Nos sélections > Les coups de cœur de janvier 2012

06/01


Chroniqué par
Isabelle B-C

Images
David Hockney
Thames &Hudson, 2011
[750 HOC]

Avec plus de 300 illustrations choisies par l’artiste lui même, cet ouvrage a été l’occasion pour moi de (re)découvrir l’œuvre incroyablement riche du peintre anglais David Hockney. Son travail tourne beaucoup autour de son désir de représenter en une image fixe un monde mouvant, notamment au travers de ses célèbres tableaux sur l’eau ou le mouvement. Un des autres chapitres du livre sous l’intitulé « les moments donnés » concerne des moments intimes liés à l’univers familier du peintre et retranscrits en peinture ; les « portraits » quant à eux sont souvent ceux de la famille ou d’amis ; enfin le chapitre sur la représentation de « l’espace et de la lumière » rend compte d’une autre problématique majeure de l’artiste. Ce bel ouvrage fait donc le tour des questions théoriques de la représentation du réel qui lui tiennent à cœur au travers des différentes techniques employées ; à cet égard on peut saluer le fait que David Hockney est aussi à l’aise en peinture, en aquarelle que lorsqu’il dessine ou exécute des collages.



04/01


Chroniqué par
Emmanuel

Témoin à charge
Billy Wilder
MGM DVD, 1958
[F WIL]

Le célèbre avocat Wilfrid Robarts, qui se remet à peine d’un infarctus accepte d’assurer la défense de Leonard Vole. Celui-ci est accusé d’avoir assassiné sa maîtresse, une femme très riche, pour toucher l’héritage. Seule sa femme peut le disculper en témoignant qu’il était auprès d’elle le soir du crime. Malheureusement, lors du procès, elle accuse son mari du meurtre. Ce film de Billy Wilder est adapté d’une pièce à succès d’Agatha Christie. La mise en scène magistrale, le suspens implacable, la présence de grands acteurs (Marlène Dietrich, Tyrone Power, Charles Laughton) au meilleur de leur forme, en font un grand classique du 7ème art.

9 commentaires :
gilbert le 05/01/2012


Anonyme le 05/01/2012


gerard le 05/01/2012
film très agréable et très bien joue par des comédiens talentueux

olga le 05/01/2012
Film très intéressant. Je n'ai pas pensé un seul instant de la tournure des choses.J'ai été très inouïe par la fin du film, quel retournement. De très bons acteurs et plus précisément l'avocat.

julia le 05/01/2012
j'ai trouvé ce film intéressant, légèrement long au début,mais on se doute pas du tout du dénouement à la fin. Il y a des passages assez drôles et les acteurs jouent vraiment bien leurs rôles. On retrouve bien l'esprit d'Agatha Christie dans ce film, où l'on se demande qui est le coupable jusqu'à la fin.

patrick le 05/01/2012
merci de m'avoir fait découvrir un très bon film que je n'avait jamais vu. Les acteurs sont très bon, surtout celui de l'avocat mrs Laughton. Tyrronne Power est a contre emploi car d'habitude, on le voit dans des films d'action. La fin est inattendue, digne d'un scénario d'agatha christie.

didier le 05/01/2012
j'ai bien aimé . Surtout la stature des acteurs et de la mise en scène,le défilement de l'intrigue passant au second plan mais étant quand même bien au centre de l'action.Le final est imprévisible.

gilbert le 05/01/2012
Le film que je viens de voir avait beaucoup de suspense policier. j'ai bien aimé.

raymonde le 05/01/2012
ce film traite d)un assassinat dont l)auteur se déclare innocent jusqu’à la fin , sa femme marié a quelqu'un d)autre plaide contre lui mais les jurés le proclament innocent ,film romantique qui montre la complexité des sentiments.

Nos sélections > Les coups de cœur de décembre 2011

08/12


Chroniqué par
Emmanuel

Un jour sans fin
Harold Ramis
Gaumont Columbia, 1989
[F RAM]

Phil est présentateur star de la météo sur une chaîne de télévision. Il doit pour son travail couvrir « le jour de la marmotte », événement annuel d’une petite ville du midwest. Cela le rend particulièrement maussade et désagréable. Et en plus, une curieuse facétie temporelle lui fait revivre indéfiniment le même jour. Une comédie légère magistralement réalisée avec un Bill Murray époustouflant dans le rôle principal. Le scénario réussit à ne jamais tomber à court d’idées, et à faire avancer l’intrigue par petites touches, toujours avec subtilité. Réjouissant.

7 commentaires :
gilbert le 08/12/2011


Sabine le 08/12/2011
Film très angoissant

Fabrice . le 08/12/2011
J ' ai bien aimé ce film qui est une sorte de fable avec une morale mais j ' ai trouvé que , comme dans beaucoup de comédies américaines , il y a des passages qui me semblent exagérés . Je pense par exemple à certaines course-poursuites en voitures . Je trouve que le réalisateur en fait parfois trop , c ' est dommage parce que l ' idée de départ est bonne .

Anonyme le 08/12/2011
Un film très prenant, qui me rappelle certains phénomènes inexplicables que je vis lorsque je ne suis pas bien.

jocelyne le 08/12/2011
ce film est assez optimiste sur la vie . les jours qui se ressemblent au début ,changent et sont pleins de bonnes choses le train train quotidien s'efface .le personnage principal se bat.après une grosse angoisse il arrive au bonheur.

raymonde le 08/12/2011
C'est la fête de la marmotte et on la consulte pour savoir quand finira le blizzard qui empêche de se déplacer.C'est un film sentimental qui présente un coté assez agréable assez joyeux

gilbert le 08/12/2011
le film s'intitule Un jour sans fin . c'est l'histoire d'un météorologue qui voie sa vie bouleversé par des évènements similaires à répétition.


01/12


Chroniqué par
Elsa

La psychologie positive: pour aller bien
Yves-Alexandre Thalmann
Odile Jacob, 2011
[158 THA]

On peut mettre beaucoup de choses sous l'étiquette "développement personnel"; ce livre propose en deux temps un petit précis de "psychologie positive": une partie théorique, bien construite mais qui peut n'être lu qu'en complément de la 2ème partie, totalement pratique. L'auteur nous y suggère une foule de petits exercices, qui non seulement nous permettent de prendre conscience des mécanismes de pensées inconscients qui nous poussent à une interprétation négative de ce qui nous entoure, mais aussi et surtout nous encouragent à travailler sur nous-même pour apprendre à tendre vers le positif. Attention, il ne s'agit en aucun cas d'un manuel d'auto-persuasion visant à se mettre des oeillères, se faire croire à soi-même que tout va bien! Au contraire, il est plutôt question d'être à l'écoute de soi et des autres, d'être vraiment dans le présent, d'être attentif aux petits (et parfois grands!) bonheurs et de les valoriser. Instructif et amusant, à lire avec le sourire, pour essayer de le garder!


Nos sélections > Les coups de cœur de novembre 2011

22/11


Chroniqué par
Elsa

Le livre qui rend heureux: à ne pas lire en cas de bonheur
Arthur Dreyfus
Flammarion, 2011
[E DRE]

Voilà un livre tout à fait singulier, à la forme particulièrement soignée, notamment via une mise en page originale et attrayante et l'utilisation de couleurs, de dessins. Mais surtout, ce petit cachet qui attire l'oeil n'est en rien un artifice derrière lequel se cacherait une absence de fond. Car si le thème du bonheur n'est pas en soi une originalité, la façon de le traiter est tout à fait entraînante, divertissante tout en amenant à de réelles interrogations philosophiques. A travers de courtes phrases, le jeune auteur de "La synthèse du camphre" (objet d'un précédent coup de coeur!) nous fait suivre le cours de ses réflexions. Au fil de références à d'autre penseurs mais aussi d'observations de scènes quotidiennes apparemment anodines, de remarques personnelles, nous voilà amenés à réfléchir sur notre idée du bonheur, sur notre manière de le façonner (ou de le mettre en pièce!) presque à notre insu. Un petit livre qui met en avant la nécessité de travailler activement, par nos choix et notre perception de ce qui nous entoure, à faire du bonheur une réalité plus qu'une idée abstraite... une petite piqure de rappel salutaire et réjouissante!



10/11


Chroniqué par
Emmanuel

Crésus
Jean Giono
Ciné génération, 1960
[F GIO]

Jules est un berger pauvre qui vit chichement avec son troupeau au cœur des Alpes. Sa vie est simple, sans tourments, jusqu’au jour où il découvre un immense container rempli de billets de banques. Effrayé par cette découverte, il va dés lors n’avoir plus qu’une seule obsession, se débarrasser de cette argent, mais celui-ci va créer des convoitises dans le village. Il s’agit ici du seul film réalisé par l’écrivain Giono, qui nous donne une bien jolie réflexion en forme de fable sur l’argent et le bonheur.

9 commentaires :
jean luc le 10/11/2011
c'est un film drôle et qui réfléchis sur l'argent et l'homme

fadila le 10/11/2011
Un très bon film sur le thème "l'argent fait-il le bonheur?" Intéressant. Fernandel nous prouve une fois de plus qu'il est un très bon acteur.

Xavier le 10/11/2011
Une fable sympathique, parfois teintée de surréalisme (la scène du festin) qui permet à Fernandel de donner la pleine mesure de son talent. Pour son unique film, Jean Giono a su résister à la tentation de "faire du Pagnol" et c'est tant mieux.

Sabine le 10/11/2011
Paysages magnifiques; le personnage de Fernandel fait sourire; son jeu est excellent. On a le sentiment d'"irréel" ou se cotoie extreme richesse et extremme pauvreté.

Fabrice . le 10/11/2011
J ' ai beaucoup apprécié ce film surtout sur le plan esthétique : un très beau noir et blanc , une belle lumière et de superbes paysages . L ' humour est omniprésent , un humour grinçant , une ironie constante sur la condition humaine et ses faiblesses . Les dialogues aussi sont savoureux . L ' histoire se suit avec beaucoup de plaisir et les personnages sont attachants .

Marie O le 10/11/2011
Un personnage sceptique qui a, par l'occasion, la bonne chance de trouver un trésor adéquat. On ne peut compter sur l'argent que par la propre valeur de l'argent. Heureusement, l'histoire se termine bien grâce à la personnalité honnête du personnage.

didier,gerard le 10/11/2011
nous avons bien aimé Fernandel.Sa finesse, son intelligence,sa subtilité,et enfin sa manière de présenter l'argent qui ne fait pas le bonheur:(?!,!?).Le bonheur ne se monnaye pas,mais l'argent se conserve.

raymonde le 10/11/2011
crésus histoire d)un pauvre homme, un berger qui gardait des moutons et qui un jour trouve de l)argent dans une bombe. il ne sajt qu)en faire et le distribue à ses voisjns de village mais personne ne savait comment en disposer et l)argent est remis en totalité à des agents

gilbert le 10/11/2011
le film que je viens de voir raconte les péripéties d'un berger et sons troupeaux .par chance tombe sur un magot appartenant à des hommes très haut placé.Distrayan


09/11


Chroniqué par
Isabelle B-C

Elles changent l'Inde, 100 photos pour la liberté de la presse
Reporters sans frontières
Reporter sans frontières, 2011
[770]

D’ordinaire, le collectif de Reporters sans frontières publie chaque année un album pour défendre la liberté de la presse en le consacrant à un photographe. Cette fois, c’est un pays, l’Inde, qui est mis à l’honneur à travers le travail de six photographes talentueux de l’agence Magnum Photo : Alessandra Sanguinetti, Martine Franck, Alex Webb, Olivia Arthur, Patrick Zachmann et Raghu Rai. Présentée au public parisien lors d’une exposition au Petit Palais du 21 octobre 2011 au 8 janvier 2012 sous l’intitulé « Elles changent l’Inde » ces photographies célèbrent les femmes qui sont au cœur de l’histoire de l’Inde actuelle. Dans cette démocratie certes fragile, avec ces 1 milliard et 210 millions d’habitants, ces images, outre leur valeur esthétique, sont le témoin qu’un nouveau monde tente de se mettre en marche avec un taux d’alphabétisation en nette hausse (et notamment le nombre de femmes alphabétisées) et une part de plus en plus importante des femmes au cœur de la société indienne tant au niveau politique qu'économique bien qu’il faille garder à l’esprit que l’équilibre du pays et surtout l'équilibre démographique est mis en péril à cause de la pratique toujours courante de l’infanticide des filles.



08/11


Chroniqué par
Isabelle B-C

Collection Planque, l'exemple de Cézanne
Florian Rodani (sous la diection de)
RMN, 2011
[759.6 ROD]

Personnellement, j’ai eu la chance de voir de près cette exposition au Musée Granet d’Aix-en-Provence et elle a été pour moi l’occasion de redécouvrir des œuvres remarquables et parfois injustement méconnues d’artistes de renommée internationale de Claude Monet à Paul Klee. Ce magnifique catalogue d’exposition est aussi une belle façon de saluer le don ou l’œil infaillible de Jean Planque qui, parvint à acquérir pour sa collection des œuvres qui allaient se révéler majeures dans l’histoire de l’art du 20ème siècle! Lui même peintre et s’enthousiasmant au départ pour le travail de Paul Cézanne, il commence à acheter des tableaux vers 1946 puis collabore avec Ernst Beyeler pour cesser son activité en 1972. C’est donc sa collection qui nous est donnée de voir ici en même temps qu’une visite guidée et intelligente des chefs d’œuvres de la première moitié du 20ème siècle. Autre point remarquable de ce catalogue, chaque tableau, chaque sculpture est accompagnée non seulement de ses caractéristiques techniques mais aussi avec des indications sur les expositions où elle a été présentée. Bien sûr, l’histoire de l’œuvre elle-même n’est pas oubliée ainsi que la biographie de l’artiste, à travers le prisme de sa rencontre avec Jean Planque. Enfin, je dois avouer qu’il est impossible pour moi d’avoir un regard objectif sur ce catalogue, car, par un merveilleux hasard, les choix du collectionneur correspondent très précisément à mes goûts picturaux !



03/11


Chroniqué par
Emmanuel

Ratatouille
Brad Bird
Disney, 2007
[FA BIR]

Rémy a beau être un rat, il a un don exceptionnel : il est un cuisinier hors pair, capable de marier les saveurs comme personne d’autre. Mais voilà, la gastronomie n’est pas à priori l’univers privilégié des rongeurs. Pourtant, sa rencontre imprévue avec Linguini, un jeune commis de cuisine peu doué pour ce métier, va changer sa vie. Issu des fameux studios Pixar, les précurseurs de l’image de synthèse, « Ratatouille » est un grand film. D’un point de vue technologique, évidemment, mais aussi et surtout parce qu’il s’agit d’un vibrant hommage des Américains à la France, à sa culture, et à son art culinaire. Quand on sort de ce film, on n'a qu’une seule envie, se mettre aux fourneaux et devenir à son tour un « rat » de cuisine.


Nos sélections > Les coups de cœur d'octobre 2011

29/10


Chroniqué par
Marie-Christine

Typographie inusuelle d'aucune aide pour les gens qui rédigent & fabriquent des imprimés de toutes sortes
Pantanella Marc
L'Oie de Cravan & Finitude, 2011
[686 PAN]

Un joli petit ouvrage à la fabrication soignée, à feuilleter pour découvrir le détournement typographique que Marc Pantanella a réservé aux lettres de l'alphabet. Des trouvailles qui vous feront sourire mais qui ne sont "d'aucune aide"... juste pour le plaisir. Il fallait bien au moins une coédition franco-québecoise pour ce faire, "afin que l'inutilité rayonne des deux côtés de l'océan Atlantique". Si ce livre vous plait, n'hésitez pas à emprunter également "Lettres d'humour" de Gilbert Salachas ainsi que "Les mots ont des visages" de Joël Guenoun, deux ouvrages qui font rimer typographie avec poésie.



20/10


Chroniqué par
Caroline

La Gaîté : du lyrique au numérique
Manuel Gautrand
Archibooks, 2011
[708 GAU]

La Gaîté Lyrique, ça vous fait penser à quoi ? Au chant lyrique ? A l’opéra ? Et bien non, contrairement à ce que vous pensez La Gaîté lyrique de Paris n’est plus un lieu dédié au chant mais aux arts numériques ! Après une fermeture de dix ans cet endroit a rouvert en juin dernier. Ce livre passionnant raconte comment une architecte de talent a fait renaître de ses cendres un bâtiment datant de 1760. Après plusieurs années de travaux, une phase de démolition, une autre de construction, Manuelle Gautrand et son équipe ont réussi à réaliser un projet moderne tout en conservant la façade classée ainsi que le foyer et le vestibule historiques. Les différentes phases du chantier sont détaillées, photos et schémas à l’appui. La lecture de cet ouvrage vous donnera certainement envie de découvrir ce nouveau lieu culturel où l'on peut voir expos, concerts, conférences et même prendre un café!


Nos sélections > Les coups de cœur de septembre 2011

30/09


Chroniqué par
Emmanuel

Un zoo pas comme les autres
Thierry Machado
Arte, 2003
[590 MAC]

Le zoo de Doué la Fontaine, en Anjou, n’est vraiment pas comme les autres. Situé dans un décor magnifique, au cœur d’anciennes carrières de pierre, ce parc zoologique s’est donné comme objectif d’œuvrer à la conservation d’espèces en voie de disparition. Durant un an, Thierry Machado a suivi le quotidien des soigneurs et vétérinaires, une équipe de passionnés. Cette année fut d’ailleurs particulière, puisqu’elle fut celle d’un événement exceptionnel : la naissance de petits guépards en captivité.



09/09


Chroniqué par
Elsa

Retour à Killybegs
Sorj Chalandon
Grasset, 2011
[R CHA]

Trois ans après "Mon traître" (à lire absolument!), dans lequel il racontait l'histoire de son double littéraire - Antoine, le trahi - Sorj Chalandon se glisse dans la peau de Tyrone Meehan, double de papier de son traître - Dennis - combattant de l'IRA dont on apprit en 2005 qu'il trahissait la cause depuis plus de 20 ans. Avec "Mon traître", l'auteur nous invitait à partager sa douleur, son incompréhension, son "effroi" dit-il, de trahi. Avec ce retour à Killybegs, il nous fait le don de sa vision du parcours de son ami et traître, depuis la petite enfance dans une Irlande de misère, d'injustices et de divisions jusqu'à sa mort à l'aube d'une paix possible, en passant par ses premières prises de conscience, le début de son engagement, et le mécanisme qui l'amène à trahir les siens, son combat et lui-même, en voulant justement tous les sauver. Les personnages "secondaires" sont lumineux malgré la noirceur et la dureté du contexte. Ce livre généreux est porté par une écriture sobre et sans concession, mais remplie de tendresse, d'amour et de dignité. La tendresse pour un homme qui se perd en route, "un homme bien qui a baissé les bras", l'amour de l'Irlande et de sa soif d'équité, la dignité d'un combat qui reste beau et juste, malgré la trahison. Une belle lecture qu'il serait dommage de manquer!



09/09


Chroniqué par
Isabelle B-C

Street photography now
Sophie Howarth et Stephen Mc Laren
Thames &Hudson, 2010
[770 HOW]

La photographie de rue n'est pas un genre nouveau puisque Robert Doisneau ou Henri-Cartier Bresson en étaient les dignes représentants au milieu du 20ème siècle mais depuis quelques années, elle connaît un nouvel essor ainsi qu'un réel engouement du public. A travers plus de 300 photographies par 46 photographes actuels , ce livre nous propose un panorama de la création contemporaine dans ce qu'elle a de meilleur, tout en nous renseignant sur les enjeux ou les questionnements de ce genre. Quelles soient drôles, incongrues, dramatiques ou simplement esthétiques, ces images couvrent un vaste champs du domaine photographique et nous interpellent selon l'humeur du moment. Un livre que je ne me lasse pas de feuilleter avec surprise souvent, et un émerveillement à chaque fois renouvelé !



08/09


Chroniqué par
Elsa

Libérons l'assiette de nos enfants! : Le dico de l'alimentation des 3-10 ans.
Laurence Hurat et Laura Annaert
La Martinière, 2010
[618.9 HAU]

S'il est estampillé "guide de l'alimentation pour nos enfants", ce petit dico rédigé sous forme d'abécédaire est finalement une mine d'informations qui se révèleront presque toujours aussi utiles pour les grands que pour les petits. En effet, les articles strictement consacrés à l'éducation au goût et à la mise en place d'un rapport sain et gourmand à la nourriture (les règles autour de la table, au restaurant, la place de la télé...) alternent avec des passages plus généraux détaillant certains aliments (le sel, le sucre, les lipides, les fruits, les édulcorants, les viennoiseries...), qui seront l'occasion pour les adultes de (ré)apprendre ce qui est bon, aussi, pour leur propre alimentation. Facile et agréable à consulter, agrémenté de 30 recettes pour lancer l'inspiration, ce livre donne résolument envie de se faire sainement plaisir en mangeant!



02/09


Chroniqué par
Marie-Christine

Remake it : 500 idées design pour recycler meubles et objets
Henrietta Thompson
Thames et Hudson, 2010
[640 THO]

Si, avant de jeter un emballage, un objet un peu cassé ou un vêtement que vous ne portez plus, vous ne pouvez vous empêcher de réfléchir à la seconde vie que vous pourriez lui donner, grâce à un détournement astucieux faisant appel à vos talents de bricoleur et à votre esprit créatif, vous allez adorer "Remake it" car ce livre est "votre" livre. En effet, découpée en 5 chapitres consacrés à différents thèmes domestiques (meubles, rangements, luminaires et objets décoratifs, textiles, entretien de la maison), cette bible du recyclage malin vous donne de précieux conseils pour mettre en oeuvre les idées qu'elle propose, mais en plus, elle vous présente des réalisations de designers. Etonnant, amusant et écolo : je dis bravo ! Et pour vous donner une idée de l'esprit de ce livre, je vous propose d'admirer les trois tables (dans le hall de la médiathèque et à la section adulte) réalisées avec... des livres !



01/09


Chroniqué par
Caroline

Tonbo
Aki Shimazaki
Actes Sud, 2010
[R SHI]

J'ai toujours beaucoup de plaisir à lire les romans d'Aki Shimazaki dans lesquels la psychologie tient une grande place et les rapports humains sont décrits avec beaucoup de finesse. Tonbo est l'histoire d'un secret de famille. En effet, Nobu n’a jamais su exactement pourquoi son père, professeur, s’était tué il y a quinze ans. Il mène une vie apparemment paisible lorsqu’un ancien élève de son père le contacte et lui apprend les vraies raisons de son suicide. Une fois de plus délicatesse et intensité caractérisent ce récit minimaliste qui vous plongera dans la société japonaise contemporaine aux codes subtils.


Nos sélections > Les coups de cœur de juillet 2011

08/07


Chroniqué par
Isabelle B-C

Photojournalismes:revoir les canons de l'image de presse
Vincent Lavoie
Hazan, 2011
[770.1]

Qu’est ce que le photojournalisme aujourd’hui ? A l’heure du règne du numérique où chacun peut s’improviser « fournisseur d’images » sur la toile ou ailleurs, que revêt encore cette pratique photographique ou plutôt ces pratiques comme le souligne le pluriel du titre ? C’est à cette question que tente de répondre Vincent Lavoie, professeur d’histoire de l’art et de la photographie à l’UQAM (Université de Québec à Montréal), dans cet essai remarquable dans lequel il rappelle que, dans les années 30, «temps zéro» du photojournalisme, on s’employait à inscrire les images de presse à côté des autres pratiques photographiques, artistiques, scientifiques, sociales ou politiques. Loin de n’être qu’un essai théorique «Photojournalismes» est aussi un beau livre, riche d’une iconographie essentiellement en noir et blanc avec de nombreuses images emblématiques du 20ème siècle, à savourer d'urgence !



06/07


Chroniqué par
Caroline

Touriste professionnel : l'anti-guide de voyage
Vincent Noyoux
Stock, 2011
[306.48]

Avez-vous vous jamais envié les auteurs de guides de voyage en pensant que ce devait être un métier de rêve ? Et bien détrompez-vous, ce métier est loin de ce que l’on peut imaginer. En effet, dans ce livre, Vincent Noyoux raconte les inconvénients d'une profession qui n’est pas si enviable que ça : voyager au pas de course, visiter des musées sans intérêt dans des endroit paumés, doté en plus d’un budget restreint. Ainsi, il nous révèle les coulisses de son métier avec franchise et beaucoup d’humour. Enfin, il nous apprend à lire entre les lignes car l'auteur d’un guide se doit toujours d’être positif. J’ai beaucoup ri à la lecture de cet "anti-guide de voyage" et je peux vous assurer que je ne consulterai plus un guide de la même façon !



05/07


Chroniqué par
Isabelle B-C

3 ans de voyage, 25 pays par voie terrestre en histoires et en images
Claire et Reno Marca
la Martinière, 2010
[910.4 MAR]

Faisant écho au superbe "Roadbook" de Véronique Durruty ci-dessus chroniqué, le non moins magnifique "3 ans de voyage" de Claire et Reno Marca part du même principe, à savoir : un périple au long cours sur plusieurs continents en autonomie qui nous apprend autant sur les pays parcourus que sur leur population ou leurs particularités culturelles. Ici, les auteurs armés de leur enthousiasme, d’une boîte d’aquarelle, d’un appareil photo et de carnets de notes ont traversé 25 pays sur 4 continents et uniquement par voie terrestre sans déterminer un itinéraire à l’avance. Dans ce somptueux carnet de voyages, davantage que les photographies, ce sont les aquarelles d’une grande finesse et signées Reno qui nous font voyager et rêver tandis que les textes de Claire plein d’humanité rendent compte de la réalité parfois difficile des contrées traversées.



01/07


Chroniqué par
Marie-Christine

Muze
Stéphanie Janicot
Bayard, 2011
[Revue]

Les belles revues trimestrielles ou semestrielles sont à la mode (XXI, 6 mois,...). Voici Muze, jadis mensuelle, devenue depuis l'été dernier trimestrielle et aussi belle qu'un coffee table book. What's that ? Mais si, vous savez, un de ces beaux livres que l'on pose bien en évidence sur la table du salon, et que vos invités peuvent feuilleter pour relancer une conversation quelque peu tarie. Souvent, ce sont des ouvrages un peu épais sur l'art ou un pays lointain. Avec Muze, vous avez droit à 176 pages de culture, magnifiquement illustrées et organisées autour de 5 dossiers thématiques qui vont de l'ouverture au monde (artiste - société - pays) à l'interrogation personnelle (intime - atelier d'écriture). Une vraie réussite que cette revue dont la rédactrice en chef n'est autre que Stéphanie Janicot, auteur de nombreux romans enthousiasmants. N'ayant pas vraiment de table de salon à la section adulte, nous avons spontanément posé les numéros de Muze sur une de nos petites tables basses, au milieu des revues. Allez y jeter un oeil, vous ne le regretterez pas.



01/07


Chroniqué par
Isabelle B-C

Contes des sages du Japon
Pascal Fauliot
Seuil, 2008
[FAU]

Voici un petit bijou de livre !! Dans ce recueil, Pascal Fauliot a regroupé une trentaine de contes japonais où l’on croise des samouraïs, des moines zen, des ermites qui nous font découvrir un pan de la culture japonaise traditionnelle, (le glossaire à la fin de l’ouvrage nous aide à nous y retrouver !) le tout illustré par de délicates peintures ou estampes japonaises. Proverbes sages, citations, haïkus ou petite philosophie du zen, nul doute que vous y trouverez votre bonheur du jour, pour réfléchir à l’essentiel, tout en apprenant une vertu telle que la patience qui fait tant défaut à l’époque actuelle. Bonheur pour l’esprit, cette collection est aussi un vrai régal pour les yeux grâce au soin extrême apporté aux illustrations ainsi qu’à la couverture. La médiathèque possédant plusieurs volumes de la collection « Contes des Sages » que ce soit en rayon adulte ou en jeunesse, cela vous donne une belle occasion pour (re)découvrir nos rayons !



01/07


Chroniqué par
Elsa

Road book: voyageurs du monde: 80 pays, mille photographies et carnets
Véronique Durruty
La Martinière, 2010
[910.4 DUR]

Un tour du monde en photos, parsemé d'articles de journaux. Dans ce (très) beau livre vous trouverez: tout plein de photos à différents formats (double page, pleine page, petites vignettes), des courtes explications sur ces photos, des anecdotes, des réflexions, des instantanés de sensations, des reproductions des carnets de voyages avec notes, dessins et collages, des articles puisés dans le Courrier International, des mini "cartes de visite" de chaque pays avec taux d'alphabétisation, espérance de vie (ça fait souvent mal) et un "fun fact" (comme la date de construction du Transsibérien pour la Sibérie, pourcentage du C.A. d'une marque de luxe pour le Japon, nombre de boutons du bandonéon pour l'Argentine, nombre de lacs pour la Finlande, le nombre d'hectares certifiés bio pour la Tanzanie)... le tout impeccablement mis en page. On peut rêver et/ou apprendre des choses, selon la façon dont on aborde ce livre. Un beau voyage.


Nos sélections > Les coups de cœur de juin 2011

03/06


Chroniqué par
Emmanuel

La Guerre des boutons
Yves Robert
Studio canal, 1962
[F ROB]

En 1962, Yves Robert adapte pour le cinéma ce célèbre roman populaire de Louis Pergaud. Il s’entoure de comédiens chevronnés comme Jacques Dufilho, Jean Richard ou Michel Galabru et d’une facétieuse bande de gamins. Cela donne un film joyeux, drôle qui retranscrit à merveille toutes les émotions que l’on peut ressentir à la lecture du roman.

8 commentaires :
r le 09/06/2011


Fabrice . le 09/06/2011
Ce film m ' a beaucoup plu , je l ' ai trouvé très enthousiasmant . On se laisse porter par les nombreux rebondissements , l ' univers de l ' enfance avec son mélange de naïveté et de cruauté est très bien rendu . Le rire et l ' émotion sont au rendez-vous . On constate aussi le décalage avec notre époque actuelle .

Xavier le 09/06/2011
Un film de gosses qui, comme tous les films de gosses, en dit un peu sur les enfants et beaucoup sur les adultes. Aidé par des acteurs ébouriffants de naturel et par un scénario malin aux dialogues savoureux (la dernière réplique en particulier mérite d'être retenue - et méditée) Yves Robert évite les écueils de la mièvrerie et du pittoresque facile, tout comme l'idéalisation rétrospective: c'est merveilleux l'enfance, mais pas tout le temps ni tous les jours. Très belle partition de José Berghmans.

gerard le 09/06/2011
C'est un film très divertissant. Il est destiné aux enfants.Pour moi, c'est la nostalgie du temps où j'avais dix ans. J'ai eu beaucoup de plaisir à le voir.

didier le 09/06/2011
un film qui m'a fait penser a une peinture ou a des photographies en noir et blanc de professionnels.En même temps l'époque est bien retranscrite pour nous spectateurs du 21'ème siècle.

Gilbert le 09/06/2011
La guerre des boutons est inspiré d'un livre où une bande de jeunes écolier ,font les quatre cent coup.Qu'il est loin l'age tendre.

Raymonde le 09/06/2011
ce film présente un coté assez émouvant qui nous montre comment des jeunes enfants sont assez volontaires et décidés deux groupes de jeunes qui sont en lutte et qui ont chacun un leader.ils sont conscients de ce qu)est la liberté la république.

Anny le 02/07/2011
j'ai hate de me replonger dedans!


01/06


Chroniqué par
Isabelle B-C

Complètement malades !
Michel Cymes, Emma Starck, Patrick Romedenne
Chêne, 2010
[610.9 CYM]

Rarement un livre sur les maladies aura été aussi attractif ! Il faut dire que l'auteur principal est le présentateur du journal de la santé, Michel Cymes, qui, avec sa verve et son humour habituels, ainsi que son sens de la vulgarisation intelligente, décrit la maladie de personnages célèbres avant d'expliquer comment les avancées technologiques en médecine permettraient de les soigner aujourd'hui. Ainsi, si la surdité de Ludwig van Beethoven n'est pas à proprement parler un scoop, Michel Cymes replace ce handicap dans la vie du compositeur allemand et dans un second temps il nous décrit la surdité d'un point de vue médical, s'attardant sur les progrès réalisés en médecine ORL jusqu'aux recherches futures dans ce domaine. Une manière quasi ludique de nous initier à l'histoire de la médecine, tout en nous apprenant mille anecdotes sur des personnages historiques !



01/06


Chroniqué par
Isabelle B-C

New York, portrait of a city
Reuel Golden
Taschen, 2010
[917.3 GOL]

Est-il possible de capter l'âme d'une mégapole telle que New York au travers d'un livre ? La réponse est oui si l'on ouvre le magnifique ouvrage que lui consacre Reuel Golden ! En presque 600 pages et grâce à des centaines d'images emblématiques, gravures ou photographies de photographes célèbres, d'André Kestesz à Larry Clark en passant par Weegee, l'auteur présente l'histoire épique de New York de 1850 à nos jours. Afin de compléter cette exceptionnelle iconographie, Reuel Golden a aussi rassemblé des citations ou des références tirées de livres, de films ou de chansons célébrant la Grosse Pomme. Modèle d'un brassage ethnique et culturel réussi, cette ville est aussi fascinante par sa capacité à savoir se réinventer et par sa faculté à se relever des traumatismes qui ont pu jalonner son histoire. Trilingue, l'ouvrage publié aux éditions Taschen ravira autant les passionnés de New York que les amateurs de beaux livres.



01/06


Chroniqué par
Elsa

Jack Rosenblum rêve en anglais
Natasha Solomons
Calmann-Lévy, 2011
[R SOL]

Avec ce livre, Natasha Solomons brode autour de sa propre histoire familiale pour nous raconter l'histoire de Jack le mono-maniaque qui ne peut plus penser à autre chose que son golf, ultime point de sa liste du parfait Anglais, et de son épouse Sadie, obnubilée par sa boîte à souvenirs, qu'elle consulte souvent par peur d'oublier sa famille disparue dans l'Allemagne nazie. Le couple, qui semble cohabiter sans plus se comprendre, chacun suivant les cheminements de ses obsessions dans le Londres des années 40 puis dans la campagne anglaise, est à la fois cocasse et très touchant. L'exil, l'envie de se trouver un chez soi, la recherche d'identité, le devoir de mémoire et la peur de l'oubli, la transmission, la peur de l'autre et l'aspiration d'être l'autre... des thèmes traités avec brio, avec beaucoup d'humour et d'émotion. Un livre qui se lit avec le sourire, et un pincement au coeur, parfois : il serait dommage de passer à côté.



01/06


Chroniqué par
Marie-Christine

Nature : desserts
Alain Ducasse
Alain Ducasse, 2011
[641.86 DUC]

Le mois dernier, je vous avais recommandé "Nature : simple, sain et bon" du chef Alain Ducasse. Quelle ne fut ma joie de voir qu'il avait consacré un volume supplémentaire pour les desserts ! La grande majorité des recettes fait la part belle aux fruits de saison (elles sont d'ailleurs classées par saison) et évitent les apports trop copieux de sucre ou de matières grasses. On peut donc, sans complexe, se faire plaisir en dégustant un clafoutis de rhubarbe au whisky ou un confit d'agrumes au sirop d'agave, à moins d'opter pour des papillotes de poires à la crème fraîche et au chocolat ou un sandwich de nectarines à la crème d'amandes. Si cette liste de recettes vous met en appétit, n'hésitez pas à parcourir le livre, les photos sont alléchantes et les explications très claires. A dévorer de toute urgence !



01/06


Chroniqué par
Caroline

Le grand livre des idées reçues : pour démêler le vrai du faux.
Marie-Laurence Dubray
Le Cavalier bleu , 2010
[030 GRA]

Ce livre classé par grands domaines vous donnera des réponses sur des idées reçues que l'on a tendance à répéter sans jamais en vérifier le bien-fondé. Ainsi, grâce à cet ouvrage à la fois instructif et amusant vous saurez enfin s'il est vraiment plus difficile d'adopter un enfant français, si Christophe Colomb a découvert l'Amérique ou encore si les gauchers excellent en maths autant que dans les sports : de quoi passer un bon moment tout en s'instruisant !


Nos sélections > Les coups de cœur de mai 2011

05/05


Chroniqué par
Marie-Christine

Nature : simple, sain et bon
Alain Ducasse
Alain Ducasse éditions, 2011
[641.5 DUC]

Un vrai régal que ce livre de cuisine dont le titre (Nature : simple, sain et bon) résume bien le type de recettes que vous trouverez. Les plats, conçus par le chef Alain Ducasse ont été rééquilibrés et simplifiés par une cuisinière également nutritionniste, afin que vous puissiez vous les approprier. Les explications sont claires, les photos alléchantes. Avec ce livre, Alain Ducasse démontre avec force que cuisine saine et savoureuse sont compatibles. A vos fourneaux !



05/05


Chroniqué par
Caroline

Habiter demain : de l'utopie à la réalité
Véronique Willemin
Alternatives, 2010
[728 WIL]

Eco-quartier, immeuble bioclimatique, villes du futur...vous découvrirez dans ce livre plusieurs projets d'architecture alliant l'habitat au développement durable. Certains à venir, d'autres déjà concrétisés comme une résidence étudiante à Belleville ou BedZED, premier village "zéro énergie" de Grande-Bretagne construit sur un ancien site houiller Un ouvrage passionnant à lire au plus vite !



05/05


Chroniqué par
Marion

L’ombre des choses à venir
Kossi Efoui
Seuil, 2011
[EFO]

Dramaturge et romancier togolais exilé en France depuis 1992, Kossi Efoui est sans conteste un des écrivains d’Afrique à découvrir en toute priorité. Le narrateur est un jeune homme de 21 ans qui monologue depuis une cachette en attendant la fuite. Il raconte son enfance dans un pays qui sort d’une période sombre ("l’Annexion"), le retour de son père d’un camp d’internement, sa mère qui en est devenue folle, puis l’incorporation obligatoire dans une guerre inter-ethnique qui ne dit pas son nom. Dans ce récit, nul lieu. Ce récit est comme un condensé de tous les drames du siècle et pas une guerre civile en particulier. Au delà de l’histoire, ce roman est un magnifique exemple de la puissance de la parole orale voire théâtrale mêlée à la force de la littérature écrite parfaitement maîtrisée.



05/05


Chroniqué par
Marion

L'écologie en bas de chez moi
Iegor Gran
POL, 2011
[E GRA]

Voilà un livre qui gratte et risque de faire débat, surtout si vous êtes adepte du "petit geste qui sauve". Dans cet essai autobiographique, Iegor Gran s’attaque à la "religion verte" - quitte à se fâcher avec son meilleur ami. Tout commence par un tract accroché dans le hall de son immeuble incitant chacun à voir le film de Yann Arthus Bertrand "Home". Exaspéré par cette nouvelle propagande, Iegor Gran commence à comptabiliser les occurrences du "développement durable" sur Internet, dans les livres et la pub ; il scrute les salons, analyse les logiques à l’œuvre et dénonce au final les discours binaires et paternalistes. Iegor Gran ne nie pas le réchauffement climatique mais il dénonce la psychose autour du « RC » : « Je répète que la fin, surtout si on nous la promet douloureuse, ne justifie ni l’infantilisation forcée de la populace, ni la mise au placard de la culture et de la civilisation ». Bref, un livre mordant, impertinent ; en un mot : salutaire !



05/05


Chroniqué par
Emmanuel

Nénette
Nicolas Philibert
Editions montparnasse, 2010
[599.8 PHI]

Nénette est une vedette ! A 42 ans, cette femelle orang-outang est la plus ancienne de la Ménagerie pensionnaire du jardin des plantes. C’est d’elle, évidemment, que nous parle le film de Nicolas Philibert. D’elle, mais pas seulement, car si dans le dispositif original voulu par le cinéaste, Nénette est presque tout le temps à l’écran, ce sont les commentaires des enfants et des adultes qui viennent la voir que l’on entend. Du coup, le film nous en apprend autant sur nous que sur la vie des orangs-outangs, et c’est passionnant.

8 commentaires :
nadia le 12/05/2011
le documentaire sur l'orang-outang m'a dérangé car cet animal n'a pas d'expression il a l'air toujours triste c'est un milieu spécial

maria le 12/05/2011
sans commentaire...

Fabrice . le 12/05/2011
J ' ai bien aimé ce film sur le plan formel : certaines images ressemblent à des tableaux , la lenteur du rythme est hypnotique , le lien entre la bande-son et l ' image est très travaillé . En revanche , j ' ai trouvé certains commentaires ou propos sans intérêt . Le film m ' a plus intéressé en tant que proposition artistique et esthétique . La présence de Nénette est aussi très impressionnante . Expérience plutôt positive dans l ' ensemble .

Gilbert le 12/05/2011
Nénette l'une des dernier orang-outan femelle a vivre en captivité dans un zoo en France . elle a plus 40ans a eu quatre petits ,fut a une période très malade met ,elle a sue renaitre de ses cendres.

didier le 12/05/2011
le documentaire est surtout un exercice . il s'agit d'un effet portraitiste . on se retrouve observateur,ce qui m'a un peu dérouté.on est en même temps un peu distant de part cet effet.ceci dit Nénette est théâtrale et nous rappelle que nous sommes de proches cousins de nos amis les singes.

Xavier le 12/05/2011
Moins impressionnants que les gorilles, moins attachants que les chimpanzés, moins "pittoresques" que les bonobos, les orang-outangs n'intéressent pas beaucoup les medias ni le grand public; et leur réputation de violence (merci Edgar Poe) n'est pas pour arranger les choses. Nicolas Philibert n'a donc pas choisi la facilité en s'astreignant à filmer au plus près le quotidien étale de Nénette, femelle âgée de quarante-trois ans dont trente-cinq passés à la singerie du Jardin des Plantes. Le résultat peut rebuter qui s'attend à un documentaire animalier standard: l'absence de toute présence humaine (fors les commentaires en voix off des soigneurs et du public) le refus de tout anthropomorphisme, la distance sans cesse maintenue entre le spectateur et "l'héroïne" du film (la caméra ne pénètre jamais dans la cage) rendent l'expérience quelque peu déroutante mais pas déplaisante pour qui accepte d'entrer dans le jeu. Mais ne vous attendez pas à de grandes révélations sur l'orangoutangitude: Nénette reste à la fin du film aussi irréductiblement autre qu'elle l'était au début. Je recommande, mais pas à tout le monde.

raymonde le 12/05/2011
nenette est un orang outant détenue en captivité depuis de nombreuse années. elle est très âgée. elle a quarante ans et fait preuve d)une grande intelligence en mangeant toute seule et à déboucher une bouteille de thé .elle est très calme et gentille et passe son temps dans l)oisiveté à se balancer sur une corde

Laurent Outan le 13/05/2011
je pense que nénette pense que si elle pouvait donner une grande claque dans la gueule à ceux qui pensent qu'elle ne pense à rien pourrait leur faire penser que peut-être elle pense à quelque chose. oui mais à quoi?


05/05


Chroniqué par
Elsa

Faut-il manger les animaux?
Jonathan Safran Foer
Editions de l'Olivier, 2011
[338 FOE]

Avec un titre pareil, à quoi s'attendre: un essai philosophique sur le droit des animaux? Un plaidoyer pour le végétarisme? Il y a un peu de ça, mais pas seulement : on y trouve aussi une enquête sur la façon dont la viande dont nous nous nourrissons est élevée puis abattue avant d'arriver dans nos assiettes, et un questionnement sur notre rapport à la nourriture en général, la viande en particulier. Jonathan Safran Foer s'appuie sur des données statistiques aussi bien que sur ses propres souvenirs et interrogations. L'auteur étant Etats-Unien, le livre porte essentiellement sur l'élevage industriel aux Etats-Unis, et je finis ce livre en me demandant dans quelles proportions notre système français est semblable à l'effrayant tableau dépeint par Foer. Quoi qu'il en soit, le bilan sans nul doute transposable de cet essai est que, si l'on ne passe pas le cap du végétarisme, le minimum serait de devenir des omnivores résolument sélectifs, c'est à dire des consommateurs informés et conscients, responsables de leurs choix. Un essai brillant, qui allie le sérieux d'une véritable investigation sur le sujet et une écriture limpide aux qualités réellement littéraires, qui évite le moralisme tout en provoquant une réflexion chez le lecteur. Aussi instructif qu'agréable à lire !


Nos sélections > Les coups de cœur d'avril 2011

08/04


Chroniqué par
Isabelle B-C

l'Art de la découpe: design et décoration
Jean - Charles Trebbi
Alternatives, 2010
[745.5 TRE]

Le papier découpé, un jeu d’enfant? Pas si sûr! Avec sa couverture joliment ouvragée le livre lui même est une illustration du découpage élevé au rang d’œuvre d’art ! Véritable invitation à redécouvrir cette forme d’expression artistique, après avoir abordé les techniques traditionnelles de découpe de papier, l’Art de la découpe nous propose une sélections d’artistes à travers le monde à la démarche originale ayant choisi de travailler sur d’autres matériaux, le plastique, le tissu ou le métal, et avec des outils de « haute technologie», notamment les machines de découpe numérique, jet d’eau ou laser. Richement illustré, l’ouvrage est une bien jolie preuve que technologie moderne et démarche artistique peuvent faire bon ménage !



05/04


Chroniqué par
Emmanuel

Le Monde du silence
Jacques-Yves Cousteau, Louis Malle
Filmad, 1955
[597 COU]

Tourné dans les années 50, avec l’aide de Louis Malle, alors jeune cinéaste débutant, « Le Monde du silence » fut une vraie révolution dans le domaine du documentaire animalier. Pour la première fois, la planète entière découvrait un univers qui lui était en partie inconnu, le monde sous-marin. Filmé de surcroît en couleur, ce film magnifique nous fait découvrir un spectacle magistral. Le film fut récompensé par de multiples prix, dont la Palme d’or et un Oscar à Hollywood.

10 commentaires :
gilbert le 07/04/2011


Sabine le 07/04/2011
Superbe film malgré des scènes un peu violentes. L'exploration de l'épave était magnifique, les prises de vue des dauphins aussi. C'est un film qui montre la beauté et en même temps la dureté du monde marin.

Fabrice . le 07/04/2011
J 'ai beaucoup aimé ce film qui m ' a enchanté . La scène avec les dauphins et celle de l ' exploration de l ' épave sont très belles et très réussies . Il se passe beaucoup de choses , on ne s ' ennuie jamais . Les couleurs de la faune et la flore sous-marine sont très bien rendues .

nadia le 07/04/2011
le monde du silence est un film à voir absolument pour le côté féérique de la vie de la mer et le côté dur des humains. Pour moi, j'ai apprécié toutes les couleurs resplendissantes des poissons une petite merveille.

Xavier le 07/04/2011
En 1955, Cousteau n'avait pas encore fait l'acquisition de son célèbre bonnet rouge. Il n'était pas non plus le défenseur intransigeant de la faune et de la flore qu'il deviendrait à la fin de sa vie. D'où cet avertissement: si vous êtes membre-bienfaiteur de la SPA ou d'un naturel sensible, ce film n'est pas pour vous, car il contient certaines scènes qui, selon nos critères, sont assez violentes et peuvent choquer. Lauréat de la Palme d'Or et d'un Oscar, "Le Monde du Silence" conserve toute sa force un demi-siècle (et des centaines de documentaires) plus tard. Malgré la volonté de faire "factuel" ce n'est pas un véritable documentaire: les scènes avec Cousteau et son équipage sont visiblement "jouées"

Maria le 07/04/2011
Très intéressant, il y a beaucoup de couleurs et des poisons de toutes les couleurs.

Xavier le 07/04/2011
En 1955, Cousteau n'avait pas encore fait l'acquisition de son célèbre bonnet rouge. Il n'était pas non plus le défenseur intransigeant de la faune et de la flore qu'il deviendrait à la fin de sa vie. D'où cet avertissement: si vous êtes membre-bienfaiteur de la SPA ou d'un naturel sensible, ce film n'est pas pour vous car il contient certaines scènes qui, selon nos critères, sont assez violentes et peuvent choquer. Lauréat de la Palme d'Or et d'un Oscar, "Le Monde du Silence" conserve toute sa force un demi-siècle (et des centaines de documentaires) plus tard. Malgré la volonté de faire "factuel" ce n'est pas un véritable documentaire: les scènes avec Cousteau et son équipage sont visiblement "jouées". Il s'agit bien plutôt d'un poème, tour à tour spectaculaire, fascinant, sauvage et même surréaliste (le violoncelliste) mais toujours extrêmement beau. Le nom de Cousteau est devenu, avec les années, synonyme de "documentaire-ennuyeux-pour-fin-de-dimanche-après-midi"; perception qui mérite d'être corrigée, au moins pour ce film (à la réussite duquel on n'omettra pas d'associer le jeune Louis Malle, dont ce fut le premier long-métrage)

gilbert le 07/04/2011
Le commandant Cousteau et son équipe sillonne les fonds marin a l'aide de son scaphandre pour dénicher des crustacés et des espèces encore très rare.

Raymonde le 07/04/2011
ce film est assez vivant ,animé .il nous montre la vie du monde sous marin.les poissons et comment se prennent les plongeurs de la calypso pour explorer le fond des mers qui recèle beaucoup de poissons:mérou, requins;et autres diversement coloriés; leur pèche est assez fructueuse.

didier le 07/04/2011
Le monde du silence est sans conteste le film le plus violent de Cousteau; cependant l'enseignant exceptionnel qu'il était nous permet de nous poser plusieurs réflexions dont; comment avertir pour protéger,comment protéger,comment comprendre...JACQUES-YVES COUSTEAU nous enseignait toute la base


02/04


Chroniqué par
Elsa

Tangos, slams et coplas
Miguel Angel Sevilla
Editions de l'Amandier, 2010
[P SEV]

Petit par la taille et rapide à lire, ce recueil aborde pourtant sans prétention de nombreuses questions: la condition des petites gens, la lutte, l'exil, mais aussi et surtout l'amour. L'amour des femmes, des langues, des pays traversés. Emprunt de nostalgie et d'espoir, ces tangos, slams et coplas à mi chemin entre Paris, l'Argentine et l'Andalousie se lisent comme on fait une promenade agréable ou comme on fait une belle rencontre: avec bonheur et légèreté, le sourire au lèvre, le coeur rempli d'émotions. Miguel Angel Sevillas se met aussi en scène, si vous avez l'occasion de l'entendre dire ses textes, n'hésitez pas, c'est un régal! En attendant de croiser sa route, n'hésitez pas à voyager avec ses mots si merveilleusement choisis et assemblés.



01/04


Chroniqué par
Elsa

La part de l'homme
Kari Hotakainen
JC Lattès, 2011
[R HOT]

A une foire du livre où sa fille aînée l'a traînée, Salme, mercière à la retraite, rencontre un écrivain qui lui fait une étrange proposition: il veut lui acheter sa vie, pour la raconter dans un roman. Après avoir un peu tergiverser et fait monter le prix de vente, elle accepte. Le lecteur assiste donc à cette transaction, et sous ses yeux défilent des morceaux des vies de Salme, son mari et leurs trois enfant maintenant adultes... mais il n’est jamais bien sûr du point de vue adopté, et surtout quelle est la part de la fiction rajoutée par l’écrivain au récit de Salme ? Peu importe. Le racisme, les métiers abrutissants voir avilissants, l’ambition démesurée et sans but réel, les rapports humains faussés, la perte de sens : les thèmes traités sont peu réjouissants, mais le ton n’est ni moralisateur ni larmoyant, laissant au contraire pointé un humour grinçant. Le récit est brillamment construit, l’écriture est ciselée et râpeuse, le ton est ironique et emprunt d’une mélancolie rageuse face à notre société déshumanisante. Avec en filigrane une réflexion sur la subjectivité des points de vue, le rapport à la réalité. Bref : aussi réussi dans le fond que dans la forme, ce livre est à lire !


Nos sélections > Les coups de cœur de mars 2011

12/03


Chroniqué par
Elsa

Du train où vont les choses à la fin d'un long hiver
Francis Dannemark
Laffont, 2011
[[R DAN]]

Ce court roman, essentiellement construit sous forme de dialogues, nous raconte la rencontre inattendue de Christopher et Emma, alors qu'ils font le même trajet qui les conduit de Bruxelles à Paris, de Paris à Bordeaux, de Bordeaux à Lisbonne. En train. Parce que tous les deux ont envie de goûter au temps qui passe. De bavardages plus ou moins légers en silences paisibles, les heures et les gares défilent. On apprend à connaître les personnages au fur et à mesure qu'ils se dévoilent l'un à l'autre: que font-ils dans la vie? Pourquoi vont-ils à Lisbonne? Et pourquoi en train, à notre époque où l'avion est si accessible? J'ai pour ma part ressenti une douce sensation d'apesanteur, comme si j'étais installée dans le siège à côté, ressentant les vibrations du train, et assistant à leurs échanges. Un très agréable moment!



09/03


Chroniqué par
Marie-Christine

Branchages
Jochen Gerner
L'Association, 2009
[BD GER]

Cet ouvrage est classé avec les bandes dessinées, mais c'est en réalité un petit carnet tout à fait atypique et inclassable. Le sous-titre (carnet de dessins téléphoniques 2002-2008) nous éclaire sur la teneur du livre. Six ans, donc, d'une activité parallèle à la conversation ou l'attente téléphonique. Nous sommes nombreux à griffonner lorsque nous attendons qu'un opérateur prenne enfin notre appel ou lorsque nous parlons au téléphone. Mais, pour la grande majorité d'entre nous, nos gribouillis plutôt moches finissent en boulettes de papier froissées et jetées à la corbeille. Heureusement, Jochen Gerner, illustrateur talentueux au trait minutieux, utilise un petit carnet spécial pour cet usage. Le résultat est étonnant : des pages remplies de toutes petites choses répétitives, dessinées au stylo à bille, déclinées de façon obsessionnelle, parfois drôles, accompagnées de quelques phrases surgies du combiné téléphonique ("votre appel a été transféré à une messagerie vocale"), à moins que ce ne soit de la pensée de l'auteur (une liste de plus de 60 noms possibles pour un salon de coiffure : Atten'tif - Che'veux plaire - Planet'hair...). Un objet très singulier qui mérite un peu plus qu'un simple coup d'oeil !



08/03


Chroniqué par
Emmanuel

Des parcs et des hommes : le Mercantour
Philippe Moreau
gédéon programmes, 2006
[914.49 MOR]

Entre montagne et mer, à la frontière entre la France et l'Italie, le Parc National du Mercantour est probablement un des plus beaux sites de France, tout au moins un des plus sauvages et des plus secrets. Le Parc national recèle de multiples trésors : des vieux villages à flanc de montagne, 10 000 espèces animales et végétales dont certaines que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Mais surtout, il y a la fameuse "Vallée des merveilles", le plus grand paléontologique à ciel ouvert, à 2000 mètres d'altitude, avec des milliers de peintures à même la roche.

13 commentaires :
raymonde le 10/03/2011
la vallée du mercantour est une des merveilles du tourisme.très rocheuse.elle recèle une variété d)especes animale et végétales telles les aigles,les bouquetins, les marmotes, les chauves- souris,les loups qui restent sous surveillance

Jean-Luc et didier le 10/03/2011
le plus intéressant du reportage, c'est la fin où ils parlent des premiers humais qui ont laissé des symbole d'écriture présentant des divinité. Les paysages sont superbes et l'explication des enseignants est très intéressante. On a envi d'aller se balader en altitude et de prendre en photo des chamois,des oiseaux,des fleurs,des fossiles millénaires.

gilbert le 10/03/2011
Le parc du mercantour nous ouvre ses portes on peut apercevoir de somptueuses montagnes ,et aussi des prairies rocailleuses peuplé animaux et de végétaux.

Anonyme le 10/03/2011
je connaissais le parc de nom, sans pouvoir le situé. Ce reportage ressemble a ceux d'hushuaia que j'apprécie beaucoup; le reproche est la partie sur la vallée des merveilles qui est trop court.

nathalie le 10/03/2011
c etait bien

Xavier le 10/03/2011
Le parc du Mercantour, je ne le connaissais que de nom. Cet agréable documentaire donne envie d'en savoir plus, voire de planter la tente! Seul reproche: la durée bien trop courte qui ne permet que de survoler des sujets - la Vallée des Merveilles, notamment - qui mériteraient un film à eux seuls.

nadia le 10/03/2011
le parc national du mercantour est vraiment merveilleux avec toutes ces espèces d'animaux observés protégés et le paysage montagneux fabuleux sans oublier la vallée des sept merveilles intrigante avec ses gravures. Documentaire à voir.

Anonyme le 10/03/2011


gilbert le 10/03/2011


nathalie le 10/03/2011
cetait bien

Sabine le 10/03/2011
Dépayisant et donne envie de vacances. Relaxant.

Fabrice . le 10/03/2011
J ' ai surtout aimé les paysages : les montagnes , le ciel et les nuages . J ' ai aussi beaucoup aimé le passage consacré à la Vallée des Merveilles avec ses peintures rupestres mystérieuses .

nathalie le 10/03/2011
c etait bien


01/03


Chroniqué par
Isabelle B-C

Un smoking à la mer
Louis-Henri de la Rochefoucauld
Léo Scheer, 2011
[ROC]

Voici un petit roman totalement fantaisiste et décalé à l’image des protagonistes de l’histoire, deux extravagants au milieu d’une très conformiste et ennuyeuse croisière vers les Caraïbes. Des Caraïbes, d’ailleurs, on ne verra rien puisque tout se passe en huis clos car l’auteur nous brosse d’abord le portrait d’Emily Marquise, la soixantaine ébouriffée, banane de cheveux blancs au vent mais toujours impeccable dans son smoking, ayant pour seule compagnie une ou plusieurs bouteilles d’alcool. Elle rencontre dans ce grand paquebot qui semble déserté, son alter ego au masculin, un certain Vittorio, pianiste du bar et autre solitaire lui aussi ayant un fort penchant pour l’alcool. Ces deux là devaient être faits pour se rencontrer et dés lors ils ne se quittent plus, se racontant leur vie rocambolesque mais souvent malheureuse, sans aucun apitoiement et toujours avec classe (voire un certain snobisme !) même si on devine qu’au delà de leurs dialogues savoureux et drôles se cachent une véritable détresse et un immense manque d’amour. Un roman parfait pour animer une croisière si vous possédez un certain sens d’auto-dérision !


Nos sélections > Les coups de cœur de février 2011

26/02


Chroniqué par
Caroline

Les marchés du monde
John Brunton
Michel Lafon, 2010
[910.4 BRU]

Ce livre vous fera voyager au gré des marchés d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Il vous donnera également envie de cuisiner grâce à de belles photos aux couleurs éclatantes. Pour chaque marché, l'auteur a consacré une page entière à un produit typique tel que le jus de bissap du Sénégal, l'ambre de Pologne, le chou chinois ou le quinoa du Pérou. Après la lecture de ce livre j'espère que vous n'aurez qu'une envie...découvrir ou redécouvrir votre marché!

1 commentaire :
Pistachio le 01/03/2011
Oh oui, ça me donne l'eau à la bouche... j'ai hâte de faire le marché de Noisy demain matin!


24/02


Chroniqué par
Isabelle B-C

l'Homme Blanc : les représentations de l'Occidental dans les arts non européens
Nicolas Menut
Le Chêne, 2010
[709 MEN]

Une fois n’est pas coutume, c’est à la représentation artistique de l’homme occidental que s’est intéressé Nicolas Menut, anthropologue chargé des acquisitions documentaires au musée du Quai Branly. L’homme blanc, donc, qui est aussi le plus souvent le colonisateur des pays qu’il découvre est ainsi vu sous forme de tableaux, sculptures ou d’autres objets artistiques ou de la vie quotidienne. Véritable porte ouverte sur les cultures non européennes des quatre continents (Afrique, Asie, Amérique, Océanie) ce livre d’art doté d’une iconographie exceptionnelle et souvent inédite, est aussi une mine d’or pour des informations précieuses touchant aussi bien à l’histoire, à l’anthropologie et à l’art en général.



02/02


Chroniqué par
Marie-Christine

Maria et moi
Maria et Miguel Gallardo
Rackham, 2010
[BD GAL]

Si vous avez envie de mieux comprendre ce qu'est l'autisme, sans toutefois vous plonger dans un documentaire, lisez cette bande dessinée qui se présente comme un carnet de voyage. L'auteur, Miguel Gallardo, dessinateur espagnol réputé, s'attache à nous raconter sa semaine de vacances aux Canaries avec sa fille de douze ans, autiste, ainsi que la place prépondérante occupée par le dessin dans leur relation. Il y a dans ce petit bijou tout l'amour d'un père pour son enfant différent.



01/02


Chroniqué par
Emmanuel

Microcosmos, le peuple de l'herbe
Claude Nuridsany
Montparnasse, 1994
[595 NUR]

Avant d'être un formidable documentaire sur le monde des insectes, "Microcosmos" est d'abord une prouesse technique incroyable et un travail de longue haleine qui a nécessité 2 ans de préparation et 3 ans de tournage. Pour pouvoir filmer les insectes comme s'ils étaient les acteurs d'un film de fiction, il a fallu fabriquer du matériel sur mesure. Au final, on a un film magnifique qui nous permet de découvrir un monde aux richesses insoupçonnées, le tout soutenu par une très belle musique.

8 commentaires :
Sabine le 10/02/2011
Un film qui laisse sans voix tant par ses couleurs que par ses bruitages et le son. Impression de grand calme et de sérénité. Presque de l'ordre de l'irréel.

nadia le 10/02/2011
c'est un documentaire fantastique à voir absolument c'est un monde incroyable pire que la jungle j'ai eu peur du ver de terre qui ressemblait à un serpent j'attire l'attention de la musique du documentaire envoutante en un mot j'ai aimé.

Fabrice et Patrrick le 10/02/2011
Film envoûtant et hypnotique qui m ' a semblé presque fantastique .L ' univers sonore est très travaillé et la musique s ' accorde très bien avec les images . le film laisse sans voix, en sortant du film, on est dans une plénitude. la musique est très adapté aux images; les couleurs sont magnifiques. Quand on sait que le film a été fait il y 15 ans, on se dit qu'aujourd'hui le film serait plus spectaculaire surtout en 3D.

Xavier le 10/02/2011
"Nous ne sommes pas seuls" pourrait être le sous-titre de ce très beau film qui donne à voir - et à entendre - notre monde tel que le perçoivent ces habitants si proches et en même temps si lointains que sont les insectes: un "microcosmos" peuplé de créatures étranges tour à tour magnifiques et inquiétantes et où une simple averse prend des allures de déluge biblique. Les hommes et les insectes peuvent bien se partager une même planète, ils ne vivent absolument pas dans le même univers.

Ali le 10/02/2011
Les insectes ont aimé l'eau. Espérons le !!!! Je voudrais travailler comme eux. Merci.

didier le 10/02/2011
Microcosmos est un documentaire sublime:c'est plus q'un spectacle, c'est un ballet, un grand cours, un enseignement.il n'y a pas de commentaires mais une grande musique.De l'intelligence et de la perfection.

Raymonde le 10/02/2011
Ce film nous montre que dans la nature il existe une multitude de bestioles qui volent qui rampent qui grimpent tel les papillons les chenilles les fourmis qui sont très actives.ces bêtes vivent en communauté.Nous y voyons la magnificence naturelle de la nature.

gilbert le 10/02/2011
j'ai beaucoup aimé le reportage .Il y avait des insectes de toutes sortes.

Nos sélections > Les coups de cœur de janvier 2011

12/01


Chroniqué par
Marie-Christine

Bébés
Thomas Balmes
Studio Canal, 2010
[618.91 BAL]

Une belle idée toute simple : suivre les 18 premiers mois de quatre bébés, de quatre pays aussi différents que la Mongolie, le Japon, la Namibie et les Etats-Unis. Sans commentaires, ce documentaire laisse la part belle aux images qui nous montrent l'évolution de ces petits d'homme dans leur vie quotidienne. Le spectateur peut comparer les différents modes d'éducation et "regarder humblement les humains grandir" selon la formule d'Alain Chabat, à l'origine de ce joli film.

5 commentaires :
Xavier le 13/01/2011
Il y a bien des façons d'élever un enfant, mais les bébés, eux, sont partout les mêmes - voici la leçon bienvenue et nécessaire de ce très joli film aux images (le travail du chef-opérateur est assez remarquable) et à la bande-son superbes. Chaudement recommandé.

jean-luc le 13/01/2011
j'ai trouvé le film très intéressant

Sabine le 13/01/2011
Un très joli film qui fait voir bien des différences entre le mode d'éducation des pays représentés: La mongolie et la namibie laissent leurs bébés grandir avec beaucoup d'autonomie au sein de la nature; le japon et les etats-unis, pays hautement industrialisés, donnent une éducation beaucoup plus protégée. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment des enfants peuvent par eux-mêmes s'épanouir dans leur milieu naturel. Film très fortement recommandé.

Gilbert le 13/01/2011
bébé de tous horizons,nous ouvrent c'est portes sur un monde différent et une culture autre.une bonne leçon moral est de savoir vivre.

Raymonde le 13/01/2011
Ce film est assez animé, il nous montre la façon dont vivent les bébés du monde que ce soit au japon, aux Etats-unis en Namibie ou en Mongolie. Ils sont très actifs et vivent très près de leurs parents très affectifs .Ils aiment jouer et éprouvent le besoin de s'exprimer.


05/01


Chroniqué par
Elsa

Same same but different : voyage à la rencontre de 81 femmes qui réveillent le monde
Sandra Reinflet
Michalon, 2010
[305.4 REI]

Sandra Reinflet nous raconte son tour du monde de 14 mois avec son amie Yuki, à la rencontre de femmes qui "réveillent le monde". Vrai récit de voyage plein d'anecdotes amusantes et dépaysantes, ce livre est aussi une invitation à oser réaliser les projets qui nous tiennent à coeur sans remettre à un hypothétique "plus tard". Car la genèse de "81 femmes", c'est pour Sandra un accident de voiture dans lequel elle frôle la mort, alors qu'elle n'a que 20 ans. Elle prend alors conscience de l'importance de vivre intensément le moment présent, et remet en cause ses plans tout tracés, se rappelant "Marina Goodmorning", le nom qu'elle avait donné petite à l'adulte qu'elle voulait devenir et qui serait chanteuse-styliste-voyageuse écrivaine. La voilà donc partie... Et les expériences de ces femmes qui vivent dans des situations bien plus précaires et difficiles qu'elle, et qui pourtant défendent leurs envies avec tant d'énergie, la conforte dans l'idée que la vie est courte, et que le premier obstacle à la réalisation de soi c'est la barrière qu'on s'impose soi-même. Rafraîchissant, réjouissant, inspirant!



02/01


Chroniqué par
Eva

Piscine Molitor
Christian Cailleaux /Hervé Bourhis
Aire Libre Dupuis, 2009
[BD CAI]

Un bref portrait en vignettes de la courte vie de Boris Vian. L'esquisse d'une époque et d'un pays également, la France entre 1920 et 1960. Mais surtout de cette ambiance autour de Queneau, les clubs, le jazz...



02/01


Chroniqué par
Marie-Christine

Just kids
Patti Smith
Denoël, 2010
[781.66 SMI]

Si, comme moi, vous avez passé vos plus belles années de jeunesse à écouter en boucle sur votre chaîne stéréo Horses ou Easter, ne vous privez pas de la lecture de cette excellente autobiographie, née d’une promesse faite par Patti Smith à son ami, Robert Mapplethorpe, juste avant sa mort, de raconter leurs années de jeunesse. Patti et Robert sont encore deux inconnus lorsqu’ils se rencontrent. Patti écrit des poèmes et dessine, tandis que Robert peint et fait des collages. Dans le New York bohème de la fin des années 60, ils côtoient Andy Warhol, Janis Joplin, Jimi Hendrix ou Allen Ginsberg. Plus qu’une autobiographie, ce récit est l’histoire d’un amour qui se transforme en amitié, mais aussi un fabuleux document sur une époque où croiser Jimi Hendrix à la sortie d’une boîte n’a rien d’exceptionnel. Patti Smith deviendra l’artiste que l’on connaît, Robert Mapplethorpe un grand photographe, hélas emporté prématurément par le sida. Sur leur réussite artistique respective, Patti ne s’appesantit pas, on sent qu’elle préfère insister sur les liens qui l’unissaient et l’unissent encore à son amour de jeunesse. Un très beau récit.


Nos sélections > Les coups de cœur de décembre 2010

14/12


Chroniqué par
Marie-Christine

Les miscellanées de la chanson française
Bertrand Dicale
Fetjaine, 2009
[783 DIC]

Puisque la liste est à l'honneur actuellement à la Médiathèque, je vous conseille de jeter un oeil sur cet ouvrage, si vous aimez les listes, bien sûr. Vous y découvrirez des tas d'informations sur les chanteurs, des regroupements amusants (par exemple une liste de 15 chansons intitulées : Je sais, interprétées par des artistes aussi divers que Claude François, Jean Gabin ou Cali...), des anecdotes étonnantes, parfois touchantes, comme l'histoire de la chanson Sarah de Moustaki. Je ne nous la révèle pas, mais si vous êtes tenté d'en savoir plus, allez à la page 291.



03/12


Chroniqué par
Isabelle B-C

Derrière l'objectif d'Eric Valli : Photos et propos
Eric Valli
Hoëbecke, 2010
[770 VAL]

D'Eric Valli, on connaît peut-être surtout le très beau film qu'il a réalisé en 1999 : Himalaya, l'enfance d'un chef qui raconte l'histoire d’un vieux chef qui refuse de laisser la conduite de la caravane de yaks au jeune Karma qu'il accuse d' être responsable de la mort de son fils. Pourtant, ce spécialiste de l'Himalaya est avant tout un photo-reporter de renom récompensé par de nombreux prix. Cet ouvrage absolument passionnant nous présente donc le travail d'Eric Valli à travers une centaine de photographies sur cette région du monde et nous détaille les conditions - souvent extrêmes !- de prises de vue. Transportés par la beauté de ces images, nous voilà plongés au cœur de l'Himalaya avec les habitants du Dolpo à 5000 mètres d'altitude et sous des températures polaires, tout en restant confortablement au chaud ! Si l'esprit de cette collection photographique vous a séduit, la médiathèque possède un ouvrage consacré à Willy Ronis,intitulé Derrière l'objectif de Willy Ronis : photos et propos, sans doute moins dépaysant mais tout aussi instructif !



03/12


Chroniqué par
Caroline

De bric et de broc (un an avec les compagnons du partage)
Damien Roudeau
Paroles et Silence, 2005
[305.5]

A mi-chemin entre la BD et le documentaire, De bric et de broc rend hommage au quotidien des Compagnons du Partage, mouvement affilié à l’abbé Pierre. Leur but? 'Redonner par l’accueil, le travail et la vie communautaire, la dignité à des Hommes.' Grâce au talentueux coup de crayon de Damien on s'immerge rapidement dans la microsociété des compagnons où chaque portrait en couleurs ou noir et blanc est croqué et raconté avec beaucoup d’humanité.



01/12


Chroniqué par
Emmanuel

La Belle et la Bête
Jean Cocteau
René Château, 1946
[F COC J]

Parce qu’il a cueilli une rose dans le jardin d’un château, un marchand ruiné se voit contraint de donner la vie d’une de ses filles au propriétaire des lieux, un être fabuleux, mi-homme mi-bête. Jean Cocteau signe une adaptation magnifique d’un conte célèbre. Le rôle de la Bête incarné par Jean Marais sera l'un des plus marquants de sa carrière pourtant riche et son maquillage fera date dans l’histoire du cinéma. Une œuvre pleine de poésie et de charme qui est devenue un classique du cinéma français.


Nos sélections > Les coups de cœur de novembre 2010

02/11


Chroniqué par
Isabelle B-C

Un Geek au Japon
Hector Garcia
12 Bis, 2010
[915.2 GAR]

Le Japon vous fascine? Vous envisagez de partir au pays du soleil levant et vous voulez vous familiariser un peu avec la culture si particulière de ce pays? Mieux qu'un guide de voyage traditionnel, Hector Garcia nous livre dans "Un Geek au Japon" plein de clés pour décoder le Japon contemporain grâce à un panorama allant des traditions séculaires jusqu'aux dernières tendances de la culture pop en passant par le décodage des relations sociales japonaises, le phénomène des mangas ou des derniers jeux vidéo... L'auteur a également créé un blog depuis 2004, www.kirainet.com qui a servi de base à ce livre et qui a connu un succès immédiat en Espagne mais aussi au niveau international devenant l'un des 1000 blogs les plus lus au monde!



02/11


Chroniqué par
Isabelle B-C

Congo in Limbo
Cédric Gerbehaye
le Bec en l'air, 2010
[770 GER]

Ce reportage a obtenu 7 distinctions internationales en photojournalisme notamment le fameux World Press Photo et l'Amnesty International Media Award. Grâce aux textes très bien documentés écrit en français et en anglais par une équipe de trois auteurs dont un spécialiste de l'Afrique,le directeur de l'agence de photojournaliste Vu à laquelle appartient Cédric Gerbehaye et un chercheur pour Amnesty International sur la République Démocratique du Congo, ce livre constitue un témoignage essentiel sur l’Afrique des Grands Lacs ainsi qu'une vision globale de la situation complexe d'un pays les plus pauvres d'Afrique. Mais personnellement, c'est une autre raison pour laquelle j'ai envie de vous faire découvrir ce livre: la remarquable qualité des photographies de Cédric Gerbehaye et le soin apporté par les éditions du Bec en l'air à leur reproduction. Bien que fortement ancrées dans l'actualité, il émane de ces photographies en noir et blanc une profonde humanité dénuée de tout voyeurisme même dans les situations les plus dramatiques.



02/11


Chroniqué par
Elsa

Vivement l'avenir
Marie-Sabine Roger
La brune, 2010
[[R ROG]]

Alex, la trentaine et un style androgyne cultivé pour ne pas se faire embêter, a la bougeotte. Elle s'installe d'un coin à l'autre de la France au rythme des CDD qu'elle décroche. Cette fois, elle atterrit dans une campagne désolée et travaille dans une usine de volailles. Elle trouve une chambre où se loger chez un couple haut en couleurs, Marlène et Bertrand, qui "s'occupent" du frère handicapé de ce dernier, Gérard. Alex, qui a pour ligne de conduite de ne s'attacher à rien ni à personne, se prend d'affection pour cet homme qu'elle surnomme gentiment "Roswell". Elle lui parle, l'écoute, l'emmène en balade. Cédric, la trentaine aussi, vit dans cette campagne où il a grandit. Il s'ennuie, rêve d'une autre vie. Mais que faire? Mystère. Alors il zone, avec son pote Olivier, dit le Mérou. Lieu de prédilection: le bord du canal. C'est là que nos 4 protagonistes se rencontrent. A partir de ce moment, des flammèches d'espoir éclairent enfin leurs existences sans la moindre perspective. Il ne se passe rien, ou presque. Pourtant, un tel bain d'humanité, dépeint sans concession mais avec une réelle tendresse et beaucoup d'humour, fait un bien fou!



02/11


Chroniqué par
Elsa

Departures
Yojiro Takita
HK vidéo, 2009
[[F TAK]]

Daigo vit avec sa femme à Tokyo, où il est violoncelliste. Mais l'orchestre dans lequel il jouait depuis des années est dissous, et ils décident tout deux de s'installer à la campagne, dans la maison familiale dont il a hérité. Sans emploi, il répond à une petite annonce assez évasive parlant d'"aide au départ", croyant qu'il s'agit d'une agence de voyage. Il se retrouve à accepter un emploi dans une entreprise de pompes funèbres... tout en le cachant à sa femme, car cette activité est taboue au Japon. Nous plongeons donc avec Daigo dans l'univers des rites funéraires, nous partageons avec lui la tristesse des familles qu'il accompagne, et découvrons un pays (et un métier) aux coutumes surprenantes et nobles. Une histoire racontée avec beaucoup d'humanité, de sensibilité, mais aussi beaucoup d'humour. Une vraie belle réussite!



02/11


Chroniqué par
Caroline

50 000 kilomètres à travers l’Inde en vélomoteur
Alain Carayol
Romain Pages, 2009
[915.92 CAR]

C'est un très beau livre relatant 50 000 kilomètres parcourus par Alain Carayol à mobylette. Pour des raisons de sécurité, plus d'un Indien a tenté de le dissuader d'effectuer ce fabuleux périple mais son envie était heureusement plus forte et il a réalisé son rêve sur les routes de ce pays immense. De février 2001 à juillet 2009 il a parcouru l'Inde et ses villes toutes plus fascinantes les unes que les autres : Trivandrum, Jaipur, Bénarès, Pondichéry... De très belles photos accompagnées de textes détaillés vous transporteront dans ce pays où plus de 20 langues sont officiellement reconnues.



02/11


Chroniqué par
Emmanuel

La ville Louvre
Nicolas Philibert
Les Films d'Ici, 1990
[708 PHI]

Tout le monde connaît le musée du Louvre, le plus grand du monde avec ses collections prestigieuses. En revanche, ils sont bien peu à avoir un jour découvert les fabuleuses galeries souterraines qui renferment les réserves interdites au public, où sont entreposés des milliers d’œuvres et où travaillent des centaines de personnes. C’est ce monde que Nicolas Philibert nous fait découvrir, en même temps que les coulisses du musée. Et ce qui s’offre à nous est une ruche en ébullition permanente, une ville dans la ville : n’hésitez pas à l’explorer, le voyage vaut le coup !

6 commentaires :
jean-luc le 18/11/2010
le documentaire montre l'envers du décor du musée du Louvre.

Marie-Noëlle le 18/11/2010
On ne doute pas qu'une telle mégapole s'abrite derrière Le Louvre .Quel contraste entre des manutentions gigantesques et la déllicatesse des restaurations!

nathalie le 18/11/2010
j 'ai aime les differentes oeuvres vues le travail fait par tous ces gens qui travaillent au bon fonctionnement d' un musee .

Gilbert le 18/11/2010
Le couloir du Louvre nous ouvre ses portes. On voie des travailleurs qui restaurent des tableaux et des statues.

Raymonde le 18/11/2010
Ce film nous montre divers activités au Louvre où l'on peut voir de nombreux chef- d'œuvres de peintres, sculpteurs exposés.Il nous montre comment s'y prennent les ouvriers pour installer les œuvres.Il faut beaucoup d'hommes.

Anne Onïme le 18/11/2010
J'ai trouvé ça bizarre que la dame tire dans le plafond avec son pistolet! Mais je pense que c'est pour faire peur aux pigeons pour ne pas qu'ils fientent sur les statues. Sinon j'ai beaucoup aimé. Je kif bien le Louvre.

Nos sélections > Les coups de cœur de septembre 2010

10/09


Chroniqué par
Marie-Jo

Maestro
Xavier-Laurent Petit
Ecole des loisirs, 2005
[R PET]

Dans un pays de dictature, Saturnino est l’un de ces gamins des rues qui se débrouillent comme ils peuvent pour survivre. Au marché, Saturnino cire les chaussures des touristes pendant que sa petite sœur, Luzia, vend des cartes postales. Un jour, Saturnino est sauvé de la milice grâce à l’intervention d’un vieux monsieur, chef d’orchestre et soi-disant ami du président qui tyrannise la population. Ce monsieur l’invite ainsi que sa sœur et ses amis. C’est ainsi que Saturnino découvre une vie insoupçonnée où la musique leur fait oublier pendant quelques heures, chaque jour, la misère et la peur. Un récit poignant où se côtoient deux mondes à la rencontre improbable. Un homme balaie les frontières et apporte une part de rêve au sein du quotidien harassant.



03/09


Chroniqué par
Marie-Christine

Le chagrin
Lionel Duroy
Julliard, 2010
[R DUR]

Coup de coeur absolu pour ce roman autobiographique de plus de 500 pages, dans lequel l'auteur revient sur son enfance désastreuse, au sein d'une famille nombreuse de dix enfants, dans les années cinquante. Désastreuse car sa mère devient odieuse quand la famille est expulsée de l'appartement bourgeois de Neuilly pour se retrouver dans un HLM. Désastreuse car son père est prêt à toutes les bassesses pour faire plaisir à sa femme. Devenu adulte, le romancier s'interroge sur son parcours chaotique, ses choix, ses doutes. Une confession sincère et poignante.



03/09


Chroniqué par
Marie-Christine

La terre des mensonges, La ferme des Neshov, L'héritage impossible
Anne B. Ragde
Balland, 2009 - 2010
[R RAG]

S'il vous arrive de choisir un roman parce que vous aimez sa couverture, si vous aimez les trilogies, si vous avez adoré la série "Six Feet Under", si vous n'avez rien contre l'idée de devenir un vrai pro de l'élevage de porcs, si les sagas familiales font votre bonheur, si l'expression "secret de famille" attise votre curiosité... alors, n'hésitez plus, lisez sans plus attendre la Trilogie des Neshov, qui après avoir connu un énorme succès dans son pays, la Norvège, est en train de conquérir la planète !



01/09


Chroniqué par
Elsa

Infrarouge
Nancy Huston
Actes Sud, 2010
[R HUS]

Je me suis laissée emporter avec un réel plaisir dans la vie de Rena, une photographe, que nous suivons à l'occasion d'un voyage en Italie avec son père vieillissant et la compagne de celui-ci. Le récit est construit au gré des promenades et des souvenirs qui surgissent, le passé se mêle au présent, avec fluidité. Sensualité et érotisme cru viennent s'ajouter aux thèmes entre autres du lien familial, du lien amoureux, de l'exil, du métissage culturel, de la construction de l'identité; par petites touches, simplement. Comme souvent avec Nancy Huston, le lecteur pourra se sentir mal à l'aise, dérangé, par certains bouts d'histoire, certaines tournures. Le tout reste pourtant juste et touchant. Un vrai bon moment de lecture pour qui apprécie la plume de "la plus française des Canadiennes", ou pour le lecteur à qui il ne déplait pas d'être parfois un peu "bousculé" et qui voudrait la découvrir.



01/09


Chroniqué par
Elsa

Tu n'aimeras point
Haim Tabakman
Haut et court, 2010
[F TAB]

Jérusalem, de nos jours, dans une communauté juive ultra-orthodoxe. Alors qu'il travaille dans la boucherie familiale récemment rouverte après la mort se son père, Aaron voit débarquer Ezri, qui cherche à s'abriter de la pluie. Aaron, comprenant que le jeune homme est en difficulté, lui propose de l'héberger un temps dans l'arrière boutique, et de travailler avec lui. Ezri partage parfois le dîner de shabbat d'Aaron avec la femme de ce dernier et leurs quatre enfants, et il fait bientôt partie intégrante du quotidien de cet homme qui l'accueille : ils travaillent ensemble, se rendent ensemble aux réunions de prière et d'étude des textes. Aaron est vite troublé par la présence du jeune homme, il se sent vivre, enfin. Mais ce qu'il ressent est peu conforme au mode de vie de sa communauté : les ragots se font entendre, et l'apparente stabilité de sa famille s'effrite... Peu de paroles, beaucoup de sentiments. Un film d'une très belle facture, d'une pudeur et d'une simplicité au service d'une histoire dure mais magnifique, toute de douceur et de douleur.


Nos sélections > Les coups de cœur de juillet 2010

08/07


Chroniqué par
Elsa

La fille aux neuf doigts
Laïa Fabregas
Actes Sud, 2010
[R FAB]

Laura a deux particularités: elle a neuf doigts, et elle a grandi dans une famille d'où les photos étaient bannies. Pour garder des souvenirs des beaux moments, ses parents (catalans communistes dans les dernières années de l'Espagne franquiste) ont appris à Laura et à sa sœur Moira à prendre des "photos-pensées". Pourtant, les deux sœurs sont persuadées que des images ont été prises. D'un chapitre à l'autre, nous suivons Laura soit dans sa vie de trentenaire, soit au travers des souvenirs d'enfance qu'elle nous raconte, soit dans d'étranges récits où elle explique comment elle a perdu un doigt. Un premier roman très bien écrit, une jolie réflexion sur la mémoire et les secrets de famille, un récit touchant et parfois cocasse: un très bon moment de lecture!



08/07


Chroniqué par
Marie-Christine

Le goût des pépins de pomme
Katharina Hagena
Anne Carrière, 2010
[R HAG]

Plutôt que de vous résumer l'histoire, je préfère vous donner envie de découvrir ce roman en listant quelques uns de ses ingrédients : - des portraits de femmes sur trois générations, - des secrets de famille, - une narratrice bibliothécaire, - des pommiers qui jouent un rôle essentiel, - la naissance d'une histoire d'amour, - l'oubli, la mémoire, les souvenirs. Ce livre a connu un énorme succès en Allemagne lors de sa parution. C'est un premier roman et c'est une réussite. Laissez-vous charmer, et si possible, profitez des vacances pour le lire à l'ombre d'un pommier !



01/07


Chroniqué par
Caroline

Les happenings de Jean-Jacques Lebel ou L'insoumission radicale
Lebel, Jean-Jacques
Hazan, 2009
[759.6 LEB]

Jean-Jacques Lebel, artiste engagé, a réalisé de nombreux happenings dans les années 60. Cet ouvrage très bien documenté, avec des photos pour la plupart inédites, décrit chacun de ces happenings et permet de mieux comprendre cet art éphémère créé contre l’ordre établi. Dans ce livre passionnant et exhaustif, vous saurez tout de cet art subversif à la teneur hautement politique et érotique.



01/07


Chroniqué par
Emmanuel

A deux pas des gorilles
National Geographic Society
National Geographic France, 2003
[599.8 NAT]

La National Geographic Society est une société américaine créée il y a 130 ans pour développer et diffuser la connaissance géographique. Elle est à l’origine de la revue qui porte son nom, mais aussi de dizaines de documentaires filmés. Ces derniers sont regroupés dans une collection DVD. « A deux pas des gorilles » est l’un de ces films. Il nous fait pénétrer au cœur de la forêt congolaise, à la découverte des gorilles de la plaine. On suit au quotidien le travail de la primatologue Magdalena Bermejo, en même temps que l’on découvre les us et coutumes des populations autochtones. Filmé avec un vrai sens du suspens, on ne peut être au final que touché et sensible au charme de ces singes qui nous ressemblent tant.

7 commentaires :
jean-luc le 16/09/2010
c'est un bon documentaire

maria le 16/09/2010
j interesant et intruyant la cherchere et le filmographie tres passiones par ce qui fon 00

alain le 16/09/2010
l'animal et l'homme se rencontrent.J'ai aimé ce reportage.

Maris le 16/09/2010
j'ai trouvé intéressant et instructif la recherche des gorilles.La fille et le garçon étaient très passionnant.

gilbert le 16/09/2010
Au Congo (au niveau de l'équateur) Magdalena Bermejo exploratrice traque le gorille pour observer leur mode de vie et Leurs coutumes.

Didier le 16/09/2010
Les gorilles nous ont fait un véritable clin d'œil . Le reportage sous forme d'histoire vécue (et d'aventures) n'était jamais ennuyant,mais les gorilles y étaient pour quelque chose, ainsi que les chercheurs du national geographic society.

Raymonde le 16/09/2010
Ce film nous montre comment vivent les gorilles dans la forêt où ils aiment grimper dans les arbres. Ils sont assez méfiants et ils s'attaquent à l'homme qui doit prendre des précautions pour s'en approcher.


01/07


Chroniqué par
Isabelle B-C

Paul Klee, 1879-1940
Collectif
Hazan, 2010
[750 KLE]

Voici un très joli catalogue d’exposition qui présente les œuvres de Paul Klee issues de la collection du galeriste bâlois Ernst Beyeler, disparu récemment. Grand amateur de l’art moderne et de ce peintre en particulier, Beyeler rassemble ici de véritables chefs d’œuvre qui témoignent de l’inventivité et de l’évolution de ce précurseur de l’abstraction. Une bibliographie et des photographies de Paul Klee agrémentent l’ouvrage qui jouit d’une grande qualité esthétique. Je vous recommande néanmoins vivement d’aller admirer les œuvres originales exposées au musée de l’Orangerie jusqu’au 19 juillet 2010.


Nos sélections > Les coups de cœur de juin 2010

02/06


Chroniqué par
Ghéoine

Changing of the Season
Ane Brun
Discograph, 2008
[2(30) BRU]

L’album d’Ane Brun vient du nord : de la Norvège, et nous donne envie de se blottir au coin du feu. On pourrait le craindre un peu soporifique au premier abord, car sa très belle voix reste toujours posée et son rythme n’accélère que très rarement. Mais Ane Brun a le don de composer des chansons d’une beauté renversante et inoubliable mais l’important est de se laisser porter par sa beauté, sa grâce, et dès lors toute résistance deviendra inutile. Les racines de la Folk, juste une voix, une guitare, peu de choses en fait, mais qui possèdent en elles une forte dose d’émotions qui font vibrer leur auditeur. Sur les titres plus élaborés, le piano et les violons prennent le relais. Et puis, à de nombreuse reprises, la voix d’Ane Brun nous donne tout simplement des frissons. Il n'existe pas de chanson meilleure l'une que l'autre. Un enchantement, un pur bonheur pour les oreilles devant une œuvre élégante. L’instrumentation est somptueuse, les arrangements fins et délicieux, le texte est subtil et émouvant, le tout survolé par une voix claire comme l'eau des fjords, inoubliable et qui viendra vous hanter à tout jamais. L'album d'un bout à l'autre est exceptionnel et une fois de plus je peux affirmer que c'est une chef d’œuvre pour ma part.



01/06


Chroniqué par
Isabelle B-C

Rendez-vous en terre inconnue
Lopez Frédéric
La Martinière;Aubanel, 2009
[910.4 LOP]

Rendez-vous en terre inconnue est le livre éponyme de l'émission diffusée sur France 3 puis sur France 2 et présentée par Frédéric Lopez dont le but est de transporter une personnalité à l'autre bout de la planète vers une destination dont elle ignore tout. A travers les magnifiques photographies de Jean Michel Turpin, on suit pas à pas l'immersion de la star dans un nouveau milieu, car le projet de F. Lopez est de leur faire partager le quotidien d'hommes et de femmes, d'aller à la découverte de leurs coutumes et de leurs traditions à l'opposé de nos usages d'Occidentaux. Nous voilà donc embarqués pour un fabuleux voyage riche en émotions et en moments de partage avec Muriel Robin, Patrick Timsit, Bruno Solo ou Gilbert Montagné. Au-delà de cette expérience inédite, puisse cet ouvrage donner une chance supplémentaire aux Himbas de Namibie, aux Nentawaï d'Indondésie ou aux Dogons du Mali de sauvegarder leur mode de vie traditionnel face à la mondialisation galopante!

1 commentaire :
Robert le 04/06/2010
Il sait écrire, Frédéric Lopez? Autre chose que son nom je veux dire...


01/06


Chroniqué par
Elsa

La synthèse du camphre
Arthur Dreyfus
Gallimard, 2010
[R DRE]

Récits alternés couvrant deux époques: d'une part les courriels envoyés par Chris, un jeune Nord-Américain de 16 ans, à Ernest, jeune Français du même âge, dans les années 2000; d'autre part, l'histoire de Félix, jeune étudiant en chimie au moment où la 2e guerre mondiale éclate, et juif, ce qui le conduira à se cacher, puis à entrer en Résistance. Tandis que les premiers découvrent l'amour, le second découvre l'horreur de la guerre, mais aussi la bonté imprévisible et inespérée. Chacune des histoires, reliées par un fil qui se dévoile peu à peu, réserve des surprises... des belles, des tristes, des déconcertantes aussi. Un roman parfois déstabilisant, mais extrêmement touchant, servi par une plume belle et limpide.



01/06


Chroniqué par
Marie-Christine

Tom petit Tom tout petit homme Tom
Barbara Constantine
Calmann-Lévy, 2010
[R CON]

Si vous aimez les romans faciles à lire, avec une bonne dose d'humanité et une "happy end" (par exemple, si vous avez dévoré les romans d'Anna Gavalda), vous prendrez un réel plaisir à suivre le parcours de Tom, chouette môme de onze ans. Il vit dans un mobil home délabré avec sa mère, une jeune femme d'à peine vingt-cinq ans, qui peine à boucler les fins de mois et rêve de devenir infirmière. Deux rencontres vont être décisives pour Tom : celle de Madeleine, une très vieille dame, et celle d'un dénommé Samy. Certains trouveront que ce roman est plein de bons sentiments. C'est vrai, et même si on a du mal à imaginer cette histoire plausible dans la vraie vie, prenons là comme un conte optimiste, ça fait du bien.



01/06


Chroniqué par
Isabelle B-C

Cueilleurs de miel
Sylla de Saint Pierre et Eric Tourneret
Rustica édition, 2007
[595 SAI]

Longtemps considéré comme le nectar des Dieux, le miel a toujours été convoité par les hommes pour ses multiples propriétés. En neuf reportage sur les cinq continents, les auteurs nous transportent de la cueillette la plus rudimentaire par les chasseurs de l'Himalaya aux récoltes nocturnes en brousse au Cameroun, à l'élevage des abeilles sans dard au Mexique et jusqu'au toits de New York ou Paris à la rencontre d'apiculteurs urbains... On découvre également les différentes espèces d'abeilles productrices de miel et la diversité des cultures humaines grâce à ce voyage autour du monde. Les photographies exceptionnelles d'Eric Tourneret sont là aussi pour nous rappeler que les abeilles sont essentielles à la biodiversité et que la relation de l'homme à la nature serait bouleversée si elles venaient un jour à disparaitre.


Nos sélections > Les coups de cœur de mai 2010

07/05


Chroniqué par
Elsa

Les sourds: une minorité invisible
Fabrice Bertin
Autrement, 2010
[305.9 BER]

Ce livre instructif et passionnant rappelle (ou apprend) à la majorité entendante que tout une culture est liée à cet "handicap invisible" qu' est la surdité. A commencer par une langue, tout aussi riche et complexe que n'importe quelle autre langue... et pourtant reconnue légalement comme telle en France depuis seulement février 2005, longtemps méprisée et même combattue. Fabrice Bertin propose une approche historique du développement de cette culture, l'évolution des représentations et réactions de la majorité entendante, présente les personnages qui ont contribué à sa reconnaissance, et montre qu'il reste encore un bon bout de chemin à parcourir! Un ouvrage parfait pour une introduction à une culture méconnue voir inconnue, dont la lecture fera évoluer les représentations du lecteur... lecteur qui deviendra ainsi un petit mais indispensable maillon des transformations sociales qu'il reste à opérer.



06/05


Chroniqué par
Marie-Christine

Jeux de piste et énigmes à Paris
Jean-Richard Matouk
Hachette, 2009
[914.437 MAT]

Quelle bonne idée que ce petit guide pour découvrir Paris ! Il suffit de choisir un arrondissement, de lire la première question pour savoir où démarre la promenade, et ensuite, de se laisser guider : chaque énigme résolue permettant d’avancer dans le jeu de piste en même temps qu’on déambule dans le quartier en découvrant plein de petits détails inconnus de nous jusqu’alors. Pour avoir testé le 12ème arrondissement, je peux vous assurer qu’au plaisir de la balade s’est ajouté celui de la résolution des énigmes. Juste avant de partir, n'hésitez pas à consulter le site internet www.jeux-de-piste.com pour être averti en cas de changement de dernière minute.



06/05


Chroniqué par
Marie-Christine

Jeux de pliage
Ferdinand Coeur
Flammarion (Albums du père Castor), 2004 (première édition : 1933)
[J 790 COE]

J’aime bien jeter un coup d’œil sur les nouveautés jeunesse. Quelle joie de voir l’autre jour sur le chariot des livres récemment équipés une couverture un peu désuète qui a tout à coup eu son effet madeleine de Proust, me rajeunissant d’un grand nombre d'années. J’avais ce livre quand j’étais petite et j’ai fait tous les pliages, certains plusieurs dizaines de fois, et je vous assure qu’ils fonctionnent : ils sont bien expliqués, et une fois le pliage réalisé, on peut jouer avec. Je ne savais pas que cet album datait de 1933, il a donc dû occuper les jeudis après-midi de plusieurs générations d’enfants, ravis de fabriquer des moulins à vent, des becs qui claquent ou des avions... C’est une riche idée de l’avoir réédité !



06/05


Chroniqué par
Isabelle B-C

les derniers bains du Caire
Telmissany May
Le bec en l'air, 2008
[770 TEL]

Il y a de la magie dans les photographies de hammams égyptiens de Pascal Meunier. L'ambiance intimiste du lieu, entre ombre, lumière et vapeur d'eau, transparait dans ces clichés aux couleurs légèrement surannées avec une captation assez extraordinaire de la lumière qui leur confère une touche nostalgique. Délaissés et souvent délabrés, les photographies rendent comme un dernier hommage à ces bains turcs avant leur disparition définitive si rien n'est entrepris pour sauver ces lieux conviviaux et fonctionnels qui connurent en d'autres temps leur heure de gloire. Les textes de May Telmissany quant à eux abordent aussi bien un point de vue autobiographique qu'historique car l'auteure, romancière égyptienne est aussi une spécialiste en cinéma et en littérature notamment sur la question de la représentation des quartiers populaires. Deux chapitres du livre sont d'ailleurs consacrés aux bains dans la littérature et au cinéma afin de compléter ce bel ouvrage dont je vous livre une citation:"Ta ville ville ne sera parfaite que le jour où elle aura un hammam" (Shéhérazade, les Mille et une nuits) Enfin, je vous invite à aller contempler le reste du travail photographique de Pascal Meunier sur son site internet www.pascalmeunier.com



06/05


Chroniqué par
Emmanuel

Robert-Houdin : une vie de magicien
Jean-Luc Müller
Tracol Films, 1995
[793.8]

En général, tout le monde connaît le célèbre magicien américain Oudini. En revanche, on sait peu qu’il tient son nom du maître des magiciens contemporains, le français Robert-Houdin. Ce dernier a révolutionné l’art de la prestidigitation au XIXème siècle, à tel point qu’il était une véritable star à son époque. Mais il était aussi bien plus que cela : horloger, fabricant d’automates, il fut aussi un des pionniers de l’électricité et de l’ophtalmologie. Ce film nous permet grâce à des reconstitutions de découvrir la vie de ce personnage fascinant.

6 commentaires :
gilbert le 20/05/2010


marie noelle le 20/05/2010
C'est injuste qu'un tel génie ne soit pas plus connu! Il a tout de même inventé l'électricité! Ses tours de magie restent originaux .Ils allient magie et poèsie .

Anonyme le 20/05/2010


didier le 20/05/2010
La reconstitution de la vie de robert-Houdin est réussie;un grand homme a l'écart des livres d'histoire.Le documentaire est agréable notamment par l'apparition de spécialistes forts érudits.Robert Houdin,le maitre de la magie est aussi un fameux chercheur.

Gilbert le 20/05/2010
Robert-Houdin grand magicien excelle avec de nombreux tours ,un des grand illusionniste de renom

raymonde le 20/05/2010
Robert Houdin est le magicien du merveilleux, il nous émerveille par ses automates par exemple le voltigeur au trapèze ;l'oiseau chanteur. C'est aussi un homme de science, il a étudié les effets de l'éther sur l'homme. C'est magnifique !

Nos sélections > Les coups de cœur d'avril 2010

14/04


Chroniqué par
Katia

Qui suis-je et si je suis combien ? Voyage en philosophie
Richard David Precht
Belfond, 2010
[[100 PRE]]

Rares sont les livres de philo qui deviennent des best sellers. Pourtant après le Norvégien Jostein Gaarder et son Monde de Sophie, c’est au tour d’un Allemand de réconcilier philosophie et grand public. Son ouvrage d’introduction connaît un véritable engouement en Allemagne et a déjà été vendu à un million d’exemplaires. Quelles sont les clefs de ce succès ? Les mauvaises langues répondront que le sex appeal de l’auteur dope beaucoup les ventes, mais il serait injuste de ne voir chez Richard David Precht qu’un bellâtre médiatique. Son livre n’est pas dénué en effet de qualités : son approche de la philo se veut résolument démocratique; il tord ainsi le cou au jargon indigeste de sa discipline, dépoussière les classiques en mêlant à son propos des références modernes ou inattendues (Star Trek, les Monthy Python ou bien des anecdotes personnelles), et décloisonne le champ des savoirs en allant butiner du côté de la psychologie ou de la biologie. Trois questions, empruntées à Kant, servent de trame à son ouvrage : Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que suis-je en droit d’espérer ? Des questionnements qui nous entraînent dans un voyage qui éveille la curiosité et le désir de penser.

1 commentaire :
Robert le 03/06/2010
C'est sûr, i pose de vaches de questions, le filozof... Mais moi j't'y réponds si tu veux : Que puis-je savoir ? Pas grand chose Que dois-je faire ? La vaisselle et ramener du pain Que suis-je en droit d’espérer ? Encore moins qu'à la première question Pour un deuxième volume, je suggère : Comment ça va ? Qu'est-ce-que t'as mangé à midi ? T'as pris le pain, finalement ? Et si il veut, j'en ai plein d'autres comme ça, on pourrait faire une série!


13/04


Chroniqué par
Emmanuel

Le Temps qu'il reste
Elia Suleiman
Nazira Films, 2009
[F SUL]

Elia Suleiman, à travers le destin d'un père et de son fils dresse le portrait d'une catégorie de population méconnue mais qui joue un rôle primordial dans le conflit Israëlo-palestiniens : ceux que l'on appelle communément les arabes Ilisraéliens, c'est à dire ces palestiniens qui vivent en Israël. Cette histoire tragique est aussi la sienne, il la raconte à sa façon, donc avec humour. Il décrit le quotidien de gens qui ont fait de la dérision une arme pour faire face aux injustices. De fait, on rit beaucoup dans ce film, mais d'un rire jaune, où les larmes ne sont jamais bien loin.



06/04


Chroniqué par
Emmanuel

Sur les traces de Gustave Eiffel
Charles Berling, Virginie Coupérie-Eiffel
HB productions, 2009
[720 EIF]

Dans l’imaginaire collectif, Gustave Eiffel est associé à la fameuse tour qui porte son nom. Pourtant, ce que l’on sait moins, c’est que des dizaines d’ouvrages métalliques portent sa griffe, un peu partout dans le monde. Mieux, à la fin d’une vie faite de soubresauts, il s’est consacré à la science et est à l’origine de découvertes importantes. Pour nous faire découvrir sa vie et son œuvre, Charles Berling a eu l’idée de partir de la correspondance de l’industriel et de recueillir les témoignages de sa descendance.

8 commentaires :
marie noelle le 15/04/2010
un homme que l'on ne nomme pas génie dans le film et pourtant! D'autre part un homme prisonnier de son milieu social et de son ambition . Un homme généreux aussi .

myriam sonia le 15/04/2010
j'ai bien aimé cela m'a permise de découvrir d'autres œuvres de Gustave Eiffel ainsi que un mélange d'art et d'architecture. de plus il avait déjà une vision pour le futur qui est resté, qui va rester pour les siècles à venir.

maria le 15/04/2010
homme inteligent beaucoup de imagination

Sabine le 15/04/2010
Film très instructif. La réussite du personnage est extraordinaire mais sa personnalité, un peu froide, austère, riguoureuse ne nous laisse pas l'image d'un homme chaleureux. Film très intéressant du point de vue de la correspondance personnelle de G. Eiffel

Xavier le 15/04/2010
Non, Gustave Eiffel n'est pas seulement le type qui a planté une tour au milieu du Champ de Mars. Ce beau portrait démontre que l'homme vaut plus - et mieux - que cette réputation un peu étroite, sans pour autant esquiver sa part d'ombre. Eiffel n'était certainement pas le plus chaleureux ni le plus sympathique des hommes, mais il compte parmi les génies d'un siècle (le XIXème) qui n'en fut pas avare... et sa correspondance tout comme ses mémoires mériteraient amplement publication. Vous aurez compris que je recommande chaudement ce film. (On me permettra ceci dit de douter que Victor Hugo - mort en 1885 - ait pu assister à l'inauguration de la Tour et signer l'éventail de Claire Eiffel, mais c'est une autre histoire...)

Fabien le 15/04/2010
Gustave Eiffel est célèbre car il est à l'origine de la Tour Eiffel à Paris et de la statue de la liberté située à New-York, qui sont deux sites mondialement connus.Ingénieur dans le génie civil et mécanique, il crée de nombreuses infrastructures essentiellement en Europe telles que des viaducs, des ponts, des gares....En effet, il construit sa fortune et sa renommée en révolutionnant le concept et la construction de fondations.

gilbert le 15/04/2010
Le reportage retrace la bibliographie de GUSTAVE Eiffel et de ses constructions étape par étape qui donne un monument historique et lumineuse.

raymonde le 15/04/2010
gustave eiffel a beaucoup travaillé a la construction de nombreux ponts il a eu beaucoup de difficultés ce qui assombrit un peu son histoire. un coté un peu triste de sa vie;vie marquée par un veuvage

Nos sélections > Les coups de cœur de mars 2010

30/03


Chroniqué par
Isabelle B-C

Le centre hospitalo-universitaire Robert Debré :L'innovation au service des enfants, des adolescents et des parents
Girier-Diebolt Christine
le Cherche midi, 2010
[610.6 GIR]

Conçu comme un beau livre, cet ouvrage retrace la fabuleuse histoire du Centre hospitalier Robert Debré spécialisé dans les soins pédiatriques, pour les enfants jusqu'aux adolescents. Projet architectural de grande envergure, cet hôpital est né voilà vingt ans de la fusion de l'hôpital Bretonneau avec celui d'Hérold. Gai, coloré et riche d'une abondante iconographie, ce livre va à l'encontre de l'image qu'on se fait généralement d'un tel lieu. Il met également l'accent sur la recherche qui est au cœur des préoccupations de la santé publique et plus encore dans ce centre hospitalo-universitaire qui est non seulement le plus grand d'Europe mais aussi celui qui fait référence en matière d'innovations et de soins. Grâce à de nombreux témoignages et anecdotes, ce livre est facile d'accès tout en donnant des informations claires et précises, aux férus de sciences ainsi qu'aux parents soucieux de se renseigner sur l'hôpital où peut séjourner leur enfant.



16/03


Chroniqué par
Isabelle B-C

Cour Nord
Choplin Antoine
Edition la Brune, 2010
[CHO]

Il y a des auteurs comme ça, ils savent vous toucher à chaque fois, quoiqu’ils écrivent !Pour moi, Antoine Choplin est de ceux-là... Son dernier livre Cour Nord, pourrait être un roman social car l’histoire se déroule dans les années 80, dans une petite ville du Nord où une usine est sur le point de fermer et les ouvriers se mettent en grève pour sauver ce qui peut l’être encore mais Cour Nord c’est avant tout le récit d’une relation émouvante entre un père engagé qui ne se résigne pas à voir disparaître « son » usine et son fils qui y travaille aussi mais dont toute la vie est tournée vers la musique de jazz. Choplin construit son roman comme une partition dans un style sobre et sans pathos mais avec une véritable empathie pour ses personnages qui moi, me bouleverse! L’ennui avec les romans de cet auteur c’est qu’ils sont relativement courts, et arrivée aux dernières pages, je m’efforce de lire le plus lentement possible pour retarder le moment de refermer l’ouvrage, même si sa musique continue de m’accompagner longtemps.



12/03


Chroniqué par
Elsa

Les cent énigmes de la peinture
Gérard-Julien Salvy
Hazan, 2009
[759 SAL]

Comme le titre l’indique, ce beau livre nous emmène à la découverte des mystères cachés dans l’apparente évidence de ce que les peintures nous donnent à voir. Certains tableaux ne nous évoqueront sans doute rien, découverte alors complète de ce que voient nos yeux et de ce que l’analyse proposée nous pousse à chercher. Parmi les tableaux qu’on connaît déjà, il y a ceux qu’on aime admirer, qui nous touchent, ou au contraire ceux qui nous laissent de marbre, nous déplaisent. Dans un cas comme dans l’autre, il est surprenant d’explorer ces peintures sous un jour nouveau ; on apprend beaucoup de choses, amusantes et sérieuses, sur l’histoire du tableau, l’histoire de l’art, et même l’Histoire tout court.



12/03


Chroniqué par
Emmanuel

La Magie Calder
Carlos Vilardebo
Les Films du paradoxe, 1961
[730 CAL]

Ce DVD contient 3 petits films sur Alexander Calder. Si les deux derniers sont consacrés à sa création, ses mobiles ou ses gouaches, le premier film est passionnant. Il nous donne à voir une représentation que Calder donnait dans les années 60 avec son cirque. Un cirque particulier puisque entièrement composé de mobiles de sa création. Ce sont alors des dizaines de petits personnages faits de bric et de broc qui défilent sur l'écran et arrivent à se mouvoir comme par magie. Enchanteur.

9 commentaires :
Anonyme le 18/03/2010
je n'ai pas aimé

maria le 18/03/2010
je n'ai pas beaucoup aimé

Sabine le 18/03/2010
Les oeuvres de Calder sont pleines d'humour; Les côtés enfantin, naïf et poétique m'ont particulièrement plus. C'était très impressionnant de voire l'habileté de ces mains tant à manipuler les personnages qu'à construire ses mobiles.

marie noelle le 18/03/2010
Le premier ou le 2eme sujets sont magiques . Mélange d'enfance et d'abstraction . Merveilleux et prenant .

gilbert le 18/03/2010
Le reportage était bien ,j'ai vu des marionnettes de toutes sortes qui prenaient vies.

virginie le 18/03/2010
j'ai beaucoup aime ces films et ces mobiles. ce sujet était interéssant.

didier le 18/03/2010
nous partons nous promener en compagnie de la magie Calder pour une balade poétique en compagnie de ses petits bijoux de technologie:des poupées articulées nous font un beau cours d'adresse;et aussi des mobiles:très abstrait et pourtant si proche des souvenirs.

gilbert le 18/03/2010
Le deuxième reportage était plutôt manuel comme la fabrication de spirales en métal.

raymonde le 18/03/2010
le cirque était assez vivant et amusant les personnages mécaniques mus à la main donnait l'impression de bouger réellement.


12/03


Chroniqué par
Emmanuel

L’Apprenti
Samuel Collardey
Lazennec, 2007
[F COL]

Mathieu a 15 ans, il vit seul avec sa mère et ne voit que rarement son père. Pour ses études, il part en apprentissage dans une petite exploitation agricole du Doubs. Très vite, une réelle complicité va naître avec Paul, le fermier. Tout en finesse, Samuel Collardey nous fait partager les angoisses, les espoirs, les amours et les tourments de cet adolescent. Une vision attendrissante de cet âge difficile, et une redécouverte de nos campagnes.



12/03


Chroniqué par
Emmanuel

A propos d’Elly
Asghar Farhadi
Simayo Mehr, 2009
[F FAR]

A Téhéran, un groupe d’amis a décidé de passer le week-end dans une location sur les bords de la mer Caspienne. Sepideh a invité Elly, l’institutrice de sa fille, une jeune fille mystérieuse et réservée que personne ne connaît. Le séjour se passe bien, jusqu’à ce que la disparition d’Elly oblige chacun à se révéler. Asghar Farhadi ausculte la société iranienne de l’intérieur, et la réalité nous apparaît beaucoup plus complexe que l’image que nous en renvoient les médias. On se trouve confronté à un groupe de jeunes coincés entre les traditions et un besoin d’émancipation. Un film magnifique, sobre et efficace.



12/03


Chroniqué par
Elsa

London river
Bouchareb Rachid
Arte France, 2009
[F BOU]

Elisabeth vit sur l’île de Guernesey, et sa fille vit à Londres. Ousmane est d’origine africaine, vit en France, et son fils vit à Londres lui aussi. La première est chrétienne, le second est musulman. Le jour où un attentat terroriste fait de nombreuses victimes dans la capitale britannique, ces deux individus qui ne se connaissent pas et semblent n’avoir rien en commun plongent dans la même angoisse. Restant sans nouvelle de leurs enfants, de plus en plus inquiets, tout deux se rendent à Londres où leurs chemins ne cessent de se croiser. Un film profondément touchant, sobre, et vraiment subtil malgré l’apparente simplicité du sujet. Une belle et triste rencontre qui mérite qu’on s’y attarde.



09/03


Chroniqué par
Katia

Paraguay
Lily Tuck
Jacqueline Chambon, 2010
[TUC]

Paris, 1854. Franco, fils d’un puissant dirigeant paraguayen, tombe sous le charme d’Ella Lynch, une courtisane irlandaise à la peau diaphane. Lorsqu’il lui propose de le suivre dans son pays natal, Ella n’hésite pas longtemps, tentée par les promesses d’une vie fastueuse. Elle quitte l’Europe avec ses effets personnels (ses toilettes, son piano, son cheval et ses domestiques) pour se rendre dans ce pays inconnu d’Amérique latine dont Franco brigue bientôt le pouvoir. Fougueux et colérique, le jeune dictateur a vite fait d’entraîner le Paraguay dans une guerre perdue d’avance contre ses voisins le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay. Ella poursuit sa vie insouciante et mondaine tandis que le pays agonise, ravagé par le délire destructeur de son compagnon mégalomane. Lily Tuck s’est inspirée d’un épisode méconnu de l’Histoire de l’Amérique latine pour composer cette fresque poétique et sanglante récompensée par le prestigieux National Book Award en 2004.


Nos sélections > Les coups de cœur de février 2010

16/02


Chroniqué par
Emmanuel

Les Loges du zoo
Maria Reggiani
Les Poissons volants, 2002
[590 PAP]

Ce film nous propose de découvrir l’envers du décor d’un zoo, en l’occurrence celui de Vincennes avant qu’il ne ferme pour rénovation. On effectue une plongée dans le quotidien des vétérinaires, des soigneurs, de tous ceux dont la mission première est le bien-être des animaux. On partage leurs émotions et peu à peu, on découvre un monde complexe dont on ne perçoit finalement presque rien lors d’une banale visite dans un parc zoologique. Un monde où rien n’est laissé au hasard, même pas l’emplacement du moindre rocher.

8 commentaires :
jean luc le 18/02/2010
il montre comment il gère les animaux

philippe le 18/02/2010
chapeau aux soigneurs qui montrent leur attachement aux animaux

Sabine le 18/02/2010
Je n'aime pas beaucoup voire des animaux derrière des barreaux. Je trouve ça triste. J'ai trouvé un peu dure la manière dont les hommes s'occupent de ces animaux. J'ai gardé l'impression d'abandon de leur environnement naturel.

alain le 18/02/2010
j'ai bien aimé les animaux.

marie noelle le 18/02/2010
Garder une barrière avec les animaux :ce ne sont pas des ours en peluche ! Bravo les soigneurs! Ceci dit les locaux font prison ; le but c'est qu'ils se reproduisent: on peut les sauvegarder!

raymonde le 18/02/2010
film vivant.les animaux sont assez dociles.ils ont parfois des comportements humains comme vivre en famille, en communauté

gilbert le 18/02/2010
j'ai beaucoup aimé le reportage. on voit des animaux ,tel que girafe ,ours et babouins qui s'adonnent a leurs rites.

didier le 18/02/2010
nous découvrons un univers ou les animaux se cotoient avec les humains.d'un coté l'adaptation est difficile, de l'autre coté se sont des êtres humains,les relations sont différentes;j'aurais aimé un coté relationnel et affectif plus développé.


16/02


Chroniqué par
Laurent

Forbidden places, explorations insolites d'un patrimoine oublié
Sylvain Margaine
Jonglez, 2009
[770 MAR]

Sylvain Margaine fait partie du mouvement Urbex, les explorateurs urbains, ce mouvement est apparu un peu partout dans le monde au cours des années 90 et devient de plus en plus populaire, il consiste à découvrir et explorer les zones urbaines à l'abandon, laissées en friches, désaffectées, le plus souvent condamnées et interdites d'accès comme la plupart des sites présentés dans ce livre. C'est le fruit de dix années d'infiltration et de découvertes à travers le monde que l'auteur nous offre ici, à contempler tranquillement dans notre canapé, sans risque. Ces lieux, outre leurs attraits historiques, possèdent de grandes qualités artistiques, l'ambiance fantomatique de l'hôpital d'Hudson river, les inquiétants vestiges du passé de la prison de Newark, s'en suivront forge, couvent, usines, station de métro, etc. tout y passe. Un magnifique ouvrage qui risque bien de vous dépayser.

1 commentaire :
marie noelle le 18/02/2010
Une barriere avec les les animaux : il ne s'agit pas d'ours en peluche ! mais on est fascinés ! Bravo les soigneurs ! Ceci-dit les locaux font prison !


16/02


Chroniqué par
Caroline

Mon journal de geisha : cinq ans d’apprentissage à Kyoto
Komomo
Aubanel, 2009
[306.74 KOM]

Malheureusement galvaudé en occident, le mot "geisha" est souvent assimilé à une prostituée. Or, il n’en est rien comme vous le découvrirez dans ce passionnant ouvrage dans lequel Komomo témoigne de son parcours long et difficile pour devenir une "geiko" (terme désignant une geisha à Kyoto). Pendant ces années elle nous raconte un emploi du temps très strict consacré à l’apprentissage des arts de la scène traditionnels et aux visites dans de nombreuses maisons de thé. Sa tâche consiste, entre autres, "à guérir le cœur de ses clients" en les divertissant par la musique, la danse et le service du thé selon des rites très codifiés. Ce livre est fascinant à lire et balaie de nombreux clichés ancrés dans l’imaginaire occidental.



16/02


Chroniqué par
Elsa

Ma proche banlieue
Patrick Zachmann
Xavier Barral, 2009
[770 ZAC]

Feuilleter un catalogue d’exposition n’est jamais comparable à la visite de l’exposition elle-même. Pourtant, ce livre-ci est particulièrement réussi. Sur le fond, il est tout aussi varié, dense tout en étant cohérent, et émouvant. On y retrouve plusieurs travaux du photographe, le plus vaste ayant été effectué à Marseille en deux fois, à 20 ans d’intervalle : en 1984 le photographe anime un stage de photo auprès de jeunes en difficulté (on retrouve les photos des stagiaires, ainsi que des textes écrits par eux, mais aussi les photos et commentaires du photographe); en 2005, Zachmann entreprend des recherches pour essayer de retrouver ses anciens stagiaires. Intense, touchant, humain. "Intérieurs" : portraits de familles dans leurs foyers ; "Enquête d’identité" : où l’artiste questionne sa propre identité en photographiant sa famille mais aussi des anonymes partageant la même culture ; "Maliens, ici et là-bas" : mise en regard de photos de Maliens vivants en France et de leur famille restée au pays ; "No mans’s land" : photos de nuit d’immigrés clandestins tentant de fuir Sangatte ; "Paysages de la banalité" : panoramiques couleurs de paysages urbains et portraits noir et blanc de passants traversant ces mêmes lieux... et d’autres encore, tous aussi saisissants. Quant au format, s’il est relativement petit, il rend malgré tout justice à la qualité des photos. Un petit bonheur pour les yeux, et pour la tête!



16/02


Chroniqué par
Elsa

Des corps en silence
Valentine Goby
Gallimard, 2009
[GOB]

Claire et Henriette. Deux femmes, à un siècle d’intervalle, au bord d’une rupture amoureuse. L’une délaisse, l’autre est délaissée. Pourtant toutes deux vivent avec la même intensité douloureuse et stupéfiante la fin de leurs histoires d’amour, la fin des corps qui se cherchent. Le temps semble ralenti, suspendu, attendant pour reprendre sa course que Claire et Henriette reviennent à elles et décident de la direction qu’elle veulent faire prendre à leurs vies. Les chapitres alternent la vie de l’une et de l’autre, la dernière phrase d’un chapitre étant laissée en suspens et trouvant sa continuation dans la première phrase du chapitre suivant, renforçant ainsi le sentiment que les histoires sont en même temps uniques et universelles. Valentine Goby nous raconte ces moments-clés dans la vie de ses personnages avec délicatesse et sans le moindre mélo, avec des mots précis, une langue ciselée. Le lecteur est happé, témoin de cette croisée de chemins, de cette transition à la fois difficile et belle.


Nos sélections > Les coups de cœur de janvier 2010

07/01


Chroniqué par
Isabelle B-C

Le musée invisible : sur les traces des chefs d’œuvres volés
Nathaniel Herzberg
Editions du Toucan, 2009
[709 HER]

Il fallait oser ! Nathaniel Herzberg, journaliste au Monde a recréé pour nous un musée "imaginaire", impossible à visiter car constitué d’œuvres d’une richesse et d’une notoriété exceptionnelles qui ont toutes été volées, jamais retrouvées. Pour chacun de ces chefs d’œuvre, l’auteur en fait une présentation concise mais précise et relate les circonstance du vol. C’est donc tout autant à un parcours original d’histoire de l’art depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours qu’à une enquête policière souvent inachevée à laquelle on est convié à travers ce beau livre.



07/01


Chroniqué par
Katia

La Revanche des otaries
Vincent Wackenheim
Le Dilettante, 2009
[WAC]

"Dis papa, est-ce qu’il y avait des dinosaures sur l’arche de Noé ?" Pour répondre à la question ingénue de sa fille de 7 ans, Vincent Wackenheim imagine une fable délirante sur le déluge, et prend quelques libertés vis-à-vis de l’Ancien Testament. Dans cette version non orthodoxe, Noé a le plus grand mal à faire respecter son autorité. Ses décrets de non consommation d’autrui et de non prolifération font grincer des dents parmi les passagers. Les animaux carnivores goûtent peu le régime végétarien, et la promiscuité ne facilite pas les choses. L’interdiction formelle de se reproduire pour éviter un surpoids fatal à l’Arche est également très mal perçue. C’est pourquoi, lorsque l’on apprend la présence à bord d’un couple de dinosaures, la révolte gronde. Noé doit régler rapidement le sort de ces clandestins indésirables, au poids pas franchement plume, pour éviter une mutinerie... Ce livre à l’humour potache est chaudement recommandé pour dissiper la grisaille hivernale.



07/01


Chroniqué par
Marion

Personne
Gwenaëlle Aubry
Mercure de France, 2009
[AUB]

Dans "Personne" Gwenaëlle Aubry trace le portrait de son père qui a souffert toute sa vie de psychose maniaco-dépressive, maladie qui l’a emporté. Dans les derniers mois de sa vie, il avait écrit un journal, laissé à ses filles avec cette injonction "à romancer". A partir de ces notes, Gwenaëlle Aubry construit un portrait sous la forme d’un abécédaire : 26 lettres pour 26 chapitres, 26 portraits, 26 identités, 26 fragments, pour raconter cet homme étranger à lui même et au monde ; cet homme qui se croyait tantôt James Bond, tantôt SDF. Ce texte, magistralement écrit, évite tous les écueils que l’on pourrait craindre : il n’y a ni fascination romantique pour le fou, ni pathos du récit personnel.



07/01


Chroniqué par
Fabienne

L’île du temps perdu
Silvana Gandolfi
Seuil Jeunesse, 2004
[GAN]

Pour Arianna et Giulia, élèves de CM2, "être ensemble est la seule manière de rendre la vie supportable, ce que les adultes ne comprennent pas". Nos deux héroïnes se perdent dans une mine lors d’une sortie scolaire et vont être propulsées comme des bouchons de champagne puis éjectées par le cratère d’un volcan qui recrache tout ce qui se perd sur la terre, êtres humains et objets. C’est l’île du temps perdu où règne une société d’enfants avec ses lois parfois cruelles. Les chapitres sont entrecoupés de lettres que l’auteur adresse à Giulia, adulte maintenant, et qui enseigne l’éthique de l’oisiveté au Japon. Lettres qui nous réservent une belle surprise finale. Où s’arrête la fiction ?



07/01


Chroniqué par
Marion

La borne SOS 77
Arno Bertina, Ludovic Michaux
Le bec en l'air, 2009
[BER]

"La borne SOS 77" appartient à la collection "collatéral" des éditions Le Bec en l’air. Partant du principe que "le texte est image et l’image est un texte", cette collection croise le travail d’un photographe et celui d’un romancier. Ici le travail photographique de Ludovic Michaux est consacré aux dispositifs (pics, grillages, plots) mis en place pour empêcher les sans-abris de s’installer sur l’espace public mais aussi aux œuvres d’un SDF qui a bâti son campement Porte Maillot, près de la borne 77 du périphérique, et a créé des installations artistiques à partir d’objets glanés dans les poubelles. À partir de ces intrigants clichés, l’écrivain Arno Bertina compose un roman qui alterne les voix d’un SDF et celle d’un agent de surveillance du périph’. Le dialogue du texte et des photos est superbement abouti. Mais surtout ce livre interroge avec violence la ville, ses limites, ses exclus et notre regard.


Nos sélections > Les coups de cœur de décembre 2009

10/12


Chroniqué par
Emmanuel

Confessions d’un taoïste à Wall street
David Payne
10/18, 2003
[PAY]

A 21 ans, Sun I a toujours vécu dans un monastère taoïste au cœur de la Chine. Il se destine à devenir moine lorsque son oncle lui dévoile que son père est une des plus grandes figures de Wall Street. Sun I décide aussitôt de partir pour New York sur les traces de son géniteur. David Payne nous propose un magnifique roman initiatique où se confrontent deux civilisations, deux façons d’appréhender le monde. Il s’agit en plus d’une critique acerbe et subtile du système boursier américain. On ne ressort pas indemne de ce gros livre de 1000 pages, d’une érudition certaine.



10/12


Chroniqué par
Fabienne

Un ange gardien avec des lunettes noires
Silvana Gandolfi
Ecole des loisirs, 2007
[GAN]

Une vieille dame, romancière un peu folle en panne d’inspiration, invoque les anges et son ange gardien en particulier jusqu’au jour où ce dernier prend vie émergeant d’une statue en argile. En échange de sa protection, l'ange Ariel devra aider Léonora Chandamour à écrire son ultime roman. Mais cet ange est bien calculateur et il va la mener jusqu’au Brésil, le seul pays où elle n’est jamais allée (elle a ses raisons). Après une cérémonie de candomblé, les créatures de papier de leur roman deviennent des personnes réelles. Hallucination ou non ? A vous de le découvrir...



10/12


Chroniqué par
Marion

La légende de nos pères
Sorj Chalendon
Grasset, 2009
[CHA]

Marcel est un ancien journaliste devenu biographe pour les particuliers. Une jeune femme lui demande un jour d’écrire la biographie de son père, ancien résistant. Quand elle était petite, le soir, il lui racontait la guerre comme un scénario de films, pleine de rebondissements et d’exploits. Le livre déroule les rencontres des deux hommes. A raison d’un séance hebdomadaire, le vieux résistant, Tesceulin Beuzaboc, raconte les trains dynamités, un officier allemand assassiné... Mais le doute s’installe chez le biographe. Beuzaboc mentirait-il ? La légende de nos pères questionne la vérité, le mensonge, l’imposture ; il interroge aussi le rôle du biographe et montre comment se construit un roman à partir de faits bruts. Tout cela est fait sans moralisation car Sorj Chalendon ne juge pas les hommes mais les montre.



10/12


Chroniqué par
Isabelle B-C

Mister G
Gilbert Garcin
Filigranes, 2009
[770 GAR]

Un titre énigmatique et sobre pour un photographe, qui, du haut de ses 80 printemps, s’amuse à se mettre en scène (avec sa femme, parfois) dans des autoportraits photographiques noir et blanc. Gilbert Garçin nous prouve qu’il n’est jamais trop tard pour être artiste, lui qui a commencé sa carrière de photographe à l’heure de la retraite, il y a 15 ans, après un stage de photomontage à Arles... La mise en page très soignée des éditions Filigranes nous fait apprécier ces images au fort impact graphique qui ont fait l’objet d’une exposition présentée à la Galerie des Filles du Calvaire courant novembre 2009. On découvre ainsi l’univers absurdement humoristique et décalé de ce Monsieur Tati de la photographie.



10/12


Chroniqué par
Caroline

Istanbul / photographies Ara Güler
Orhan Pamuk
Éditions du Pacifique, 2009
[770 GUL]

Reporter-photographe de renom, Ara Güler a pris beaucoup de photos de sa ville natale. Surnommé "l’œil d’Istanbul", il a su capter toute la mélancolie et la poésie de cette ville au carrefour de l’Orient et de l’Occident. Ces magnifiques photos en noir et blanc, accompagnées d’un texte d’Orhan Pamuk, autre grand nom de la culture turque, vous plongeront dans l’Istanbul des années 50 à 60. Alors si vous avez manqué l’exposition à la Maison Européenne de la photographie, ce livre vous offre une chance supplémentaire d’apprécier l’œuvre de ce grand photographe injustement méconnu en France.


Nos sélections > Les coups de cœur de novembre 2009

10/11


Chroniqué par
Marie-Christine

L’annonce
Marie-Hélène Lafon
Buchet Chastel, 2009
[LAF]

Paul, célibataire de 46 ans, est paysan dans le Cantal. Il a passé une annonce pour trouver une femme. Annette, 37 ans, vit seule avec son fils dans le Nord de la France. Elle souhaite refaire sa vie et répond à l’annonce de Paul. Après s’être vus à mi-chemin (Nevers), ils décident de tenter l’aventure d’une vie commune. A la ferme, la vie est rude. Paul, Annette et son fils Eric, s’installent au premier étage, tandis que Nicole, la sœur de Paul, et les deux oncles octogénaires, restent au rez-de-chaussée, épiant d’un œil mauvais les faits et gestes des nouveaux venus. Marie-Hélène Lafon, qui a elle-même vécu dans une ferme du Cantal jusqu’à l’âge de 18 ans, excelle à dépeindre ce monde rural, univers âpre où les personnages taiseux et observateurs, peinent à s’exprimer par la parole. "Il y a une zone de silence très épaisse entre les gens. On ne parle pas de ses sentiments" dit l’auteur. "J’ai donné à voir à travers des actes, des sensations". Avec ce roman, Marie-Hélène Lafon vient de remporter le prix "Page des Libraires 2009", récompense totalement justifiée tant la qualité littéraire du récit est rare (on pense aux textes de Pierre Michon). "Mon travail, c’est le corps à corps avec le texte jusqu’à l’éreintement. Je lâche prise par épuisement". Remarquable !



10/11


Chroniqué par
Fabienne

Le baume du dragon
Silvana Gandolfi
Les Éditions du Panama, 2007
[GAN]

Dénonciation humoristique de la beauté et de la jeunesse à tout prix, ici nous partons au Népal avec comme héros Andrew, cinquantenaire, qui va côtoyer la Kumari, déesse vivante de Katmandou. Il passera trois fois par l’âge de 18 ans, se débarrassera de son horrible femme et gardera en souvenir de ses aventures himalayennes une touffe de poils de yéti, ultime porte-bonheur auquel aucun savant n’accordera la moindre crédibilité. Prix TAM TAM 2007 et Prix des Incorruptibles 2009 (catégorie CM2-6ème).



10/11


Chroniqué par
Isabelle B-C

Les affranchis jardiniers : un rêve d’autarcie
Annick Bertrand-Gillen
Ulmer, 2009
[635 BER]

Ils sont dans l’air du temps, ces "affranchis jardiniers" et pourtant cela fait presque 40 ans qu’ils ont fait de la gestion écologique et raisonnée du jardin leur priorité. Cela signifie qu’ils ont appris à se nourrir des produits issus de leur jardin en respectant l’équilibre de la nature dans une volonté de ne pas bousculer le rythme des saisons et de ne pas "produire pour produire" et en utilisant des énergies non polluantes telles que l’énergie solaire ou éolienne bien avant qu’elles ne deviennent d’actualité. Ce petit livre agrémenté de superbes photographie retrace l’histoire de Annick Bertrand et de Yves Gillen, tout en donnant de précieux conseils pour jardiner écolo avec réel un souci du détail... Tout, jusque dans leur maison, est judicieusement pensé, l’esprit "récup" maintenant en vogue, est présent partout et c’est un vrai régal pour les yeux ! Plein de bonnes idées, c’est avec regret que je referme ce précieux livre, mais avec la ferme intention d’y retourner.



10/11


Chroniqué par
Marion

Ce que je sais de Vera Candida
Véronique Ovaldé
L’Oivier, 2009
[OVA]

La romancière met en scène plusieurs générations de femmes (mères et filles) dans un pays gorgé de soleil : Rose, ancienne pute reconvertie dans la pêche aux poissons volants, sa fille Violette qui a mal tourné, Vera Candida partie de son île à l’âge de 15 ans, enceinte, pour rejoindre une pension pour filles perdues... Les livres de Véronique Ovaldé sont toujours à cheval entre le conte et le réel, l’ironie et la candeur. Elle parle du plus grave (la violence des hommes, la maladie) mais s’autorise un style fantaisiste qui soulage. Ses personnages sont toujours dotés d’une force susceptible de transformer in extremis une vie d’échecs et d’accidents en un destin choisi et encore ouvert. Véronique Ovaldé fait confiance à son imaginaire et à sa liberté de style et on ne peut que la suivre...



10/11


Chroniqué par
Emmanuel

L'art et la manière
Collectif
La Huit, 2006
[745.5 ART]

L'art et la manière est une série de dix petits films sur la transmission du savoir. Dix maîtres d'art et artisans d'art apprennent leur métier à dix jeunes apprentis. En même temps que la découverte de métiers que l'on croyaient oubliés (chapelier, facteur d'orgues, plumassier, etc.), on suit l'évolution de ces jeunes à travers leurs doutes et leurs rêves. Ils nous racontent leur formation, leur installation, le quotidien de leur métier. Passionnant.

7 commentaires :
jean luc le 19/11/2009
on nous montre des ébénistes refaire des ancients meubles on voit des graveurs élaborer des impressions de gravures et imprimer sur du papier

philippe le 19/11/2009
impressionnant de voir ses metiers dans notre societe standardise.A voir !!!!

Sabine le 19/11/2009
La technique de la pointe douce était très bien expliquée; les images étaient magnifiques: les gravures, la presse, les couleurs. la précision des outils utilisés est impressionnante. Mais toutes ces techniques très sophistiquées et professionnelles nous semblent complètement inaccessibles. Mais, tout ça est un vrai plaisir des yeux comme dans un rêve.

maria le 19/11/2009
très intéressant

marie noellemysterieux et fascinz le 19/11/2009
mysterieux et fascinant : j ai vu mon pere faire de la marquetterie pour : son plaisir manier le bois precieux . c est beau . le deusieme est en plus a suspense .

gilbert le 19/11/2009
Le métier d'ébénisterie reste un art. excellent reportage. L'imprimerie de gravure travail sur de grosse machine d'usine pour en sortir d'excellentes oeuvres.

didier le 19/11/2009
deux documentaires sur le savoir faire des artisans artistes.un agréable voyage qui nous fait découvrir deux passions d'arts unique.le travail du bois,le travail de l'impression.a noter:la très grande précision devant l'ouvrage.

Nos sélections > Les coups de cœur d'octobre 2009

15/10


Chroniqué par
Isabelle G.

C’est l’heure du bain, petit lion
Taro Gomi
Autrement, 2009
[A GOM]

Petit lion va prendre son bain. Mais d’abord il doit enlever ses habits. Et sous ses habits qu’y a-t-il ? Un petit ours. Petit ours va prendre son bain mais il doit d’abord enlever ses habits. Et sous ses habits d’ours qu’y a-t-il ? Un petit homme. Page après page tombent toutes les peaux, tous les déguisements comme autant de moments de jeux et d’enfance sous les yeux inquiets ou amusés d’un chaton gris que l’on retrouve aussi dans la plupart des illustrations.



15/10


Chroniqué par
Katia

Thriller
Iegor Gran
P.O.L., 2009
[GRA]

La vie a plutôt gâté Norman, professeur d’économie à l’Université de Berkeley : il rayonne de santé, son épouse est belle et intelligente, son fils ado un brin désagréable mais génial en informatique, et nul doute que Norman briguera prochainement le poste de doyen de l’Université en mettant le bonheur en équation. Malheureusement pour lui, tout déraille lors d’un dîner mondain où une salade reste en travers de la gorge d’un des invités. Son ami Lafayette l’accuse de voler les portefeuilles des SDF. Norman ne se souvient pas avoir commis pareil larcin. Ne clame-t-il pas ses idées d’intello de gauche depuis toujours ? La salade au saumon et le dîner virent au vinaigre. Tout pourrait en rester là mais l’on retrouve le lendemain son livre d’économie publié à 300 exemplaires, aux côtés d’une blonde étranglée sur un terrain vague. Norman est-il devenu un psychopathe amnésique ? Les personnages de la microsociété de Berkeley s’interrogent à tour de rôle, tandis que le lecteur dévore en riant les pages de ce livre, parodie de roman policier et de campus novel. Léger, drôle et impertinent, assurément un coup de cœur de cette rentrée littéraire.



15/10


Chroniqué par
Caroline

Les mots migrateurs : les tribulations du français en Europe
Marie Treps
Seuil, 2009
[409 TRE]

Saviez-vous que la langue française avait laissé des traces dans de nombreux pays européens ? Dans ce livre captivant écrit par Marie Treps, chercheur au CNRS, vous découvrirez comment cela s’est produit. Détournés ou transformés, on retrouve des mots français dans de nombreux pays : au Royaume-Uni bien sûr mais également en Norvège, en Slovénie ou en Turquie. Ce livre vous emmènera aux quatre coins d’Europe et ses anecdotes déconcertantes vous feront sourire plus d’une fois.



15/10


Chroniqué par
Marie-Christine

La délicatesse
David Foenkinos
Gallimard, 2009
[FOE]

Depuis sa venue à la médiathèque il y a maintenant six ans, j’aime me plonger dans l’univers ludique et fantaisiste de ce jeune auteur. Son écriture, truffée de mots d’esprits, de blagues et de jeux de mots, n’hésite pas à établir une connivence avec le lecteur, connivence qui s’accentue au fur et à mesure des romans. Celui-ci est le huitième, et comme dans chacun de ses livres, David Foenkinos fait une allusion aux Beatles, aux Polonais, aux Suisses, évoque des généralités sur les prénoms... Les histoires sont toujours des histoires de couples, de relations homme/femme. Ce roman n’échappe pas à la règle. Au début, un homme aborde une femme dans la rue, et c’est le début d’une histoire sentimentale parfaite. Hélas, au bout de deux ans (et au chapitre 13 du roman), cette histoire s’arrête de façon tragique. Nathalie, la femme de l’histoire, va vivre une deuxième vie sentimentale, qui va pouvoir renaître grâce à la délicatesse extrême d’un homme. Cet homme, c’est Markus, un de ses collègues de travail, doté d’un physique désagréable (alors que Nathalie est d’une grande beauté). Entre eux, l’amour n’est pas une évidence, il va se construire tout en délicatesse. Voici un très beau roman sur la naissance du désir, la possibilité de renaître après un évènement dramatique, mais aussi un livre sur le poids des apparences... Beaucoup d’humour (celui de l’auteur, et celui de Markus qui cite souvent Cioran), une vraie jubilation dans l’écriture. On sent que l’auteur aime entretenir un jeu avec le lecteur, il veut que le lecteur prenne du plaisir en lisant ses romans. Les chapitres narratifs sont entrecoupés de tout petits chapitres informatifs, ayant un lien avec l’histoire. Ce petit plus ajoute encore au charme de ce roman délicat et drôle, qui, je l’espère, obtiendra un prix littéraire bien mérité.



13/10


Chroniqué par
Emmanuel

Un animal, des animaux
Nicolas Philibert
Les Films d'Ici, 1994
[708 PHI]

Au début des années 60 la galerie de zoologie du Muséum d’Histoire Naturelle est fermée pour cause de vétusté. Ce n’est que 25 ans après que la décision est prise de la rénover. Ce sera l’un des plus gros chantiers d’Europe, il durera 3 ans. Pendant cette période, Nicolas Philibert va poser ses caméras au Muséum et filmer toutes les étapes de cette rénovation. De la restauration des animaux empaillés à la scénographie en passant par les débats entre chercheurs, rien ne nous échappe. Le réalisateur nous permet de découvrir l’envers de cet endroit magique.

7 commentaires :
Maria le 15/10/2009
Très intéressant et très instructif.

marie noelle le 15/10/2009
entreprise titanesque ! photos surréalistes ! Qui a laissé les animaux se détériorer ainsi ?

virginie le 15/10/2009
Ce reportage était intéressant et c'était joli. J'avais déjà été dans ce musée et j'aimerais y retourner pour aller le visiter a nouveau.

jean-luc le 15/10/2009
je trouve le film pas intéressant. Il n'y a pas de commentaires. Manque d'explication.

Alain le 15/10/2009
Ce film m'a plu.

gilbert le 15/10/2009
au tout début, je peux voir des ravalements de façade. Après des animaux de toutes sortes. J'ai beaucoup aimé le reportage.

didier le 15/10/2009
heureusement que la galerie a été sauvée. on a l'impression de visiter un monde étonnant ou ses ancêtres d'Afrique nous font un clin d'œil alors qu'ils sont empaillés.l'équipe de naturalistes possède pas mal d'humour aussi.

Nos sélections > Les coups de cœur de septembre 2009

15/09


Chroniqué par
Isabelle G.

Comment j’ai appris la géographie
Uri Shulevitz
Kaléidoscope, 2008
[A SHU]

Fuyant la guerre, une famille se retrouve loin, très loin, de son pays natal. Ils vivent alors dans une grande pauvreté, la faim ne les quitte pas, et chaque maigre bout de pain que le père rapporte le soir, se déguste à petites bouchées. Un soir, au lieu du morceau de pain, celui-ci rapporte une carte, qui une fois accrochée au mur, illumine la pièce dans laquelle ils vivent, de toutes ses couleurs. D’abord furieux contre cet objet qui n’a pas calmé sa faim, le fils de la famille apprend peu à peu le nom des pays et des villes qui sont pour lui comme des histoires, puis dessine à son tour ces lieux merveilleux. Ces voyages imaginaires rassasient son esprit et lui font, des heures durant, oublier sa misère. Le petit garçon, devenu plus tard un auteur et dessinateur talentueux, a pardonné à son père, c’est ainsi et grâce à lui, qu’il a appris la géographie.



15/09


Chroniqué par
Katia

Philosophie en séries
Thibaut de Saint Maurice
Ellipses, 2009
[107 SAI]

Comment remercier l’auteur pour ce livre fabuleux qui nous autorise à nous affaler sur notre canapé sans sentiment de culpabilité ? Thibaut de Saint Maurice nous offre en effet l’alibi rêvé pour préparer les examens devant la télé et clouer le bec à nos parents (ou notre mauvaise conscience) qui ressassent leur refrain bien connu "passe ton Bac d’abord !". Les notions philosophiques qui vous ont toujours paru compliquées deviendront évidentes grâce aux exemples empruntés à vos séries télévisées préférées. Ainsi comprendrez-vous enfin les ressorts de la maïeutique de Socrate dans la méthode utilisée par le Dr House pour résoudre ses énigmes médicales, ou encore la conception schopenhauerienne de l’existence à travers Desperates Housewives. Vous reprendrez bien un peu de pop corn ?



15/09


Chroniqué par
Marie-Christine

Rosalie Blum - T. 1 : Une impression de déjà vu - T. 2 : Haut les mains, peau de lapin - T. 3 : Au hasard Balthazar !
Camille Jourdy
Actes Sud, 2007, 2008, 2009
[BD JOU]

Le dernier volet de la trilogie Rosalie Blum est paru. Chic, vous allez pouvoir découvrir cette superbe BD dans son intégralité. Camille Jourdy nous raconte le quotidien de trois personnages solitaires et malheureux, dans une petite ville de province : Vincent, un trentenaire étouffé par une mère un peu tarée, Rosalie, la cinquantaine alcoolisée et dépressive, et Aude, sa nièce, jeune adulte plutôt paumée. Monotonie, solitude, dépression... même si ces sentiments habitent nos personnages, la lecture de la trilogie est passionnante et parfois même souriante. L’intrigue toute en finesse et la construction très habile (ah, l’astuce tome 1/tome 2... ) sont servies par un graphisme remarquable. A découvrir de toute urgence !



15/09


Chroniqué par
Ghéoine

Arabology
Yas
Universal, 2009
[2 YAS]

Nouveau projet du producteur Mirwais et de la chanteuse libanaise Yasmine Hamdan, cet album est un mélange parfaitement réussi de la musique électronique et de la langue arabe. Ancienne chanteuse du groupe Soapkills, Yasmine s’était déjà lancée dans le mélange de genres en croisant musique classique arabe et trip hop minimaliste. Avec Arabology les influences sont nombreuses, de Daft Punk à Orange Blossom en passant par Madonna. Mirwais et Yasmine nous offrent un album de pop sensuelle, expérimentale, ondulante et fascinante qui n’a rien d’une world-music de supermarché. Pour moi une vraie tuerie.



15/09


Chroniqué par
Isabelle B-C

Jardiniers d’avant garde : 50 regards visionnaires sur le paysage
Tim Richardson
Actes Sud, 2008
[712 RIC]

L’art des jardins a pris un bel essor ces dernières années, et, si vous en doutiez encore, ce beau livre est là pour vous le rappeler. Il faut dire que la cinquantaine des "jardiniers d’avant garde" présentés ici ont tous des projets plus audacieux et novateurs les uns que les autres. Le choix de ces paysagistes se veut résolument international et le regard visionnaire, comme l’indique le sous-titre, mais l’auteur n’oublie pas pour autant l’aspect plus théorique à travers 7 chapitres clairement identifiables sur l’art du paysage. Même pour un profane, le discours est clair bien que rédigé par des spécialistes et les nombreuses photographies vous donnent envie d’aller découvrir ces créations de plus près, au-delà de l’incontournable festival des jardins de Chaumont-sur-Loire...


Nos sélections > Les coups de cœur de juillet 2009

03/07


Chroniqué par
Marie-Christine

La solitude des nombres premiers
Paolo Giordano
Seuil, 2009
[GIO]

Alice et Mattia, deux adolescents pas tout à fait semblables aux autres, passeront leur temps à se croiser et s’éloigner sans jamais réussir à se trouver, tels «les nombres premiers jumeaux, presque voisins, car il y a toujours entre eux un nombre pair qui les empêche de se toucher vraiment». Alice l’anorexique, Mattia le surdoué en maths, emmurés dans leur solitude... N’hésitez pas à emporter en vacances ce triste et beau premier roman, immense succès en Italie.



03/07


Chroniqué par
Katia

Le Tang Book
Lian Tang et Jean-François Mallet
Larousse, 2008
[641.6 ASI]

Si vous êtes attirés par la cuisine asiatique mais que vous avez l’air d’un cosmonaute débarquant sur la planète Mars dans les supermarchés chinois, que vous regardez l’air ahuri les étals de fruits et légumes en vous demandant comment cuisiner ces drôles de racines, que vous ne maitrisez pas suffisamment bien le cantonnais, ni le vietnamien pour héler les autres clients et leur demander conseil, vous devriez donc feuilleter ce livre avec joie. Avec beaucoup de pédagogie, il présente, photos à l’appui, les principaux ingrédients utilisés dans la cuisine asiatique, puis propose des recettes savoureuses. Bientôt, vous devriez pouvoir distinguer le durian du corossol, ou la papaye verte de la papaye mûre, et éviter quelques diners calamiteux.



03/07


Chroniqué par
Caroline

Hammam et beaujolais
Nadia Khouri-Dagher
Léchelle, 2008
[325 KHO]

Après avoir vécu en Égypte, à Beyrouth et Tunis, l’auteur s’est installée en France et a pu constater les différences de coutumes entre l’orient et l’occident. Elle relate ces réflexions dans des chroniques savoureuses réunies sous forme d’un abécédaire, permettant ainsi au lecteur de piocher des thèmes au gré de ses envies. Par exemple, pensant que les Français étaient très modernes, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle découvrit qu’ils étaient férus de vieux objets et de brocante (chose impensable au Liban) ou comment elle apprit à apprécier le vin et à le boire sans peur du qu'en dira-t-on. Comme elle le dit si bien : "Personne n’est meilleur que l’autre. Ni ceux-ci, ni ceux-là. Différents, c’est tout."



03/07


Chroniqué par
Marion

Le remplaçant
Agnès Desarthe
L'Olivier, 2009
[DES]

Agnès Desarthe raconte son grand père ; ou plutôt l’homme qui remplaça aux côtés de sa grand mère le «vrai» grand père mort à Auschwitz. Cet homme là «B.B.B.» (pour Bouz, Boris, Baruch) n’a rien vécu des camps. «Celui que j'appelle triple B. est un survivant professionnel, un genre d'anti-héros, d'anti-martyr aussi. Pourquoi me suis-je attachée à cette figure ? Pourquoi choisir le remplaçant, privilégier l'ersatz ? Il m'a semblé que c'était le seul moyen, pour moi, d'aborder les rivages d'une histoire qui, par son atrocité, pétrifie, paralyse, inhibe l'entendement.» Ce livre, à peine deux heures suffisent pour le lire. Il agit comme une rêverie, on glisse d’une chose à l’autre, on traverse le siècle et les lieux en douceur (du ghetto de Varsovie en 1942 à la cuisine du grand père dans une tour du 13ème arrondissement de Paris en 2008). Ce livre est aussi et surtout très drôle. C’est ainsi, par l’humour et la douceur, qu’Agnès Desarthe répond à l’aveuglante horreur. Étonnant.



03/07


Chroniqué par
Marion

Derrière l’horizon
Olivier Maulin
L’esprit des péninsules, 2009
[MAU]

Ils sont français, ils ont des guitares électriques, de l’argent, ils traversent le Brésil. Bref, ils sont minables. Alors, si vous n’aimez pas les hippies, les touristes, les trentenaires qui voyagent un sac sur le dos, vous allez vous régaler. Comme toujours chez Olivier Maulin, ce type de personnage en prend pour son grade. A cela s’ajoutent un beau sens du dialogue, quelques scènes sous emprise de drogues assez étonnantes et des scènes érotiques, disons, déconcertantes. Avouons-le, ce roman n’est pas le meilleur d’Olivier Maulin (lisez surtout «En attendant le roi du monde» et «Les évangiles du lac») mais c’est quand même une lecture jubilatoire.


Nos sélections > Les coups de coeur de juin 2009

06/06


Chroniqué par
Fabienne

Quentin sur le quai
Françoise Grard
Actes Sud junior, 2008
[GRA]

Un voyage en train de Besançon à Paris fait de rencontres inattendues pour Quentin-élève de 3e- qui va passer son concours d’entrée au Conservatoire National. Même s’il imagine déjà ses doigts courir sur les touches du piano, sa tête est ailleurs surtout après une nuit d’angoisse passée dans un appartement où il aurait dû être seul…En se présentant à cette audition, il sait qu’il ne joue pas sa vie et pour la première fois il découvre qu’on peut éprouver un sentiment de paix, douce et crépitante d’espoir, même au cœur d’une tourmente.


06/06

Chroniqué par
Isabelle G.
Oink
Arthur Geisert
Autrement, 2008
[A GEI]

Entre cri d’amour et cri de joie, en passant par celui de la colère et de la réprimande, OINK ! est le seul mot de cet album gris et rose.
Il ponctue le parcours de huit petits cochons qui profitent du sommeil de leur mère pour partir à l’aventure, mais qui, pas très malins, se retrouvent, comme des pommes au sommet d’un arbre…


06/06

Chroniqué par
Marie-Christine
Vingt fragments d’une jeunesse vorace
Xiaolu Guo
Buchet/Chastel, 2009
[GUO]

Coup de cœur pour ce petit roman chinois construit sous forme de vingt fragments de la vie de Fenfang, une jeune fille de vingt ans qui a quitté son village de campagne pour Pékin où elle souhaite trouver un emploi dans le milieu du cinéma.
Le quotidien de Fenfang est très loin de la vie dont elle avait rêvé, mais Fenfang ne se laisse pas abattre…


06/06

Chroniqué par
Isabelle B-C
Un mensonge sur mon père
John Burnside
Métailié, 2009
[BUR]

Si, comme moi, le genre autobiographique vous laisse indifférent, il est temps de changer d’avis avec le dernier livre de John Burnside. Il a beau prétendre que « ce livre gagne à être considéré comme un roman », il n’en reste pas moins très autobiographique. A l’opposé des « récits de vie » à la mode offrant sans pudeur des tranches de vie glauques et anecdotiques, Un mensonge sur mon père est un livre exigeant qui raconte la relation entre l’écrivain narrateur et son géniteur qui a poussé la cruauté à un degré proche de la perversion, en même temps que le désir de normalité de ce gamin devenu adulte, qui, au delà du pardon, voudrait bien se forger une autre image de son père...
Dans une prose élégante et lyrique qui évite toujours le piège de la complaisance et du pathos, Burnside évoque la violence, l’alcool et les accès de folie destructrice de son père, la terreur secrète de sa mère, toute une enfance saccagée à travers laquelle il lutte pour se construire dans sa résistance acharnée au pouvoir paternel. Il nous raconte aussi la dureté de la vie ouvrière dans les années 70 dans les petites villes minières de l’Ecosse, la bataille quotidienne des familles qui cherchent à « sauver les apparences » et il évoque également les propres expérimentations de ses limites, celles d’un adolescent accro aux drogues et sa lente autodestruction, décrite avec une incroyable distanciation, comme si tout ceci ne le concernait pas...
Cette œuvre éclaire d’un jour nouveau les autres romans de John Burnside, et en particulier cette lutte incessante entre le Bien et le Mal : La Maison muette, Une Vie nulle part ou Les Empreintes du diable, que vous pourrez trouver à la médiathèque.


06/06

Chroniqué par
Céline
L’étrange vie de Nobody Owens
Neil Gaiman
Illustrations : Dave McKean
Albin Michel, 2009
[GAI]

« Il y avait une main dans les ténèbres et cette main tenait un couteau ». Le Jack tue la mère, le père puis la petite fille. Seul le bébé, parvenu à sortir de son berceau puis de la maison, échappe à la mort. Parvenue au cimetière, sa mère le confie à Mme Owens, alors décédée depuis longtemps. Mr et Mme Owens adoptent ainsi le jeune enfant qui devient « citoyen libre du cimetière ». Mais élever un vivant parmi les fantômes n’est pas chose facile. Il leur faut l’aide de Silas, un tuteur ni vivant ni mort, qui est chargé de veiller sur Nobody : le nourrir, lui parler de la société actuelle et surtout de le protéger du monde extérieur…du Jack. Ainsi, Nobody grandit dans l’enceinte du cimetière entouré d’une famille aimante et de nombreux amis. La vie y est pleine de rencontres et de surprises mais la curiosité démange le jeune garçon…
Pour écrire ce roman, Neil Gaiman s’est inspiré du « Livre de la jungle » de Rudyard Kipling. Il est à la fois inquiétant, drôle, émouvant et on fait durer la lecture pour na pas avoir à quitter les personnages trop tôt.

Nos sélections > Les coups de coeur de mai 2009

07/05


Chroniqué par
Isabelle B-C

Au fond de la peinture
Une poétique de l’arrière plan
Martine Lacas
Seuil, 2008
[759 LAC]

C’est bien à un parcours inédit et original que nous invite Martine Lacas à travers l’histoire de la peinture occidentale du XIVème au XIXème siècle. Plutôt que d’appréhender les œuvres dans leur globalité ou de se focaliser sur la figure centrale, elle s’attache à l’arrière plan , à un détail qui échappe à notre œil dans une première lecture (qui est aussi souvent la seule que l’on ait) et c’est bien là tout l’intérêt de son propos. Pour chaque tableau, elle nous entraîne vers ce qui habituellement nous échappe, l’arrière plan envisagé ici comme ouverture. En regard de ce « détail » qui est loin d’en être un, l’auteur présente le tableau dans son ensemble accompagné d’une analyse certes brève mais très érudite et qui présente une véritable qualité littéraire, aidant à sa compréhension.
Nul besoin d’être un esthète confirmé ou un amateur féru d’histoire de l’art pour se passionner pour cet ouvrage. C’est bien plus une manière inattendue à la fois curieuse et savante de redécouvrir une soixantaine de tableaux !


07/05

Chroniqué par
Fabienne
Les Trompe-la-mort
Ricardo Azevedo
Illustrations : Marion Duval
Chandeigne, 2009
[C AZE]

Ricardo Azevedo, conteur de renom, puise dans la culture populaire brésilienne et européenne.
Ses histoires pleines d’humour et de magie. « La mort et le médecin » est une variante d’un conte des frères Grimm « La mort Marraine ». Ici la pauvre mort a bien du mal à accomplir son travail face à des vivants qui ne veulent pas vraiment mourir. Les illustrations nous la rendraient presque sympathique face à l’espièglerie des personnages.


07/05

Chroniqué par
Fabienne
Au rebond
Jean-Philippe Blondel
Actes Sud junior, 2008
[BLO]

Une nouvelle collection de romans pour adolescents où les héros sont des garçons. Dans « Au rebond » il s’agit d’une histoire d’amitié entre Christian et le narrateur, tous deux en classe de seconde, passionnés de basket et issus de deux familles que tout oppose, un thème que l’on retrouve aussi dans ses romans pour adultes. Les mères y jouent un grand rôle : l’une, bourgeoise alcoolique dans sa villa et l’autre, infirmière de métier, sachant renouer le dialogue avec son fils, sauront s’unir et parviendront même à battre leurs fils sur le terrain de basket !


07/05

Chroniqué par
Isabelle G.
L’écureuil et le printemps
Sebastian Meschenmoser
Minedition, 2009
[A MES]

C’est le printemps et le hérisson est tombé amoureux d’une belle aperçue de loin au bord de l’étang. Comment la séduire ?
L’écureuil, son ami, se déclare immédiatement prêt à l’aider dans cette entreprise. Son idée est de faire de lui un fier et valeureux combattant. Pour cela, il faut se confectionner une armure et se transformer en un conquérant menaçant et invincible. Puis, trouver un adversaire à sa taille. Un ours suffira-t-il ?
Nos deux héros n’ont peur de rien, mais rien n’est gagné d’avance dans cette terrible ( et très drôle) aventure.


07/05

Chroniqué par
Eva
Déguisons-nous
Remy Charlip
Mémo, 2008
[A CHA]

Un petit régal ce livre qui commence avec la cuisson d’un gâteau pour préparer la boum de John. Et nous voilà partis pour un défilé de costumes dans les couleurs festives de rose, jaune et rouge. Tous les costumes sont des objets détournés et les enfants posent pour la photo finale, où l'on pourrait tous les renommer si l’envie nous prenait...
A découvrir ou redécouvrir entre 8 mois et 88 ans !

Nos sélections > Les coups de coeur d'avril 2009

03/04


Chroniqué par
Katia

Accueillir ou reconduire
Enquête sur les guichets de l'immigration
Alexis Spire
Raison d'agir, 2008
[325 SPI]

Voici un ouvrage concis et salutaire qui fait la lumière sur l’accueil réservé aux étrangers en France. L’auteur, qui a travaillé pour les besoins de son enquête comme vacataire dans les services préfectoraux et consulaires, a découvert la défiance qui y règne à l’égard des demandeurs de papiers. Soupçonnés d’être de « faux touristes », de « faux réfugiés » ou de « faux conjoints », ces derniers doivent convaincre des interlocuteurs qui traquent les fraudeurs, et qui peuvent faire basculer en quelques secondes leur avenir et celui de leur famille.
Une visite démystifiante des coulisses des politiques de l’immigration.


03/04

Chroniqué par
Caroline
Budapest
Chico Buarque
Gallimard, 2007
[BUA]

Troisième roman de Chico Buarque, célèbre chanteur brésilien, Budapest est un roman que j’aurais du mal à résumer tant il est atypique, à l’image de son héros José Costa.
José Costa, auteur anonyme d’autobiographies, assiste comme dans un mauvais rêve à la destitution de ses fonctions par son associé.
Au même moment, il sent sa femme Vanda s’éloigner de lui, admirative d’un Allemand, sans savoir que son autobiographie très réussie a été écrite par son propre mari.
Malheureux et incompris, il est alors partagé entre deux femmes, Vanda et Kriska, une jeune Hongroise, entre deux villes, Rio et Budapest et entre deux langues, à la recherche d’un bonheur insaisissable…
Les questions d’identité et de langues sont au centre de ce livre étonnant à découvrir sans plus attendre !


03/04

Chroniqué par
Céline
Il était une fois deux oies dans une maison en feu
Martin Baltscheit et Roan Badel
P’tit Glénat, 2009
[A BAL]

Que feriez-vous si votre maison prenait feu ? Vous iriez chercher du secours, naturellement. C’est également ce que veulent faire Anna et Emma, les deux oies de cet album. Mais à qui demander ? L’éléphant ? trop balourd. Le chien ? trop flemmard. Le moineau ? trop petit. Le renard ? le renard !! Il va pourtant falloir se décider car pendant qu’elles caquettent sur le sauveur idéal, la maison s’embrase ! Le texte rythmé et les détails des illustrations contribuent à rendre la situation à la fois comique et tragique.


03/04

Chroniqué par
Marion
Dans ma maison sous terre
Chloé Delaume
Seuil, 2009
[DEL]

Comme dans son deuxième roman (Le cri du sablier), Chloé Delaume aborde la question familiale par le biais de l'autofiction. « Chloé Delaume » c'est le personnage de fiction que l'auteur s'est inventé pour affronter son histoire familiale intolérable : quand elle avait 10 ans, son père a tué sa mère avant de se suicider. Mais à 30 ans passés, elle apprend que « son père » n'était pas son père ; et la difficile identité qu'elle s'était construite vole en éclats. Le ressentiment la ronge et la psychose rôde. Pour continuer à vivre, Chloé Delaume écrit, écrit, et écrit encore.
Dissipons un malentendu : ce qui est intéressant chez Chloé Delaume ce n'est pas le matériau spectaculaire qu'offre son histoire familiale mais le travail d'écrivain qu'elle mène. Comme elle le souligne elle même : «L'autobiographie frontale ne m'intéresse pas. Je prends la langue comme un matériau au même titre que la biographie en est un. Les auteurs que j'aime sont plutôt dans la recherche et je m'inscris dans leur filiation. »


03/04

Chroniqué par
Marion
La reine des lectrices
Alan Bennett
Denoël, 2009
[BEN]

Imaginez que la reine d'Angleterre monte par hasard dans un bibliobus et se découvre un goût dévorant pour la lecture. Imaginez que la reine discute coups de cœur littéraires avec ses sujets plutôt que difficulté de stationnement, et qu'elle questionne le président français sur Jean Genet au lieu d'égrener des commentaires conventionnels sur le menu.
Au-delà du rire, cette fable d'Alan Bennett offre de beaux passages sur le pouvoir subversif de la lecture et l'ignorance de quelques grands.

Nos sélections > Les coups de coeur de mars 2009

07/03


Chroniqué par
Marie-Christine

Artistes de jardin
Pratiquer le Land art au potager
Marc Pouyet
Editions Plume de Carotte, 2008
[709.4 POU]

Plasticien, graphiste, illustrateur, Marc Pouyet nous avait déjà réjoui avec son ouvrage précédent Artistes de nature dans lequel il rendait le Land art accessible à tous. Il récidive avec Artistes de jardin : pratiquer le Land art au potager. Un merveilleux ouvrage de photos à contempler ou, si vous avez la chance d’avoir un jardin potager, à utiliser comme boîte à idées pour vous transformer à votre tour en artiste de jardin.


07/03

Chroniqué par
Isabelle B-C
Hammershøi
Felix Krämer
Hazan, 2008
[750 HAM]

A travers ce catalogue de la première rétrospective consacrée au peintre danois Vilhem Hammershøi, j’ai découvert un artiste de la fin du 19ème siècle assez méconnu mais dont je connaissais par ailleurs certaines toiles pour les avoir vues en reproductions sur des couvertures de livres de la médiathèque par exemple… Il puise son inspiration à la fois dans l’art des maîtres Hollandais du 17ème siècle et dans le symbolisme fin de siècle.
Fervente amatrice d’Edward Hopper, peintre Américain du 20ème siècle , j’ai retrouvé dans les tableaux de Hammershøi, ce même goût pour des compositions extrêmement épurées dans lesquelles les personnages, le plus souvent présentés de dos, paraissent absents au regard du spectateur. Les sentiments de vide et de solitude, voire de désolation sont accentués par la palette très restreinte des tons employés qui varie du gris au brun.
Si les intérieurs d’appartement bourgeois font indéniablement partie des sujets de prédilection de ce peintre, il a aussi beaucoup peint les rues de Copenhague et quelques paysages mais toujours quasi vides de présence humaine. Outre le soin tout particulier que les éditions Hazan ont apporté à la mise en page et à la reproduction des œuvres, l’originalité de ce catalogue extrêmement bien fait tient également à la présence souvent trop rare des photographies d’époque du peintre et de sa famille.


07/03

Chroniqué par
Emmanuel
La Graine et le mulet
Abdellatif Kechiche
Pathé, 2007
[ F KEC]

A 60 ans, Mr Beiji est licencié des chantiers navals de Sète. Divorcé, entretenant des relations parfois compliquées avec sa famille, il éprouve un sentiment d'échec. Mais il a un rêve, un projet : monter sa propre affaire, son propre restaurant. Avec sa belle-fille, il va affronter les arcanes de l'administration et surtout les préjugés de la société.
Ce magnifique film social a confirmé Abdellatif Kechiche comme un grand réalisateur et révélé la jeune actrice Hafsia Herzi.


07/03

Chroniqué par
Caroline
Bagdad arts déco
Architectures de brique, 1920-1950

Caecilia Pieri
L’Archange Minotaure, 2008
[720 PIE]

Ce livre vous permettra de regarder Bagdad d’un oeil différent. En effet, pour une fois il ne s’agit pas de son actualité brûlante mais de son architecture.
L’auteur raconte la construction d’une ville moderne des années 20 à 50. Le particularisme de Bagdad vient du fait que contrairement aux autres pays qui utilisaient pierre, stuc ou bois, les maîtres-maçons bagdadis (ustâs) utilisèrent une technique héritée des Abbassides, à base de briques.
Pendant cette période, de très belles demeures furent ainsi construites dans un esprit Art déco. Miraculeusement épargnées par la guerre, on peut admirer leurs photos dans cet ouvrage hors du commun.


07/03

Chroniqué par
Isabelle B-C
La photographie en France des origines à nos jours
Claude Nori
Flammarion, 2008
[770.9 NOR]

Malgré ce titre plutôt formel, Claude Nori, photographe, écrivain, créateur de nombreuses revues consacrées à l’image et fondateur de la galerie Contrejour à Paris, a réussi un ouvrage très vivant et richement illustré. Ce livre, d’une érudition exemplaire qui sait pourtant se mettre à la portée de tous, peut se lire comme un ouvrage de référence, une chronologie documentée sur l’histoire de la photographie et de ses techniques ou bien on peut le voir comme un beau livre dans lequel on glanerait des images des plus grands photographes tout en apprenant mille choses sur leur auteur ou sur le courant auquel il appartient. Claude Nori résume bien ces différents aspects en déclarant qu’il a eu "envie de raconter une histoire de famille, qui fit éclore toutes les potentialités d’une photographie ouverte et créative. Et en même temps, j’ai voulu remonter aux sources, quelques générations à peine, pour rencontrer les ancêtres, inventeurs, techniciens, artistes penseurs, agitateurs qui firent de la France le territoire privilégié de la photographie".

Nos sélections > Les coups de coeur de février 2009

03/02


Chroniqué par
Katia

Platon et son ornithorynque entrent dans un bar
Thomas Cathcart et Daniel Klein
Seuil, 2008
[107 CAT]

Lorsque deux bouts en train diplômés d’Harvard s’engagent sur les sentiers ô combien sérieux de la philosophie, cela donne un essai drôle et rafraîchissant mais pas dénué de sagesse pour autant. Thomas Cathcart et Daniel Klein philoblaguent, c’est-à-dire expliquent les apports de la philo à la lueur de bonnes blagues. Ainsi, savez-vous pourquoi un éléphant est gros, gris et doté d’une trompe ? Parce que s’il était petit, blanc et rond, ce serait une aspirine. Et voici nos deux compères qui entreprennent l’explication du concept d’essentialisme. Il fallait oser. Le résultat est à la hauteur de l’audace : intelligent et amusant à lire.


03/02

Chroniqué par
Isabelle B-C
Algérie, «Soyez les bienvenus !»
Claire et Reno Marca
Aubanel, 2008
[916.13 MAR]

Pour un pays qui suscite tant de passions, d’amour et de haine mêlés, et plus connu pour être le théâtre d’évènements sanglants que comme une destination touristique, ce livre tombe à pic ! Sous le titre évocateur d’Algérie, « Soyez les bienvenus ! » les éditions Aubanel ont réussi un beau livre qui nous fait découvrir l’Algérie depuis les rives méditerranéennes jusqu’à l’extrême sud en passant par la Kabylie… Les superbes photographies ainsi que les nombreux dessins rendent compte de la richesse et de l’extraordinaire diversité de ce pays que ce soit pour ses paysages ou par sa population.
Ce sont aussi bien sûr les textes qui nous éclairent sur l’histoire, les traditions ou les coutumes locales et nous incitent à aller voir par nous-mêmes cette Algérie fantasmée ou rêvée mais rarement visitée.


03/02

Chroniqué par
Marie-Christine
Nos séparations
David Foenkinos
Gallimard, 2008
[FOE]

Chouette ! Un nouveau livre de David Foenkinos, c’est toujours une bonne nouvelle, si comme moi vous suivez avec un enthousiasme croissant ce jeune auteur dont c’est déjà le septième roman. L’histoire (banale) d’Alice et Fritz qui se rencontrent, s’aiment, se séparent, se retrouvent… Le style, lui, est tout sauf banal, chaque page regorge de trésors d’inventions langagières, de trouvailles loufoques, de digressions désopilantes ou encore de réflexions qui font mouche.
Si vous ne connaissez pas encore ce romancier, si vous aimez les univers décalés à la Jean-Philippe Toussaint, si vous n’avez rien contre la présence récurrente de deux Polonais, si les prénoms ont pour vous une certaine importance, n’hésitez pas à bien commencer l’année avec ce livre jubilatoire.


03/02

Chroniqué par
Isabelle B-C
Nullipare
Jane Sautière
Verticales, 2008
[SAU]

Voici un roman qui, en moins de 150 pages, fait le tour de quelques questions existentielles en interrogeant notamment «l’ahurissant mystère de ne pas avoir d’enfant comme on interroge l’ahurissant mystère d’en avoir».
Sans atermoiement ni complaisance dans le pathos, mais avec une incroyable acuité et un style incomparable, Jane Sautière scrute sa vie. A la manière d’une confession exempte de jugement moral, elle se pose, elle nous pose, les délicates questions sur la (non) maternité, sur l’identité et le lieu qu’on habite ou sur la mort. C’est un livre qui mérite une lecture à voix haute à presque chacune de ses pages tant les phrases sonnent juste ; il y a de la poésie, de la douceur et une violence extrême dans ces mots-là :
«Je suis au soleil, avec ce corps du dernier temps de mon âge, qui est un mensonge et une vérité. Sous le ciel noir de l’orage et le soleil tout ensemble, devant l’océan et le ressac, les bleus et les verts, dans l’odeur organique de ce pétrissage […], je suis avec tout cela dans un présent indépassable, non pas de tous les temps […] mais le présent mortel de la vie».


03/02

Chroniqué par
Marion S.
Paris-Brest
Tanguy Viel
Editions de Minuit, 2009
[VIE]

Paris-Brest est un roman familial. Et dans le genre histoires familiales, le lecteur est bien servi : il y a le père déshonoré après avoir creusé un trou de 14 millions au stade brestois, la grand-mère qui empoche 18 millions grâce à un mariage sur le tard, le fils de la femme de ménage qui sème la discorde, un frère qui dissimule son homosexualité, et l’autre qui entreprend de faire un roman de tout cela.
En plus de l’intrigue, il y a le style de Tanguy Viel, l’un des romanciers les plus doués de la jeune génération. Il sait rendre savoureux comme peu d’écrivains les aspects les plus cupides ou sordides de la nature humaine et il manie avec un sacré talent les détours et le suspense.

Nos sélections > Les coups de coeur de janvier 2009

02/01


Chroniqué par
Marion S.

Courir
Jean Echenoz
Editions de Minuit, 2008
[ECH]

Après Ravel en 2006, le romancier s’est attaqué (attaché devrait on plutôt dire) à Emile Zatopek, un des plus grand coureur de fond du XXème siècle.
Décidément, Jean Echenoz est incomparable pour raconter un homme, pour le faire sentir dans ses attitudes, pour nous le faire voir, pour tenir une vie. Et tout ça sans tomber dans l’exhaustivité biographique ou l’art du portrait. Il n’y a pas une virgule ni un détail de trop, juste l’essentiel. Et, comment dire, on sort de cette lecture le sourire aux lèvres et quand même assez époustouflé d’avoir lu d’une traite un livre sur un coureur de fond.


02/01

Chroniqué par
Isabelle B-C
Destination : Art
200 lieux insolites à travers le monde

Amy Dempsey
Thames & Hudson, 2008
[709.4 DEM]

Vous en avez assez de passer vos vacances dans le Vaucluse ou les circuits culturels traditionnels vous déçoivent car ils proposent toujours les sempiternels lieux de visite ?
Vous aimez l’art contemporain, les grand espaces et vous vous sentez l’âme d’un grand voyageur ? Ce livre est décidément fait pour vous ! Richement illustré et agrémenté d’un texte qui explique la manière dont l’œuvre a été conçue, Destination : Art présente des œuvres d’art monumentales et originales créées par des artistes contemporains qui ont comme point commun de s’intégrer dans le paysage ou au contraire, de surprendre par leur décalage.
Simples curieux, ce livre est également fait pour vous et si, à l’occasion d’un voyage en Toscane, vous êtes lassé des chefs d’œuvre de la Renaissance, allez donc visiter le Jardin des Tarots avec les sculptures de Niki de Saint Phalle, le livre vous aura déjà mis l’eau à la bouche !


02/01

Chroniqué par
Caroline
Le tour du monde en camping-car
4 ans de découvertes en famille

Corinne Tsagalos
Aubanel, 2008
[910.4 TSA]

Qui n’a pas eu envie un jour de tout plaquer et de partir à la découverte du monde ?
Un couple et leurs deux enfants l’ont fait pendant quatre ans ! Ils ont parcouru tous les continents et ont exploré trente-six pays avec leur camping-car.
De cette formidable aventure est né un livre passionnant relatant ce périple qui vous donnera sans aucun doute une irrésistible envie de voyager.


02/01

Chroniqué par
Janick
A Gypsy legend
Šaban Bajramović
Play It Again Sam, 2002
[076.2]

Surnommé le "roi des tsiganes" ou le "Frank Sinatra des Rroms", Šaban Bajramović était un immense artiste, une vraie légende en Serbie. Grand compositeur, il a également chanté sur la bande originale de Chat noir, chat blanc de Emir Kusturica.
Sa voix exceptionnelle au timbre profond et légèrement brisé qui lui a valu cet autre surnom "d'homme à la voix d'or" s'est éteinte au début de l'été... Hommage !

Nos sélections > Les coups de coeur de décembre 2008

02/12


Chroniqué par
Marion B.

20th Century Boys
Naoki Urasawa
Génération Comics, 2002
[M URA]

Kenji, rockeur raté, propriétaire d’une petite épicerie qu’il n’arrive pas à faire fonctionner, apprend qu’un de ses amis d’enfance s’est suicidé. Ne pouvant croire à cette théorie, il cherche des indices qui pourrait expliquer ce geste et tombe sur une secte, dont le leader, Ami, cache son visage derrière un voile sur lequel est dessiné un étrange symbole. Quelques jours plus tard, il reçoit une lettre posthume de son ami, sur laquelle figure le symbole de la secte et une question « te souviens-tu de ce dessin ? » Quand la secte commence à prendre le pouvoir au Japon, Kenji se lance dans une chasse aux souvenirs pour arrêter ce qui pourrait être la plus grosse hécatombe de l’humanité.
Difficile de résumer ce manga sans laisser percer ses secrets. L’intrigue, pleine de mystère et de rebondissements, nous guide entre différentes époques du japon, de l’enfance des garçons à leur âge adulte. C’est bien plus qu’une simple énigme ou qu’une suite de rebondissements. Les personnages se retrouvent héros ou ennemis publics sans le vouloir, responsables du sort des hommes sans en avoir les épaules, avec le rock ou le bowling comme première préoccupation. Les rapports humains sont plein de finesse et l’intrigue se tisse sur fond de folklore japonais, mêlant réel et imaginaire, sans que l’on ne parvienne vraiment à les départager.
Cette série est un grand classique que les fans de mangas auront sans doute déjà lu mais qui permettra aux plus frileux de découvrir un univers hypnotique et une narration bien différente de celle que l’on connaît habituellement.


02/12

Chroniqué par
Emmanuel
Mondovino
Jonathan Nossiter
Les Films de la croisade, 2004
[641.87 NOS]

Vous n'aimez pas le vin, vous n'y comprenez rien à l'économie ? Ce n'est pas grave, ce film qui explique la mondialisation à partir de l'industrie du vin est fait pour vous. S'il s'agit ici de vin, il pourrait en être de n'importe quel autre produit, ce que montre Nossiter c'est la façon dont les grands groupes modifient notre comportement, nos goûts et agissent au détriment de l'intérêt collectif. Et promis, une fois que vous aurez vu ce film, vous ne boirez plus de la même façon.


02/12

Chroniqué par
Marie-Christine
Où on va papa ?
Jean-Louis Fournier
Stock, 2008
[FOU]

Jean-Louis Fournier, père de deux garçons handicapés mentaux, a écrit un livre terrible et magnifique : « Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. » Il vient d’obtenir le prix Fémina avec ce texte sensible, sans arrêt à la lisière du rire et des larmes. Une lecture que vous n’oublierez pas de sitôt.


02/12

Chroniqué par
Isabelle B-C
Zanzibar
Philippe Deltour (textes et dessins) et Herman Bertiau (textes et photographies)
Husson éditeur, 2007
[916.7 DEL]

Ouvrez ce livre… Et, partez en voyage !
Rien que le nom mythique de Zanzibar suffit à faire surgir en nous des images d’un ailleurs lointain aux senteurs épicées et riche d’une population métissée. En effet, l’archipel de Zanzibar est situé au large de la Tanzanie et, riche des cultures arabe, africaine et indienne, il offre aux visiteurs un visage protéiforme empreint de mystères et de nostalgie.
Fruit d’une collaboration de presque dix ans entre le photographe Herman Bertiau et l’artiste peintre Philippe Deltour, ce superbe carnet de voyage vous ouvre les portes de ce lieu haut en couleurs qui a su concilier pacifiquement ses contradictions ainsi que ses influences très diverses qui, ailleurs, sèment des luttes fratricides…
Eloge de la lenteur, hymne à la beauté des lieux et de ses populations, je ne me lasse pas de tourner les pages de ce livre qui alimente encore et toujours le rêve d’un voyage à Zanzibar !


02/12

Chroniqué par
Marion S.
Le contour de toutes les peurs
Guillaume Guéraud
Editions du Rouergue, 2008
[GUE]

Les livres de Guillaume Gueraud, au fond c’est toujours la même chose : des histoires de vengeance et de violence. Sauf que ce n’est justement jamais la même chose parce qu’à chaque fois, ces thèmes sont abordés par un nouveau biais.
Dans Le contour de toutes les peurs, on suit Clément, un ado de 14 ans qui découvre en rentrant chez lui un homme qui met à sac sa maison, et qui s’en prend bientôt à lui. Le roman détaille la séquestration, et l’après.
Ce qu’il y a de fort dans les livres de Guillaume Gueraud, c’est qu’il nous tient sur une corde raide : les fins ne sont jamais à l’eau de rose mais jamais il n’y a de fascination pour la violence non plus. Les violences ne sont jamais gratuites mais elles ne sont pas légitimes pour autant… Bref, ces livres sont littéralement a-moraux. L’auteur ne juge pas à la place du lecteur, il le renvoie à son libre arbitre. Et quand on sait qu’il s’adresse aux ados à partir de 13 ans, ce n’est pas une démarche anodine.

1 commentaire :
amine le 06.12.08 à 13:11:49
J'ai trouvé ce livre très pertinent et impressionnant. Merci à la médiathèque de Noisy-le-Sec. Merciiiiiiiii !

Nos sélections > Les coups de coeur de novembre 2008

31/10


Chroniqué par
Marie-Christine

Vilains moutons
Katja Lange-Müller
Laurence Teper, 2008
[LAN]

Berlin Ouest, 1987. Soja rencontre Harry. Elle vient de fuir Berlin Est. Harry sort de prison, il est junkie et séropositif. Soja va tout donner à cet homme : son énergie, son argent, son temps et surtout tout son amour. A la mort d’Harry, Soja trouve son journal intime dans lequel elle n’apparaît pas une seule fois.
Vous pourrez lire ce texte comme un grand roman d’amour. Vous pourrez aussi avoir cette interrogation : Harry a-t’il aimé Soja ou s’est-il servi d’elle ?
Un beau roman sobre et sombre.


31/10

Chroniqué par
Laurent
The Mist
Frank Darabont
TF1 Vidéo, 2008
[F DAR]

Une brume étrange apparaît un matin dans une petite ville du Maine, elle se répand jusqu'à envahir complètement la bourgade et ses environs.
Rapidement les habitants s'aperçoivent que de monstrueuses créatures s'y cachent, David Drayton, son fils Billy ainsi qu'une poignée de leurs concitoyens trouvent refuge dans le supermarché du centre-ville.
Pris au piège par le brouillard et ses créatures, les habitants terrorisés doivent s'unir pour faire face à ce désastre mais la nature humaine est peut être plus dangereuse que les monstres du dehors.
Frank Darabont adapte une fois de plus Stephen King (après "La ligne verte" et "Les évadés") et arrive à en tirer le meilleur. D’une histoire classique de monstres, il nous dépeint toute une réflexion sur la noirceur de l'âme humaine.
Très bien réalisé en dépit d'un manque de moyens évident dans les effets spéciaux, le film est une vraie réussite de bout en bout, avec un final hallucinant pour un film américain grand public.
Peu distribué en salles lors de sa sortie et donc passé inaperçu, The Mist est une série B grande classe pour les amateurs du genre et un excellent divertissement pour les autres.
Le DVD contient la version noir & blanc du film voulue à l'origine par le réalisateur.


31/10

Chroniqué par
Caroline
Cinéma : la grande histoire du 7ème art
Larousse, 2008
[778 CIN]

Contrairement à ce que vous pensez, ce livre n’est pas un énième guide du cinéma classé par réalisateur, film ou genre.
Celui-ci est divisé chronologiquement en grandes périodes décrivant les principaux courants du cinéma, réalisateurs et acteurs marquants.
C’est un ouvrage de référence très agréable à lire et l’iconographie y tient une place aussi importante que les textes écrits par deux spécialistes du cinéma.


31/10

Chroniqué par
Marion S.
La meilleure part des hommes
Tristan Garcia
Gallimard, 2008
[GAR]

La narratrice de ce livre s’appelle Liz. Son récit se tisse autour de trois hommes : Dominique Rossi, un ancien militant gauchiste qui a fondé la première association d’émancipation homosexuelle. Willie, un jeune paumé puis écrivain à scandale, ex amant de Dominique. Et enfin, Leibovitz, un intellectuel en vue.
A l’occasion de la rentrée littéraire, on a souvent parlé de ce roman et évoqué en particulier les personnalités réelles derrière les personnages de fiction (Lestrade, Finkielkraut). A vrai dire, si l’on cherche de ce côté, on est un peu déçu. Par contre, ce roman creuse le thème de la trahison et raconte avec acuité le passage de l’amour à la haine la plus absolue. Enfin, il faut reconnaître à Tristan Garcia un certain talent pour pointer la médiocrité d’une époque.


31/10

Chroniqué par
Isabelle B-C
L’artisanat du japon
Dominique Buisson
Hermé, 2004
[709 BUI]

Le Japon est connu pour son raffinement et le respect des traditions par ses habitants. En ce qui concerne l’artisanat et l’art en général, le Japon ne déroge pas à cette règle et, si l’on en doutait encore, ce petit livre entend bien nous le prouver...
D’une agréable présentation, il passe en revue les différentes formes d’artisanat quasiment toutes issues de la nature immédiate : papier, soieries, céramique ou textile et ses objets les plus ambivalents comme l’éventail, le paravent, le kimono ou le bol à thé mais aussi d’autres moins connus tels que les couteaux ou les poupées de porcelaine.
Un petit voyage tout en raffinement au pays du Soleil Levant !
Si le cœur vous en dit, pour poursuivre le tour du monde, la Médiathèque possède d’autres titres de cette belle collection de chez Hermé.

Nos sélections > Les coups de coeur d'octobre 2008

02/10


Chroniqué par
Fabienne

Les sœurs Grimm détectives de contes de fées (3 tomes)
Michael Buckley
[BUC]

« Peut-être trouveriez-vous très excitant de vivre en compagnie de personnages de contes de fées. Sabrina, pas du tout. Dernières d’une longue lignée de Grimm (qui descendait des célèbres frères), sa sœur et elle venaient de se voir confier la lourde responsabilité de maintenir la paix entre les Findétemps et les hommes. Et ce n’était pas une tâche facile. Bien des Findétemps considéraient les sœurs Grimm comme le fléau de leur existence, car un sort vieux de deux cent ans les retenait prisonniers de Port-Ferries, et cela par la faute de leur arrière- arrière- arrière- arrière grand-père, Wilhelm Grimm. Pour éviter une guerre entre les Findétemps et les hommes, Wilhelm s’était allié à Baba Yaga, une puissante sorcière, qui avait dressé une barrière magique autour de la ville. Les Findétemps ne pourraient retrouver leur liberté qu’à la mort du dernier Grimm. Mais les Grimm, pour l’instant, étaient vivants et bien décidés à le rester. »
Véritable enquête policière, pleine d’humour, où l’on croise en vrac des personnages des classiques de la littérature jeunesse.
Dès 11-12 ans.


02/10

Chroniqué par
Marion S.
Les évangiles du lac
Olivier Maulin
L’esprit des péninsules, 2008
[MAU]

Il y a deux ans, Olivier Maulin publiait un premier roman déjanté (En attendant le roi du monde) où il racontait le périple d’un couple franco-portugais, quittant la banlieue parisienne pour s’installer à Lisbonne, « Le » nouvel eldorado. La migration devenait un périple en pays chaman et le roman complètement loufoque.
Ce second livre est dans la droite ligne du premier.
Cette fois c’est un publicitaire parisien qui part s’installer au fin fond des Vosges, région minée par la reconversion industrielle. Là il rentre plus ou moins de plein gré dans un ordre destiné à sauver les esprits de la nature… Autour de lui, les personnages secondaires sont hauts en couleur avec une serveuse qui dirige une armée de lutins, un curé en lutte contre le paganisme, un troll qui cite Aristote, un vieux contrôleur SNCF adepte du socialisme mystique parce que « le socialisme, sans la mystique, c'est comme une bière sans bretzel, c'est vulgaire et désolant».
Au final, Maulin nous offre une nouvelle fois une fable hilarante et caustique.


02/10

Chroniqué par
Marion S
Les mains gamines
Emmanuelle Pagano
POL, 2008
[PAG]

Dans Les mains gamines, il y a l’histoire d’une enfant de CM2 abusée durant toute l’année par ses camarades de classe : tous sauf un. Le roman se situe 25 ans plus tard : l’élève de CM2 est devenue femme de ménage chez l’un de ses agresseurs de l’époque.
Le roman est composé de quatre chapitres, pris en charge par quatre voix différentes : l’épouse d’un ex-violeur, la vieille enseignante qui s’était tue, la mère du seul garçon qui ne fut pas agresseur, et enfin une écolière de CM2, elle-même fille d’un des tortionnaires.
Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, le roman de Pagano ne se situe pas du côté du fait divers ou de la vengeance. Il dit plutôt l’intériorité blessée, les ravages de la culpabilité ou de l’oubli. Et la force du roman se tient là : éviter le récit de faits bruts pour peindre plutôt les sensations – et ce, dans une langue magistrale et implacable.


02/10

Chroniqué par
Isabelle B-C
Maisons et Riads du Maroc
Corinne Verner
Aubanel, 2006
[728 VER]

Ce livre est un enchantement pour les yeux et une véritable invitation au voyage ! Difficile en effet de ne pas tomber sous le charme de ces maisons et de ces riads marocains qui peuvent être ou très sophistiqués ou, au contraire, sobres et dépouillés. Ce livre nous présente, à travers de magnifiques photographies, les différentes formes de l’architecture traditionnelle au Maroc et nous emmène ensuite vers Fès, Marrakech et Essaouira pour découvrir plus en détail palais et maisons d’exception…
Si vous n’êtes jamais parti au Maroc, ce sera pour vous l’occasion de découvrir ce pays à travers son architecture foisonnante et, si vous êtes un habitué de cette destination, vous y retrouverez avec bonheur les différents types d’habitats que vous aurez croisés sur votre route…


02/10

Chroniqué par
Marion B.
Lettres de non-motivation
Julien Prévieux
Zones, 2007
[H PRE]

Après des dizaines de « Nous ne pouvons malheureusement donner suite à votre candidature », Julien Prévieux a l’audace extrême de renverser l’ordre des choses en répondant désormais aux offres d’emploi par des lettre de non-motivation. « Je ne comprends pas pourquoi vous voulez me punir aux travaux forcés sur des bases de données. Le supplice est démesuré par rapport à mes minuscules erreurs (quelques anniversaires non souhaités, le gazon du jardin mal tondu, une absence ou deux à l’école non justifiée.) Je vous en prie, ne m’embauchez pas. » Raillant la mise en page ou les termes emphatiques des annonces, chacune de ses lettre est un délice de détournement. C’est très drôle et doux, aussi, en prenant des allures de petite revanche pour ces candidatures laissées sans réponses qu’on a tous envoyées.

Nos sélections > Les coups de coeur de septembre 2008

04/09


Chroniqué par
Marie-Jo

A toi qui n'es pas encore né(e) : lettre à mon arrière-petit-enfant
Albert Jacquard
LGF, 2002
[303.4 JAC]

A travers une lettre adressée à l'un de ses arrière petits-enfants, Albert Jacquard s'interroge: Quel monde pour demain ? En mêlant son expérience citoyenne à ses connaissances en génétique, il nous fait part de ses doutes, ses inquiétudes, de ses espérances. Un témoignage à mettre entre toutes les mains.


04/09

Chroniqué par
Caroline
Qu’est-ce que l’architecture aujourd’hui ?
Beaux Arts éditions, 2007
[720 QUE]

Vous découvrirez dans cet ouvrage passionnant, trente-cinq architectes contemporains et leurs réalisations toutes plus folles les unes que les autres.
Certains bâtiments futuristes dignes des meilleurs films de science fiction sont époustouflants de modernisme, et l’audace liée à une technologie de pointe font de ces constructions de véritables chef-d’œuvres architecturaux.
D’ailleurs, Richard Rogers, architecte britannique, résume de manière très juste l’esprit novateur de l’architecture actuelle : « Les bâtiments d’aujourd’hui sont davantage des paysages changeants que des temples classiques dans lesquels rien ne peut être ajouté ni déplacé. »


04/09

Chroniqué par
Isabelle B-C
Paris en couleurs, de 1907 à nos jours
Virginie Chardin
Seuil, 2007
[770 CHA]

Ce catalogue éponyme de la superbe exposition qui s’est tenue à l’Hôtel de ville de Paris du 4 décembre 2007 au 31 mars 2008 vous fera découvrir ou redécouvrir la capitale à travers des centaines de photographies couleurs, œuvres pour la plupart de photographes célèbres.
Classées par ordre chronologique, des premiers autochromes jusqu’au très contemporain Philippe Ramette, ces photos séduiront aussi bien les amateurs d’archives, les nostalgiques du « vieux Paris » que les connaisseurs en matière de photographie. L’auteur, Virginie Chardin a pris soin de resituer les clichés par rapport à l’histoire de la photographie et parallèlement à celle de Paris. Sur un créneau traditionnellement réservé au noir et blanc, elle nous prouve de la plus belle manière qu’il existe bel et bien une photographie dite d’auteur en couleurs.


04/09

Chroniqué par
Fabienne
Soudain dans la forêt profonde
Amos Oz
Gallimard, 2006
[OZ]

« Emmanuela l’institutrice leur parla de l’ours, de la respiration des poissons et du cri de la hyène, la nuit. La plupart des enfants se moquèrent d’elle parce qu’ils n’en avaient jamais vu de leur vie. Ils ne croyaient pas vraiment à l’existence d’autres créatures vivantes. En tout cas, il n’y en avait pas dans les parages. Et comme, en plus, la maîtresse n’avait pas réussi à se trouver un mari, on pensait qu’elle avait une araignée au plafond et des idées farfelues plein la tête, comme tous les solitaires. »
En bravant les interdits, les deux héros de cette fable vont trouver la vérité et surtout décider de la dévoiler à leurs proches.
Sous forme de nouvelle, lisible autant par les enfants que les adultes, l’auteur nous met en garde contre toute forme d’exclusion et transmet son message de paix.


04/09

Chroniqué par
Marie-Christine
100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner
Stéphanie Janicot
Albin Michel, 2008
[158 JAN]

Mieux qu’un médicament ou une séance chez le psy, un livre ! Et si possible un chef-d’œuvre, conseillé et désacralisé par Stéphanie Janicot, elle-même journaliste, romancière et surtout lectrice assidue et passionnée. Pour chaque problème, après une description minutieuse du symptôme, elle vous propose des remèdes littéraires. Par exemple, si vous ne supportez plus votre mère, l’ordonnance est Suzanne la pleureuse d’Alona Kimhi et La promesse de l’aube de Romain Gary. A consommer sans modération !

Nos sélections > Les coups de coeur de l'été 2008

03/06


Chroniqué par
Isabelle B-C

Maisons sur l’eau
Véronique Willemin
Editions Alternatives, 2008
[728 WIL]

La couverture illustre à merveille l’esprit de ce livre : point de hiérarchie de valeur entre la barque améliorée servant d’habitation à des aventuriers en mal de «vie sauvage» et la construction pharaonique des Emirats Arabes Unis du plus luxueux parc aquatique jamais conçu…
Véronique Willemin nous offre un tour du monde complet de tous les types d’habitat lacustre qu’ils soient déjà réalisés ou à l’état de projet. Elle introduit son propos par un chapitre sur l’eau dans lequel elle vante ses mérites et souligne le fait qu’il revient à l’humanité de préserver au mieux cette ressource indispensable à la vie. Mêlant photographies, croquis et même images de bandes dessinées, ce livre est autant un enchantement pour les yeux qu’un voyage pour l’esprit. Si vous voulez prolonger le plaisir, je vous conseille du même auteur et dans la même collection, Maisons mobiles.


03/06

Chroniqué par
Isabelle B-C
Femmes du monde
Titouan Lamazou
Gallimard, 2007
[305.4 LAM]

Place à l’émotion, à la magie et au rêve avec ce livre-hommage sur les femmes du monde entier, fruit du travail de l’illustrateur voyageur Titouan Lamazou. Pendant six ans, il a parcouru les cinq continents et a réalisé de somptueux portraits de femmes, les prenant en photo ou les dessinant sur le vif, à chaque fois attentif à leur histoire et la retranscrivant avec une grande sensibilité. Ce beau livre n’est qu’un aperçu de la magnifique exposition qui se tient au Musée de l’Homme jusqu’à mi Juin (devant l’incontestable succès de l’exposition, les organisateurs l’ont prolongée de plusieurs mois) dans laquelle vous pourrez admirer les immenses originaux posés sur des tréteaux en bois, regarder le DVD relatant les rencontres entre ces femmes et Titouan Lamazou, vous reposer sur de confortables canapés tout en feuilletant les deux catalogues dont celui-ci est une version «condensée», et même, pour les plus audacieux, laisser une trace à la postérité grâce aux feuilles et aux crayons de couleur mis à disposition.


03/06

Chroniqué par
Marie-Christine
Mille et une graines
Jody Vassallo
Marabout, 2006
[641.5 VAS]

Adieu les plats tout prêts, les viandes sous vide, les raviolis en boîte… Place à d’autres saveurs, une alimentation saine, savoureuse et pour autant pas onéreuse, avec les céréales, les légumes secs et les graines germées. Comme d’habitude avec Marabout, les photos sont magnifiques et donnent vraiment envie de passer aux fourneaux… avant de passer à table. Alléchant !


03/06

Chroniqué par
Katia
«Ceci n’est pas de la littérature... » : les forcenés de la critique passent à l’acte
Sylvie Yvert
Editions du Rocher, 2008
[808 YVE]

Pour Anatole France, «la vie est trop courte, et Proust est trop long», Rimbaud n’est qu’un «galopin sans conséquence» selon Maurice Barrès et «un avorton qui se soulage au pied de l’Himalaya» selon Léon Bloy, et Victor Hugo qualifie Rousseau de «faux misanthrope rococo». Si vous doutez de vos compétences rédactionnelles et de vos qualités en général, feuilletez absolument ce recueil rassurant, il saura vous convaincre que même les monstres sacrés de la littérature ont essuyé quelques revers !


03/06

Chroniqué par
Marie-Christine
Les poteries
Valeria Polsinelli et Fabienne Gambrelle
Solar (Secrets d’ateliers), 2008
[738 POL]

Si vous aimez la poterie, laissez-vous guider par Valeria Polsinelli à travers les pages de ce livre. Cette céramiste confirmée, installée à Montreuil, vous initiera aux secrets de l’argile et grâce au texte clair et aux nombreuses photos, vous pourrez réaliser de belles pièces. Un ouvrage à feuilleter également pour pénétrer l’univers d’une artiste qui vous livre son savoir avec générosité et enthousiasme.

Nos sélections > Les coups de coeur de mai 2008

02/05


Chroniqué par
Isabelle B-C

A quoi sert notre cerveau ?
Spécifiques éditions, 2007
[612.82 AQU]

Ce petit livre possède toutes les qualités que l’on peut attendre d’un ouvrage de vulgarisation scientifique : clair, précis, concis, à la portée de tous et même ludique !
Grâce à une mise en page résolument moderne agrémentée de nombreuses photos, le sujet qui pourrait paraître rébarbatif, en devient attrayant…Sous la forme de courts chapitres et de 64 questions-réponses posées au très sérieux professeur en neurobiologie, Nicolas Chevassus-Au-Louis, nous apprenons une foule de renseignements sur cet organe extraordinaire dont nous sommes encore loin de connaître tous les mystères !


02/05

Chroniqué par
Isabelle B-C
Ces images qui nous racontent le monde
Eric Godeau
Albin Michel, 2007
[770 GOD]

Voici un livre qui m’a tout de suite attiré l’œil et qui sait joindre l’utile à l’agréable. Il présente une chronologie des grands événements qui ont secoué le monde de 1948 aux années 2000 illustrée par des centaines de photographies issues des archives de l’agence de photo-journalisme Magnum.
La mise en page est vraiment attrayante, chaque décennie étant clairement identifiable par une bordure colorée. A travers les images de photographes reconnus dont on retrouve une courte biographie en fin d’ouvrage, l’auteur couvre tous les domaines, de la science à la culture en passant par la technologie, donnant ainsi une vision très complète du monde actuel. A mettre entre toutes les mains et en particulier dans celles de la jeune génération !


02/05

Chroniqué par
Marie-Christine
Le sport par les gestes
François Bégaudeau et Xavier de la Porte
Calmann-Lévy, 2007
[796 SPO]

Partant du principe "qu’on ne court pas sur une piste comme derrière un bus" ou encore "qu’on ne lance pas un javelot comme un galet", un groupe de "gestologues" qui ne se prend pas au sérieux a concocté, dans ce petit ouvrage fort joliment illustré, des articles qui sont autant de petites chroniques drôles et bien tournées, articulées autour de cette idée : "Le sport prolonge de manière spécifique l’immense affaire d’avoir un corps". Amateur de pratiques sportives ou pas, ce livre saura vous séduire.


02/05

Chroniqué par
Katia
Comment fossiliser son hamster ?
et autres expériences épatantes à faire chez soi

Mick O’Hare
Seuil, 2008
[500 OHA]

Scientifiques en herbe, ce livre est fait pour vous ! Il fourmille d’expériences amusantes à faire seul, en famille ou avec ses amis. On y apprend par exemple pourquoi James Bond boit du Vodka Martini frappé dans un shaker et non mélangé à la cuillère, comment mesurer la vitesse de la lumière avec une tablette de chocolat et un four à micro-ondes, ou encore pourquoi le jus d’orange est imbuvable après s’être lavé les dents.
Les protocoles expérimentaux sont clairs et drôlissimes et pourraient même convertir les plus récalcitrants à la chimie, la physique ou à la biologie.


02/05

Chroniqué par
Marion
Chronique du règne de Nicolas 1er
Patrick Rambaud
Grasset, 2008
[RAM]

L'écrivain Patrick Rambaud (prix Goncourt 1997) a entrepris de chroniquer la présidence de Nicolas Sarkozy à la manière de Saint Simon, avec un soupçon de La Bruyère (pour l'art du portrait) et de Voltaire (pour l'esprit libre). Le romancier suit ainsi « Nicolas 1er », depuis son enfance jusqu'aux huit premiers mois de son « accession au trône ». Autour de lui, on retrouve tous ceux qui font le quotidien de la politique nationale racontés comme s'ils étaient des personnages d'époque (le duc de Bordeaux, le dauphin Louis, le chevalier de Guaino)... On suit les petites bassesses et les grandes félonies, l'histoire du short ou de la photo officielle. On se régale, on rigole, on frémit. Petit morceau choisi, juste pour vous mettre l'eau à la bouche : "Toujours dans l'esprit de rompre avec les coutumes d'avant, l'Impératrice se chargea du portrait officiel, mandant pour cela un spécialiste des starlettes qui devait apporter du neuf. Eh non! Là aussi, on renoua avec la tradition en posant le Souverain devant la même bibliothèque que le roi Mitterrand qui, lui, tenait à la main un livre de M. Montaigne. Sa Majesté ne tenait aucun livre car ne savait comment cela se tenait."

Nos sélections > Les coups de coeur d'avril 2008

04/04


Chroniqué par
Katia

Joconde sur votre indulgence
Joconde jusqu’à 100
Hervé Le Tellier
Le Castor Astral, 2002 et 2006
[LET]

Ces deux minces recueils tentent de faire la lumière sur le sourire énigmatique de Mona Lisa. Leur auteur y développe avec une fantaisie très oulipienne les points de vue indispensables à la critique du tableau de Léonard de Vinci : le regard de Rabelais ou de Prévert côtoie ainsi celui du garagiste, de l’agent 007, du grand schtroumpf, ou du Guide du Routard.
Si vous prenez plaisir à lire ces savoureux pastiches, ne ratez sous aucun prétexte la soirée jeux littéraires qui se déroulera à la médiathèque le samedi 12 avril 2008 : Hervé Le Tellier y est invité.


04/04

Chroniqué par
Emmanuel
Mort sur la lagune
Giorgio Scerbanenco
Rivages, 2007
[RP SCE]

Paolo est retrouvé mort chez lui. Mais dans ce roman policier italien original, l'enquête policière n'a que peu d'importance. C'est aux proches de la victime que Scerbanenco s'intéresse. Plusieurs d'entre eux pourraient avoir de bonnes raisons pour être les assassins. Il y en a même un qui s'accuse du meurtre. Mais tout n'est pas aussi simple, et l'auteur profite de cette intrigue à fortes connotations psychologiques, pour nous dresser un portrait de la société italienne confrontée à l'évolution des moeurs et des mentalités.


04/04

Chroniqué par
Isabelle B-C
50 Géants de l’art américain : comment New York a détrôné l’Europe
Pierre Sterckx
Beaux arts éditions, 2007
[709.4 STE]

Conçu comme une bibliographie sélective, l’auteur fait d’ailleurs son « mea culpa » pour s’excuser de l’absence de quelques grands noms tels que Edward Hopper ou Jim Dine, ce livre présente cinquante artistes américains incontournables depuis les années 50 jusqu’à nos jours.
Avec un incontestable talent d’écrivain, Pierre Sterckx, enseignant et critique d’art, introduit son propos par une histoire de l’art recensant les principaux courants artistiques nés aux Etats-Unis sur un demi-siècle, témoignage de l’exceptionnelle vitalité de la création artistique outre Atlantique. Il souligne par la même occasion le déclin de l’influence jusqu’ici incontestée de l’Europe et en particulier celle de Paris.
S’il ne se veut pas exhaustif, l’auteur porte un regard à la fois critique et chaleureux sur les artistes dont il a choisi de parler. Il donne des éléments biographiques, met en lumière quelques aspects de leur création et s’attarde sur une œuvre en particulier, reproduite en regard du texte. Cette vision personnelle est complétée par un appendice donnant une estimation de la cote de chaque créateur, ce qui peut être aussi considéré comme un critère de notoriété aujourd’hui.
Que l’on appréhende ce livre comme un ouvrage de référence ou comme une chronique critique, chacun peut y trouver des enseignements très utiles...


04/04

Chroniqué par
Marie-Christine
La marche de Mina
Yoko Ogawa
Trad. du japonais
Actes Sud, 2008

[OGA]

Tomoko, douze ans, part vivre chez son oncle et sa tante, dans une autre province du Japon, le temps d’une année scolaire. Dans cet univers nouveau pour elle, opulent et un peu farfelu (l’animal domestique est un hippopotame nain), elle se lie d’amitié avec sa cousine Mina, petite fille à l’imagination débordante. C’est l’époque des Jeux Olympiques de Munich que toute la famille regarde devant la télévision, avec d’autant plus d’intérêt que la grand-mère de Mina est allemande, même si elle vit au Japon depuis qu’elle s’est mariée. Yoko Ogawa, romancière japonaise très originale, revient avec ce roman à une narration plus classique. Elle évoque merveilleusement cette période charnière que représente pour Tomoko cette année si particulière hors de son milieu familial habituel.


04/04

Chroniqué par
Caroline
Le vêtement de A à Z
Encyclopédie thématique de la mode et du textile

Sophie George
Ed. Falbalas, 2008
[746 GEO]

Comme son nom l’indique, ce livre répertorie par ordre alphabétique tous les vêtements et ses différentes parties. Exhaustif, il comprend plus de 880 références.
On apprend par exemple ce qu’est une manche raglan ou un bain-de-soleil. De plus, un croquis et l’origine historique du vêtement complètent chaque descriptif.
Mordu de mode, couturier ou néophyte, cet ouvrage très instructif vous passionnera et les vêtements n’auront bientôt plus de secret pour vous !

Nos sélections > Les coups de coeur de mars 2008

01/03


Chroniqué par
Isabelle B-C

Petit manuel à l’usage de ceux qui vivent retirés du monde
Alan et Gil Bridgewater
Larousse, 2007
[640 BRI]

Oh, quelle belle trouvaille !
Sous ce titre quelque peu énigmatique-rassurez vous, il ne s’agit pas d’une secte !-se cache un très joli livre adressé à celles et ceux qui ont décidé de s’installer à la campagne, tout simplement…
Richement illustré de photos bucoliques et de dessins explicatifs, ce manuel regorge d’idées, de conseils et d’adresses fort utiles dans des domaines aussi variés que l’économie domestique et écologique, l’agriculture biologique, l’élevage de volailles ou de petit bétail, les produits faits maison, le tout dans le même esprit de respect de la nature et de l’environnement…
Et même si votre projet de vie à la campagne n’est pas encore à l’ordre du jour, nul doute que vous trouverez dans ce livre une idée toute simple comme celle, par exemple, de faire des confitures…


01/03

Chroniqué par
Emmanuel
La voix de son maître
Gérard Mordillat et Nicolas Philibert
Laura productions, 1979
[331 MOR]

Tourné en 1979, ce film fut victime de la censure à la télévision sous deux présidents successifs. Pourtant, le dispositif est simple et original. Douze grands patrons français sont invités à s'exprimer librement, seuls face à la caméra. Ils parlent du pouvoir, de la hiérarchie, des grèves, sans que jamais les cinéastes n'apportent la moindre contradiction. Du coup, la parole se libère, et se trouve souvent en porte-à-faux avec une réalité sociale très différente.


01/03

Chroniqué par
Caroline
Chiites et sunnites
Serge Lafitte
Plon, 2007
[297 LAF]

Si vous voulez en savoir plus sur les deux principales branches de l’Islam sans forcément vous plonger dans une lecture fastidieuse, alors ce livre est fait pour vous. En une centaine de pages, l’auteur explique de manière claire et concise les origines historiques du chiisme et du sunnisme et leurs différences à la fois religieuses et politiques.
De plus, l’ouvrage est ponctué de nombreuses reproductions de miniatures et enluminures rendant sa lecture encore plus agréable.


01/03

Chroniqué par
Marion
Une mauvaise maire
Jacques Jouet
POL, 2007
[JOU]

Ce récit nous fait suivre pendant quelques semaines la vie quotidienne d’une mairie de grande banlieue parisienne avec son lot de problèmes de voisinage, de rivalité entre adjoints, sans oublier les commerçants grincheux, les petits trafics de la cité du coin, les rendez-vous musclés chez le Préfet, les inaugurations et les banquets. Mais Madame de Maire est aussi une femme : avec de belles jambes et qui s’éprend d’un administré.
Ce roman est une savoureuse parabole politico-sociale. On rit beaucoup (même si on a aussi parfois un peu froid dans le dos). Le charme de ce roman tient à sa légèreté - tant dans la charge que dans l’écriture. Car n’oublions pas que Jacques Jouet est un oulipien, alors le monde est l’occasion de jeux de mots tout autant qu’un jeu de pouvoirs.


01/03

Chroniqué par
Isabelle B-C
Soleil noir
Patrick Pécherot
Gallimard, 2007 (Collection Série noire)
[RP PEC]

Voilà un polar à la gouaille rageuse et à la verve percutante qui fait mouche… Il raconte la préparation du braquage d’un fourgon blindé qui se veut parfait mais dont le lecteur se doute assez vite qu’il est plutôt "mal barré", pour rester dans le registre de Patrick Pécherot, car les quatre futurs braqueurs sont des gars éreintés par la vie et abonnés à la maldonne…
Mais ce n’est pas tant dans la réussite ou l’échec du casse que réside l’intérêt de ce roman noir, car Pécherot nous plonge dans une chronique sociale sur une région sinistrée du nord de la France  doublée d’une histoire qui renoue avec les fantômes d’un passé vieux de 70 ans…
Au-delà du polar "social", l’auteur nous offre une galerie de personnages attachants et plus complexes qu’ils en ont l’air, ceux du présent comme ceux du passé, mais il a réussi également un roman au style travaillé au corps avec un sens de la formule non dénué de poésie ou d’humour comme en témoigne cette phrase : "Quand un ciel de pluie vous rouille les genoux et que les heures s’alignent comme les mailles d’un tricot, partir dans l’hier c’est retrouver les jours heureux".

Nos sélections > Les coups de coeur de février 2008

01/02


Chroniqué par
Katia

Dictionnaire de littérature à l’usage des snobs et surtout de ceux qui ne le sont pas
Fabrice Gaignault
Scali, 2007
[803 GAI]

Vous soupçonnez l’existence de talents littéraires méconnus, et vous êtes horripilés de voir la littérature figée en un panthéon immuable. Ce dictionnaire atypique est pour vous. Avec une bonne dose d’humour et d’érudition, il révèle les figures de l’ombre de la littérature, les seconds couteaux, toujours éclipsés par les auteurs consacrés. Le snobisme serait de ne pas le lire…

1 commentaire :
jerome le 15.02.08 à 17:12:20
[le snobisme serait de ne pas le lire]
Ah...? J'peux pas dire, j'lai pas lu.


01/02

Chroniqué par
Emmanuel
1974, une partie de campagne
Raymond Depardon
Palmeraie et désert, 1974
[324.24 DEP]

En 1974, Raymond Depardon va filmer le candidat à la présidentielle Valéry Giscard D'Estaing.
Censuré à la télévision jusqu'au début des années 2000, ce film n'est pourtant pas une oeuvre engagée. Ce qui est montré ici, c'est la conquête du pouvoir, comment la politique est mise en scène. Ce que réussit aussi Raymond Depardon, c'est à désacraliser les hommes politiques, à leur rendre leur part d'humanité.


01/02

Chroniqué par
Marie-Jo
Kurt quo vadis ?
Erlend Loe
La joie de lire, 2007
[LOE]

Publié en Norvège en 1998, la traduction de ce troisième épisode ne date que de 2007. Nous retrouvons le truculent Kurt, sa femme Anne-Lise, architecte, et leurs trois enfants. Il est toujours conducteur de chariot élévateur transpalette. Après une soirée amicale où se côtoient médecins et architectes, il réalise son insignifiance et dès lors, il s’obstine à faire quelque chose d’important afin de laisser une trace dans l’histoire.
Kurt est un personnage comme on en rencontre peu. Héros naïf d’une fable où la liberté est le maître d’œuvre, fabriquant son existence sous l’impulsion.
Notons les illustrations toujours aussi partie prenante du texte et qui en accentuent le côté décalé.
Moins léger que les précédents, une gravité douce amère colore l’ensemble. Heureusement, le réconfort final nous invite aux retrouvailles.


01/02

Chroniqué par
Marion
Les miscellanées culinaires de Mr Schott
Ben Schott
Allia, 2007
[030 SCH]

En 2002, Ben Schott publiait ses premières Miscellanées (comprenez « recueil d’articles et d’études variés »). Ca parlait de tout et n’importe quoi (de la liste des denrées embarquées sur le Titanic à toutes les insultes shakespeariennes). C’était déjà un vrai bonheur de picorer dans ce recueil et d’y trouver tant de réponses à des questions qu’on ne s’était jamais posées...
Cette fois-ci, Ben Schott récidive en centrant son propos sur le domaine culinaire. Et là encore, c’est un vrai bonheur : ce livre est une mine d’information à la fois très sérieux et complètement loufoque, essentiel et purement gratuit, très « humour anglais ».
Alors si vous voulez connaître tout ce qui fait faire « Hmmm » à Omer Simpson, si vous cherchez des recettes de cocktail ou si vous vous demandez désespérément ce que préconise précisément la règle monastique en matière d’alimentation ; ce livre est pour vous !


01/02

Chroniqué par
Emmanuel
Un animal, des animaux
Nicolas Philibert
Les Films d'ici, 1994
[708 PHI]

Pendant près de 25 ans la galerie de zoologie du Muséum d'Histoire Naturelle a été fermée au public. Le bâtiment a été entièrement rénové, les collections restaurées pour une réouverture au début des années 90. Ce que filme Nicolas Philibert, c'est toute la réflexion, le travail scientifique qui a précédé cette ouverture. Comment les collections sont constituées, comment sont restaurés les animaux, comment sont-ils disposés, quelle place laisser aux visiteurs ?
Petit à petit, on pénètre dans le quotidien de ces scientifiques passionnés qui ont vécu un moment extraordinaire dans leur vie : la création d'un musée.

Nos sélections > Les coups de coeur de janvier 2008

04/01

Chroniqué par
Caroline

Max Ernst
Vie et œuvre

Werner Spies
Edition du Centre Pompidou, 2007
[750 ERN]

Enfin un ouvrage sur Max Ernst digne de ce nom !
Ce livre nous livre l’œuvre de cet artiste de génie à travers moult témoignages et documents inédits.
Photos, lettres et reproductions nous plongent dans la vie d’un touche-à- tout, fondateur du groupe Dada à Cologne et membre, entre autres, du mouvement surréaliste.


04/01

Chroniqué par
Emmanuel
300 jours de colère
Marcel Trillat
V.L.R. Productions, 2002
[331.8 TRI]

Les employés d'une filature de la région lilloise apprennent la fermeture de leur usine pour cause de délocalisation en Turquie. On ne leur propose qu'une misère en guise de compensation. Ils décident alors de bloquer leur entreprise, et de se servir du stock de fil pour négocier. C'est leur combat que Marcel Trillat va filmer pendant les 300 jours que celui-ci va durer, donnant par la même occasion, la parole à un monde ouvrier trop souvent absent de la sphère médiatique.


04/01

Chroniqué par
Marie-Christine
Pékin, théâtre du peuple
Ambroise Tézenas
Actes Sud, 2006
[770 TEZ]

Cinq années de travail ont permis au photographe Ambroise Tézenas de saisir Pékin dans sa fulgurante mutation : les vestiges du passé, avec les hutong, ruelles étroites du vieux Pékin aujourd'hui rasées, côtoient des photos de la mégapole moderne, des images de chantiers liés aux préparatifs des jeux olympiques de 2008.
Un travail remarquable qui a obtenu le prix de l'édition européenne de photographie 2006.


04/01

Chroniqué par
Isabelle B-C
Face 2 face
JR Marco
Editions Alternatives, 2007
[770 MAR]

Voici un livre salutaire qui va à l’encontre de toutes les idées reçues , des préjugés et du pessimisme habituel largement véhiculé par les médias….Le projet de Marco, pour le texte et de JR pour les images, les deux auteurs de Face 2 Face, est à la fois simple et audacieux : Démontrer, au travers de portraits photographiques de Palestiniens et d’Israéliens exerçant le même métier, qu’ils pourraient arriver à se comprendre, par delà leurs différences . Ces portraits gigantesques ont été disséminés et exposés au regard de tous (sans autorisation !) dans des villes israéliennes et palestiniennes , suscitant étonnement et questions… Le livre rend compte de ce travail, et, dans une belle mise en page, explique aussi les motivations de leurs auteurs.. Autre belle initiative que je tiens à souligner : chaque texte, chaque légende, est traduit en quatre langues : français, anglais, arabe et hébreu.
A lire d’urgence !


04/01

Chroniqué par
Marie-Christine
La déclaration
L’histoire d'Anna

Gemma Malley
Editions Naïve, 2007
[RSF MAL]

Angleterre. 2140.
Les humains sont devenus immortels mais le prix à payer est de ne plus faire d'enfants. Ceux qui naissent clandestinement sont des "surplus" maltraités dans des orphelinats. C'est le cas d'Anna, quinze ans, qui n'a que son journal pour se confier. Jusqu'au jour où arrive Peter...
Un passionnant premier roman pour adolescents... et plus.

Nos sélections > Les coups de coeur de décembre 2007

04/12

Chroniqué par
Marion

La course au mouton sauvage
Haruki Murakami
Seuil, 1990
[MUR]

Le narrateur est un trentenaire tout ce qu’il y a de plus ordinaire : il vient de divorcer, s’ennuie et se reconnaît volontiers ennuyeux lui-même. Mais du jour au lendemain, sa vie bascule à cause d’une simple photo de mouton qu’il publie dans un journal de communication d’entreprise. Le voilà contacté par un parti d’extrême droite occulte, qui s’avère diriger le Japon en sous main, rien de moins ! Et notre (anti)héros est sommé de retrouver en un mois ce mouton détenteur de puissants pouvoirs.
Difficile de résumer cette histoire mais soyez certain que ce livre est tout simplement jubilatoire. L’auteur s’amuse beaucoup et le lecteur avec, si bien qu’on est prêt à le suivre dans n’importe quel délire et n’importe quel rebondissement de l’intrigue, aussi farfelu soit-il. Et comme souvent le plus absurde n’est pas forcément le moins réaliste…


04/12

Chroniqué par
Katia
La philo des paresseuses
Sophie Brusset-Gervasi
Marabout, 2007
[109 BRU]

Vous trouvez la philosophie compliquée, rasoir voire soporifique ? Essayez la philo des paresseuses. Ce livre aborde l’apport des philosophes majeurs sur un ton badin qui pastiche le style des magazines féminins. On suit par exemple Nietzsche à l’ombre d’un figuier ou Kierkegaard à un bal masqué. Ce manuel sympathique, parfait pour les dilettantes, est à découvrir sur la plage en égrenant le sable entre ses orteils.


04/12

Chroniqué par
Marion
Olivia et sa fanfare
Ian Falconer
Seuil, 2007
[A FAL]

Olivia et sa fanfare est le quatrième album que Ian Falconer consacre à ce personnage. Ce personnage c’est Olivia, un petit cochon. Elle est têtue, espiègle, très dynamique (trop dynamique parfois pour son entourage). Autant dire qu’elle est tout à la fois amusante, agaçante, épuisante...
Cette fois ci, elle s’est mis en tête de monter une fanfare à l’occasion d’un feu d’artifice. Pour cela, elle a vite faire de mettre la maison à sac. Et, évidemment au moment de partir, Olivia ne veut plus assister au feu d’artifice.
Bref, on aime ce personnage, haut en couleur très loin de l’image d’enfant sage comme une image. La vraie réussite réside aussi dans la dimension plastique de cet album. Le dessin au trait noir est complété par un très beau travail sur les niveaux de gris. Et à chaque fois, des éléments bleu ou rouge vif tranchent et animent la page. La grisaille est transformée en joyeux tourbillon, tout à l’image du personnage.

Nos sélections > Les coups de coeur de novembre 2007

06/11

Chroniqué par
Marie-Christine

Le guide Lonely Planet du voyage expérimental
Rachael Antony, Joël Henry
Lonely Planet, 2006
[910.4 ANT
]

Enfin un guide de voyage différent : ici, peu importe l'endroit ; ce qui compte, c'est la façon de découvrir un lieu. Quelques exemples ? Le baroudage à domicile vous permettra de profiter des joies d'un périple de routard sans quitter votre propre ville. Tandis qu'avec l'aéroport d'attache, vous séjournerez 24 heures dans un aéroport sans jamais prendre l'avion.
Nous avons classé ce guide en géographie mais il aurait tout aussi bien pu trouver sa place dans le rayon des jeux, tant les propositions sont ludiques et les compte-rendus d'expédition loufoques. Le guide Lonely Planet du voyage expérimental vous offre une autre façon de voir le monde, alors, à vous de jouer...


06/11

Chroniqué par
Emmanuel
Mon frère est fils unique
Antonio Penacchi
Le Dilettante, 2007
[PEN]

L'histoire se passe en Italie, entre la fin des années 50 et le début des années 70. Cette période où les italiens se cherchent, entre les restes du fascisme mussolinien, l'influence de la religion, les relations obscures de la Démocratie chrétienne avec les milieux mafieux et la montée des mouvements de gauche radicaux, Accio Benassi la résume à lui tout seul.
A 10 ans, son père, obsédé par la religion, le fait entrer dans un séminaire pour qu'il devienne prêtre. Mais au bout de quelques années, il retournera à une vie normale. Cependant, par réaction envers ses frères et soeurs, tous militants de gauche, il va dès l'adolescence adhérer au MSI (le nouveau parti fasciste). Commence alors pour lui une vie de militant, faite de manifestations, de bagarres et de provocations. Mais l'amour, l'effervescence politque qui a précedé et suivi l'année 68, vont faire qu'il va complètement changer de cap.
Le parcours d'Accio, toujours a mi-chemin entre le rire, la révolte et les larmes, nous permet de mieux comprendre l'Italie de cette période, et comment elle a pu connaître à partir de 1970, les fameuses années de plomb si sanglantes.


15/11

Chroniqué par
Isabelle B. -C.
Chamboula
Paul Fournel
Seuil, 2007
[FOU]

On pourrait sous-titrer ce roman « la complainte du progrès » car l’arrivée d’un réfrigérateur au Village Fondamental va engendrer des réactions en chaîne faisant passer ce paisible village africain au statut de ville moderne dans laquelle les Blancs vont s’imposer et tirer les ficelles…
Derrière une galerie de personnages attachants et hauts en couleurs aux surnoms évocateurs tels SAV et Boulot, Paul Fournel nous offre une fable humoristique et grinçante tout en donnant une dimension politique à son propos. Le constat est le suivant : le progrès et l’arrivée de l’homme blanc avide de profit et de pouvoir ne font que contaminer la société traditionnelle en la privant de ses valeurs ancestrales.
La construction particulière du roman, en arborescence, fractionnée en de très courts chapitres (rappelons que Fournel est un éminent représentant de l’Oulipo !) peut dérouter le lecteur au départ mais très vite il se prend au jeu et s’amuse de ces incessants allers-retours de la vie des différents protagonistes.

Nos sélections > Les coups de coeur d'octobre 2007

02/10

Chroniqué par
Marion

In memoriam
Linda Lê
Christian Bourgois, 2007
[LE]

Ce roman raconte d’abord un duo : la passion d’un homme pour Sola, romancière qui vient de se suicider. La relation devient triangulaire le jour où le narrateur se fait voler la femme de sa vie par son frère. Et c’est précisément ce frère haï que la jeune femme a appelé avant de mettre fin à ses jours. Dès lors que faire, à part ressasser encore et encore, jusqu'à la folie ?
In memoriam raconte l'amour, la rivalité, l’impossible deuil. L’auteur dit « la terreur de vivre et la rage de (s’)affirmer ». Et par là, ce livre est aussi (et peut être surtout) une ode à l’écriture, qui seule, parfois peut sauver de la folie.


02/10

Chroniqué par
Janick
I wonder as i wander - Carols and love songs
John Jacob Niles
Universal, 2006
[CD 0(61)NIL]

Si vous voulez réviser vos connaissances en matière de folk américaine, il vous faudra écouter le disque de John Jacob Niles "I wonder as i wander - cards and love songs."
Grâce à Bob Dylan qui cite cet obscur folksinger parmi ses influences de jeunesse dans le film "No direction home" de Martin Scorsese, ces enregistrements ont été réédités et c'est un pur bonheur de les découvrir. S'accompagnant d'une sorte de cithare géante, John Jacob Niles chante d'une voix très haute, ni homme ni femme, une voix de soprano à vous donner la chair de poule, à vous glacer jusqu'à la moelle.
Ce chant est intense et lyrique comme le morceau "Black is the color of my true love's hair" qui est devenu un grand classique folk repris entre autre par Joan Baez et Nina Simone et que je vous recommande vivement !
Nota Bene : son fan club : Antony & the Johnsons, Joanna Newsom et Bonnie Prince Billy adorent !


02/10


Chroniqué par
Caroline

Et si c'était niais ?
Pascal Fioretto
Chiflet et Cie, 2007

[FIO]

Un vent de panique souffle sur le milieu littéraire parisien : des écrivains reçoivent des menaces, d’autres disparaissent… Le commissaire Seberg et son fidèle adjoint Glandard sont chargés de l’enquête.
Pascal Fioretto a écrit un roman désopilant sous forme de pastiches littéraires. Ainsi, une dizaine d’auteurs sont mis à contribution révélant à cette occasion aussi bien leurs travers littéraires que leurs propres névroses.
Entre Denis-Henry Levy qui demande un ‘room service’ dans un hôtel de Barbès et Christine Anxiot qui menace de citer tous les hommes de son entourage dans son prochain livre, on rit beaucoup !


02/10


Chroniqué par
Katia

La Molvanie : le pays que s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer
Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch
Flammarion, 2006
[911 CIL]

Vous cherchez une destination glamour pour partir en vacances ? Partez en Molvanie ! Au programme : visite des usines de retraitement des déchets radioactifs le matin, promenade bucolique dans les champs de betteraves l’après-midi, et soirée endiablée dans les night-club de la trépidante capitale Lutenblag où les danseuses de techno-mazurka vous épouillent.
Avec ses commentaires désopilants et ses photos kitschissimes, ce guide de voyage parodique vaut le détour. Plutôt que de le lire intégralement, je vous conseille de le picorer par ci-par-là, seul ou entre amis.


02/10


Chroniqué par
Marion

L’amour est très surestimé
Brigitte Giraud
Stock, 2007
[GIR]

Il s’agit de 11 textes, 11 monologues qui disent la séparation, la fin de l’amour.
Il y a la tendresse qui remplace peu à peu la fougue, les amants transformés en Nicolas et Pimprenelle ; il y a la discussion au petit déjeuner sur la couleur de la salle de bain, comme si de rien n’était, après une nuit blanche à parler de séparation ; l’annonce aux enfants ; la répartition des objets ; le regard des autres à affronter. Ces onze textes sont sobres, dépouillés. Ce n’est certes pas le plus grand roman du siècle mais ce recueil vaut largement le détour pour la justesse de l’observation et le juste équilibre entre ironie et émotion.

Nos sélections > Les coups de coeur de septembre 2007

01/09

Chroniqué par
Janick

As is - Live at the Blue Note
Avishai Cohen
Naïve, 2007
[CD 1(90)COH]

Contrebassiste de Chick Corea pendant six ans, accompagnateur d'Herbie Hancock, Bobby McFerrin, Brad Mehldau, Danilo Perez, Wynton Marsalis... Ce jeune israélien, new-yorkais depuis 1992 est aussi un compositeur talentueux. Sa musique s'inspire de ses multiples influences : jazz, pop, classique, juive... Autant d'imaginaires qui rendent sa musique tantôt poignante, tantôt exaltante...
Il a enregistré les 31 août et 1er septembre 2006 au Blue Note de New-York, en quintette son nouvel album et je vous recommande particulièrement "remembering" ainsi que son approche très inventive du standard "Caravan"... Enfin pour tout vous dire rien n'est à jeter ! une grande et belle découverte !


01/09

Chroniqué par
Marie-Christine
Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie
Flammarion, 2007
[002 MIL]

Vaste programme à ne surtout pas prendre au pied de la lettre ! Ce gros pavé serait plutôt à feuilleter pour vous concocter une petite liste de titres à garder sous le coude quand vous errez dans les rayons de la médiathèque sans savoir quels livres emprunter parce que vous avez déjà lu tous les titres conseillés dans Lison Futé ou sur le site des coups de cœur du mois
Les 1001 livres, choisis par un collectif d’universitaires anglais, sont classés par ordre chronologique, les classiques côtoyant des œuvres plus contemporaines. Un bel ouvrage de référence pour se laisser aller au plaisir de la découverte.


01/09


Chroniqué par
Julia

Le dernier été
Quatre filles et un jean
Ann Brashares
Gallimard jeunesse, 2007

[BRA]

Voici le dernier volet de Quatre filles et un jean : ce quatrième volume dresse le portrait de quatre jeunes filles au seuil de leur vie d’adulte. Elles sont désormais étudiantes à l’université et ont chacune des projets différents pour l’été. Bridget part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques où elle tombe sous le charme d’un certain Peter, marié, 30 ans…
Carmen joue les comédiennes en participant à un festival de théâtre. Tibby, elle, reste au campus à New York afin de suivre un séminaire et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que tout se complique...
Quant à Lena, elle prend des cours de dessin dans un atelier et tente désespérément d’oublier Kostos auprès d’un jeune garçon qui suit le même cours qu’elle.
Récit très accrocheur qui balaye des thèmes essentiels pour des adolescentes comme l’amitié, l’amour, la famille… Et tout ça sur un ton léger et divertissant !


01/09


Chroniqué par
Caroline

Guides Cartoville
Gallimard

Vous partez en week-end dans une ville européenne ?
Vous avez besoin d’un guide pratique, attrayant et léger ?
J’ai ce qu’il vous faut … Les guides Cartoville !
Concis, ils contiennent à la fois des adresses originales et les principaux monuments à voir dans chaque quartier.
Vous n’aurez aucun problème pour vous repérer puisque chaque quartier se présente sous la forme d’une carte dépliante très précise. En plus, pour parfaire vos déplacements, vous trouverez le plan des lignes de bus et de métro à la fin de chaque guide.
Alors, prêts à (re)partir ?


01/09


Chroniqué par
Julia

Le Baume du Dragon
Silvana Gandolfi
Traduit de l’italien par Faustina Fiore
Panama, 2007

[GAN]

Durant un voyage au Népal, Andrew, cinquantenaire déprimé, rencontre un vieux sage qui lui confie une mission de la plus haute importance : remettre le Baume du Dragon (un remède) à sa petite-fille, une déesse vivante règnant à Katmandou.
Peu soucieux de cette mission, Andrew trahit le vieux sage en avalant le remède. Et à ce moment là, tout se gâte : il va rajeunir peu à peu au fil des semaines… Mais le miracle va tourner au cauchemar et un long périple au cœur de l’Himalaya attend Andrew pour le sauver du maléfice.
Un livre surprenant où le temps devient maître de l’histoire et peut se retourner contre nous malgré les joies de la jeunesse !

Nos sélections > Les coups de coeur de l'été 2007

24/07

Chroniqué par
Janick

Notes on love
Petra Jean Phillipson
Differ-Ant Distribution, 2006

[CD 2(30)PHI]

"Notes on love" est la première réalisation de cette jeune anglaise qui a fait ses armes aux côtés de Martina Topley Bird, Mad professor et the Beta Band.
Huit années de travail pour aboutir à cet album extrèmement réussi bien que sa sortie soit passée presque inaperçue !
Pourtant sa musique nous emmène vers des horizons folk, country, blues qui nous rappellent Billie Holiday, Nick Cave, Cocorosie, Beth Gibbons... Il est difficile de résister à ce chant de sirène mélancolique. Une nouvelle songwriteuse de talent à découvrir !


24/07

Chroniqué par
Marion
La littérature en péril
Tzvetan Todorov
Flammarion, 2007
[840.97 TOD]

Dans cet essai, l’essayiste et philosophe Tzvetan Todorov engage une vive polémique contre ceux qui mettent - dit-il - la littérature en péril.
Ce livre brosse un portrait à charge de l’enseignement, des critiques et de bon nombre de romanciers eux-mêmes. Todorov montre comment la littérature est réduite à des jeux formels et des techniques narratives. Et l’école est la première visée, elle qui « n'apprend pas de quoi parlent les œuvres mais de quoi parlent les critiques », elle qui demande aux enfants comment est construit un conte et non de quoi il parle...
Cette critique est d’autant plus intéressante que Todorov est précisément celui qui, par ses travaux, a alimenté ce mouvement dans les années 60-70 (formaliste, comme Genette ou Barthes, il a cherché à expliquer les œuvres par leur structure). Ce retour sur les conséquences de ses propres travaux est, sinon précieuse, du moins louable.
Son essai aboutit à une critique plus générale de la littérature contemporaine : œuvres étriquées, dépourvues de visée universelle. Là, l’auteur généralise peut être un peu vite. Cet essai a toutefois le mérite d’instaurer un débat qui est loin de n’être que l’affaire de spécialistes : c’est notre plaisir de lecteur qui est en jeu, et l’intérêt même des œuvres littéraires.


03/07


Chroniqué par
Bruno

La guerre des anges
José Eduardo Agualusa
Métaillé, 2007
[BD AGU]

Tant que les Noirs des favelas se contentaient de s’entretuer sur fonds de trafic de drogue et « arrosaient » copieusement les policiers chargés de faire respecter la Loi, le gouvernement brésilien n’avait rien à redire. Mais voilà qu’un petit caïd de la drogue déclare vouloir mettre un terme à l’apartheid dont est victime la population afro-brésilienne. Cette révolte ne s’annonce pas très douce, surtout qu’un ancien militaire angolais reconverti en trafiquant d’armes offre ses services à la rébellion. Une vision très dure du Brésil contemporain ; et la désillusion qui caractérise la quasi totalité des personnages n’incite pas vraiment à l’optimisme.


03/07


Chroniqué par
Marion

Caisse claire : poèmes (1990-1997)
Antoine Emaz
Points, 2007
[P EMA]

Ce recueil réunit les poèmes écrits par Antoine Emaz au cours de la dernière décennie. Ici les textes sont courts, le vers libre, les mots simples. Autant dire que cette poésie est accessible, « facile ». Elle se tient au plus près du concret, nous dit l'inquiétude, l'usure, mais aussi les petits riens du monde et les perceptions intimes. Dans cette oeuvre, le lyrisme est minimal et critique. Le poète est descendu de son piédestal, il en rabat sur ses prétentions : loin du héros romantique, le poète travaille résolument à construire par les mots un barrage dérisoire (donc essentiel) face au temps et au non-sens. D'aucuns ont vu en Emaz une incarnation du message paulinien et salué celui « qui nous a enrichi de sa pauvreté ». On ne saurait mieux dire.


03/07


Chroniqué par
Katia

La soupe de Kafka
Mark Crick
Flammarion, 2006
[808.7 CRI]

Voici un livre qui conjugue avec humour cuisine et littérature.
Au menu : de délicats œufs à l’estragon façon Jane Austen, un enivrant coq au vin à la Gabriel Garcia Marquez, ou encore de tendres poussins désossés et farcis par le Marquis de Sade.
Mark Crick nous convie à la table de grands écrivains et explore leur univers ainsi que leurs tics d’écritures à travers de savoureux pastiches. Un recueil de recettes épatant !


03/07


Chroniqué par
Marion

Correspondance (1965-1970)
Paul Celan et Ilana Shmueli
Seuil, 2006
[CEL]

Paul Celan est peut être le plus grand poète de langue allemande de l’après guerre.
Né en 1920, en Bucovine, ses parents disparaissent en camp de concentration. Il publie ses premiers poèmes en 1947 et s’installe en France en 1948. Huit recueils ont été publiés de son vivant, dont six sont traduits en français.
Ce recueil réunit la correspondance de Paul Celan avec Ilana Shmueli. Ils se sont connus dès l’enfance mais c’est quarante ans après leur première rencontre, à l’occasion d’un voyage de l’écrivain en Israël, qu’ils nouent ensemble une relation amoureuse, qui se prolonge en une intense correspondance entre Paris et Tel-Aviv, jusqu’à ce que le poète mette fin à ses jours en avril 1970.
Ce livre testamentaire contient la dernière lettre connue de Paul Celan et un grand nombre de ses derniers poèmes. On le lit comme le journal de combat d’une femme qui veut retenir l’homme qu’elle aime d’une chute inexorable ; on y lit également l’affirmation d’une parole poétique. Et ce désarroi peut être : que la force du langage ou de l’acte créateur peut être aussi si peu de choses face au monde, face à une impossibilité à vivre.


03/07


Chroniqué par
Marie-Christine

Mitsuba
Aki Shimazaki
Lemeac / Actes Sud, 2006
[SHI]

Encore un roman d’amour, mais cette fois-ci, il se déroule au Japon. Takashi, jeune cadre dans une compagnie d’import-export japonaise, a bien du mal à concilier les exigences professionnelles auxquelles il doit se plier, si il veut poursuivre une carrière dans sa société, et son souhait le plus cher d’épouser Yûko, la belle réceptionniste dont il est tombé amoureux. N’hésitez pas à emprunter ce roman très rafraichissant, dont la fin inattendue donne tout son sens au titre, Mitsuba.

Nos sélections > Les coups de coeur du mois de juin 2007

01/06


Chroniqué par
Bruno

Figurec
Christian De Metter
D’après le roman de Fabrice Caro
Casterman, 2007

[BD MET]

Un jeune auteur de pièces de théâtre passe son temps libre à assister à des enterrements. C’est à l’occasion d’une de ces cérémonies qu’il est abordé par Bouvier de chez Figurec qui le prend pour un collègue. Voilà notre jeune auteur initié à un grand secret : la société secrète Figurec fournit à ses clients des figurants depuis plusieurs générations. Ces figurants ne se contentent pas de simples apparitions mais campent le rôle qu’on leur a assigné alors que les gens évoluent autour d’eux sans rien savoir. Notre « héros » (on ne saura jamais son nom) décide d’en s’avoir un peu plus sur Figurec et même d’en devenir client…


01/06


Chroniqué par
Caroline

Trains de rêve ou l’art de voyager
Jonathan Farren
Hermé, 2004
[911 FAR]

Des trains de rêves pour des destinations de rêves, ce livre vous emménera à travers l’Europe, l’Asie et l’Australie à bord de trains mythiques.
Après un bref historique des différentes compagnies ferroviaires, chaque itinéraire est illustré de photos magnifiques. Les dernières pages sont consacrées aux renseignements pratiques et présentent plusieurs recettes de plats servis durant le voyage qui vous mettront l’eau à la bouche.
Après avoir refermé les pages de ce livre, on a qu’un seule envie…prendre le train !


01/06


Chroniqué par
Katia

Toutes ces vies qu’on abandonne
Virginie Ollagnier
Liana Levi, 2006
[OLL]

Annecy, décembre 1918. La guerre est finie. L’hôpital accueille les hommes de retour du front, meurtris à jamais. Parmi eux figure un soldat inconnu, en état de choc, qui ne parvient pas à se réveiller. Claire, jeune infirmière novice, tente de lui faire recouvrer conscience. Les souvenirs de l’homme affleurent peu à peu, à la faveur de réminiscences sensorielles.
Ce beau roman évoque de façon captivante les balbutiements de la psychiatrie dans une société traumatisée par la violence de la première guerre mondiale, et plonge le lecteur dans les replis énigmatiques de la mémoire.

1 commentaire :
chloé le 01.06.07 à 14:56:49
Je ne suis pas férue de romans historiques ni spécialement sensible à la période de la Première Guerre Mondiale, mais ce roman m'a égalemment beaucoup touché par la grâce qui s'en dégage...nulle mièvrerie dans la relation qu'entretient la jeune novice avec le soldat muet,nul misérabillisme dans les descriptions de la difficile reconstruction de soi après les ravages de la guerre...Virginie Ollagnier, dans ce premier roman, dépasse les clichés du genre et nous livre un opus juste et sensible


01/06


Chroniqué par
Isabelle B-C

Forêts secrètes, secrets d’eau
Monique Le Houelleur, Vincent Fougère, Alain Borer
Fage éditions, 2007
[709.4 LEH]

En 1999, Monique Le Houelleur se rend, en compagnie du photographe Vincent Fougère, au sein de la forêt primaire de Taï, dans une région reculée de Côte d’Ivoire…
De cette expédition, Monique Le Houelleur a ramené ce somptueux livre de photographies dans lequel chaque mise en scène de la nature est commentée sobrement en regard… Plus qu’un ouvrage sur le Land Art, il émane de Forêts secrètes, secrets d’eau une incroyable sensualité et une poésie sensible, véritable hymne d’amour à la nature et aux rites qui l’entourent… Je voudrais également souligner l’extraordinaire travail des éditions Fage qui apportent un soin manifeste à leurs ouvrages tant au niveau de la maquette des photographies que de la mise en page.


01/06


Chroniqué par
Marie-Christine

Mal de pierres
Milena Agus
Traduit de l’italien
Liana Levi, 2006

[AGU]

Un magnifique roman d’amour situé dans la Sardaigne des années 50 et inspiré à Milena Agus par sa grand-mère. De très beaux portraits, des liens originaux entre les personnages, une écriture limpide et sobre. On comprend pourquoi ce roman, passé inaperçu en Italie, est devenu le succès inattendu de l’année 2007 en France.

Nos sélections > Les coups de coeur du mois de mai 2007

03/05


Chroniqué par
Marion

Les Adolescents troglodytes
Emmanuelle Pagano
POL, 2007
[PAG]

Adèle est conductrice de navette scolaire dans un plateau reculé. Matin et soir, elle transporte huit enfants et huit adolescents à l’école. Adèle est solitaire, mystérieuse, elle parle peu, les gens « causent » sans doute mais ils la laissent tranquille. Le roman s’étend sur une demie année scolaire, au rythme de ces allers-retours quotidiens. De la rentrée de septembre au mois de février, nous allons la suivre dans son parcours sur les routes et dans son passé.
Dans ce roman admirable, Emmanuelle Pagano raconte mieux que personne la féminité, l’adolescence, le lien fraternel, la nature. Qu’elle évoque les corps, les montagnes, les gamins mal réveillés sur une route de campagne ou le secret de sa féminité, l’écriture n’est que sensualité et douceur. Tout est juste et lumineux.

1 commentaire :
Jerome le 19.05.07 à 15:20:28
Bonjour Marion, je suis tout à fait d'accord quant à la qualité de ce roman, la délicatesse y est présente tout au long du récit, à tous les niveaux...mais tu ne mentionnes pas la faille, le précipice au bord duquel la narratrice se trouve; elle est constamment à la limite d'un gouffre qui s'ouvre sous ses certitudes; sa vie n'est qu'illusion : les rapports familiaux complexes, la naissance qui apporte son lot de sang et de mort, son frère aimant mais la rejettant, jusqu'au dénouement final qui, on le sent, va dévoiler sa vraie personnalité aux parents des enfants dont elle a la responsabilité. Sans faire de psychologie à deux balles, cette dimension constante de l'abime est , à mon avis, l'un des points cruciaux du roman.


03/05


Chroniqué par
Pascal

Sing (If you want it)
Omar
Ether Records, 2006
[CD 1(80)OMA]

Artiste britannique issu de la scène néo-soul, Omar a su, dès le début des années 90, attirer l'attention de ses pairs aussi bien sur le vieux continent qu'outre-atlantique. Dans son album "Sing (if you want it)", il réussit le mariage parfait entre l'héritage soul et R'N'B de ses aînés (Stevie Wonder et Angie Stone apportent d'ailleurs leur contribution) et la modernité du son dancefloor actuel.


03/05


Chroniqué par
Katia

The Office, saisons 1 et 2
Rick Gervais
Warner, 2001
[F GER]

La célèbre série britannique The Office, est enfin disponible à la médiathèque.
Sous ce faux documentaire se cache une comédie qui décrit avec ironie les misères de la vie de bureau. Une équipe de télévision invitée dans une entreprise de papeterie filme le quotidien des employés et de leur patron mégalomane à l’humour douteux. La série, couronnée de nombreux prix (British Academy Award et Golden Globe), doit sans doute son succès à sa galerie de portraits très savoureux. Y figurent entre autres Gareth, sous-chef tyrannique perturbé par son passé militaire, Tim employé sympathique et romantique, qui entre deux blagues de potache, fait les yeux doux à Dawn, la jolie secrétaire, victime privilégiée des blagues sexistes du patron. Une série désopilante que je vous recommande pour mettre à distance vos tracas professionnels.


03/05


Chroniqué par
Isabelle B-C

La photographie publicitaire en France : de Man Ray à Jean-Paul Goude
Gastaut, Amélie (sous la dir. de)
Paris, Musée des Arts Décoratifs, 2006
[659 GAS]

Si, comme moi, vous avez raté l’exposition qui s’est tenue du 7 novembre 2006 au 25 mars 2007 au Musée des Arts Décoratifs de Paris, dans le cadre du mois de la photo, vous pourrez toujours vous consoler avec le catalogue de l’exposition. Enrichi d’un appareillage critique et historique fort intéressant, de notices biographiques sur les photographes exposés, ce catalogue nous offre un panorama de la photographie publicitaire de la fin du XIXème siècle aux créations les plus récentes….Ce livre séduira autant les amateurs de photographie que les fans de pub !


03/5


Chroniqué par
Marie-Christine

La brocante Nakano
Kawakami Hiromi
Picquier, 2007
[KAW]

La brocante Nakano est un roman délicat. Il ne s'y passe presque rien mais, curieusement, le lecteur est tenu en haleine de bout en bout, pris sous le charme des personnages un brin loufoques qui évoluent dans la boutique de bric-à-brac de Monsieur Nakano. Cet univers feutré et un peu décalé est la marque de Kawakami Hiromi, auteure japonaise plusieurs fois primée dans son pays. A découvrir !

2 commentaires :
jerome le 18.05.07 à 17:22:14
ah bah moi, tu vois MCM, il m'a gonflé ce livre...Quand même, c'est assez ennuyeux toute cette brocante. Sans doute as-tu été influencée par ta présence au vide-grenier de Stéphenson ? c'était encore tout frais ces pulls à 1 euros, ces affr..heu ..., ces jolis petits cendriers en terre cuite faits main, 1 euro également. Non, dans le nippon (ni mauvais, ah, ah, humour !), je préfère largement les Ogawa ou Ryu Murakami. Allez, Salut MCM.
marie-christine le 19.05.07 à 12:09:29
Il est en effet possible que le rythme lent du récit ainsi que l'absence d'éléments narratifs sensationnels puissent rebuter certains lecteurs. Mais, pour ceux qui seront sensibles au charme de cette ambiance subtile, quelle délicieuse lecture ! Je vous conseille également \"Les années douces\" du même auteur. Et, comme toi Jérôme, j'aime beaucoup Yoko Ogawa. Quant à Murakami, j'adore mais plutôt Haruki que Ryu.

Nos sélections > Les coups de coeur du mois d'avril 2007

03/04


Chroniqué par
Janick