Ivo Andric On connaît peu l’écrivain yougoslave Ivo Andric, pourtant il reçut en 1961 le prix Nobel de littérature et il est considéré comme l’un des grands auteurs européens du XXème siècle. Marie-Luce |
Max Aub Kitty Crowther « Je l’ai tué parce qu’au lieu de manger il ruminait. » Fabienne |
Jean M. Auel Il y a 35 000 ans, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre mais se trouve séparée de son peuple, de sa mère. Affrontant la faim, la soif et même les terribles lions des cavernes, elle finit par s’évanouir au bord d’un chemin. Manuel |
Guillermo Cabrera Infante Holy smoke a été écrit en anglais par l’écrivain exilé cubain, Guillermo Cabrera Infante, et est paru à Londres en 1985. C’est en 2000 qu’il en donne une version en langue espagnole et donc enfin en 2007, qu’un « petit » éditeur a le désir et le courage de le traduire et de le publier en français. Puro humo est à la fois une captivante histoire du tabac, un mode d’emploi à l’usage des fumeurs débutants, un récit autobiographique, une histoire de la musique cubaine, du cinéma hollywoodien, de la littérature également, tout cela crépitant comme la combustion d’un bon cigare. Tous les amateurs de havane (et Dieu ?) sont là, à commencer par l’arrière grand-père de l’auteur mort à 103 ans, sans jamais cesser d’en fumer de 5 heures du matin à 5 heures du soir. En ces temps hygiénistes où poussent les interdictions hypocrites, un ouvrage fort bien venu ! Isabelle G. |
Duong Thu Huong Si vous êtes fatigués des livres oubliés sitôt refermés, vous aimerez ce roman vietnamien, plein de bruit et de fureur. Katia |
Percival Everett Vous avez envie d’être dépaysé ? Vous rêvez de grands espaces et l’Ouest américain vous a toujours attiré ? Vous avez adoré les films Le secret de Brokeback Mountain ou L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ? Alors, ce livre est fait pour vous !! Isabelle BC |
Moris Farhi A travers treize récits, l’auteur nous raconte avec beaucoup d’humanisme les vies de ces jeunes Turcs d’origines très diverses dans l’Istanbul des années 40 à 50. Caroline |
Anne Fine Stuart Terence Olivier, dit Stol ou Stolly, est un garçon unique. Ce n’est pas un enfant abandonné, mais ses parents, accaparés par leur travail, le laissent en permanence dans la famille de son meilleur ami, Ian, fils unique lui aussi. Julia |
Rodrigo Fresan Au départ, les éditions Mondadori ont demandé à des auteurs d’écrire sur des villes, à Rodrigo Fresan a été attribuée celle de Mexico. |
Lian Hearn Le silence du rossignol (Le Clan des Otori, livre I) La trilogie du Clan des Otori entraîne le lecteur dans une quête épique, au cœur d’un Japon féodal où se côtoient poésie et violence. Alliant vengeance, traîtrise, honneur, loyauté, amour, Lian Hearn dévoile de fabuleux personnages qui, derrière des visages impassibles et des codes immuables, cachent des cœurs passionnés et des sentiments farouches. Manuel Les neiges d'exil (Le clan des Otori, livre 2) Contrairement au premier tome, Les neiges d’exil, nous entraînent au cœur même des destinées de Takeo et de Kaede. La clarté de la lune (Le Clan des Otori, livre 3) « Tu conquerras la paix en cinq batailles : quatre victoires et une défaite », voici la prophétie de Takeo, qui est plus que jamais déterminé à retrouver son nom et venger sire Shigeru avec l’aide de Kaede. Manuel |
Kazuo Ishiguro En Angleterre à la fin des années 90, Kathy, la trentaine, se remémore son enfance passée à Hailsham, une école anglaise typique, coupée du monde extérieur. Avec ses amis Tommy et Ruth, ils furent élevés dans l’idée qu’ils étaient différents, qu’ils ne pouvaient échapper au destin qu’on avait choisi pour eux. La vie y était somme toute assez banale en dehors des quelques visites très attendues de « Madame », une femme étrange qui semblait si terrifiée par les pensionnaires. Barbara |
Hiromi Kawakami Tsukiko, jeune femme célibataire de 37 ans, retrouve par hasard son ancien professeur de japonais dans un café. Celui qu’elle nomme « le maître » est veuf et retraité. Sans qu’ils ne se donnent jamais rendez-vous, ils vont se rencontrer très souvent et partager des moments simples, quotidiens, qui sont autant de petits tableaux délicats : un repas, une cueillette de champignons, une fête des fleurs… Petit à petit, ces deux êtres très différents se rapprochent et vivent une histoire d’amour. Marie-Christine |
Daniel Kehlmann Lorsque vous furetez dans une librairie sans trop d’idées précises, ce qui va vous décider dans votre choix peut sembler mystérieux. Pourtant, à bien y réfléchir, cela s’apparente à ces rencontres fortuites que la vie vous réserve parfois dans sa grande bonté. C’est un peu comme un jeu de séduction, ce livre vous plaît, il vous attire et votre intuition vous dit qu’à lui aussi vous plaisez. L’avantage avec un livre, c’est que vous pouvez vous en emparer sans risquer grand chose en retour. Au pire il vous volera un peu de votre temps, dans ces cas là on peut toujours le fermer. Donc, lorsque mon regard a croisé celui des Arpenteurs du monde, il n’a fallu qu’une fraction de seconde pour qu’il se retrouve dans mes mains. Il n’était alors plus question de le reposer, je savais que je ne serais pas déçu. Il faut dire qu’avec un titre pareil, je ne pouvais pas passer à côté… Les arpenteurs du monde. Cela a tout de suite éveillé en moi une envie de voyager, comme une invitation poétique vers l’ailleurs. Cela se joue à peu de choses parfois, car de nos jours, on parlerait plus volontiers de géomètres topographes, terme plus technique, plus rêche, une invitation à laquelle je n’aurais pas nécessairement répondu, même si je n’ai rien à reprocher aux géomètres. Fabrice |
Jack Kerouac « Dharma est le mot sanscrit pour Vérité. Il peut aussi être traduit par le Devoir, ou la Loi. The Dharma Bums/clochards célestes, est l’histoire surprenante de deux jeunes américains qui font de bon cœur l’effort pour connaître la Vérité avec de gros sacs sur le dos, vagabonds de la côte Ouest se baladant et escaladant les montagnes pour aller méditer et prier et cuisiner leurs aliments simples, et plus loin vivre dans des cabanes et dormir sous les étoiles de la Californie. Bien que profondément religieux, ce sont aussi des êtres humains pleins de fougue qui font l’amour aux femmes, qui se délectent de poésie, de vin, de bonne cuisine, de joyeux feux de camp, de la nature, de voyage, et de l’amitié. Le héros est le jeune Japhy Ryder, poète, montagnard, bûcheron, savant orientaliste et boudhiste zen convaincu, qui enseigne à son ami Ray Smith, passager clandestin des trains de marchandise, la voie du Dharma et l'emmène au sommet d’une montagne où les erreurs communes de ce monde sont laissées loin derrière et où un sens nouveau d’une parenté purement matérielle est établi avec la terre et le ciel. Japhy et Ray s’aventurent dans les montagnes et sur les sentiers et puis ils descendent alertes vers la ville de San Francisco pour enseigner ce qu’ils ont appris, mais la ville ne les entendra pas. Il en résulte des orgies, un suicide, du jazz, des fêtes dingues, de l’auto-stop, des histoires d'amour, de la fureur et de l’ignorance mais les Vagabonds de la Vérité retournent toujours à la solitude et à la paisible leçon du désert. Dans ce nouveau roman, Jack Kerouac se sépare du mouvement « bohême » de la Beat Generation et conduit ses lecteurs vers une conception « de la compassion consciente et continue » et vers une trêve paisible dans la compréhension du paradoxe de l'existence. Le Dharma en soi ne peut jamais être vu, mais il est senti dans ce livre. C’est le plus étrange des contes et cependant un récit honnête, vigoureux, décrivant un excitant mode de vie au sein du désespoir moderne. Les pages que déroule le roman sont remplies de descriptions originales des High Sierras, des High Cascades, du Nord-Ouest, du Sud, du désert et de la route américaine. A travers ces pages passent des clochards, des blondes, des chauffeurs de camion, des poètes, des chasseurs, des prédicateurs noirs, des Mexicains, des bibliothécaires, des chiens de chasse, des enfants, des concierges, des gardes forestiers, des bûcherons, des cow-boys et des penseurs zens d’une variété déroutante et délicieuse pendant que l’histoire fonce pareille à la vie vers la conclusion. Lisez lentement et voyez. » Jack Kerouac Isabelle G. |
John King Faisant suite à Football factory, dans lequel John King nous dressait le portrait d’un hooligan supporter de Chelsea, mais aussi de l’Angleterre post-thatcherienne, l’auteur continue de peindre sa fresque sur la culture prolétarienne, dans la lignée d’un Ken Loach romancier. Ici, il nous dresse le portrait d’une bande de vieux potes, la division Q comme ils se nomment, sorte d’ados éternels, dont une bonne partie du temps est consacré aux matchs de football du week-end, aux beuveries au pub et à parler des filles. D’ailleurs, ne vous méprenez à la lecture des premières pages où il n’est question que de ça, et de la manière la plus crue, sur le propos de ce roman. Si le sexe est une des grandes préoccupations de notre fameuse bande au point d’avoir institué un championnat dont le décompte est fonction de la performance, l’auteur s’attache plus, au travers de ces cinq potes, à décliner comme autant de facettes cette « jeunesse » britannique au langage cru et aux manières brutes dans une Grande Bretagne qui socialement ne l’est pas moins. Fabrice |
Washington Irving C’est lors d’un séjour prolongé en Europe que Washington Irving, travaillant pour l’Ambassade des Etats-Unis à Madrid, puis partant pour l’Andalousie, écrivit ces contes en 1832. Ami de Poe, de Mary Shelley, fortement influencé aussi par les contes populaires allemands, il avait déjà publié des nouvelles : La Légende de la vallée Somnifère, Rip Van Winkle. Fabienne |
Harper Lee Lorsque j’ai choisi ce livre, j’ignorais tout de son histoire et de sa notoriété, notamment le fait qu’il avait obtenu le prix Pulitzer en 1961, qu’il avait été adapté en film et qu’il figurait parmi les livres les plus lus par les Américains juste après la Bible ! Je tenais donc entre les mains un chef-d’œuvre méconnu outre Atlantique ? Isabelle BC |
Julius Lester Propriétaire d’une plantation de coton, Pierce Butler décide de vendre une grande partie de ses esclaves afin d’éponger ses dettes de jeu. Il insiste pour y amener ses deux petites filles accompagnées d’Emma. Celle-ci assistera à la vente de ses compagnons, mis dans les boxes d’une grande écurie, et aura la mauvaise surprise d’être elle-même achetée. Sarah, très attachée à la jeune fille de treize ans, ne pardonnera jamais à son père cet acte de trahison. Céline |
Iain Levison « Elle va mourir parce que ma copine m’a quitté, parce que je ne supporte pas la vie de chômeur. Corinne Gardocki est une femme morte parce qu’un petit malin de Wall Street a décidé que notre usine ferait de plus gros bénéfices si elle se trouvait au Mexique. Je t’aurai, Corinne. Un problème moral ? Pas vraiment. » Valérie B. |
Roy Lewis L’évolution, voilà une sacrée histoire. Et c’est ce que ce roman nous raconte en nous faisant partager avec beaucoup d’humour le quotidien d’un clan de pithécanthropes tout juste descendus des arbres, et sur le point d’entrer dans l’humanité. Marion |
Erlend Loe Attirée par la couverture du livre et son gros point d’interrogation rouge, j’ai ensuite été séduite par le titre. Naïf. Super tient-il le pari que ces deux adjectifs promettent ? Marie-Christine |
Katarina Mazetti C’est l’histoire d’une rencontre improbable : celle d’une jeune veuve bibliothécaire et d’un vieux garçon agriculteur, qui ont à priori aussi peu de chances de se croiser qu’un flamand rose et un ours polaire… excepté au cimetière. Katia |
Yoko Ogawa Ce roman japonais met en scène trois personnages : une aide-ménagère, son fils de dix ans et, surtout, un ancien professeur de mathématiques ayant pour particularité une mémoire de quatre-vingts minutes, séquelle d’un accident survenu quand il était jeune. Marie-Christine |
Chuck Palahniuk Jeune cadre dans une compagnie d’assurance automobile qu’il déteste autant que lui-même, le narrateur victime d’insomnies chroniques trouve le salut et le repos en assistant à des séances thérapeutiques pour mourants, se nourrissant du désespoir des autres pour mieux jouir de chaque seconde de sa vie et enfin trouver le repos. Laurent |
Chet Raymo Au IIIème siècle après Jésus Christ, Valentin tout jeune adolescent, fuit sa Cyrénaïque natale pour trouver refuge à Alexandrie, où il devient l’apprenti de Théophraste, un médecin humaniste qui lui transmet son savoir et l’initie à la philosophie d’Epicure. Médecin reconnu, Valentin part s’installer à Rome. Là, il soigne les pauvres avant d’être engagé au service du puissant Quintus, le procurateur des jeux. Cette rencontre va sceller son destin. Manipulateur et dépravé, Quintus mènera Valentin à sa perte tout en lui permettant, bien malgré lui, de découvrir l’amour. Manuel |
Maria Merce Roca Un couple au bord de l’asphyxie se regarde vieillir, se jauge amèrement. Ils savent qu’ils ne partagent qu’un seul remord, avoir raté leur vie et l’éducation de leur fille Clara. Arlette |
Danzy Senna Fraîchement diplômée d’une école de journalisme de la côte Ouest et séparée de son petit ami, une jeune femme arrive à New-York pour effectuer un stage dans un magazine. Caroline |
Lee Seung-U Si vous ne deviez lire qu’un roman de littérature coréenne, je ne saurais trop vous conseiller La vie rêvée des plantes de Lee Seung-U. Sous ce titre énigmatique, se cache la vie de Kihyon qui tente de trouver sa place dans sa propre famille, entre une mère peu maternante et tournée vers le passé, un père effacé qui semble évoluer dans son propre monde intérieur dans lequel les plantes sont devenues ses confidentes, et un frère, modèle de réussite et souvent condescendant à son égard avant le drame qui brisera sa vie et dont Kihyon est pour beaucoup responsable… Pour y parvenir, il devra se battre contre les fantômes du passé qui hantent sa famille et devra lui-même guérir d’un amour impossible. Isabelle BC |
Lionel Shriver Comment parler d’un livre qu’on a adoré au point de trouver fades les lectures suivantes ? Barbara |
Aranka Siegal Fabrice, bibliothécaire à l’Annexe du Londeau, pensait lire ces livres en urgence pour les présenter à une classe de 3ème, comme « autobiographies ». Il m’a expliqué que rester en surface de ce témoignage lui a rapidement été impossible, il a été pris dans l’histoire et m’a très vite fait part de son enthousiasme. Muriel R. |
Vikas Swarup Un jeune Indien vient de gagner un milliard de roupies à un jeu télévisé. Caroline |
Ted Van Lieshout Depuis six mois, Marius est mort. Il était le frère de Luc, le narrateur du récit. Etait ou est, telle est la question que se pose Luc tout au long du texte : le lien qui unit deux frères existe-t-il encore après la mort de son cadet ? Julia |
Ornela Vorpsi Ecouter les gémissements et servir une soupe à un ami mourant, tel est l’objectif de ce voyage à Sarajevo. Une tante de Mirsad, l’ami en détresse, s’occupe d’assurer le confort de la narratrice. De Mirsad, il sera peu question. Il hante le séjour pendant que de vraies rencontres ont lieu. D’où es-tu ? lui demande-t-on. On la voit comme « l’Occidentale qui descend dans les Balkans ! » alors qu’elle est fille des Balkans, l’Albanie l’a vue naître et grandir. Les sensations lui sont familières, le goût du « byrek » a la saveur du passé. Choc identitaire. La réalité d’après-guerre en Bosnie la ramène à l’Albanie despotique qu’elle a quittée. Aux yeux des autochtones, elle constitue une véritable injure, au mieux une source de convoitise. Qu’est-elle venue chercher à Sarajevo, elle qui vit des jours meilleurs à Milan ? Marie-Jo |