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A L'Annexe

Peur et frissons

Avec La compagnie Agitez le Bestiaire

Les ateliers
L’Annexe propose durant plusieurs mois de mettre à l’honneur la peur et les frissons.
La compagnie Agitez le bestiaire, en résidence au Théâtre des Bergeries, se fait notre complice pour proposer une série d’ateliers sur ce thème.
A partir de 6 ans

Mardi 4 et mercredi 5 novembre à 15h : inventer des objets pour exorciser les peurs

Samedi 6 et 13 décembre à 15h : créer un masque pour donner un visage à nos peurs

Samedi 7 et 14 mars à 15h : ces petites bêtes qui nous font de grandes frayeurs

Agitez le Bestiaire

Gwenaël Le Boulluec
Formée au mime corporel, Gwenaël Le Boulluec suit de 1987 à 1990 l'enseignement de l'Ecole supérieure nationale des arts de la marionnette. Elle est interprète au sein de compagnies de théâtre et de marionnettes, et conçoit également des objets, marionnettes et accessoires. Elle travaille notamment de 1992 à 1997 avec le Théâtre du chemin creux où elle joue sous la direction de G. Cailles dans Contes à rebours, Yanis et Yunus, Gavroche et La tragédie de l'homme. Elle rencontre H. Diasnas en 1998 pour la reprise d'un spectacle alliant danse et marionnette Le premier silence. En 1997, elle crée avec Christophe Evette et Nicolas Vidal la compagnie Agitez le bestiaire. Depuis elle mène un travail à la frontière du théâtre et des arts plastiques avec Trois petits chantiers, L'eau là, Femme éponge et Ria.

Nicolas Vidal
"C'est certain rien ne me prédisposait particulièrement à faire des spectacles jeune public et pourtant... Après de brèves études de théâtre je me suis lancé plein d'enthousiasme dans différentes expériences en France et en Espagne. Ensuite voilà que je rejoins une troupe de théâtre encore amateurs et nous nous mettons à la marionnette. En avant donc ! Le Théâtre sans Toit était né. J'y suis resté une petite quinzaine d'années comédien, administrateur, technicien de tournée bref le tout venant d'une petite compagnie qui grossit. Puis vous savez bien, le temps... Usées les amitiés, usées les créations, usés l'étonnement, la curiosité, moteurs de notre art. Alors je suis parti et sur mon sentier j'ai rencontré Gwenaël Le Boulluec avec qui j'avais déjà travaillé pour d'autres et Christophe Evette ; ces deux là étaient en train de créer un spectacle et une compagnie (c'est souvent comme ça que font les artistes). J'ai rejoint le spectacle et aussi la compagnie et tout recommence encore mais pas pareil. D'autres rencontres d'autres façons de faire, d'autres projets et envies, changer de langage artistique, de pays, de création.
Maintenant à vous de voir."

La compagnie
"La démarche que nous poursuivons depuis plusieurs spectacles, et qui est devenue une sorte de processus de création, presque une marque de fabrique, nous conduit à privilégier dans notre travail une forme d’écriture intuitive à base d’installations plastiques, comme une improvisation de matériaux et d’objets, auxquels nous laissons libre cours et dont le pouvoir évocateur, la capacité de rêverie, ou de fantaisie, et la force poétique deviennent les voies mêmes que nous empruntons pour inventer nos histoires et nos personnages.
En ce sens, il s’agit véritablement d’une écriture particulière, aussi bien plastique que théâtrale, c’est à dire d’une démarche artistique totalement affirmée.
Ainsi, dans nos spectacles, le texte, l’histoire, le travail de comédien, ne sont-ils pas du tout premiers. Les mots, nous les considérons comme des matériaux concrets, au même titre que le reste, et les rebondissements et la continuité naissent au hasard des trouvailles et des accidents. L’écriture et le jeu viennent en cours de route.
Nos spectacles s’élaborent ainsi, à partir de rien (à proprement parler), à la source d’un seul mot : le monde, l’eau, jardins, et d’une cueillette d’objets divers puis de paroles. Au bout de tout ce processus d’improvisations-écritures et d’installations-répétitions, le spectacle sera un objet achevé, stabilisé, mais qui gardera la mémoire de ses ébauches, la trace de ses chemins de traverse.
Notre imaginaire ne consiste pas tant à inventer des univers et des fictions qu’à chercher de nouvelles manières de parcourir le monde, le quotidien, le banal, qu’à construire des prismes pour décomposer le réel et l’enrichir de visions décalées, poétiques et fantaisistes. Comme des arpenteurs ou d’incessants voyageurs, nous nous intéressons aux frontières, aux passages, aux liens que l’on peut tisser entre les choses, entre les songes, entre les gens. D’ailleurs les ateliers que nous menons dans les écoles ou avec d’autres publics obéissent grosso modo aux mêmes règles : plutôt laboratoires de recherche que pratique artistique, plutôt interrogations que réponses aux questions, plutôt partage que transmission. C’est en jetant des passerelles entre les mondes que nous avançons, et notre travail devient l’invention de ces passerelles.
C’est d’autant plus le cas avec le projet actuel sur les jardins, La terre nourrit tout, les sages et les fous. Il est pour nous l’occasion d’explorer de nouvelles pistes notamment d’aller à la rencontre des gens( pas seulement ceux qui constituent notre public) pour parler de nos vies, nos histoires, nos rêves communs, nos jardins, pour parler de cultures et de culture, de folie et de sagesse.
Nous prendrons le temps de résidences, de partenariats très étroits avec les équipes des théâtres qui connaissent et soutiennent depuis longtemps notre travail. Ces collaborations prendront des formes différentes à chaque fois, selon les villes et les projets, mais seront toujours sous-tendues par un souci de confrontation, d’invention de méthodes, d’échange ludique.
Une façon de jardiner ensemble."

En savoir plus sur Internet :
>www.agitezlebestiaire.com<

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Ateliers
Peur et frissons

- Mardi 4 et mercredi 5 novembre à 15h
- Samedi 6 et 13 décembre à 15h
- Samedi 7 et 14 mars à 15h