie avec la lecture plaisir.
Mohamed
Il en fallait du culot pour mettre en
mots et en images la jeunesse de ses parents. Etienne Davodeau a eu cette
audace et il en résulte un hommage filial plutôt émouvant
; en toile de fond, l'histoire de ces militants de base, qui ont nourri
l'espoir d'une autre vie.
Marie-Jo et Maurice sont nés dans le Maine-et-Loire, dans cette
région appelée "les Mauges" par les gens du
cru. En 1956, Marie-Jo est âgée de quatorze ans. Issue de
milieu modeste, elle rentre à l'usine : neuf heures par jour à
fabriquer des talons de chaussures. "Rapidement j'ai été
capable de travailler plusieurs heures sans y penser du tout. J'étais
absente à moi-même." Maurice, lui, découvre
la mécanique le jour de ses quatorze ans, également pour
aider sa famille. Le mouvement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne
d'abord, et le syndicat ensuite, offrent un espace de paroles à
ces ouvriers sans considération. Le dessin précis, épuré
est particulièrement expressif quand il s'agit de représenter
un visage. A remarquer le portrait touchant de la mère, les yeux
baissés, avouant à son fils : "Tu sais, on faisait
de grosses journées. Le travail était abrutissant. On éprouvait
un besoin très fort d'en parler entre nous."
Allez-y voir de plus près ou parlez-en à Bruno, bibliothécaire
bédéphile passionné de la section adulte.
Marie-Jo
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Evene
bdparadisio
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Après Poulet aux Prunes, histoire romantique et mélancolique,
Satrapi revient à ce qui, en partie, avait fait le succès
de Persepolis.
Marjane se retrouve au milieu d’une bande de bonnes femmes, familles
ou amies, et nous fait partager les petits secrets de ces conversations
pas toujours très sages.
Commérages, confessions, on apprend sûrement beaucoup sur
les mœurs réelles qui ont cours dans les pays où
la parole des femmes est réprimée, en l’occurrence
en Iran.
De l’adultère à la chirurgie esthétique en
passant par leur rapport au monde occidental et à la sexualité,
on s’étonne de la liberté de ces conversations futiles.
On rit, on est choqué, effaré, amusé, en tout cas
on passe un bon moment en leur compagnie et on en profite pour se débarrasser
de l’image poussiéreuse qu’on se faisait de l’intimité
de ces femmes voilées et opprimées.
Barbara
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Clair
de bulle
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